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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 12:55

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Parfois, quand on écrit un article, l’écriture bloque car on sait déjà qu’on va se répéter, et que ça ne servira à rien de toute façon puisqu’il faut ramener du pognon quitte à faire de la merde et à la vendre telle quelle. Les schtroumpfs 2 sont donc en salle, alors que personne n’y croit officiellement au vu de la dernière débâcle. Est-ce que les producteurs ont changé depuis leur fusil d’épaule ? Non, au contraire ! C’est le viol authentique d’un esprit auquel on assiste pendant une heure quarante cinq… On le savait en entrant dans la salle, mais il restait un petit espoir de… Non.

L’histoire : Gargamel, machiavélique sorcier vivant comme un prince à Paris de sa magie (en donnant des spectacles de fête foraine à l’Opéra Garnier (bon sang, quelle décrépitude…)) crée des « canailles », sortes d’avatars des schtroumpfs sans la couleur bleue. Afin de pouvoir leur insuffler l’essence de Schtroumpfs, il kidnappe la schtroumpfette, qu’il avait elle aussi créé.

 

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Ah, pas de doute, on est bien de retour chez les schtroumpfs US… Au moins, ils parlent en schtroumpfant contrairement au premier épisode. Sinon, question trame principale, c’est quand même un peu plus ambitieux que le prédécesseur (qui pour le coup pompait Alvin et les Chipmunks). Ici, on évite ça, mais on tombe dans une parodie djeuns qui f ait peine à voir. Quand on entend « schtroumpf cool » et qu’on voit un schtroumpf avec des lunettes de soleil donner du « c’est cool, man. », on sait déjà que le niveau n’est pas remonté. Et quand « schtroumpf branché » dit qu’il a reçu une centaine de likes sur faceschtroumpf, on a envie de se tirer une balle. Le contexte sentimental était pour le coup étonnamment stimulant, puisque la schtroumpfette se retrouve alors à hésiter entre le village très masculin des mini naa’vi et une sœur cadette, mais grise et rebelle. Mais le film semble incapable de la moindre subtilité, et quelques soient nos efforts pour tenter d’être réceptif, les excès du film finissent toujours par agacer, faisant retomber la mayonnaise. Inutile de dire que Gargamel s’en donne à cœur joie niveau cabotinage, dépassant sa performance du premier dans le ridicule. Toujours ricanant et criant très fort, le mot subtilité semble avoir été rayé de son vocabulaire, tant il se révèle insupportable tout au long du film (en fait, il est juste con, il veut jouer la psychologie sans en être capable pour convaincre la schtroumpfette, mais il est juste débile. C’est le code de toute façon depuis quelques années dans les films pour enfant, il faut que le méchant soit débile pour qu’ils puissent s’identifier à eux, car nos enfants deviennent débiles). Azrael, chat mi réel – mi numérique, est prévu pour être la nouvelle mascotte humoristique de la jeunesse, ressort comique souvent ridicule, mais néanmoins plus supportable que Gargamel. Toutefois, la façade gadget du film (le compte facebook d’Azrael, Gargamel qui découvre la tablette graphique Sony) est particulièrement énervante et n’aide pas du tout. Avec un message sur la famille bien lourd, on peut rajouter une partie du film où la schtroumpfette devient une vraie petite canaille, puisqu’elle saccage un magasin de bonbon (oh la vilaine !) avant de perturber une séance de photo suivie d’un vol de cigogne  qui pourrait être agréable si elle ne répétait sans cesse « waa c’est trop beau ! ». Suivi d’un lancer d’escargot dans le nez de leur consommateur, ça leur apprendra à bouffer des trucs dégoûtants ! Puis on voit enfin la statue de la liberté, mais c’est pas la vraie, parce qu’on la voit mieux à New York. Quitte à faire les crapules, j’aurais aimé voir la cigogne chier sur la statue, mais ça deviendrait politique, et on ne va surtout pas faire ça dans un film pour enfants… Trop léger ou lourd à souhait, les schtroumpfs 2 semble incapable de faire dans la nuance et ne rate donc pas son étiquette de navet dès sa sortie. Je pensais toutefois qu’ils allaient nous épargner le passage musical qui avait été une souffrance… Vous pensez qu’ils allaient se gêner ? Nous sortant sans honte une musique signée Britney Spears, sorte de bouillie de fin de soirée en discothèque, on achève le spectacle dans une horreur totale, mais au moins, ils nous enlèvent tout remord.

 

0/6


2013
de Raja Gosnell
avec Neil Patrick Harris, Brendan Gleeson

 

La chanson de générique de fin (car ça serait dommage de vous épargner ça) : Ooh la la (comme ils disent...)

 

 


 

 

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commentaires

Jerome 14/04/2017 22:12

En ce qui me concerne, je n’ai pas apprécié la trame de ce film d’animation, car elle était trop prévisible. Heureusement que je ne suis pas allé voir ce long-métrage au cinéma.

borat8 15/08/2013 21:42

Et surtout ne jette pas de papier dans la forêt sinon Chuck be back!

borat8 15/08/2013 17:50

Et ne lui bave surtout pas sur les rouleaux, parce que comme c'est du papier, cela veut dire que tue des arbres! Yaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!

voracinephile 15/08/2013 18:18



Après, il met les pieds où il veut de toute façon... On peut juste espérer qu'il ne nous remarque pas. Sinon...



borat8 15/08/2013 16:16

Oui ça je veux bien le croire, rien que l'affiche était une horreur sans nom. Quant au titre c'est no comment! Ah oui Forest warrior! Les déforestateurs vous vous barrez sinon bite dans un
tupperware!

voracinephile 15/08/2013 17:05



Sans oublier quelques coups de pieds dans les gencives pour la forme...



borat8 14/08/2013 16:45

Sinon tu fais comme moi avec Opération espadon. Tu fais une fausse conversation entre deux intéressés. En l'occurence, là tu pourrais faire une conversation entre Fraser et son agent. Je crois
qu'il y aurait matière à faire. "t'as déjà fait des films pour gosses, c'est sympa et puis ça fait rêver! -Ouais sauf que bon Les looney tunes c'était quand même autre chose que ton machin dans la
forêt!"

voracinephile 15/08/2013 14:42



C'est à tenter, je verrai sous quel angle je m'y attaque... Le résultat fera mal de toute façon, c'est peut être pire que Comme Chien et chat 2... Quoique, il y a au moins une thématique
écologique dans La forêt contre attaque, type Forest warrior (avec l'ami Norris qui tatane la gueule des coupeurs de bois...).



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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