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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 13:59

hitoshi_matsumoto_symbol_9.jpg

 

Il y a des films qui vous font aimer le cinéma. Ce sont les OFNI, les trucs jamais vu et qui s’affranchissent des codes de narration classique pour se lancer dans leur trip. Symbol est un de ceux là, un trip de ouf malade qui, à l’aide d’un concept, parvient à faire l’accession au pouvoir divin la plus absurde jamais faite. Dupieux peut retourner faire de la comédie française !

L’histoire : Alors qu’au Mexique se prépare un petit match de catch insignifiant, un homme se réveille dans une étrange pièce toute blanche, parsemée d’une infinité de zizis d’angelots…

 

http://1.bp.blogspot.com/-sld_f0Y1Kbs/T6kuwIZS8wI/AAAAAAAAAOU/kkyHXKyyCgw/s1600/symbol+1.jpg

 

Symbol a cela de fantastique : en partant sur des bases complètement vierges, il parvient à étirer sur 1h40 un concept simple et à nous faire avec sans demeurer trop répétitif. Le début a pourtant de quoi dérouter. Notre homme, enfermé dans une salle blanche sans porte et sans plafond, le trouve pour seul relief qu’un zizi sur l’un des murs, finissant par l’effleurer, des milliers d’anges se mettent à sortir des murs, avant d’y disparaître en laissant poindre leur membre. Déjà, le personnage pète un câble, et on est mort de rire. Puis il se rend compte qu’en appuyant sur ces zigounettes, il peut faire apparaître différents objets dans la pièce. Un excellent concept qui permet donc de s’amuser sur quelques questions de base (manger, boire…). Jusqu’à ce qu’un bouton ouvre une porte dans le mur à l’autre bout de la pièce, mais dont l’ouverture est minutée. Et c’est en rajoutant sans cesse des difficultés et en se montrant créatif que notre personnage prépare son évasion. Maniant sans cesse un humour absurde qui a l’avantage de ne pas devenir lassant, Symbol avance sans cesse, et impossible de se préparer à ce qu’il va arriver par la suite. D’ailleurs, le film ne donne aucunes explications. Est-ce un test (on pense au Cube de Nathali) ? Le lien avec le match de catch se révèle tardif, mais il est déterminant pour montrer que les actions de notre personnage dans la pièce aux zizis commencent à avoir des répercussions sur le monde extérieur. On n’en dit pas plus, mais le dernier quart d’heure, purement expérimental et nous donnant une pêche d’enfer, nous emmène là où l’on n’imaginait pas aller. Et, soit dit en passant, ce film est le premier à oser montrer… la teub de Dieu himself. Enorme séquence absurde à s’en décrocher la mâchoire ! Enorme surprise qui se rend immédiatement attachante auprès du spectateur pour son humour vraiment absurde, Symbol est à recommander chaudement à tous les amateurs de chocs visuels. Ce film (comme les autres réalisations de Matsumoto) est difficile à trouver sur le net, et encore, en VO (japonais) sous titré anglais. Pour en profiter, peut être faudra-t-il attendre quelques temps. Mais le potentiel du film n’en est pas moins là. Un vrai phénomène.

 

4,7/6

 

2009
de Hitoshi Matsumoto
avec Hitoshi Matsumoto, Luis Accinelli

 

http://asiafilm.fr/wp-content/uploads/2010/05/symbol.jpg

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Published by voracinephile - dans OFNI (m'as tu vu )
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