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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:36

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Star Trek, Into Darkness fait suite à une première tentative de résurrection de la saga space opéra qui marqua les esprits autant dans les domaines de la série que du cinéma (de grands épisodes dotés de budgets plus conséquents, certains parvenant à varier gentiment les plaisirs (comme le bon « Premier contact » sur lequel je reviendrai)). Ce remake était une initiative un peu audacieuse qui n’a pas finalement marqué les esprits pour son côté aventure au-delà des horizons connus. On ne concurrence pas facilement Star Wars sur son propre terrain, mais on s’améliore nettement avec cette suite, dirigée par un J. J. Abrams soucieux d’en donner à son public, peut être un peu trop d’ailleurs.

L’histoire : toujours aussi casse-cou, le capitaine Kirk se voit retirer le commandement de l’Enterprise et rétrograder. Alors que les différentes têtes d’équipes semblent être réaffectées, un attentat terroriste déclenche une vive réaction de la firme Starfleet.

 

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Le film, de deux heures dix, peut se diviser en 3 parties. La première dure jusqu’à la capture du terroriste en question (trois quart d'heure). La suivante, en milieu de film, est celle qui fait toute la force de cette suite. Et enfin, le dénouement en surenchère d’action qui fait office de petit feu d’artifice final. Dans le registre Space Opéra, Into Darkness est un véritable festival de paysages célestes ou extra terrestres. Plus exotique que le premier, on notera les gros efforts de J J Abrams pour soigner l’univers qu’il aborde nous gratifiant de séquences qui mettent bien en valeur les décors explorés. Concernant l’action, la première partie est une surenchère qui, je l’avoue, m’a un peu brusqué. En effet, le film veut aller tellement vite dans l’action qu’il commence par du suspense tendu et plusieurs scènes d’action qui se déroulent en même temps. Et moins de 10 minutes après a lieu le fameux attentat, et 5 minutes plus tard, l’attaque directe du haut commandement de Starfleet. Oooh ! Soufflez un peu les gars ! L’intention du film est louable, il veut à tout prix conserver l’attention en relançant régulièrement le rythme avec une séquence effets spéciaux certes dynamique, mais interrompant souvent les séquences intimistes où les personnages se dévoilent un peu. Le genre de séquence qui fait d’habitude un peu râler, mais qu’on apprécie pour l’empathie qu’elles cherchent à provoquer. Ici, c’est un peu laborieux au départ (les larmes n’émeuvent pas), mais au bout de deux heures, le tout finit par fonctionner sentimentalement. Ce qui est somme toute plutôt rare pour un film à effets spéciaux. Possédant une intrigue plutôt riche (on se déplace, on évoque la perspective de guerre sidérale…), Into Darkness joue la carte d’un manichéisme pas très dark (on aime bien les terroristes ces temps ci dans le cinéma d’action) pour nous diriger, trop vite, vers le second acte, au point qu’on sente à l’avance les entourloupes arriver (une passagère qui se fait beaucoup trop remarquer, des ogives scellées et activées…). Mais passé la séquence sur la planète mère des klingons (épique course poursuite en vaisseaux suivi d’une gun fight laser aussi illisible que dans Mission Impossible 3 (donc un peu lisible, mais ça va très très vite), suivie de la reddition de notre terroriste), Into Darkness prend enfin la véritable étoffe de la noirceur qu’il promettait, en ne tombant pas dans le pessimisme de bas étage, mais dans le doute omniprésent. En face d’une situation tendue (moteurs sabordés, à découvert en territoire ennemi, arrivée d’un amiral (campé par l’excellent Peter Weller, un bonheur de le retrouver ici) à la tête d’un vaisseau de combat lourdement armé…), le film rend admirablement l’angoisse due à l’indécision d’un capitaine en face de deux visions différentes d’une même situation (celle du terroriste et celle de la hiérarchie), chacune ayant une explication claire, mais contredisant l’autre. C’est cette indécision, et le fait de voir l’Enterprise (et son équipage) s’en prendre plein la gueule qui font d’Into Darkness un divertissement intelligent et agréable, bien que manipulant toujours de gros ingrédients. Cerise sur le gâteau, une scène d’action dantesque qui ravira les joueurs de Dead Space 2, qui reconnaîtront une séquence couillue ici très bien exploitée et assez ludique. La fin revient un peu dans le manichéisme de départ, mais gère efficacement l’action jusqu’au dénouement, culminant avec le sacrifice d’un personnage principal (y a quand même un deus ex machina) et un combat méchant sur toit de vaisseau spatial. De quoi conclure efficacement sur cette nouvelle aventure, qui se révèle effectivement plus marquante que la précédente tentative. Si le film aurait pu s’affranchir de quelques lourdeurs propre au blockbuster (pour désamorcer une ogive en 2 secondes, vous cherchez un gros truc qui émet de la lumière et vous l’arrachez virilement des circuits imprimés, ou encore, pour réaligner un réacteur, tapez dedans jusqu’à ce qu’il bouge à l’ultime seconde), et qu’on reconnaît un peu trop le style visuel J. J. Abrams (plan de loin qui filme l’action puis zoom agressif qui nous jette en plein dedans aux côtés des personnages), Into Darkness assume bien son rôle de divertissement, et se révèle être l’attraction du moment à titre justifié (pas sûr en revanche qu’il parvienne à tenir quand Superman viendra lui disputer la vedette). Honnête space opéra, on tient là une filiation agréable des ancêtres des années 80, et une preuve qu’une fois encore, J J Abrams, à défaut de surprendre, est un bon faiseur de Blockbuster. Tout à fait honnête.

 

4,4/6


2013
de J.J. Abrams
avec Chris Pine, Zachary Quinto

 

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commentaires

Xelloss 02/07/2013 10:49

Dead Space est au jeu ce qu'Alien est au film
Comme pour Alien, l'univers de Dead Space est assez balèze pour une petite saga (ahhh, le rêve)
(Et pourquoi pas un crossover ?)


En film, ça serait être cool, mais en animé, je pose une condition...
Shinji Aramaki (Appleseed, Starship Troopers "Invasion", Halo Legends "Le colis"...) en réal' sinon rien XD !

Pour ce qui est de Star Trek, j'imagine bien un petit métrage de la patte de ce gars-là, ça pourrait envoyer du pâté industriel ;)


Allez, je m'arrache les cheveux avec le Na'vi pour les Nuls... un petit Klingon pour les Nuls devrait avoir raison de mon cerveau XD !
(Polyglotte de langues fictives... ça déchire sur un CV ^_^)

voracinephile 02/07/2013 15:50



Oh, je plussoie ton choix de Shinji Aramaki, c'est en effet l'homme de la situation. Il faudrait juste qu'il s'entoure d'une bonne équipe pour pouvoir nuancer un peu les personnages (ou en tout
cas leur accorder un peu plus de personnalité, c'était le défaut de Starship troopers invasion), mais pour ce qui est d'offrir des scènes d'action, il est plus que compétant. Avec du gore en
prime, un spectacle parfait en perspective... Starship était en tout cas plus stimulant que le dernier animé Resident evil en date (Damnation), bien décevant malgré les éblouissants graphismes...


Ah, mais ce genre de détails, sur un CV, c'est ce qui fait toute la différence ! Expert en réparation des sabres laser, maîtrise en désarmement de nazi avec un fouet, absence totale de peur...



Xelloss 01/07/2013 14:09

Nom de Zeus, que ça fait du bien de voir que les réals' ont enfin pigé que la 3D doit servir l'histoire et non servir à remplir les poches...

Into Darkness (et Man Of Steel, et d'autre, aussi quand meêm) font partie, pour moi, de ces long métrages où la 3D (bien que moins profonde que pour un animé (Ga'hoole, Epic ou Moi, Moche et
méchant pour ne citer qu'eux) est bien exploitée et surtout naturelle.
Les effets de flare augmentent encore un peu la sensation, et les tuyaux qui courent dans les coursives sont judicieusement placés entre le spectateur et les protagoniste, ce qui renforce encore la
profondeur...
quand aux séquences de bonds hyperspatiaux, les particules, on est presque tenté d'essayer d'en capturer histoire de ramener un peu de Star Trek chez soi

Question Klingon, j'ai été aux anges quand Neytiri, oups, Nyota Uhura se met a perler Klingon
Oui, je sais, il m'en faut peu, mais une langue "réelle" pour des persos dans un film, ça me botte grave !

Pour ce qui est du petit (enooorme ?) clin d’œil à Dead Space II (la saga est... wouh ! ) je ne suis pas fou.
Outre le coup de l'apesanteur, c'est au moment du saut entre les deux vaisseaux que ma compagne m'a glissé à l'oreille "Dead Space au ciné... le rêve"

Bref, un petit moment de grand bonheur que fut Star Trek avant de retomber sur Terre avec After Earth...




Vite une DeLorean pour changer le futur et ne jamais aller voir papa & fiston Smith !

voracinephile 01/07/2013 22:00



Ah, enfin quelqu'un qui a saisi ma mention de Dead Space II ^^. De toute façon, Dead Space devrait vraiment bénéficier d'une adaptation ciné tant le matériau est riche... Définitivement, Star
Trek est le film de l'été, tant au niveau suspense qu'au niveau de l'aventure et de l'éblouissement technique. Un vrai numéro de cinéma, avec une aventure imprévisible et un film qui gagne
clairement en qualité au fur et à mesure que l'intrigue se développe...


 


^^ Maintenant, quand j'entend une langue extra terrestre dans un film, j'ai une petite pensée pour tes commentaires et ta passion des cultures extra-terrestres... Espérons maintenant que le
prochain fera intervenir davantage les klingons avec de longues séquences d'immersion dans leur dialecte ^^



borat8 20/06/2013 23:45

Que j'ai hâte de voir autre chose que du nier et un peu d'énergie dans un film sur Superman. Parce que jusqu'à maintenant qu'est-ce que c'était mou! Même dans Superman Returns et ses quelques
séquences d'action efficaces. Tu admets une petite déception sur Shannon. Il faut dire que Terrence Stamp est un des rares points que j'aime bien dans Superman 2. Mais on y reviendra après les Star
Trek.

borat8 19/06/2013 23:08

Moi je ne sais pas du tout quand aller le voir. Vendredi et lundi personne pour m'emmener, jeudi, mardi et jeudi BAC, samedi bal de promo le soir donc j'aurais autre chose à faire l'aprem, dimanche
probablement KO. Pas avant vendredi prochain à vrai dire!lol

voracinephile 20/06/2013 22:32



Je l'ai enfin vu. Sans rien te spoiler, c'est un bon film. Snyder recule un peu en audace (on a franchement un côté humaniste du blockbuster quasi emmerichien par moments), mais le film est
efficace, la mythologie est respectée, les scènes d'action dépotent (l'intro sur Krypton est une merveille), bref on ne s'ennuie pas. Et agréablement, les personnages sont honnêtes, ils ne sont
pas caricaturaux. A ce titre, si Michael Shannon n'a rien d'exceptionnel, il fait un méchant tout à fait fonctionnel...



borat8 19/06/2013 22:01

Le deuxième prénom de James: Branleur!lol Bon, tout ça pour dire que je ne sais même pas quand est-ce que je vais voir Man of steel tant je suis occupé!lol

voracinephile 19/06/2013 22:23



Moi, j'irai demain ^^ !!



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