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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:41

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Les requins ont enflammé l’imagination de bons nombre de réalisateurs, qui nous ont offert des dizaines de péloches sur le genre, allant du chef d’œuvre (Jaws) au navet (Jaws 4) en passant par le nanar jouissif (Shark attack 3). Mais si pour beaucoup, c’est la taille qui compte, certains essayent de rester dans un cadre plutôt réaliste, et misent sur l’immersion du public dans le film. C’était le cas avec Open Water (un petit film bien exécuté qui m’a pas mal ennuyé, mais qui était parfaitement fonctionnel), et maintenant avec The Reef, un petit film bien exécuté qui a le mérite d’être diablement efficace.

L’histoire : un groupe d’amis part explorer une île au milieu de récifs. Sur le retour, ils heurtent un écueil, et n’ont d’autre choix que de nager plusieurs kilomètres pour rejoindre une autre île d’où ils pourront appeler du secours.

 

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Andrew Traucki n’en est pas à son premier coup d’essai dans le survival animalier, ayant tourné 3 ans auparavant Black Water (sélection Mad), où des touristes se retrouvaient piégés dans une mangrove avec un crocodile patient et déterminé. Ici, on réutilise la formule en quelque sorte, le groupe se retrouvant ici obligé de se mettre à l’eau en sachant qu’elles peuvent accueillir des requins. La tension est donc constante, même si au départ, tout le monde est plutôt confiant. La balade maritime tourne vraiment à l’angoisse après la découverte d’un premier signe avant coureur : un cadavre de tortue putréfié et assez amoché qui fait vite grimper la tension, précédant de quelques minutes le squale attendu, et qui ne décevra pas. C’est là que le film renouvèle la formule de son prédécesseur : le réalisme de la créature et la volonté de la rapprocher le plus possible de ses personnages impressionne vraiment sur le coup. Si d’abord la menace est indistincte, elle se précisera peu à peu (on est particulièrement bien immergé dans ce film, car on découvre le danger en même temps que les personnages, et parce que le comportement du requin n’est jamais totalement prévisible). Bref, on ne spoilera pas ce qu’il se passe par la suite, mais les attaques sont parfaitement illustrées, ne cherchant pas à en montrer plus que nécessaire (un personnage qui disparaît happé dans l’eau, et qu’on retrouve une dizaine de mètres plus loin, agonisant sans qu’on puisse estimer la gravité de ses blessures). Le décor reste à peu près toujours le même, l’ambiance est tendue et le requin impressionnant, il n’en fallait pas plus pour me contenter (surtout qu’ici, on voit le requin, contrairement à Open Water). Probablement pas un chef d’œuvre du genre (les enjeux restent assez humbles au final, mais les effets spéciaux réalistes impressionnent). Clairement fréquentable.

 

5/6

 

de Andrew Traucki
avec Adrienne Pickering, Zoe Naylor

 

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commentaires

Vince12 19/04/2012 08:02

Montre leur Turkish Star wars

voracinephile 19/04/2012 22:16



Déjà fait ^^ Ils ont adoré, mais moins que Kill for Love !



Vince12 18/04/2012 14:42

Moi aussi j'aime faire découvrir des films aux autres et en débattre avec eux après. Avec des potes on regarde des films ensemble mais pour certains je leur dis des fois "Celui là il vaut mieux que
tu le vois seul", parce que pour certains films choc quand c'est trop dérangeant des fois le mec essaie de dédramatiser il se tourne vers son pote et dit "PFFF c'est n'importe quoi" ou il sort des
blagues pour tenter de détendre l'atmosphère. Mais quand tu es seul tu est vraiment confronter au film.

voracinephile 18/04/2012 21:21



Oui, c'est classique en effet, ces comportements... Toutefois, souvent quand je fais des projections, mon public est plutôt accros à l'horreur ou au suspense, donc si les films bougent assez, ça
va... Le problème, ce sont les temps morts où nos persos parlent. Si c'est trop long, l'assistance se dissipe et c'est mort... Je suis tiraillé entre le fait de trouver des bons films et le fait
de trouver des films péchus (sans quoi, le public s'ennuie)... En bref, uniquement les chefs d'oeuvres qu'ils n'ont pas vu ou des nanars tellements mauvais qu'on en rigole pendant deux heures
(dans le genre, From Paris with Love a eu un bon succès quand je l'ai montré, tout le monde a ri pendant une heure vingt).



Vince12 16/04/2012 22:00

C'est le genre de film qu'il vaut mieux voir seule comme tous les films choc ou d'épouvante Horreur. Car si on est entre potes on prend le rire comme défense.

voracinephile 17/04/2012 19:15



Yep, mais voir un film seul, je trouve ça un peu trop... solitaire. C'est mon principal loisir (je découvre quasiment tout seul avant de proposer), mais j'aime beaucoup débattre après, et
heureusement que les blogs existent...



Vince12 16/04/2012 09:14

Film choc et stressant, c'est rare de voir des bons films de requins depuis Jaws

voracinephile 16/04/2012 21:55



Un grand film de requin, c'est clair. Un open Water réussi en somme. Les effets spéciaux sont en tout cas diablement efficaces, et ce simple récit de survie réussie largement à faire renaître la
peur de la masse sombre au fond de l'eau... Content de voir que tu l'ais apprécié, car ce genre de film animalier est souvent boudé par le public, qui ne le prend pas sérieusement (quand j'avais
projeté Solitaire dans ma classe... quel tollé je me suis pris !)



Alice In Oliver 20/07/2011 19:28


tu ne le regretteras pas: le plus mauvais film de l'histoire du cinéma, selon Stephen King


voracinephile 21/07/2011 09:31



^^ Rien que ça ? Waow !



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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