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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 13:23

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Ah, le bon vieux retour des navets français chez Vora ! Avec On ne choisit pas sa famille, Christian Clavier passe derrière la caméra pour réaliser une bonne vieille poilade à l’ancienne sur le sujet brûlant de l’homo-parentalité, incarné gentiment par le couple Muriel Robin/ Helena Noguerra. Avec le sujet bouillant de l’adoption d’enfants étrangers, le film accumulait le potentiel pour un navet social de premier ordre. Raté, c’est simplement une comédie sans saveur.

L’histoire : apitoyées par une orpheline pendant un reportage en Thailande, Kim et Alex, un couple de lesbienne décide de l’adopter. Cette dernière ayant été recueillie dans un orphelinat catholique, elles décident de faire passer le frère d’Alex pour le mari de Murielle.

 

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Alors là, on a un parfait exemple du Vaudeville réadapté pour l’écran avec toutes les thématiques inhérentes au sujet, traités avec une légèreté parfaitement assumée (on est là pour rire, pas pour parler), qui devient vite un one-man-show pour Christian Clavier. Le couple des lesbiennes est mis en scène de façon exemplaire (à l’exception des baisers attestant de la relation, aucun dérapage homophile), raisonnable, responsable, bref, c’est le couple idéal pour voir d’un bon œil cette adoption (car la (prochaine) frontière est celle des parents hommes, car les femmes c’est plus doux, alors que les mecs c’est plus dur). Mais alors pour Clavier, c’est le beauf total (concessionnaire automobile aux origines italiennes flanqué d’une teinture cuivre innommable) qui se retrouve dans la galère des pays étrangers. On ne pourra jamais profiter ne serait-ce que du paysage tant il squatte l’écran, nous condamnant à une avalanche de gags ineptes sans fin, que l’on finit par compter comme des bornes pour voir enfin le bout du tunnel. Mais il faudra en faire, de la route, avant d’y parvenir. Entre temps, les relations de vaudevilles se poursuivent entre le docteur suspicieux tombant amoureux d’Alex se développent avec des quiproquos de rigueur, le film tente de nous faire rire d’un homosexuel efféminé au dernier degré (avec le chiwawa de rigueur), Clavier finit en taule avec ses conneries… Si, dans la noyade, le film perd de vue son sujet polémique (pour le meilleur, sans aucun doute), il nous entraîne au fond avec lui, jusqu’à un dénouement attendu et sans surprise, aussi drôle qu’une poutre en béton armé. Même pas besoin d’être méchant, encore une fois, c’était écrit sur l’affiche…

 

0/6


2011
de Christian Clavier
avec Christian Clavier, Jean Reno

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commentaires

borat8 05/02/2014 19:50

Oui en même temps le teaser tournait à chaque projection de film à mon kinépolis. Au moins le bourrage de crâne commence. Et ironiquement l'ami Kev Adams était dans mon cinéma pour l'avant-première
aujourd'hui. C'est con j'étais à Metz pour mes cours. Oh que c'est balot! Pour Robocop franchement, je ne vois pas ce que tu peux trouver à ce film même sans le voir. Quant à la politique, ce n'est
pas en disant que les cocos ne peuvent zigouiller des bonhommes dans leur pays qu'ils en font un symbole politique...
Bah c'est PEF le réal des deux films donc c'est deux fois plus de merde.
Allez autre chose! Porno: "Kamel (Doc Gyneco) et Enrique (Sergi Lopez) ne savent pas comment occuper leur journée et voient que Rocco Sifredi est leur nouveau voisin. Ils décident de lui demander
d'être leur coach histoire de percer dans le milieu. Mais entre Kamel qui est aussi mature que son penis ne bande et Enrique qui est chaud comme une baraque à frites, le pauvre Rocco va avoir
beaucoup de mal."

Nyarlathotep 05/02/2014 16:50

Ah nan nan mais y'a aucuns problèmes pour que tu continues sur les navets bien au contraire j'parlais de les voir à la télé ou sur tout autre support.
Lorsqu'ils sont ici c'est plutôt jubilatoire, comme j'ai lu tout les articles d'ici je sais à quoi m'attendre quand tu t'attaques à ces trucs. Et c'est plaisant.

voracinephile 05/02/2014 19:56



Alors tout va bien ^^. Les navets continueront à tomber, occasionnellement.



borat8 04/02/2014 21:16

C'est con que tu n'as pas sorti un nom type Sharpay, on y était presque pour Foon. Essaye moi je connais James tu me la feras pas! ;) Allez je me lance:

Kebab: "Abdel (incarné par Mouloud Achour) en a marre du FN en France et voit que les kebabs abondent en pagaille. Alors il se dit 'et si j'allais en Amérique?' Il part pour l'Amérique et vit jour
après jour l'american way of life, il la ressent, il l'exhume, il l'adore! Jusqu'au jour où son ancien pote Taboulé (incarné par Said Taghmaoui) débarque lui aussi en Amérique et se met à faire le
super kebab burger! La guerre est déclarée et la viande halal risque de prendre chair!"

Danse (s) "C'est l'histoire d'un danseur qui a perdu le pied (incarné par Dany Brillant) alors il décide de reprendre des cours de danse. Et paf il se met au chacha pour une compétition et tombe
amoureux de sa colloc qui est danseuse mais trop timide (incarnée par Julie Gayet). Alors elle décide de se mettre au pole dance, mais le mec n'est pas content, alors elle se dit qu'elle va lui
faire tourner la tête. ça tombe bien elle s'appelle Suzette... (oh la vanne!)

voracinephile 05/02/2014 15:15



Damned ! J'ai essayé Essaye Moi, et mon dieu, quelle insipidité... Le pire, c'est qu'il y a eu récidive dans Les profs avec le personnage similaire du prof d'histoire...


 


Je vois qu'on se remet au duel de scénarios concept... Là, je n'ai pas eu le temps de me concentrer, mais crois moi, je reviens vite avec quelques idées et là, ça balancera sévère.


"Dans le même panier". Un honnête campagnard, Joseph Decornu (Gérard Jugnot) décide d'installer une épicerie traditionnelle dans le XIème arrondissement de Paris. Si les débuts sont
encourageants, un commerçant (Booder) ouvre bien vite son échope en face, pratiquant des tarifs défiant toute concurrance. La discorde enfle entre les deux hommes, car ce n'est pas parce qu'on
vend des pommes qu'on doit être pris pour une poire.



borat8 04/02/2014 20:48

Ah Fiston le titre vicieux pour un truc n'ayant rien à voir avec le sexe! T'as même un gag avec un serveur gay! Quant à Robocop je crois bien qu'on tient la première grosse purge de l'année.

voracinephile 05/02/2014 15:03



Ah Borat ! Je vois que tu as regardé toi aussi la bande annonce de Fiston... Ce serveur m'a moi aussi fait pouffer question cliché, mais je suis de trop mauvaise foi pour l'admettre.


Sur Robocop, nous aurons des choses à échanger, il cherche lui aussi à mettre en valeur des enjeux politiques plutôt que Robocop en lui-même...



Nyarlathotep 04/02/2014 20:39

J'peux plus voir en pature ce genre de films. C'est devenu physique, quand j'tombe dessus ne serais-ce que quelques secondes j'ai l'impression de faire une indigestion de pizzas surgelés cuit sur
le capos d'une voiture au soleil. D'ailleurs félicitation pour te taper toutes ces merdes. Surtout qu'tu fais aussi les produits Américains.


A l'instant où je tapote ce message, j'ai ouvert une page Allociné pour voir un truc et.. qu'est-ce que reçoi en pleine face, étalé sur l'intégralité de toute la page ?
"Fiston" avec les merveilleux Kev Adams et Franck Dubosc. Jamais entendu parlé mais étrangement une angoisse me vient et je commence a avoir mal au bide. Bizarre.

Hier, c'était le remake de Robocop qui prenait de la place sur le site susnommé.

voracinephile 05/02/2014 15:00



Ah désolé, j'ai envie de regarder du navet parfois, et je ne me prive pas pour le partager. J'essayerai de ne plus les mettre en tête de file en tout cas, histoire de ménager tes yeux et tes
intestins... Merci pour les félicitations, mais c'est du masochisme à ce stade. C'est juste pour confirmer que non, il n'y a rien à sauver, et ça permet d'être assez cynique avec ce genre de
divertissement. Le prochain sera Ma femme s'appelle Maurice, que j'ai complètement assassiné.


 


Je reviens de Robocop, une sacré surprise dans son genre. Un bon remake, pas irréprochable hélas, mais intelligent dans ses idées et son organisation (et toujours ce politiquement incorrect,
moins jubilatoire, mais tout aussi plaisant).



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