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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 10:54

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Avec Samourai avenger, on s’apprête à repartir dans des trips tarantiniens, l’étiquette Grindhouse semblant plus se rapprocher de son style que de celui de Rodriguez (pourtant bien plus généreux en termes de spectacle). Mais si des films comme Run bitch run ! ou Nude nuns with big guns (semblant sortir de nos fantasmes inavoués) étaient de vraies merdes surfant sur cette vague prétexte à faire un cinéma soit disant pulp avec de mauvais acteurs et un budget ridicule, Samourai avenger semble quelque peu sortir du lot, sans toutefois s’affranchir de beaucoup de tares.

L’histoire : un asiatique dont la famille a été massacrée par un gangster (en lui crevant les yeux au passage) vient pour se venger à la sortie de prison du gangster. Mais ce dernier a semé des tueurs sur sa route.

 

http://cinema-series.orange.fr/data_plateforme/program/15183/xxlarge_samurai-avenger-visuels-prog-v2_1324d.jpg

 

Un scénario quelconque, des acteurs finalement assez quelconques eux aussi, mais l’hommage, lui parvient à convaincre gentiment. Plutôt que de loucher comme ses aînés vers du rape and revenge, nous aurons ici seulement du revenge, mais filmé sous l’angle de l’exploitation nippone. Par là, comprenez qu’on a droit à une facture technique plutôt compétente, une belle image, et un cadrage bien pensé qui met souvent en valeur des décors pas toujours au top. Le premier problème de ce film, c’est son rythme. Malgré les 7 tueurs qui parsèment le parcours de notre samourai, chaque combat est plutôt mou, les affrontements se résumant à quelques coups de sabres et du gore pas super-bien fait. Et pour ralentir encore le tout, le film abuse d’effets flashs back pour développer les personnages en pleine action. La manœuvre semble en tout cas volontaire, le réalisateur en profitant pour parodier les techniques de combat martial en inventant des noms abracadabrantesques et des entraînements surréalistes. Nous aurons aussi droit aux longs discours des agonisants, qui en profitent chacun pour raconter son histoire, ralentissant encore un peu plus le récit. Décidement, le film a tout pour frustrer les amateurs d’action, mais l’hommage est ici amusant, d’autant plus qu’il parvient à mettre en scènes quelques séquences cultes, telle cette césarienne au katana pour sauver un gosse en tuant la mère… La morale amorale, on adore. Hélas, si le film joue souvent sur son côté cheap qui le rapproche du nanar, il fait la petite erreur de se prendre au sérieux. Ainsi, les personnages apparaissent toujours comme ayant la classe sans prendre en compte le ridicule des situations. Ce qui pèse un peu sur le résultat final, qui pourrait paraitre prétentieux de ci de là. Mais au vu du résultat final, le résultat n’est pas aussi indigeste qu’on l’aurait cru. Après, il ne rivalise peut être pas avec Boulevard de la mort (qui envoie le pâté quand les filles ne causent pas), mais le mélange western-exploitation nippone fonctionne mieux que prévu. A voir, mais pour pas cher.

 

3.5/6

 

2009

de Kurando Mitsutake

 

http://www.devildead.com/action/samuraiavenger02.jpg

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Published by voracinephile - dans Aventure (la mine d'or)
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