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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 09:25

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Dimension, c’est ce qui s’appelle une boite de production, vu le nombre conséquent d’excellents projets qu’ils approuvent (Piranha 3D était le dernier d’entre eux). Et depuis, ils ont créé une sous catégorie : Dimension Extreme. Autant dire que ça promettait. Sauf qu’ils ont parrainés le projet teeth, et que je l’ai vu. Et autant dire que c’est l’un des plus mauvais qui soit sorti pendant son année. Non content de ne pas faire peur (mais ça on s’en doutais un peu), ce film crache tout simplement sur les jeunes qui font d’habitude le public de ce type de projet.

L’histoire : une adolescente en faveur de l’abstinence découvre qu’elle est dotée d’un vagin à dents.

 

http://channel-kdk12.wikispaces.com/file/view/teeth.png/218780072/teeth.png


Une telle idée était tout simplement géniale. Il y avait de quoi faire un nouveau baby blood, mais avec un vagin. Quand on lit le script, c’est immédiatement ce à quoi on pense : sex and blood, avec un humour corrosif. Mais ce petit prétentieux de réalisateur Mitchell Lichenstein ne l’entend pas de cette oreille, et non content de nous frustrer dans nos attentes, cherche à nous embrouiller avec un script passe partout qui bouffe à tous les râteliers, y compris ceux qu’on rejette. En effet, jamais le film ne tente d’utiliser son parti pour faire du fantastique honnête (ce côté est totalement annihilé par la comédie), et il s’en sert même pour servir la morale conservatrice de la manière la plus conne qui soit (dans un premier lieu en tout cas). On commence avec la présentation de notre héroïne : Dawn, une gamine qui croque le doigt de son demi-frère dans une piscine, et qui une fois adolescente devient une défenseuse de la cause féminine en prônant l’abstinence. On croit carrément rêver en la voyant promouvoir les bagues de pureté, qu’on avait plus vu depuis South Park. On pense, en voyant un truc aussi gros, que le réalisateur essaye de faire du second degré, mais là le film tente de nous faire avaler des leçons de morales grosses comme des voitures, en montrant notamment le demi-frère comme un gothique délinquant juvénile qui insulte ses parents et qui pratique une sexualité débridée. A tous les points de vue, dès qu’on commence à parler de sexualité, l’huître referme sa coquille (habile métaphore) dès qu’on sort du cadre de la morale des années 50. Avec un seul mec, et le bon. Les femmes avec en gros le pouvoir d’émasculer les hommes, si elles ne sont pas contentes. Sans m’avancer comme misogyne, un tel féminisme primaire qui tente de prendre l’air jeune me fait doucement rigoler. Clairement, le film donne envie de gerber, montrant les hommes comme des pervers patentés ou des gros cons qui ne pensent qu’à leur plaisir. Une chose m’étonne quand même : pourquoi sectionner les doigts du gynéco ? Ce gars fait juste son métier, et on lui coupe son instrument de travail pour tenter d’ausculter Dawn, qui une fois le fait accompli, fuira en le laissant à son hémorragie. Clairement, tenter d’être un peu audacieux avec Dawn risque de se retourner contre vous. De face avec des petits bisous, c’est le strict nécessaire. Le plaisir masculin est totalement nié au profit de celui de la femme, qui si elle n’est pas satisfaite a immédiatement pouvoir de castration. Et madame qui est avancée comme un maillon de l’évolution de l’espèce humaine, un aboutissement ultime. Madame tourne avec pleins d’ados tous plus cons les uns que les autres, et les castre tous parce qu’elle est frustrée à un moment ou l’autre, et la plupart du temps, c’est parce qu’elle entend un truc qui ne lui plaît pas, ou qu’elle se met en quête de châtrer des types qu’elle connaît. Que toutes les femmes se mettent à avoir un vagin castrateur, et je donne une semaine avant qu’il n’y ait plus un homme viable sur terre. Après avoir vu ce film, on n’a qu’une envie. Se regarder Dying god (un monstre au pénis surdimensionné qui perfore le bide des gonzesses qu’il saute). Une critique qui semble misogyne en apparence, mais qui n’est que le fruit d’une contre-réaction à l’égal de ce que le film se révèle pour le public masculin : un calvaire, l’humour se révélant peu efficace et fonctionnant essentiellement sur de la bite coupée par une fille absolument pas attachante. Un navet pur et simple.

 

0.5/6

 

de Mitchell Lichtenstein
avec Jess Weixler, Hale Appleman

 


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Published by voracinephile - dans Navet (prétentieux)
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commentaires

Alice In Oliver 03/08/2011 14:27


morale de l'histoire: n'est pas Henenlotter qui veut.


voracinephile 04/08/2011 18:12



^^ Une bien belle morale !



Alice In Oliver 03/08/2011 13:57


en plus, le film a une petite réputation sur la toile: indéniablement surestimé !


voracinephile 03/08/2011 14:05



Mais oui ! Je ne la comprend absolument pas moi non plus. J'en ai discuté avec un copain qui l'aime, et en gros il le voit surtout comme une comédie, avec une crétine de fille qui se sert de son
pouvoir pour punir des mecs. Je pense que les fans de ce film le prennent surtout pour une comédie, qu'ils passent les critères fantastiques à la trappe et qu'ils prennent tout au second degré.
Mais moi, j'ai pas réussi à voir au delà du premier, bien trop embrouillé pour remporter mon adhésion (au final, que veut dire le film, vu qu'il prend des airs moralisateurs ?)



Alice In Oliver 03/08/2011 13:14


un navet ? Je n'irai pas jusque là mais j'ai été assez déçu par le fait que le réal se révèle incapable d'exploiter un sujet pourtant prometteur. Mieux vaut regader sex addict


voracinephile 03/08/2011 13:44



Navet pour moi, car je n'ai pas supporté l'héroïne (déjà, elle n'est pas attachante  : prôner l'abstinence à 17 ans, quelle horreur !), qui se sert de sa particularité juste pour faire chier
la gente masculine, en frappant là où ça fait mal. Du féminisme primaire et un discours incompréhensible sur la sexualité (d'abord, on prône les valeurs des années 50 (la scène de tentative de
masturbation est éloquente), puis on couche avec tout le monde ?). Poubelle ! Et d'accord pour sex addict !



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