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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 11:23

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http://www.stars-palace.com/superstar/200409/milla-jovovich_resident-evil-002.jpg

"Elle se souvient de tout", dit la tag line ! Ca tombe bien, parce que nous, on avait déjà oublié.

 

http://images.wikia.com/movieweapon/images/5/51/Resident_evil_extinction_cover.jpg

Plan porte-jartelle !

 

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Matrix meet Anderson's resident evil

 

Paul W. S. Anderson a été un bon réalisateur. Il nous a offert le monstrueux Event Horizon, qui fait encore aujourd’hui office de concurrent à Alien dans le domaine de l’horreur spatiale. S’ensuivait un Soldier médiocre mais gentiment régressif, mais c’est avec Resident Evil que tout est parti en vrille. Adaptation du jeu vidéo éponyme, le film prétendait aussi bien divertir que faire peur, pour finalement n’arriver ni à l’un ni à l’autre. Cependant, le film trouve son public, et cette formule « bonnace + flingues + zombies » fonctionne si bien qu’un second opus est lancé. L’arène s’agrandit maintenant à l’échelle d’une ville, et le résultat s’approche beaucoup de l’esthétique de Resident Evil 3 (le jeu). Si cet opus est clairement le plus décrié de la saga, c’est aussi l’un des plus jouissifs, car étant vraiment le seul qui pour moi s’assume comme un défouloir crétin calqué sur un jeu vidéo. A sa mesure, en étant le pire de la saga, il parvient aussi à en devenir le meilleur. Le troisième repousse encore les limites du territoire zombie en envahissant le continent, et offre un spectacle bien plus sage que son prédécesseur, explorant des concepts tellement absurdes ou tournés vers l’iconisation de son héroïne qu’ils en deviennent marrants. Enfin, avec un quatrième épisode qui repousse les limites de l’absurdité dans l’espace (la 3D a au moins le mérite d’avoir été chiadée), la saga est bien partie pour remettre le couvert encore deux ou trois fois, et qui sait, peut être qu’ils feront mieux que les Saw ou les Jasons… Tant qu’il y aura des naveteux ou des types qui confondent jump-scare et trouille pour les regarder…

 

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Les fans de la saga à la sortie de RE : Afterlife : "On en veut encooooore !"

 

Resident evil 1 : Avec Resident Evil, Paul W. S. Anderson tient u projet qui a du potentiel. Les films de zombies obtiennent une certaine popularité, et la perspective d’adapter une franchise vidéo-ludique comme resident evil ouvre un marché qui pourrait devenir une mine d’or. Il prend donc une tête d’affiche convaincante (au hasard, son amie Milla Jovovich, qui deviendra par la suite sa femme), il suit approximativement une trame classique en faisant intervenir un commando dans un laboratoire ultra secret enterré sous la ville de Racoon city où un problème technique a eu lieu. Cependant, le spectateur n’est pas une bille, et il sent vite poindre l’entourloupe. Déjà on nous montre un braquage dès le générique, suivi du pétage de câble de l’ordinateur central qui se met à tuer tous les employés. Puis on découvre notre héroïne, en état d’amnésie temporaire. Et là, on sent que c’est une histoire injustement complexifiée qui va jouer sur les souvenirs de ses protagonistes. Ainsi, Milla découvre qu’elle s’est faite prendre comme une bête par un type découvert à l’entrée du labo, avant qu’un twist (prévisible et remarquablement crétin : un personnage qui change du tout au tout en un instant) vienne alourdir encore le côté j’me-la-pète. Côté militaire, on n’est guère mieux loti. Avec une Michelle Rodriguez qui aboie autant qu’à l’ordinaire (et qui pense ici totalement avec ses couilles), le commando avance en pétant toutes les sécurités simplement pour atteindre l’ordinateur central, qui a des sentiments. Plutôt que de se poser 5 minutes en examinant la situation (franchement, ça se voit que c’est un labo de recherche) et en se demandant pourquoi l’ordinateur a décrété la quarantaine générale (déjà, le mot « quarantaine » avec les symboles « danger biologique » sont suffisamment effrayants pour interpeller), ils cassent tout, déconnecte l’ordinateur, tout ça pour ouvrir des portes. Résultat ? Que dalle ! Ils font une copie du disque dur et ils refont marche arrière. Mais maintenant, il y a des zombies partout (ces crétins s’étant à peine attardés sur les cadavres qu’ils ont croisé à l’aller. Bref, entre Milla qui saute sur un mur et Milla qui perfore la langue d’un mutant contaminé par le virus G (on remarquera une certaine absence de clarté sur les différences entre virus T et G, une chose primordiale dans les jeux, puis plus tard dans le bon animé Resident evil degeneration). Avec des effets spéciaux cheapos et une musique électro rap j’te-pète-la-gueule, la production a tout du nanar fauché, sauf qu’il ne fait pas rire. Si une séquence ou deux pouvaient se révéler marrantes (le final dans le train, le couloir à rayons lasers…), le résultat fait peine à voir (très grande pauvreté du produit), guère rattrapé par les prestations approximatives de l’intégralité du casting. Des bases branlantes pour un résultat qui vide la tête sans chercher à faire ça bien.

 

1.5/6

 

2002
de Paul W.S. Anderson
avec Milla Jovovich, Eric Mabius

 

http://obsoletegamer.com/wp-content/uploads/2010/10/resident-evil-movie.jpg

Et paf ! Plan cuisse !

 

Resident evil 2 : Enfin est venu pour moi l’occasion de parler du second opus de la saga resident evil, quasi unanimement considéré comme le pire de la série (ce qui faux, le 4 le surpassant maintenant, et de loin). Si le premier opus se révélait être un actionner horrorifique bavard et prétentieux (on cherche à éteindre l’ordi, puis en fait on morfle tellement qu’on retourne le rallumer… Wagaaa !), bienvenu dans le vidage de chargeur en mode décomplexé. C’est simple. Y a un truc qui bouge, et là un type arrive et tire dessus. Soit on a de la chance, on le connaît parce qu’on l’a déjà vu avant, soit on le découvre, et ça devient une intrigue parallèle. Resident Evil 2 ne brille pas par sa cohérence. Lors de la séquence de l’accident de camion, ce dernier continue comme si il n’avait rien senti de l’accident. De même, on se demande comment en 13 heures Umbrella Corporation a réussie à ériger un mur en béton de 15 mètres de haut sur 3 mètres d’épaisseur entourant toute une ville de taille moyenne, qui plus est sans alerter les médias mondiaux. Car les médias intérieurs à la ville n’arrêtent pas de relayer des infos sur la progression des zombies, et on se demande bien comment ça se fait que le monde ne soit vraiment pas au courant, vu que le courant, la radio et le téléphone sont toujours opérationnels. Donc, c’est le bordel sans la moindre cohérence, mais le film se met bien vite à lorgner dans la direction promise : le pow pow pow à la texane ! Très, vite, on se retrouve avec 3 groupes qui évoluent dans la cité infestée de zombies, tirant à tous les coins de rues en gueulant comme des porcs, histoire d’en rameuter un peu plus. Et vas-y qu’en 20 heures de contamination, un prêtre a déjà attaché sa sœur zombie et a commencé à la nourrir avec des morceaux de cadavres. Et vas y que Alice trouve une armurerie intacte et non verrouillée (purée, c’est le genre de magasin pris d’assaut dès que ce type de crise déboule) ! Bref, le film se révèle aussi mal foutu que ses prédécesseurs, mais au moins, il livre son quotas d’action. Avec des guns fight toutes les 5 minutes, il peut au moins être sûr d’offrir de l’action j’me-la-pète régulièrement, et au moins, on ne va pas trop se faire chier. En plus, il ressemble enfin à un jeu vidéo, ce film, en bourrinant sans arrêt avec de vagues objectifs de missions et un gros boss final plutôt marrant qui déambule dans la cité en défonçant tout ce qu’il voit. En nous offrant en prime des séquences nanardes à mourir de rire (les militaires qui sautent sur le toit d’un immeuble et risquent leur vie pour buter 20 zombies et sauver une jeune femme… qui se suicide la seconde d’après en ayant été mordues… Trop deg !), seul ce film peut honnêtement porter la marque du spectacle régressif qui ne se prend pas le chou à nous concocter une histoire vaseuse. Si le ton prétentieux revient parfois à la charge (le final Alice- Némésis, autant nanar qu’improbable), le spectacle est si bancal qu’il parvient presque à devenir attachant au vu des étrons que sont ses frères et sœurs. Après, c’est un film de l’écurie Anderson. C’est mal filmé, mal monté, mal éclairé, mal mis en musique… Mais dans une saga pas vraiment en odeur de sainteté, ce second opus, en étant le plus pourri, parvient à devenir le meilleur d’une saga qu’on espère voir se clore rapidement.

 

2/6

 

2004
de Alexander Witt
avec Milla Jovovich, Sienna Guillory

 

http://www.horrorphile.net/images/resident-evil-apocalypse-matt-taylor1.jpg

Le personnage shakespearien du film

 

Resident evil 3 : Clairement, la saga met les bouchées doubles pour tenter de revenir dans le droit chemin. Si le précédent opus avait fait la bêtise de croire qu’il pouvait offrir du divertissement bourrin sans se prendre la tête (au moins, ils avaient l’honnêteté de mettre la merde attendue telle quelle, sans gros artifices), les scénaristes vont maintenant vite nous ressortir des références qui vont faire revenir les jeunes en salles (et qui sait, p’têt même qu’on va réussir à faire venir des vieux si on cite des classiques). Et bam ! Mad max pour le contexte, et je vais aussi te trouver le moyen d’enrichir le bestiaire zombie en te citant… Birdemic ! (comment ça, plutôt du Hitchcock ? Nan, mais ! On ne va pas comparer l’or et le plomb !). Dans le genre prétention, la saga s’embarque sur la pente dangereuse de la « référence à un film meilleur que soit », pente dans laquelle se vautrera allègrement son successeur. Et c’est reparti pour des tunnels de dialogues, un hypothétique exode vers le nord fait d’escarmouches, de nettoyage de stations services et j’en passe. Si le film tente au moins de soigner sa photographie, il possède toujours les tics monstrueux de ses prédécesseurs… En ne nous proposant que de l’action à un rythme bien plus réduit, nous laissant régulièrement bailler devant ses protagonistes moins charismatiques que les zombies qu’ils flinguent. Côté héroïne, Milla Jovovich rempile comme jamais, possédant maintenant des pouvoirs surnaturels. Qui seront totalement sous exploités, ou sur-exploités selon les circonstances (elles se débarasse de tous les corbeaux zombies comme ça, en 5 sec, et galère contre un malheureux petit monstre tout seul en fin de film). Sans parler de cette espèce de système de contrôle merdique mis en place part Umbrella corporation, qui sera détruit en 5 minutes par un froncement de sourcils de Milla. Entre temps, on ne compte plus les plans « vagin » de l’héroïne (mais c’est fait pour mettre en valeur les guns !) et les incohérences diverses qui fourmillent un peu partout (Milla entre dans une tente et bute tout le monde… Plan suivant, le méchant qui était dans la tente monte dans l’hélico ( ?) avant de se faire mordre par un zombie qui sort d’on ne sait où ( ??)). Pire encore, le film cite pompe ouvertement l’excellent Jour des morts vivants de Romero au cours d’une séquence hautement stupide (les scientifiques sont incapables d’attacher correctement un cobaye) sans en retenir quoi que ce soit. Avec un procédé totalement loufoque et qu’on sent déjà voué à la gloire de sa protagoniste (le clonage d’Alice), Resident Evil 3, même si il fait des efforts pour paraître plus intelligent et respectable qu’il ne l’est, tombe dans des travers si agaçants qu’il devient difficile de supporter un visionnage en dehors de moments d’envies masochistes naveteuses. Berk.

 

1/6

 

2007
de Russell Mulcahy
avec Milla Jovovich, Oded Fehr

 

http://moviesmedia.ign.com/movies/image/article/820/820222/images-resident-evil-extinction-20070914010015518_640w.jpg

"A y est ! J'en ai eu un !"

 

Résident Evil 4 : Mister Paul est de retour aux commandes ! Ca tombe bien, il nous avait déjà offert un premier film qui était pourri, il va maintenant remettre le couvert en explosant nos attentes naveteuses à tous les étages. Osant devenir masochiste au point de citer des chefs d’œuvres en copiant leurs scènes d’action (la chute dans le vide de Matrix reloaded), RE 4 : Afterlife va de poncif en poncif, espérant se rallier le public avec une jolie fille invincible qui va de carnages en carnages en débitant des remarques féministes aux hommes qui sont là, parce que ce sont forcément des machos, vu qu’ils sont des hommes. Niveau histoire, on nage aussi dans un grand bain de connerie. Après l’explosage du QG d’Umbrella sous Tokyo, Alice découvre qu’il y a quelques humains qui portent des pendentifs en forme de tique avant de piquer un avion qu’elle ira crasher sur le toit d’une prison. Et dans la prison, on passe en mode huis clos. Entendez par là qu’on approfondit la psychologie de nos protagonistes toujours aussi subtils (mais bon, on commence à se faire une raison, le QI moyen des personnages devant tourner autour de 60, Alice incluse, super-pouvoirs ou pas. D’ailleurs, si le 3 les exploitait mal, celui-ci ne les exploite même plus. Trop cheatée, la Alice. Le seul petit argument que le film peut avancer, c’est au moins d’avoir un rythme un peu plus vivace que son prédécesseur, en nous balançant de l’action neuneu assez régulièrement pour qu’on ne s’endorme pas. Avec une 3D quand même un peu recherchée en salles, le film a perdu un de ses rares bons arguments en sortie DVD classique. Est-il besoin de s’étendre un peu plus sur cette bouserie ? Pas vraiment, la prétention de la saga atteignant ici son point culminant, et le film tentant de réamorcer les spectateurs pour le prochain en commençant une scène d’action qu’il coupe abruptement en nous balançant à la gueule « à suivre », traduction de « veuillez insérer 8,20 € dans la fente pour continuer la partie », on se saurait conseiller à son public de se retourner vers Romero et ses classiques.

 

0.5/6

 

2010
de Paul W.S. Anderson
avec Milla Jovovich, Ali Larter

 

http://blog.80millionmoviesfree.com/wp-content/uploads/2010/08/resident-evil-afterlife-movie-poster.jpg

Me demande encore d'où il sort, ce gros monstre...

 

resident-evil-10.jpg

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

alice in oliver 21/12/2011 21:37

tu m'étonnes !

alice in oliver 21/12/2011 15:32

après tout dépend le prix que tu l'as acheté. Mais quel qu'il soit, c'est déjà trop cher

voracinephile 21/12/2011 20:38



Le prix fort : 9,99 €... Un regret pour l'éternité.



alice in oliver 21/12/2011 08:27

effectivement, aucune attente pour le 5ème. L'une des sagas les plus médiocres engendrées par le cinéma. Même le 1er est mauvais

voracinephile 21/12/2011 13:14



^^ Je me suis refait une projection de Resident Evil 1 hier soir, et c'était vraiment navrant sur toute la ligne. Les incohérences que j'ai cité sont bien faible comparées aux aberrations qu'on
note une fois les images sous les yeux... Heureusement, je n'ai acheté que le premier (alors que je ne l'avais pas encore vu), mais c'est déjà beaucoup trop.



alice in oliver 20/12/2011 15:36

aucun épisode à sauver ! Une saga nullissime en sachant qu'un 5ème volet est déjà annoncé. Décidemment, le carnage n'est pas terminé

voracinephile 20/12/2011 16:56



Aucun épisode à sauver, mais le second me fait toujours bien rire quand même. On attends le 5ème avec un enthousiasme proche du néant. Mais sachant qu'une grosse baston allait commencer à la fin
du 4, peut être qu'en se contentant du début du 5, on en aura pour notre argent... Ou pas, je sens qu'ils vont trouver une astuce pour remettre à plus tard le combat...



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