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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 11:33

http://imworld.aufeminin.com/cinema/tha-eastsidaz-le-dogg-se-dechaine-4128_L.jpg

 

Avec Tha East Sidaz, le nanardeur patenté peut contempler un visage intéressant du nanar : celui du doublage et du cliché à gogo. Etrange que Snoop Dog se soit fourvoyé en jouant dans cette merde intersidérale, mais maintenant qu’il a fait la connerie, pourquoi s’en priver ? Si le film est clairement moins bon que ce que la chronique de nanarland pouvait laisser supposer, c’est aussi parce que le côté nanar du film réclame de l’endurance. Aussi, pour mieux l’apprécier, peut être serait-il avisé de conseiller de le voir en plusieurs fois, avec pas trop d’intervalle entre les parties pour ne pas perdre le fil du récit.

Warning : this critique contient some explicite langage.

L’histoire : Yo mother fucker ! Les négros se déchaînent dans la ville, y a Crackle qui fait un coup de pute à Killa Pop, le king des pâtés de maison du coin, pour trouer des salopes à sa place. Mais Killa pop va lui niquer la gueule à cet enculé.

 

http://content.internetvideoarchive.com/content/photos/371/015603_7.jpg

 

Ce qui est très drôle dans East sidaz, c’est le doublage français, qui nous gratifie de dialogues pour le moins efficaces. Jugez par vous-même de ce dialogue capital entre Killa pop et son pote Young Loc : « Tu vois, y avait une salope qu’était en train de me sucer, puis elle s’arrête pour me dire que ma queue avait un goût salé. Tu sais ce que je lui ai dit ? » « Non… » « Je lui ai dit : Tu fais de l’hypertension ? » « Ha ha ha. » « Elle me répond non. Alors continue de me sucer, sale chienne ! » « T’as dit à cette salope la vérité, mon gars ! ». Alors, ça ne fait pas rêver, de beaux mecs virils comme ça ? Le doublage français est tout simplement exceptionnel, nous gratifiant d’agressions verbales gratuites toutes les minutes. Quand il ne s’agit pas d’agressions physiques où notre héros tabasse un client dans une épicerie avant de se justifier par un « Je lui devais bien ça à cet enculé ! Il m’avait fait virer de l’équipe de basket au lycée. » Ce à quoi un de ses amis répondra « Ouais, mais ça m’embête de partir. Y a deux bonnes salopes qui attendent dans ma caisse. Je vais chopper une grosse boite de capotes puis je me casse en mission. » C’est l’hallucination totale quand on s’interroge un minimum sur l’image qu’a envie de donner le réalisateur de la communauté afro-américaine. Conscient de vouloir nous insérer dans un décor réaliste, Michael Martin nous filme une bande de noirs qui passent leurs après-midis dans un garage à jouer aux jeux vidéos, à s’insulter et à s’appeler tous « négro ». Il faudrait que je fasse ça dans ma classe un jour, je sens que je m’intègrerai tout de suite bien avec les populations bronzées… Sans parler du rôle des femmes, ici cantonnées aux fourneaux histoire de préparer de bons spaghettis à la viande à leurs époux. Et pour financer tout ça ? Mais la beu, chers amis ! L’économie souterraine, le trafic de la weed, les deals entre gangs ! Et dans cette lutte du pouvoir, Crackle a décidé de se faire sa place en niquant par derrière Killa pop, le caïd de la région. Ce dernier part donc en tôle après un coup monté. Voici pour nous encore une nouvelle facette du monde des blacks : la prison. En effet, quel noir n’y a pas passé quelques jours, aux Etats Units ? Il faut se rendre compte de combien le film brise les clichés qui veulent que les noirs soient des gens normaux. Les noirs de Tha East Sidaz font du rap en prison, ils s’appellent tous négro, et dès qu’ils le peuvent, ils font preuve de violence car le respect, ça s’impose comme ça. Dit comme cela, en plus des ambiguités idéologiques douteuses concernant les communautés afro-américaines, Tha East Sidaz a l’air d’être un nanar de compet, un film tellement con qu’il en devient unique. Cependant, le film présente une certaine tendance à lasser, notamment parce que sesartifices nanars se renouvèlent peu. Si on notera quelques beaux moments de nanardise (comme une évasion à base de sciage de barreaux avec un fil de fer absolument normal), l’usage omniprésent des grossièretés finit par lasser, le spectateur voulant plus que jamais abréger ses souffrances. Le film faisant 90 minutes, il est donc conseillé de le couper en deux, en trois, voir en lamelles de 10 minutes si vous voulez vraiment profiter épisodiquement de ses charmes. Toutefois, Tha East-sidaz n’est pas un film à dédaigner si vous aimez qu’on parle des blacks comme des « putains d’enculés de négros » qui « trouent des salopes » à tour de bras. Affichant régulièrement des fautes de goûts scandaleuses, le film est à conserver précieusement si il passe à votre portée. Toutefois, je vous déconseille l’achat, et pour encourager Snoop Dog, on vous recommandera plutôt ses albums ou ses contributions au cinéma pornographique.

 

0/6 mais un relatif 14/20 nanar

 

2000
de Michael Martin
avec Snoop Dogg, Tray Deee

 

http://cdn09.film.com/wp-content/uploads/2005/02/17505034-17505037-large.jpg

Un négro qui a la classe, putain de merde !

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Published by voracinephile - dans Nanar (modeste)
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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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