Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 18:15

http://www.filmsfix.com/wp-content/uploads/2010/12/Predator-film-affiche.jpg

 

http://www.motionpictureart.com/store/files/images/PostersLarge/Predator2ThermalMoviePosterGerman.jpg

 

http://www.vincentabry.com/wp-content/uploads/2010/03/Predators.jpg

 

Allez, on s’attaque aujourd’hui à la saga Predator ! Dans la jungle ou en ville, blanc ou noir, le gibier mitraille de partout et la chaleur est suffocante. Une ombre s’avance ça et là, ne laissant que des corps mutilés derrière elle… Ce prédateur solitaire a fait la renommée de Mc Tiernan, a donné un rôle classique à Danny Glover (qui a affaire à un peu plus fort qu’une immunité diplomatique), et récemment a donné la possibilité à Nimrod Antal de bosser sur un projet ambitieux : la résurrection de la mythologie prédator. Une saga inégale, perdant régulièrement de la qualité au fil des épisode, mais qui a su conserver toujours un goût pour le spectacle et l’innovation qui ont payé. La créature, véritable centre d’attraction du film, a évolué, a vu son arsenal grossir, a connu de multiple produits dérivés dans le commerce… Avant la création de la saga cinématographique AVP, aliens et predator se combattaient déjà en comics et en jeux vidéos. Mais si l’Alien fascine essentiellement pour son aspect physique étrange (et son cycle de reproduction), le prédator a quelque chose en plus : une base sentimentale compréhensible par les humains. Ce qui permet de lui donner de l’épaisseur, la machine à tuer prenant parfois son temps pour réfléchir… Les exploitations ciné se sont en tout cas fendus de jolis produits qui font maintenant partie des classiques des fans de SF/Action.

 

http://www.push-start.co.uk/wp-content/uploads/2011/08/predator.jpg

 

Predator : Voici un film qui me tient particulièrement à cœur, puisqu’il ne s’agit rien de moins que mon premier film interdit aux moins de 12 ans que j’ai vu à 8 ans, sans l’accord de mes parents. Traînant dans un marché au Puce, un vendeur à la barbe grisonnante m’avais présenté plusieurs K7 illégales (enregistrées lors d’une rediffusion télé) parmis lesquelles j’avais choisi Predator et Terminator 2 (devinez le lien commun). Et une fois mis en route, impossible de tenir plus de 30 minutes sans arrêter le magneto, tant la tension se faisait insoutenable (précisons que ma sœur de 6 ans se bornait à rester à côté de moi pendant la séance). Predator, c’est du jamais-vu. C’est l’échec artistique transformé en série B cultissime, en actionner SF bourrin et viril, grâce au talent indéniable de John Mc Tiernan. C’est simple, tous les ingrédients sont là pour faire un film d’action, et peu à peu, la menace omniprésente que représente le Predator (pendant une heure, on ne sait toujours pas à quoi il ressemble, une forme vaguement humanoïde…) finit par placer le spectateur dans un état de quasi fébrilité, le moindre craquement de branche le faisant se dresser sur son siège. Pas la peine de reprendre tous les mécanismes de la peur et du suspense utilisés par le film, ils ont déjà été décryptés maintes et maintes fois par des professionnels. Mais au niveau du résultat, le film est un grand 8, qui parvient à dramatiser chaque mort de soldat de notre équipe (sans appuyer sur le patriotisme au passage) en érigeant le Predator comme un monolithe immortel que notre héros Schwarzy va combattre en mode commando. En termes d’inventivité, Predator n’est pas avare. Le predator bénéficie d’un traitement simple et efficace, on capte parfaitement ses techniques de combats et ses déplacements. Sur le simple plan de la cohérence comportementale, le travail est déjà énorme. Les maquillages viendront apporter un peu plus à l’aura magnétique du monstre, en nous gratifiant au passage d’une des punch line les plus connues des années 80. Le trucage de l’invisibilité, véritable cauchemar techniquement parlant (une tenue de predator entièrement rouge était nécessaire pour faire les incrustations) est magnifique, et surtout, la carrure de la bête rivalise très bien avec celle de Schwarzy, qui se prend de sévères mandales avant de ramper tant bien que mal vers son piège. En l’espace d’un simple survival en milieu forestier (un autre cauchemar technique concernant le matériel de tournage), Mc Tiernan a créé une race, une culture et tout un univers à explorer avec sa créature, et cela avec un budget relativement faible et des conditions de tournages extrêmes. Un fiasco transformé en poule aux œufs d’or, le predator étant maintenant reconnu comme une saga rivalisant avec Alien (peut être pas en termes d’univers visuels, mais sur le plan de la tension, c’est indéniable), et qui a maintenant un nombre de fans acquis se comptant par dizaines de millions. Predator Rules !

 

6/6

 

1987
de John McTiernan
avec Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers

 

http://gapyx.com/cmt/2008/02/predator.jpg

 

Predator 2 : Longtemps, longtemps après le traumatisme qui avait terrorisé ma huitième année, j’ai eu vent de la suite, disponible en dvd occasion à n’importe quel supermarché. Première constatation : le climat a beaucoup changé. On n’est plus isolé en plein cœur d’une jungle hostile, mais dans une guerre de gang entre la police et les dealers. L’occasion de plusieurs gun fight assez sympathiques, qui marquent en tout cas des débuts efficaces. Et dans tout ça, le predator vient rajouter son grain de sel, éliminant les flics comme les camés, écorchant tout ce qui porte un flingue. En termes de gore, ce film se révèle aussi féroce que son prédécesseur. Mais c’est bel et bien l’enquête de l’inspecteur Harrigan qui est au centre de l’affaire, et il va lui falloir un certain temps pour admettre la réalité. Ce film pêche donc par l’absence de tension pendant tout le long du récit. Si Predator se suivait sur le fil du rasoir, celui là fait des zig zag dans une plaine. Pas la moindre frayeur à l’horizon, et Harrigan sera toujours largement moins impressionnant que Schwarzy. Alors, qu’est-ce qui sauve Predator 2 du fiasco ? Et bien, c’est tout simplement les améliorations apportées à la créature de service. Celle-ci a maintenant tout une panoplie de gadget dont elle va nous faire profiter. Du lance filet au disque laser en passant par la lance, le prédator devient un gladiateur impitoyable (la couleur cuivrée de son armure renforce nettement ce sentiment d’austérité) qui nous gratifiera de nombreuses mises à mort pour le plaisir du public. On aura aussi des détails sur sa préparation des trophés, sur son organisation sociale et sur ses habitudes de chasse. Si le tout reste bardé de fautes de goûts (l’éclair qui vient frapper la lance, l’humour qui arrive de façon hors sujet « Tu veux un bonbon ? », le prédator qui épargne une femme enceinte armée…), le prédator reste une attraction amusante, nous offrant un dernier acte qui partait sur des bases très cheap (les hommes en combi…) et qui finit en course –poursuite sur des toits d’immeubles avant de s’achever dans les entrailles du vaisseau. Peu de cohérence, mais le spectacle est là, et même si on reste un peu dubitatif devant la victoire de Danny Glover, le spectacle et ses clins d’oeils valaient le coup. Bill Paxton s’en sort avec les honneurs, et le prédator avec un abonnement de voyage sur notre belle planète violente. Personnellement, si ce film repompe en grande majorité la bande son de son prédécesseur, je l’ai toujours apprécié pour ses idées fendardes, comme de faire intervenir le prédator en plein cœur d’une cérémonie vaudou ou dans une rame de métro. Et voir Bill Paxton se faire transformer en trophé, c’est suffisamment rare pour qu’on le note. Un divertissement honnête et qui prend ses marques avec le prédécesseur.

 

4.3/6

 

1990
de Stephen Hopkins
avec Danny Glover, Kevin Peter Hall

 

http://www.scifi-universe.com/upload/galeries/production/predator/predator2_toys4.jpg

 

Predators : Nimrod Antal, c’est un réalisateur que j’aime bien. Si son premier film (Kontroll) tenait un peu du fourre tout (enquête policière, meurtre, suspense mais aussi chronique sociale et bluette romantique à la Amélie Poulain), son petit thriller Motel se révélait attachant, et en tout cas doté d’une efficacité qui faisait plaisir (et pourtant, une belle part des cinéphiles amateurs d’horreur l’ont boudé) et d’un générique magnifique. L’affaire s’étant révélé rentable, Nimrod a pris du galon, et s’est réfugié dans l’écurie de Robert Rodriguez, qui depuis le succès de ses films Grindhouse investit dans des franchises. Si il a caressé pendant quelques temps l’envie de se lancer dans Red Sonja, il a fait saliver les fans en annonçant un opus de la saga Predator qui ne serait pas vraiment une suite. Au stade où en est le film, il aurait carrément pu parler de remake. Car dans la base, il s’agit bien d’un remake de Predator 1, mais qui innove sur quelques points. En commençant par les mauvais points : la trame principale est la même. Nous allons avoir un groupe de personnes armées qui vont être la cible d’un groupe de prédators, et nous allons suivre leur parcours jusqu’à l’affrontement final à main nues. Aucune surprise à ce niveau là, et l’un des principaux arguments du film se révèle être un cache misère : la prétendue planète prédator promise n’est qu’une jungle mexicaine à quelques kilomètres du ranch de Rodriguez, avec un ciel retouché en photoshop pour nous faire gober ça. Sérieusement, faut pas s’attendre à une planète Pandora, soyez heureux si on vous offre déjà une plante numérique. Ensuite, les personnages tiennent tous du cliché. Si Predator n’était pas fin lui aussi sur le terrain, il faisait agir ses gros bras comme des militaires. Ici, chaque survivant y va de son commentaire sur la situation, quand certains se lancent carrément dans des monologues sur les proies/les chasseurs et les anecdotes gores de leur vie. Pas un seul ne parvient à créer l’illusion du charisme, et c’est un point qui est rédhibitoire quand on s’échine à filmer un survival. Et dans cet océan de médiocrité humaine, deux pointures dominent. La première est incontestablement Lawrence Fishburn, qui joue totalement à côté de la plaque son personnage, qui n’a d’ailleurs pas le moindre intérêt. On en rigole presque quand il essaye de tuer nos héros avec un feu de brindilles complètement inoffensives. La deuxième pointure se révèle être le docteur, qui nous gratifie d’un twist psychologique nanar qu’on n’avait absolument pas vu venir tellement il semble con une fois mis en branle. Mais sérieusement, pourquoi ce personnage retourne sa veste comme ça ? Pour justifier sa mort, probablement. Mais avec ces gros excès, le film a aussi parfois du bon. Si la partie avec les pièges peine à convaincre, le bestiaire animalier nous offre en guise d’amuse gueule des sangliers extra terrestres plutôt marrants, et les prédators bénéficient d’un certain soin, se révélant en tout cas à la hauteur de leur tâche. L’ambiance « menace omniprésente » peine à retrouver la pêche du premier opus, mais on parvient quand même à saisir un peu de tension de ci de là, les combats finaux tenant leurs promesses. Si le duel samouraï-prédator semble un poil anachronique, le duel predator/prédator et le combat contre Adrian Brody sont de jolis moments de bravoures, qui ont surtout le mérite d’avoir carte blanche au niveau de la violence. Tout est permis, et du coup, le gore remplit son office, ce qui fait de Predators le film le plus violent de la saga avec le 2. Certes, les qualités sont maigres et les défauts nombreux, mais le film n’oublie pas d’être généreux, Rodriguez finissant par ressembler à Yuzna dans ses productions généreuses de fan de genre. Le produit final présenté ici est formaté, lisse et sans surprises (et sans charisme, Adrian Brody peinant à feindre une carrure physique), mais il n’est pas avare en ketchup/vin rouge ni en créatures agressives, ce qui se doit d’être relevé. Allez, on croise les doigts pour le prochain…

 

3/6

 

2010
de Nimrod Antal
avec Adrien Brody, Alice Braga

 

http://www.cheri-movie.com/wp-content/uploads/2010/10/predators.jpg

 

 

En attendant le combat final : AVP...

 


http://files.coloribus.com/files/adsarchive/part_1296/12966905/file/alien-vs-predator-film-release-alien-vs-predator-pool-small-89926.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Hdef 02/06/2014 16:53

Et le cast est bien MAD : Tom "Inception" Hardy, Charlize "Prometheus" Theron et Nicolas "X-Men : Days of the Future Past" Hoult !

hdef 01/06/2014 20:46

Au fait, c'est pas George Miller mais Frank Miller ;)
Marrant comme lapsus cela dit... Tu ne serais pas en manque de Mad Max toi ? :D

voracinephile 02/06/2014 12:43



Troooop ! Vivement le quatrième opus qu'on nous promet depuis des années !


Mais merci pour la rectification de lapsus, j'ai toujours fait l'erreur.



hdef 01/06/2014 20:45

Pour Desperado 2, je te renvoie à mon avis sur naveton, j'avais carrément publié une chronique.
Par ailleurs, je te rejoins sur Planète terreur et te recommande l'article de Ze Ring (au fait, as-tu eu de ses nouvelles ?) à son sujet. Content de voir que tu apprécies Sin City, du reste, en
Machète 3 et Sin City 2, Robert Rodriguez doit faire le choix de sophie !

voracinephile 02/06/2014 12:41



Pas de choix qui tienne : Sin City 2. Mais Miller a de nouveau intérêt à être dans la partie, sans quoi je crains que Rodriguez ne détruise l'univers qu'il avait créé.



Hdef 29/05/2014 13:03

Pour Robert Rodriguez, je suis d'accord et en même temps non.
En fait je pense que le pauvre gars ne sait plus trop quoi faire, vu que s'il se lance hors de Machete, il risque de se faire niquer par le box-office. Seulement, je tiens tout de même à te faire
remarquer qu'il va sortir Sin City 2, et que non seulement c'est un coup de poker commercial audacieux mais en plus qu'il s'agit de la séquelle de son meilleur film (au passage, je serais curieux
de connaître ton avis sur le premier opus…). Par ailleurs, depuis Spy Kid, il y a tout de même eu le sympathoche Planet Terror et Desperado 2 : Once Upon a Time in Mexico qui relèvent largement la
barre.

voracinephile 30/05/2014 11:59



Je suis en même temps d'accord et pas d'accord avec ton avis ^^


En dehors de Machete, c'est prendre des risques, mais pondre une merde comme Machete 2, c'est du suicide. On a beau avoir Mel Gibson qui ne se prend pas au sérieux, les effets spéciaux sont
incroyablement laids et on nage dans le navet.


Sin city est un accident de parcours, une perle imprévisiblement balancée au milieu de sa carrière. Malgré le monument de chianterie qu'était The spirit, j'ai envie de rétablir George Miller, qui
quand il s'attèle à l'écriture de scénario, fait parfois un boulot monstre (the dark knight returns, adapté de ses comics...).


Planète Terreur marque justement une limite dans mon esprit, son dernier film attachant (surtout en comparaison de Boulevard de la mort qui n'offre rien ou presque à voir), avec un tas d'effets
gores. Quant à Desperado 2, c'était sympa, sauf pour toutes les séquences avec Johnny Depp, qui plombe la moitié du film. Pas de doutes, Robert Rodriguez est incapable de faire des originaux
légers, il n'excelle que dans les stéréotypes.



hdef 16/05/2014 21:16

Ah, je comprends mieux pour Predator. C'est ce qui m'est arrivé avec Dirty Harry :D
Pour le 2 je dois avouer ne pas suivre ton raisonnement, notamment pour ton "les personnages de prédator 2, même si clichés intégraux, n'étaient pas agaçant", alors qu'à l'inverse, le jeu
calamiteux des acteurs (Gary Busey en prime) les rendait IN-SU-PPOR-TABLES !!! Sinon, je soutiens que Rodriguez a fait mieux avec l'amusant mais pour le coup vraiment nanardisant Predators. Au
moins dans celui-là, on assume :D
Merci de d'avoir "éclairé ma lanterne" (c'est ce qu'a dit Marcel Duchamp à Jean Suquet) en ce qui concerne la fin du film, même si je la trouve toujours aussi ridicule.

voracinephile 28/05/2014 16:15



Le problème avec Predators, c'est que je supporte de moins en moins Robert Rodriguez. J'en ai été fan à une époque, et j'apprécie toujours ses premiers films cinéphilement potables. Puis j'ai vu
quelques Spy Kids, puis j'ai vu Machete sur lequel mon estime baisse à chaque visionnage, et je suis allergique depuis. Le style nanar beauf de ses productions, je n'en peux tout simplement plus.


Pour Predator II, peu d'arguments au delà de dire que j'ai apprécié leur nouvelle créature. Les décors sont cheaps et la trame scénaristique en roue libre, mais leur prédator est génial. Je
préfère largement les boules d'étincelles aux lasers de dessins animés du premier. Le problème des films illustrant les Predators, c'est qu'ils ont toujours peiné à les animer. Le costume doit
être si encombrant que les corps à corps sont impossibles à chorégraphier. Un nouveau film avec davantage de numérique et un meilleur scénario serait bienvenu.


Si il y a des producteurs parmis mes lecteurs, j'en ai un !



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche