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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 17:35

http://1.bp.blogspot.com/-uA8xNaaQbCY/TutryLR_YoI/AAAAAAAAEXE/kPS4ujzN7zI/s1600/regoregitatedsacrifice.jpg

 

Interdit aux moins de 18 ans

Attention, les clichés montrés dans cette chronique sont explicites.


La trilogie Vomit Gore est probablement l’œuvre cinématographique la plus outrageante jamais tournée. Revenant régulièrement dans les forums undergrounds et bénéficiant d’une certaine notoriété, cette saga se distingue des autres œuvres extrêmes pour ses penchants hématophiles et urophiles, ainsi que pour ses visions blasphématrices et provocantes. Histoire de chroniquer directement le plus extrême de la saga, nous parlerons de Regoregitated sacrifice (soit le second film). Beaucoup de superlatifs pour une œuvre dégueulasse qui, si elle ne peut cacher à aucun moment sa médiocrité, trouve parfois une esthétique séductrice.

L’histoire : Des sœurs siamoises séparées par le Diable himself arrivent sur terre pour exécuter toute une flopée de déchets humains de sexe féminin.

 

http://www.mondo-gore.com/regore1.jpg

Mon Dieu, si ma famille connaissait l'existance de ce blog...

 

Le scénario : zéro ! Le jeu d’acteur : monstrueux ! Le message : néant ! Regoregitated sacrifice se plante direct comme une œuvre trash totalement gratuite, qui ne peut donc être vu que pour les visions dérangées de son auteur (beaucoup de portraits sont fait du réalisateur, du frère incestueux au satanique obsédé sexuel, donc dans tous les cas, un voisin de palier calme et réservé). Mais si le film aligne clairement les scènes trash à la suite (il ne cesse de nous présenter des épaves féminines, femmes accros à la souffrance, réduites à l’état de loques ou provocatrices à l’excès (toutes sont des actrices porno, ça va sans dire)), il tente de soigner son esthétique en faisant passer ça pour un film expérimental (rires !). Si aucune expérimentation sérieuse n’est faite (aucune symbolique ici, c’est l’étalage de la crasse humaine pendant la présentation des personnages, et l’étalage de ce qu’ils ont à l’intérieur par la suite), le réalisateur parvient quand même à créer une atmosphère étrange, tellement repoussante qu’on en vient à apprécier certains détails. Certains flous sont beaux, les plans au ras du sol créent une étrange impression, certaines visions monstrueusement gores marquent l’esprit (la scène de séparation des jumelles, complètement là pour juste couper des crânes, est un régal, au sein d’un enfer immaculé vraiment agressif (c’est cheap et payant), ou encore celle du carnage sur le lit blanc, semblant sorti tout droit d’un Hellraiser décomplexé et profondément malade. Il y a une telle volonté jusqu’auboutiste dans ce film qu’il y a des moments où le malaise réside clairement dans l’ambigüité, le spectateur ne sachant plus vraiment ce qu’il est entrain de regarder. Beaucoup d’actrices porno se mettent à chialer sur leur vie, à nous balancer toute la merde de leur existence pendant que le caméraman (probablement le réalisateur) les brutalise. Cette vision, tellement primaire et tellement cheap (on oscille entre porno amateur et gore fauché), parvient à supplanter beaucoup de scènes d’enfer, en montrant des âmes en loques réduites à l’état d’objets. Le souci vient plutôt des réflexions qui suivent. Le film faisant une heure, il arrive un moment où on se dit que payer des prostituées (pardon, des actrices porno) pour tourner ce genre de truc, c’est quand même humiliant, humainement parlant. De constater que des gens acceptent de l’argent pour faire ça, c’est révulsant (si encore il s’agissait d’une réunion de déchets humains qui tenteraient de donner un sens à leur vie en tournant un film, je ne dirai pas, mais là, c’est pour de l’argent). Et régulièrement, si je trouve quelques moments de beauté au milieu du carnage, l’esthétique du film est sabotée par les délires de son auteur, qui cache de moins en moins ses déviances. La scène gore sur le lit blanc est excellente (en terme d’intensité, j’entends), puis d’un coup le réalisateur arrive et se met à vomir sur le corps de la ratatouille. Et régulièrement, le vomi revient, alors qu’il est complètement inutile et moche (et que les actrices n’aiment pas, on devine leurs grimaces de dégoût), ruinant complètement le potentiel de certaines scènes (bon, ça donne souvent dans le porno entre filles, mais l’enfer est le lieu de tous les excès). A vrai dire, je crois que le réalisateur se prend un peu pour le Diable dans ses films, ce qui me fait bien rire tant son œuvre est caricaturale. En guise de blasphème, on aura juste nos envoyées démoniaques qui portent des pendentifs en croix, et un type à lunettes qui vient régulièrement vomir un peu sur la scène qu’il est en train de filmer, pour le jeu de lumière sans doute. Impossible de ne pas rire quand il commence à se coiffer d’un poulpe et à se faire vomir en suçant ses tentacules. Et je suis sûr qu’il a cru dans sa tête avoir mis en scène des symboliques blasphématoires. Bref, Lucifer Valentine est un humain qui se prend pour un démon et qui tente de faire passer pour de l’art ses fantasmes tournant autour des fluides corporels. Mais son œuvre étant détrônée en dégueulasserie par n’importe quelle scène de sodomie amateur ou par la fameuse 2 girls 1 cup, on conclura facilement sur l’utilité de cette saga. Un petit potentiel qui pourrait être appréciable si il était maîtrisé (mais bon, reconnaissons lui quand même qu’il est le premier à oser faire dégueuler ses actrices sur le public qui les regarde).

 

1.5/6

 

2008

de Lucifer Valentine

avec Ameara Lavey, Pig Lizzy, Maja Lee, Princess Pam, Miss Pussy Pants

 

http://s52.radikal.ru/i137/0808/f6/e0464526b47e.jpg

On sait maintenant ce que fait Lucifer Valentine quand il rentre le soir du boulot...

 

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commentaires

lapin gris 04/05/2013 23:13

son œuvre est caricatural. < caricaturale

voracinephile 04/05/2013 23:55



Moins choqué par l'article que par l'orthographe ! Je suis impressionné !



Vince12 18/11/2012 16:06

Oui ça doit être ça !

Vince12 18/11/2012 00:17

Non c'est Oliver qui l'a chroniqué sur naveton. C'est d'ailleurs comme ça que je l'ai découvert. Au concours des affiches les plus moches il, celle de Vomit Dolls avait gagné haut la main

voracinephile 18/11/2012 14:51



Je me rappelle d'ailleurs qu'il en avait dit beaucoup de mal. Je ne sais pas qui dessine les affiches de ses films (qui sont toutes du même cru), ça doit être Lucifer qui pique les crayons de
couleurs de sa nièce (il y a une gamine qui apparaît à plusieurs reprises dans regoregitated..., on postule avec mes amis que ça doit être sa nièce, filmée sur des vidéos souvenir en qualité
pourrave que Lucifer a dû monter dans son film pour faire plus "blasphématoire". La pauvre enfant doit ignorer qu'elle joue dans ce genre de film)...



Vince12 17/11/2012 18:01

Pour ma part je n'au vu que Slaughtered Vomit Dolls

voracinephile 17/11/2012 20:06



Tu l'as critiqué quelque part ? Histoire que je sache ce que tu en as pensé (même si j'imagine que tu n'as pas dû beaucoup rire (mais Regoregitated sacrifice, je l'ai regardé avec des amis, et
quand on commence à blaguer sur du trash, c'est parti !)). Lucifer Valentine va sans doute finir par vouloir se greffer des cornes sur la tête ! Warg je suis un démon, yaaaaaa ! Je vomis sur ce
poulpe en signe de blasphème !



Vince12 16/11/2012 19:08

Mieux vaut en rire.

voracinephile 17/11/2012 13:38



OUf, quelqu'un a posté un comm ! Merci Vince, je commençais à croire que j'étais allé vraiment trop loin. Content que mes tentatives d'alléger le sujet par l'humour n'aient pas fait un flop
(impossible de voir ça sérieusement tant le manque d'intérêt du film consiste au tapage de tête sur un mur). Toujours est-il que cette saga est une référence du film extrême, et que maintenant
j'ai un angle de vue pour en parler. Il y a parfois de bonnes idées mais en guise de film expérimental, on a droit à un porno soft qui vire en torture-vomi. Un abîme insondable sur pellicule,
issu d'un cerveau qu'on qualifiera de "gastrique".



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