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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 10:20

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Après 28 jours plus tard, Danny Boyle s’essaye à la science-fiction avec Sunshine, film totalement sérieux postulant sur la mort imminente du soleil et sur la deuxième mission envoyée par les hommes pour tenter de le ranimer. Avec un casting plutôt honorable et un budget tout aussi décent, les ingrédients sont là pour nous donner un bon divertissement avec quelques ambitions à la clef. Le résultat possède ses petites imperfections, mais reste hautement convaincant.

L’histoire : la mission Icarus 2 est envoyée d’urgence après l’échec de la première pour tenter de relancer la fusion du soleil à l’aide d’une immense bombe nucléaire.

 

http://www.fernbyfilms.com/wp-content/uploads/2008/09/sunshine-2.jpg


Les ambitions sont plutôt grandes : nous faire un huis clos spatial crédible qui a pour mission de se rapprocher du Soleil et d’entrer dedans, donc de passer à des températures et des pressions extrêmes, le tout en faisant un voyage long d’environ un an et demi. Pour être crédible avec de tels objectifs, il y a du boulot. Mais fort heureusement, le travail de Danny Boyle (et de son équipe) tient plutôt la route, avec un vaisseau fonctionnel et des techniques vertes (le jardin à oxygène) qui fonctionnent, du moins sur le papier. Avec une certaine obsession pour le soleil (sa forte luminosité, le sort de la planète qui dépend de lui…), l’approche originale de la SF est là. La première partie du voyage est bien réussie. Avec une présentation assez bonne du jeune équipage (les acteurs sont largement corrects dans l’ensemble), le voyage se focalise surtout sur quelques réparations un peu tendu (les panneaux de protection) et sur le mystère de l’échec de la première mission, dont le vaisseau repose toujours à proximité du soleil, stationnaire et privé de toute communication. En prolongeant notre attente et en épaississant le mystère, l’intérêt du spectateur est fréquemment stimulé, et lui permet de tenir jusqu’à l’abordage du vaisseau Icarus 1. C’est à partir de cet épisode que les choses se gâtent. Si l’exploration du vaisseau se fait en mode « angoisse », son retour, à la mode 2001 l’odyssée de l’espace, ne convaincra pas trop. De plus, je trouve assez bizarre que la mission Icarus 1 ayant échouée, la Terre envoie une mission Icarus 2 avec exactement le même vaisseau et dans les mêmes conditions (rien n’a évolué en 7 ans ?). La fin vire au survival horreur, dont on taira l’origine et la nature de la menace afin de ne spoiler personne. Mais tout de même, ce dernier rebondissement, expliquant la défaillance d’Icarus 1, est beaucoup trop lourde au vu de l’originalité dont faisait preuve le film. Sans parler d’un design un peu trop « zombie » à mon goût vu la nature de la menace. Toutefois, ne faisons pas trop la fine bouche : l’action et la science fiction sont plutôt bien gérées tout au long du film, et voir des humains qui ont enfin assez de conscience pour penser à se sacrifier depuis le début de leur mission (et pas quand ils n’ont plus d’autre choix), c’est tellement rare qu’on est tout de suite preneur. Pas mal.

 

4/6

 

2007
de Danny Boyle
avec Chris Evans, Cillian Murphy

 

http://www.fernbyfilms.com/wp-content/uploads/2008/09/sunshine-icarus-ii.jpg

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commentaires

varlin 05/10/2011 18:37


Un bon film dont la fin m'a un peu déçu mais recommandable quand même.


voracinephile 05/10/2011 21:09



Disons que de la SF sérieuse qui s'éloigne de Armaggedon, ça fait un bien fou. Un petit film assez bien mené, mais au potentiel un peu gâché par une fin convenue.



Alice In Oliver 03/10/2011 12:43


un space opera ambitieux qui tient en partie ses promesses. Le SOleil est considéré ici comme une entité à la fois monstrueuse et insaisissable, symbole à la fois de la mort et de la vie.


voracinephile 03/10/2011 12:55



C'est vrai que cette "déification" de l'astre crée une ambiance qui porte ses fruits. Dommage d'avoir conclu avec un humain ayant pété les plombs. Une facilité bien regrettable, mais le reste du
film est suffisamment bien géré pour emporter le morceau (rien que le fait de suivre un équipage prêt à se sacrifier est une preuve d'originalité assez intéressante, d'habitude ils cherchent tous
à sauver leur peau : alien, event horizon...)



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