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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:54

http://az-movies.a.z.pic.centerblog.net/o/18312833.jpg

 

Ah, on se souvient du Choc des Titans, où Sam Worthington tatannait la gueule de scorpions géants numérique avant de jeter un caillou à Méduse pour détourner son attention et trancher sa tête qui lui permettra en 2 secondes d’anéantir un monstre de 100 mètres de haut… Alors que la colère des Titans s’annonce, on se dit que… c’était pas si mal au vu de ce que Percy Jackson et le voleur de foudre voulait nous faire avaler.

L’histoire : un clone de Justin Bieber découvre que ses dons spectaculaires en apnée sont dû au fait qu’il est le fils de Poséidon, conçu un soir de gueule de bois où sa mère est allée se baigner et a rencontré le-dit dieu.

 

http://media.zoom-cinema.fr/photos/7253/melina-kanakerides-sean-bean-kevin-mckidd.jpg

Les périodes de vache maigre, même Sean Bean en passe par là...

 

Facile de s’attaquer à Percy Jackson, c’est un film pour adolescent. Ah, ça veut dire qu’on peut refourguer de la merde aux ados sous prétexte qu’ils sont une cible économique ? Déstabilisant, Percy l’est très rapidement, en maniant notamment un sens de l’anachronisme assez époustouflant quand il s’agit de « djeuniser » la mythologie, ou plutôt de la plier à l’univers adolescent (en gros, en mode I-phone). Ainsi, on commence sobre, avec un Zeus (Sean Bean, que fais-tu là ?) à qui on a volé sa foudre, et qui se retrouve donc complètement démuni. Il est sûr que c’est Percy qui lui a piqué (alors que Percy ignore encore tout du monde des Dieux) et il lance un ultimatum (dont Percy ignore tout, du coup). On découvre enfin Percy, escorté par un pote black qu’on sent déjà un peu louche (nos soupçons se confirmeront par la suite, le film faisant des handicapés des créatures magiques), qui parle mal au compagnon de sa mère (mais ce connard ne veut pas se lever pour aller chercher sa bière), puis qui va au musée pour faire une visite avec Pierce Brosnan en fauteuil roulant (en fait, c’est un centaure, il vaut mieux le savoir, ça évite de rire quand Pierce, toujours en fauteuil, gueule à une harpie « Lâche le ou je te démonte la gueule ! »). Et là, on découvre le monde merveilleux des demis dieux (après une course poursuite avec un minotaure au milieu d’un champ de vache, une nouvelle version du labyrinthe, sans doute, et que Percy tende un bout de corne sur lequel le monstre vient s’empaler, parce qu’il sait qu’il va perdre). Il s’agit d’une sorte de club med, de colonie de vacance pour adolescent au thème moyenâgeux, où nos bambins s’entraînent à l’arc, à l’épée, en faisant des pauses sur des jeux vidéos dernier cris. Percy fait d’ailleurs la rencontre de la demi-déesse du film, engendrée par la déesse de la sagesse et de la stratégie guerrière (son nom ? Ben, c'est Athena !). Très drôle de voir d’ailleurs leur première confrontation au milieu de jeunes qui se tapent dessus avec des épées en plastiques, cette dernière y allant d’un « Je suis la fille de la déesse de la sagesse et de la stratégie guerrière. Tu sais ce que ça veut dire ? Je gagne toujours ! », puis, après s’être fait lattée la gueule, elle revient le soir pendant le banquer : Percy « Je suis le fils de Poséidon, Waow ! Il va me pousser des nageoires ? », fille « Non, mais un égo disproportionné, c’est pas impossible. ». Et tes chevilles, ma fille, t’arrives encore à les bouger ? Pendant ce temps, notre protecteur (qui est en fait un faune) drague des nymphes en y allant de la bonne tchatche qu’on connaît des personnes de couleurs. Mais là, brusquement, le Diable apparaît en plein milieu du camp d’entraînement ultra protégé par magie annonçant qu’il veut que Percy lui donne l’éclair de Zeus. Ah ouais, merde, c’est vrai qu’il y a un éclair dans tout ça ? Et qu’on a perdu pas mal de temps avec l’entraînement du héros (mais bon, en un jour, il latte la gueule de n’importe quel autre demi-dieu, quelque soit son âge). Et le diable retient sa mère en otage. On se dit qu’il va la torturer un peu, pour mettre la pression à Percy, mais même pas, elle est logée dans une chambre 4 étoiles, nourrie, logée, blanchie. La maison de retraite divine, en somme ! Bon, Percy se dit qu’il faut se sortir un peu les doigts et d’en faire quelque chose, alors il prend une épée (camouflable en stylo, mieux que James Bond ici présent) et un bouclier pliable, ainsi que les chaussures de Mercure : des converses à ailes. Oui, des CONVERSEs à ailes (comment faire de la pub en restant discret et sobre…). Là, Percy, son pote et sa groupie partent rechercher 3 pierres pour pouvoir aller en enfer et en revenir, et la première se trouve chez Méduse.

 

http://img.tvmag.lefigaro.fr/ImCon/Arti/61090/Film-Percy.jpg

"Bon sang ! 4 siècles que j'attendais de pouvoir voir un I-Phone !"

 

Pas de problème, ils prennent une caisse et arrive dans une espèce de Jardinerie, où la bestiole n’est rien de moins qu’Uma Thurman avec une coupe de serpent (il y en a même un qui curera la narine gauche de Percy). Bien évidemment, on montrera la pétrification d’une victime incapable de fermer les yeux, et d’une Méduse qui se plante pendant de longues minutes devant ses victimes jusqu’à ce qu’elles ouvrent les yeux, sans tenter d’autres formes de combat. Anachronisme oblige, Percy se sert de la coque chromée de son I phone pour voir le reflet de la bête et la décapiter dans les règles. Première bille fluo, check ! On passe à la seconde, dans un musée de statues. Ils se la jouent Ocean’s twelve pendant quelques minutes avant d’attirer l’attention des gardiens, qui se transforment en Hydre. Alors, le monstre est magnifique, les effets spéciaux sont soignés, mais le déroulement du combat est juste à mourir de rire. Percy voit l’Hydre, et qu’est ce qu’il fait alors que n’importe qui est au courant : il coupe toutes les têtes de l’hydre. Mais toutes, hein, faut vraiment insister (pendant que ses potes lui hurlent d’arrêter). Et là, Percy se rappelle qu’il est un demi-dieu, il casse alors un robinet et il crée un tsunami dans le musée pour noyer l’hydre… Pouvait pas y penser un peu plus tôt. Deuxième bille, check ! La troisième est à Las Vegas. J’adore ce passage. Nos amis arrivent dans un casino, où doit se trouver la bille. Et là, ils bouffent des biscuits et d’un coup, un effet d’image bizarre donne l’impression qu’il viennent de bouffer des champignons hallucinogènes, Lady gaga commence à chanter en arrière plan, et on a un dialogue surréaliste où on nous montre que nos héros veulent maintenant prendre leur temps et explorer tous las Vegas, bref, se faire plaisir. Et là, on ne se sent plus pisser, on voit nos héros jouer au crabs sur la chanson Pokerface qui rend gaga, notre faune se fait vernir les ongles, bref c’est l’hallucination complète jusqu’à ce que 5 jours plus tard, Poséidon décide enfin de parler par télépathie à Percy pour lui dire qu’il a un truc à faire. Et là, Percy commence à latter la gueule de tous les croupiers qui passent dans le coin, imité rapidement par ses amis, qui trouvent la bille en deux secondes (ils l’utilisent dans la roulette) avant de repartir. Perle 3, check ! Nos ados partent alors pour l’enfer (entrée à gauche du panneau publicitaire d’Hollywood, mais on s’en fout, c’est comme pour les portauloin), et ils tombent alors sur Charon, le passeur. Et là, le black tchatche un bon coup en essayant de fourguer 120 dollars à Charon, au cours d’une scène hautement pathétique jusqu’à ce que Percy se rappelle qu’il a pris des pièces en or au départ. Passé cette formalité, on arrive devant Hadès, une espèce de gothique aux cheveux frisés qui essaye d’avoir de la contenance alors qu’il n’a pas le moindre charisme démoniaque (un simple sourire d’Al Pacino est tellement plus électrisant…).Là, Hadès libère la mère, et récupère l’éclair qui se trouvait… dans la poignée du bouclier. Huhum… Pas le temps de cogiter là-dessus, la femme d’Hadès saute sur son mari et lui latte proprement la gueule avec ladite éclair. Et après, on ne sait pas trop pourquoi, elle redonne l’éclair à Percy et le laisse sortir des enfers par la grande porte. Maintenant, faut rejoindre le mont Olympe. Anarchronisme oblige, c’est l’empire state building. Mais là, Percy se rappelle que l’éclair était dans le manche du bouclier, qui lui a été remis par… le Traître du film ! On a alors droit à un combat épique en plein vol, jusqu’à ce que le Traître s’empare de l’éclair. Et là, Percy se rappelle d’un truc : il est le fils de Poséidon. Et l’eau, ça neutralise la foudre… Notre Percy bousille alors la gueule du méchant en l’enfermant dans une bulle d’eau, neutralisant d’une façon bête comme chou l’arme divine la plus puissante de la Mythologie. Par un truc inné chez lui. Je me pose donc une petite question : pourquoi Poséidon ne latte-t-il pas la gueule de cet abrutit de Zeus incapable de gouverner sans son hochet pour s’installer sur le trône ? Ben, ça serait pas moral. Bref, Percy remet dans les temps l’éclair à son propriétaire, dont on résumera les interventions par « Tu as bien fait. » et « Tu as très bien fait. » à la fin du récit trépident de ces aventures. Puis nos bambins innocents retournent au camp de vacances, et au moment où ils allaient se smacker… et ben la fille lance une joute à l’épée en disant qu’il ne faut jamais baisser sa garde. Décidément, nos ados ne sont pas encore mûrs pour la puberté. Non, mais sérieux, on tape beaucoup trop sur Le choc des Titans quand on voit des purges pareilles tenter de trouver un public, qui plus est en salles. Mais bon, on ne se fait pas d’illusions, il y en a qui vont encore le trouver bon. En tout cas, j’ai passé un bon moment, moi. Encore, encore !

 

-2/6 malgré des effets spéciaux convaincants

 

2010
de Chris Columbus (inexcusable après les bons Harry Potter 1 et 2)
avec Logan Lerman, Brandon T. Jackson

 

http://www.scifi-universe.com/upload/galeries/images_film/21842/percy_jackson_2009_t6.jpg

"Ouais, les copains, on va s'amuser maintenant !"  

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

alice in oliver 14/03/2012 22:50

réponse: nulle part !

voracinephile 15/03/2012 11:11



Triste constatation...



Duncan 14/03/2012 18:31

Les romans ne sont pas si mauvais que ça ressemble à du sous Narnia.
Pour ce qui est du film,bah c'est nul effectivement et par ailleurs,j'avais pas remarqué la putain de ressemblance entre l'acteur et Justin Daubeur :)

voracinephile 14/03/2012 20:21



J'ai pudialoguer justement avec une élève qui avait lu les livres (et qui détestait le film ^^), donc je sais qu'il faut faire la distinction ave l'oeuvre écrite. Mais tout de même, de la part de
Chris Colombus, c'est affligeant de le voir vendre son âme de la sorte. Harry Potter contenait de la magie, où est-elle passée ?



alice in oliver 14/03/2012 08:12

une sorte de choc des titans version adolescent qui n'a pas peur de se tourner en ridicule. Même pas le charme d'un bon vieux nanar

voracinephile 14/03/2012 20:16



Un sacré nanar, c'est clair ! J'ai bien ri des anachronismes navrants que le film s'extasie à nous montrer, mais quand j'ai parlé à des gens qui aimaient le film en question... Clairement non !



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