Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 18:42

the-dead-affiche-4f1948199dde5.jpg

 

Zombi mon ami, qu’a-t-on inventé de nouveau, depuis ta création par monsieur Romero ? Pas grand-chose, si ce n’est qu’ils ont un peu accéléré l’allure depuis les années 60. Mais curieusement, dans un film sorti récemment titré The dead, ils reviennent à une allure lente. Comment faire un film palpitant dans ces conditions ? Très simple, il suffit d’appliquer les codes de la menace omni-présente, de tenir compte des règles simples de la survie en territoire zombie, et on obtient un film efficace avec peu de budget, qui plus est se payant le luxe de délocaliser l’intrigue en Afrique.

L’histoire : un ingénieur fuyant la contamination du continent africain par un virus zombie, voit son avion s’écraser peu après son décollage. Il doit donc rejoindre l’un des camps fortifiés de la zone en survivant à l’enfer zombie.

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn_indesign/2011-11/2011-11-23/article_2311GUIPARP22thedead.jpg

 

Simple et efficace, ce retour à une menace zombie lente, mais inexorable, est un bon retour à la définition originale du zombie. Très Romero dans les règles, ce film mise son suspense non pas sur l’impact des apparitions des zombies (ce que faisait Snyder dans L’armée des morts), mais sur le court laps de temps qu’on a chaque fois nos humains pour pouvoir se sortir de leurs embuscades. Les amateurs de films qui bougent pourront trouver ça chiant, et pourtant, le suspense est bel et bien tendu tout du long d’une heure quarante de film. Tout simplement parce qu’à chaque imprévu, à chaque immobilisation un temps soit peu prolongée, les zombies commencent à affluer par dizaines, rendant le corps à corps périlleux et obligeant nos humains à gaspiller leurs munitions. Un suspense à l’usure, qui se révèle ici parfaitement retranscrit par les péripéties du script. En plus du problème zombie, les conditions naturelles sont ici très bien prises en compte, puisqu’à plusieurs étapes du voyage, nos héros doivent prévoir avec les conditions climatiques, en traversant un désert où l’eau se fait rare, et où la moindre erreur pourrait être fatale. Sans prétendre à faire dans la critique sociale, le film se révèle être un bon film de zombie, avec des enjeux humains et un personnage principal charismatique, que nous accompagnerons avec anxiété pendant tout son périple. Autre point fort du film, ce dernier ayant été fait avec un budget dérisoire, il sent l’authenticité, le vécu. On évolue dans une Afrique sauvage, contaminée et tout à fait crédible, ce qui ajoute un certain cachet d’authenticité au film. Si le maigre budget se fait parfois sentir (un crash aérien un peu cheap), le récit est intense et l’aventure palpitante. Qu’on en prenne de la graine, il enterre dix fois Survival of the dead !

 

4.3/6

 

2010
de Howard J. Ford
avec Rob Freeman, Prince David Osei

 


Partager cet article

Repost 0

commentaires

princécranoir 21/06/2012 20:45

"The Big Country" (un truc comme "les grands espaces" en français) est selon moi un des meilleurs films de Wyler (un réal né en Alsace!, et connu essentiellement pour "Ben Hur" alors qu'il a fait
des tas d'autres films excellents). En fait Romero s'en inspire essentiellement pour illustrer les luttes rivales entre les familles. Questions grands espaces, on est moins servi sur son île. Pour
"Diary" je suis complèteemnt de ton côté. Pourtant je déteste les films en shaky cam de ce genre, et j'ai même eu bien du mal à voir celui-ci jusqu'au bout sans vomir (c'est aussi ce qui me retient
de le revoir) mais je trouve l'exploitation du concept de bruit médiatique, de banalisation de l'image est passionnant.

Pour terminer sur une note positive sur "the dead", je reconnais que les zombies ont un petit côté "Vaudou" de Tourneur et que l'Afrique était un formidable espace à investir pour ce genre
d'histoire. Il aurait fallu filer le projet à des cinéastes en fait.

voracinephile 21/06/2012 21:43



Vu que je me force un peu à rattraper mon retard question western, je vais prendre en note ce titre. Ravi d'avoir trouvé un partisan de Diary. Même si le côté fun du film est mis par terre à
cause de cette sale shaky cam (qui fait plus cheap qu'autre chose...), je trouve que Romero parvient à retrouver un peu de sa verve en parlant des médias (la séquence de montage du film dans le
film est un petit luxe en prime ^^). L'exact opposé de Land of the dead, thuné et divertissant, mais lointain dans sa dénonciation de la politique des états units.


Je sens beaucoup de rancune envers les frères Ford pour The dead... M'enfin bon, un commentaire positif c'est déjà bien. Surtout que le tournage de ce film a été particulièrement éprouvant pour
toute l'équipe (tu as dû lire leur interview dans Mad).



princécranoir 20/06/2012 14:43

Evidemment "la nuit des morts vivants" est un chef d'oeuvre ! Ce n'est pas que l'action soit molle qui me gêne, au contraire, ce genre de film ne demande pas à ce qu'il y ait une foule de
rebondissements. Et c'est bien le problème dans le cas présent : ce n'est ni contemplatif, ni débridé, c'est médiocre. Sans même parler de la mise en scène qui est loin d'atteindre la puissance
hallucinée du film de Romero. Quant aux scènes de survie, elles sont très mal gérées : pourquoi les deux types n'ont pas fait le plein du radiateur en s'arrêtant au camp précédemment ? Bon, en
admettant qu'il veuille en faire une composante dramatique, très bien. Mais alors pourquoi mettre sur leur chemin un puits d'eau la scène d'après. C'est ridicule. Tout est comme ça : le type qui
dort dans l'arbre (impossible de ne pas tomber), la traversée du désert, tout sonne faux dès le début, dès la scène de l'avion. Mais surtout, je trouve que les acteurs n'ont pas l'air dêtre dans
une grande détresse. Aucune animosité, aucun problème lorsqu'ils croisent des îlots de survivants : tout le monde s'aime bien, tout le monde s'entraide, c'est cool. Dans "Stake Land" ou "Walking
dead", ça charcle presque plus entre humains qu'avec les zombies et ça me semble être un peu plus crédible que cette version oui-oui de la fin du monde.

Pour revenir à "Survival of the dead" que, soyons clair, je trouve très très faible par rapport ne serait-ce que "diary of the dead" (qui avait au moins l'avantage de travailler sur un concept), ce
Romero adopte sans vergogne la stratégie ludique de plier le genre "morts-vivants" (marque déposée) à un scénario de pur western. Romero ne cache pas s'être inspiré de "The Big Country" (certes on
est loin de la qualité du superbe western de Wyler) transposé sur une île. Pour "The Dead", le type de Mad y voit une analogie avec "la prisonnière du désert" (sic ?) Va falloir m'expliquer lequel
des deux est John Wayne alors.

voracinephile 20/06/2012 23:35



Je comprends un peu mieux ton avis sur ce film. Il serait incapable de trouver son rythme. Question puissance, ce n'est pas toujours bien filmé, mais à chaque arrêt, j'ai trouvé que la petite
angoisse dûe à la présence de zombie était bien présente, et qu'elle se révélait presque toujours fondée.


Concernant la scène avec l'eau de la gourde, je la trouve excellente. Mais c'est vrai qu'avoir un puit presque tout de suite après, c'est saborder une piste intéressante. Je reverrai le film pour
voir si il supporte une seconde vision, mais je persiste pour le moment à trouver que délocaliser le mythe zombie dans la brousse est, sans grande innovations, plutôt payant, en nous faisant
évoluer dans autre choses que des ruines de ville. Bon Stake land sinon, un sympathique film de vampire qui se la joue road movie.


Tu as quand même trouver un peu de divertissement dans Survival of the dead alors... Si je persiste à défendre Diary of the dead (le second Romero que j'ai vu après La nuit des morts vivants), ce
dernier opus des morts vivants ne m'a pas convaincu (je me suis bien embêté quand même, et n'ayant pas vu "The big country" (mea culpa), je n'ai pas pu m'intéresser à cet aspect du film, même si
j'ai bien perçu le côté western. En revanche, je n'ai pas de comparatif pour The dead, donc concernant cette comparaison, je jette l'éponge. Et je reverrai le film bientôt !



princécranoir 20/06/2012 08:19

Chez Olivier je lis que le rythme est enlevé, ici tu dis qu'il n'y a pas beaucoup d'action et dans Mad il dit carrément que c'est contemplatif ! Je crois en fait que le film est jsute mauvais. Les
Ford sont incapable de filmer un scénario même convenu. Certes ils ont compris que leur seul atout était de filmer de beaux payasages. Vu qu'ils n'ont que ça à portée de caméra, ils ne s'en privent
pas. Mais côté acteur, c'est plus rude. Il me ferait presque regretter le dernier Romero celui-là, au moins il était plus fun. En tous cas, on n'est pas à la cheville du moins réussi des épisodes
de "The Walking Dead".

voracinephile 20/06/2012 14:08



Ah non, le film est excellent ! La nuit des morts vivants de Romero, c'est quand même mou du genou niveau action, et ça reste un chef d'oeuvre ! Ici, c'est pas très original niveau enjeux, mais
le cadre est vraiment dépaysant, et il est propice à un film de survie plutôt réaliste. Survival of the dead était marrant par ci par là, mais il restait quand même très lourd, incapable
d'innover et incapable de planter des messages sociologiques. Rien de tout ça dans The Dead, qui se contente d'enjeux simples et qui nous fait un film respectueux de son sujet.


Pas vu la saison 2 de The Walking dead, je tenterai de m'y intéresser pendant les vacances d'été. La première saison était en tout cas sympathique.



alice in oliver 26/04/2012 16:02

hélas...

alice in oliver 25/04/2012 18:50

oui, en tout cas, ce film aurait largement mérité une sortie en salle

voracinephile 26/04/2012 15:50



Tout à fait, mais nous connaissons notre système de distribution... Aucune chance, le film n'ayant pas un gros budget...



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche