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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 18:55

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/science_fiction/supernova,0.jpg

 

Supernova est un film horreur/Science fiction apparu dans dans les salles en 1999, soit deux ans après le fameux Event Horizon (conspué par certains, loué par d’autres, d’un avis commun le meilleur de la carrière de Paul W. S. Anderson). Tentant de surfer sur cette vague de terreur spatiale, le film part d’un pitch intriguant et pour le coup original pour dévier vers un huis clos tendu où le spectateur ne sait plus où donner de la tête, tant l’intrigue devient chiante et les rebondissements prévisibles.

L’histoire : Le Nightingale est un vaisseau de secours médical qui patrouille régulièrement aux confins de l’univers connus. Jusqu’à ce qu’il reçoive un message lui étant directement adressé, appelant au secours en utilisant le nom d’une ancienne connaissance du médecin chef.

 

http://img.tvmag.lefigaro.fr/ImCon/Arti/56260/diapo/4095/Robin-Tunney-15p.JPG

"Je suis une infirmière et j'aime le sexe, puis je meurs."

 

Vraiment, voir un tel potentiel gâché sur l’autel de la SF de bazar m’énerve, tant le film aurait pu donner quelque chose d’intéressant. En effet, dans la plupart des films de SF horreur, il s’agit d’un vaisseau fantôme qui dérive qu’il faut aller sécuriser, et dont on devra de toute façon s’échapper. Ici, l’appel au secours provient d’une mine désaffectée (ahaaa...) sur un planétoïde qui a dévié de son orbite et qui se balade dans l’espace (ahaaaa…) à proximité d’une Supernova. Voilà qui a de quoi exciter notre imagination, le contexte étant propice à un space opéra. Si la présentation de nos personnages reste très beauf (un couple baise, deux types jouent au ping pong, la médecin chef pianote sur son ordinateur pendant que le pilote disserte sur la violence des cartoons), on pouvait raisonnablement s’attendre à un spectacle divertissant. Et techniquement, on a des décors corrects (quoique cette esthétique bleue finisse vraiment par nous taper sur les nerfs, à en être dégoûté de la couleur), et des vues spatiales tout à fait satisfaisantes pour l’époque. Le problème, c’est que le film se la joue minimaliste et qu’au lieu de nous proposer un défouloir stressant, il tente de se la jouer dans un domaine qu’il ne maîtrise absolument pas : la psychologie. Mon Dieu, la psychologie ! Une erreur monumentale qui rend le film vite ridicule malgré ses différentes idées. Ici, l’enjeu semble être un artefact extra terrestre  qui modifie peu à peu les caractéristiques du corps humain. Il est ramené par un survivant qui ressemble un peu mais pas trop au connard que connaissait la médecin chef. Le soucis, c’est qu’on se doute très vite que c’est bien le connard qu’elle a connu, mais qui a été modifié par l’artefact (rajeunit en fait). Et à partir de là, le film se lance dans la psychologie des vaches. L’infirmière folle du cul est toute émoustillée par notre arrivant magnétiquement modifié et s’envoie en l’air avec lui en apesanteur avant de se faire tuer de façon prévisible, son copain se révèle être un jaloux fasciné par l’artefact qui subira le même sort (bref, une manière d’éduquer les populations sur une sexualité un peu trop exprimée), la médecin chef s’interroge sur le survivant qui lui rappelle vaguement son ex… Pendant que notre héros explore la mine qui se résume à un laboratoire au fond d’un trou (merde, où sont passées les installations d’Outland ?). Et on ne vous parle pas du jargon scientifique aussi hallucinant que non-sensique ("l'objet est composé de matière isotopique issue d'un univers à 9 dimension ici converti dans notre unvers à trois dimension, d'où l'émission de rayonnement isotonique à grande amplitude para magnétique." "C'est une bombe ?" "Oui, ça va tout faire péter !"). Aussi vulgaire qu’inintéressant, le film s’achève par un duel ô combien prévisible entre le gentil héros camé et le méchant vilain camé lui aussi, mais c’est lui le méchant parce qu’il est devenu laid à force de muter. Mais c’est le choix de conclusion nanar qui nous fait bien rire. Alors qu’on a vu au début combien était instable les capsules de protection pour les voyages à la vitesse lumière, on voit nos deux survivants se mettre dans la même, et en ressortir indemne, signe de leur parfaite correspondance sentimentale. Un final assez aberrant qui confine à la médiocrité du projet (en même temps, on a un ordinateur qui tombe amoureux parce qu’on lui a mis 5 lignes de codes en plus dans son système, la scène est d’ailleurs involontairement très drôle, tant l’ordinateur se met à penser comme un humain en quelques secondes). Un petit navet bénéficiant de moyens techniques bien disproportionné au regard de la facture très Z du scénario.

 

1/6

 

2000
de Walter Hill
avec James Spader, Angela Bassett

 

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/cinema/photos/diaporama/images/supernova-1999__2/5979822-1-fre-FR/supernova_1999_portrait_w858.jpg

Etes-vous fait l'un pour l'autre ? Tapez 3615 code Capsule spatiale, vous saurez immédiatement si l'être aimé est physiquement compatible avec vous.

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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

borat8 17/11/2012 15:23

Il faudrait que je repasse au stylo dessus mais ça devrait aller.

borat8 16/11/2012 17:46

Je ne pense pas mais Jack a des airs de Chuck Norris avec ses cheveux mi-longs et la mitraillette.

voracinephile 17/11/2012 13:30



Chuck, Carrément... Vivement Expendables 3... Mais je m'égare. Quand tu auras fini la couverture, mets la en ligne, qu'on en profite !



borat8 15/11/2012 16:45

Je me suis souvenu de l'affiche principale du film une sorte de gros bordel. Là c'est vraiment dans l'actionner avec trouduc en premier tenant une vraie beauté avec une main et la mitraillette de
l'autre. Puis l'arrière plan avec au sommet les autres actionnaires. Je n'ai pas osé le sang ça aurait fait moche mais j'ai gardé les projectiles.

voracinephile 16/11/2012 11:11



^^ Du bon années 80 en somme. Curieux de voir si ça sera aussi agressif que les jaquettes de cinéma d'action de nanarland...



borat8 14/11/2012 22:31

Il me semble qu'à un moment, tu avais un passage de ce genre avec des hommes de mains! J'ai fait une sorte de couverture avec Jack mitraillette dans la main droite tirant à tire larigot, à côté une
Judith pulpeuse en tenue légère façon indigène (soutien gorge tout de même!). Et derrière Raymundo et Rachel qui tire sur des ennemis sur une pyramide mexicaine en flamme! Titre: Les aventures de
Jack Burton au royaume des incas sangre (j'ai volontairement gardé le titre à rallonge).

voracinephile 15/11/2012 13:03



Classe ! Hâte de voir ce que ça rend. Ma fausse affiche est beaucoup plus sobre, mais je m'étais bien marré à la faire...



borat8 14/11/2012 17:06

Encore faut-il avoir les outils, ce que je n'ai pas malheureusement. Pour le reste, nos allemands voulant exterminer les incas restant pour chopper un trésor, ça va être violent. Apocalypto pour
rire!

voracinephile 14/11/2012 21:17



Apocalypto pour rire ! Carrément ! Il faudra alors que je t'envoie un extrait supplémentaire de mon script d'Indiana Jones, où les nazis exterminent toute la population indigène d'une île... Du
mauvais goût qui tâche en perspective...



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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