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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 11:24

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http://images.fan-de-cinema.com/affiches/thriller/da_vinci_code,1.jpg

 

Ce soir, deux divertissements mâtinés de théologie, mais pas tant que ça en fait. Il faut comprendre par là que Les Rivières pourpres 2 et Da Vinci code partent tous deux de références théologiques (très différentes d’un film à l’autre) et qu’elle dévie peu à peu de leurs ambitions pour tenter de faire du spectacle. Ca se remarque moins dans Da Vinci Code, mais ça reste quand même un de ses indéniables défauts. D’un côté, les poses théâtrales d’acteurs en plein cabotinage ou sobre à en pleurer, de l’autre un numéro tellement excité, je-me-la-pète et non-sensique qu’il parvient à nous faire de la peine pour certains acteurs, empêtrés dans un bourbier qu’ils n’avaient pas imaginé. Le point commun de ces deux programmes ? En plus des nombreuses références à notre saint père Jésus Christ, un acteur est commun aux deux films : Jean Reno. Un acteur bankable à l’international qui revêt ici  des rôles de policiers droits dans leurs bottes : le comissaire Niémens et le capitaine Fache. Dieu, protégez nous !

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/39/2/3669392nxspt.jpg?v=1

"Nous recherchons des moines qui se planquent dans le contre jour. Pourriez vous nous aider svp ?"

 

Les rivières pourpres 2 : ce film provoquait de véritables accès d’impatience dans ma cervelle, tant l’ensemble des critiques visaient à le dessouder, à le frapper dans tous les sens et à le laisser pour mort sur le bas côté. Après un premier opus remarquable et qui s’est révélé être un succès, Luc Besson récupère la franchise en se disant qu’il y a du blé à se faire, et se lance dans la rédaction d’une suite de son cru. Quelques joints, une bonne biture de derrière les fagots, et voilà un scénario et des dialogues torchés comme ils se doivent et prêts pour une exploitation en salle. Reno, en bon yes-man, dit oui à Besson  (il lui doit bien ça, les grands Besson sont avec lui), et rempile dans son rôle de commissaire Niémens, aujourd’hui confronté à une affaire aussi sordide qu’hallucinante. Un prêtre plante un clou dans un mur, et voilà que du sang se met à couler. Le commissaire Niémens est donc mis sur l’affaire, sans trop qu’on sache pourquoi (cherchez pas, il fait les chats écrasés dans tout le nord de la France). Il se lance fissa dans un tas de direction, et il en choisit quasi aléatoirement une, et coup de pot, c’est la bonne ! En cherchant dans le passé de la victime, il découvre qu’elle avait été moine et qu’elle avait échafaudé toute une théorie sur l’apocalypse. Parallèlement à ça, un jeune policier arrête un gars halluciné disant s’appeler Jésus, et sujet à des visions étranges. Il parle notamment de l’apocalypse. Un fil assez gros pour permettre de réunir nos deux flics sans que ça ait le moindre intérêt. D’ailleurs, on appréciera la scène de présentation du jeune flic. Vous trouviez le cassage de gueule de skinhead too much dans le 1 ? Besson ne se sent plus pisser et lui fait démolir un appart parce qu’il veut coffrer un dealer et qu’il faut lui péter la gueule avant. Et là arrive alors l’impensable. Nos flics sont confrontés à une bande de yamakasis possédés. Premier bon point : ils ne parlent pas comme des racailles. Deuxième : ils sont fringués comme dans Diablo II. Car ils ne sont pas humains, ces moines. Quand ils tuent quelqu’un, il faut que ça ait l’air religieux. On a donc droit à des mises à morts à coup de pistolets à clous, et sans la moindre raison explicite, à du versage d’or en fusion dans les yeux. Jusque là, les morts défilent sans la queue d’une piste ni les couilles d’une ambiance (on émet l’hypothèse que Besson devait jouer à Diablo II pendant les pauses de l’écriture du scénar). Les acteurs récitent leur texte en ayant l’air investi, mais rien n’y fait. On évoquera à ce titre le climat de l’abbaye, qui semble toujours vivre en plein moyen âge (Besson a-t-il levé son cul de sa chaise en cuir pour aller visiter une abbaye ? Non, il explorait l’acte I de Diablo II, et il se disait que ça serait cool de refaire le chapitre de l’abbaye corrompue) et qui n’est pas crédible une seule seconde (sans parler de l’anachronisme provoqué à chaque fois qu’un flic met les pieds dans le bâtiment). Et puis, arrivant sans prévenir, c’est le pot-aux-roses ! On nous informe qu’il s’agit d’une secte chrétienne qui veut provoquer l’apocalypse et qui du coup va réaliser les différentes étapes de l’apocalypse selon saint Jean, et cela passe par les meurtres de personnes ayant le même métier et le même prénom que les apôtres de JC, en pleine Alsace-Lorraine… Besson se rend-t-il compte de ce qu’il couche sur le papier ? Il semble que oui, car il persiste dans cette direction conne comme ses pieds, osant nous imposer un combat débile en plein centre commercial avec des prêtres Diablo II qui surgissent des rayons pour poignarder un gars dont on se branlait il y a 5 minutes. Niémens enrage, les prêtres Diablo II arrivent toujours avant lui pour tuer les gars (on se demande encore l’intérêt de les tuer, mais c’est la prophétie on vous dit !). Coup de bol : les 4 derniers sont tous réunis dans la même cabane de pêcheur (quelle probabilité improbable !) mais ils sont morts. Heureusement, un moine Diablo II a eu la gentillesse d’attendre les policiers pour les mettre sur la piste, et il se lance dans une course poursuite dans les bois, où apparaît un bunker à mitrailleuse qui débroussaille tout sur un hectare. A se demander si Besson ne regardait pas Predator pendant son script et qu’il s’est lancé dans la même générosité de plomb que l’équipe au moment du « défrichage ». Ils savent qu’il y a un Bunker dans le coin, mais ils préfèrent retourner fouiller l’abbaye qui ne contient rien (mais les moines restent suspects, vu qu’ils vivent eux aussi en mode Diablo II et ont les mêmes habits)… Arrive alors Christopher Lee en chef de secte. Un acteur au charisme magnétique, ici réduit à cabotiner pendant quelques scènes et qui connaîtra une mort rendant assez peu justice à ses talents d’acteur. On notera tout de même l’investissement du personnage dans ses dialogues, qu’il tournera en français avec un accent excellent. Reno et son pote vont interroger un prêtre. Ce dernier tente de leur remettre un objet, mais un yamakasi Diablo II adroit lui arrache des mains pendant que d’autres le clouent avec des flèches sur l’autel. Quelques cabrioles plus tard, ils disparaissent derrière un arbre. Le soir même, un type brûlé est découvert devant le commissariat. On découvre alors un tunnel dans lequel vont nos flics. Coup de pot : c’est le repère des méchants. Les balles fusent dans tous les sens. Puis les méchants balancent une bombe lacrymo, ce qui endort nos flics. Ils se réveillent pour assister à un odieux spectacle : Christopher Lee qui cabotine sans charisme. Le montage tente de nous faire flipper avec l’apocalypse, mais en fait, c’est simplement une conduite d’eau qui lâche. Les yamakasi démoniaques sont happés par une vague et disparaissent dans l’eau (à quoi ont-ils servi, on ne sait pas vraiment, et l'explication expédiée a de quoi faire rire). Nos flics sortent alors du puit, et font une blague dans le commissariat. La même qu’à la fin d’Indiana Jones et la dernière croisade, mais en beauf comme Besson sait le faire, du genre je pète tu rigoles. Ouf, c’est fini. Rappelons que la photographie insiste lourdement sur la saturation des couleurs et la surexposition, ce qui alourdit constamment le visuel du film. Ne parlons pas des dialogues. Malgré un générique rigolo qui filme de l’eau couler sur des statues, la vacuité du projet ne laisse pas de nous faire rire, tant Besson s’est planté en beauté. La preuve en image de ses tendances les plus suicidaires !

 

0/6

 

2004
de Olivier Dahan
avec Jean Reno, Benoît Magimel

 

http://a.giscos.free.fr/cinema/R/RivieresPourpres2/Image1.jpg

Quand Besson se prend pour Uwe Boll et adapte illégalement Diablo II...

 

Da Vinci Code : Après la réalisation approximative et jean-pierre-jeunesque d’Olivier Dahan, arrive un gars qui a déjà fait ses preuves : Ron Howard. En bref, c’est pas un manche qui s’y colle, à cette adaptation, et il y a du beau monde derrière ! Tautou, Reno, Hanks, McKellen… Du très lourd pour ainsi dire. Et forcé on est de constaté qu’avec un tel potentiel, un film aura rarement été aussi plat. Si son successeur Anges et Démons semble l’avoir supplanté dans le domaine du thriller somnanbulique, la palme du désintérêt revient immédiatement à Tom Hanks, qui s’est rarement révélé aussi transparant dans un film. Qui pourrait croire aujourd’hui qu’il a joué dans Philadelphia ou encore dans Forrest Gump ? L’acteur fronce les sourcils et ça y est, il a l’air d’avoir réfléchi. Et c’est ça pendant deux heures quarante. Deux heure quarante ! Tenir jusqu’au bout sans pose, c’est long. Et l’intrigue principale, si elle se révèle largement plus cohérente que les délires sous acide de Besson, manque cruellement de tonus. En bref, c’est une succession d’indices et de blabla qui sont sensés nous garder éveillés pendant tout ce temps, jusqu’à la révélation finale la plus abracadabrantesque qu’on nous ait faite ces derniers temps au cinéma. Dans ce film, Reno passe son temps à courir après les fugitifs sans jamais les rattraper, réduit à néant par les procédés les plus invraisemblables. L’évasion du cryptographe vire au ridicule (les flics ne prenant pas la peine de vérifier sa présence au dernier endroit où il a été vu…), et la course poursuite avec une voiture sans permis en marche arrière déclenche un fou rire involontaire. Sincèrement, elle va plus vite en marche arrière qu’en marche avant. Et on ne parle pas des talents de conductrices de Tautou. D’ailleurs, l’actrice tente de se donner un caractère de femme forte, qui ne croit pas en Dieu. La scène finale se voulait pobablement ironique à ce niveau là, mais alors que la révélation tombe, l’élocution de Tom Hanks se révèle si plate, et la réaction de Tautou si convenue, que ce qui aurait dû être LA révélation du film devient une vanne foireuse, un comique involontaire qui ruine à lui seul les dernières estimes qu’on pouvait porter dans le projet. L’ennui nous fait oublier les facéties de McKeller et ses théories pompeuses sur la compagne du christ (la prostituée Marie Madeleine) et sur le caméo de Prochnov (qui nous donnera une scène d’évasion ridicule dans le fourgon, où il finit le cul dans la boue) ou celui de Marielle, réduit à bégayer pendant une scène. Quant à la prétendue subversion sur le pouvoir de l’Eglise, Molina livre une performance extrêmement molle, peinant à nous faire croire que le personnage défie l’autorité papale pour faire dominer la pensée catholique (mais devant un conseil deux fois plus ramolli que lui, on pourrait presque y croire). Et le personnage le plus ridicule est hélas celui qui pouvait être le plus intéressant : celui du tueur catholique. Mandaté par le cardinal dissident, le personnage exécute tous les témoins protégeant le secret du Da Vinci Code, non sans leur extorquer des informations sur les preuves à faire disparaître pour cacher les torts de l’Eglise. Sa psychologie consiste donc à se taper avec un martinet la nuit et à flinguer à tour de bras le jour. Voyez le résultat. Sans parler de ses dialogues, qui se révèlent par moment d’une stupidité accablante (je pense au duel de tronche Tautou/tueur qui m’a fait éclater de rire). Et son passé, dévoilé par flash back, se révèleront accablant de naïveté. Si le film se contente d’adapter assez fidèlement les idées du livre (on ne tapera donc pas sur le fait de faire le procès de l’Eglise sur les campagnes anti sorcières de nos jours), les flash back historiques sensés illustrer les paroles se révèlent tellement clichés qu’ils endorment le spectateur aussi facilement que des plans longs sur des acteurs marmonnant leur texte. Le soit disant traitement des symboles devient lourd, et si il parvient à vaguement justifier les théories soutenues par le script, il devient dur de continuer à s’y passionner. Si le texte de Dan Brown est devenu un best-seller, les producteurs et le réalisateur se sont dit que le succès allait venir avec, et par conséquent, chacun se contente du minimum syndical, juste de quoi toucher son pourcentage. Par beaucoup d’intérêt, donc, mais bon, si les somnifères vous sont déconseillés par les médecins…

 

0.5/6

 

2006
de Ron Howard
avec Tom Hanks, Audrey Tautou

 

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/tele/news-tele/da-vinci-code-m6-diffusera-le-film-a-succes-le-1er-octobre-2009/28330622-1-fre-FR/Da-Vinci-Code-M6-diffusera-le-film-a-succes-le-1er-octobre-2009_portrait_w532.jpg

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commentaires

B
C'est surtout la violence qui a fait tiquer tout le monde. Certains n'ont pas supporté les images Christ ou pas. D'autres parce que le Christ est représenté aussi violemment. Je préfère Sacré Graal<br /> mais La vie de Brian est juste derrière. Pour le débat, tu le retrouveras dans le coffret Monty Python la vérité ou presque édité par Arte. Une série documentaire avec les Pythons intervenant et<br /> franchement fendard.
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B
Je n'ai pas lu le livre donc je ne peux pas dire. Pour La passion, je crois que c'est surtout parce qu'on touchait au Christ de manière aussi brutal. Quoique La vie de Brian s'est fait attaqué<br /> aussi. Ce qui a donné un monumental débat entre Cleese, Chapman et deux religieux. A se pisser dessus pour avoir vu les images dans une série documentaire sur les Pythons.
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V
<br /> <br /> A vrai dire, en dehors de la violence qui choque, je ne vois pas pourquoi on a fait tout un drame de cette histoire. Certes, Mel a surpris en dramatisant son script avec une gestion très habile<br /> des temps forts de la Passion, mais c'est seulement à des fins dramatiques. A titre de comparaison, je trouve des films comme Jesus Christ superstar ou La dernière tenteation du christ beaucoup<br /> plus provoc, car modifiant l'icône qu'est le christ pour lui faire porter un nouveau message (le premier film en fait un hippie assez mélancolique, le second le fait coucher avec Marie Madeleine,<br /> il construit les croix pour les cruxifictions, il renonce à porter les péchés du monde au cours de sa cruxifiction (si mes souvenirs sont bons...)... Bref, ces deux films portaient nettement plus<br /> à débat.<br /> <br /> <br /> En revanche, la vie de Brian est mon préféré des Monty python, une vraie grosse blague très impertinente qui ne respecte rien, faisant d'un personnage lambda un saint et montrant une population<br /> très amatrice de supplices et de lapidations (les ventes de caïlloux pour lapider les condamnés, un gros éclat de rire). Jechercherai les images du débat, merci d'attirer mon attention dessus.<br /> <br /> <br /> <br />
B
Nous comme on parlait d'anticipation, ma prof de littérature étrangère m'a demandé si je voulais bien parler d'Orange Mécanique. Je n'ai pas montré le film mais l'ai présenté en anglais (bah oui<br /> littérature étrangère ce n'est pas pour parler en français). J'ai eu 14!lol<br /> Après de ce que j'ai vu de La passion..., ça m'a soulé. ça allait trop dans le dégueulasse pour le coup. Mais je m'étais bien marré du scandale qu'il a fait. Je me souviens même de l'émission de<br /> Chewbacca dit Emmanuel Chain où ils se foutaient sur la gueule à coup de joutes verbales.
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V
<br /> <br /> Intéressant de parler d'orange mécanique dans un contexte d'anticipation.Seulement, il vaudrait mieux parler du livre dans ces cas là, même si le film en est une très fidèle transposition. En<br /> tout cas, bravo pour la note.<br /> <br /> <br /> D'acc pour la passion, c'est clair que Mel Gibson est allé loin dans son délire, et que quand des bouts de christ finissent étalés sur l'objectif de la caméra, ça rebute un peu les spectateur.<br /> Mais chaque coup, chaque dose de violence est dramatisé avec une énergie rare. Il implique le spectateur, et c'est rare (je me suis toujours un peu ennuyé devant les péplums qui parlent de la<br /> bible). Par contre, le scandale était en effet marrant à suivre, les débats oubliant parfois qu'il s'agissait seulement d'un film (preuve que Gibson a touché un truc fort dans l'esprit des gens).<br /> <br /> <br /> <br />
B
J'avais vu le premier avant et je dois avouer que je m'attendais à quelque chose de potable. Bien sûr que non! Quant à DVC la connerie du machin est tellement délirante qu'on en rigole de bon<br /> coeur. Et puis Bettany qui se flagelle quel bonheur nanar! Quant au cours de culture religieuse, La passion du Christ bonjour les dégâts surtout que sur toute la classe, on est six mecs moi y<br /> compris.
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V
<br /> <br /> Ah, certes, la passion du christ, t'as intérêt à pas avoir peur de l'hémoglobine. Mais la théologie, c'est pas un truc de femmelette comme cette saloperie de Da Vinci Code. C'est puissant,<br /> brutal, réflexif... Bon, j'avoue avoir adoré le film de Mel Gibson, véritable fou (un peu intégriste sur les bords) qui nous fait un film avec ses tripes. Mais au moins avec ça tu vas réagir<br /> émotionnellement et ça fait un peu réfléchir (alors que les péplums religieux des années 60, beaucoup plus soft, sont moins marquants même si restant des monuments du cinéma). Bon, en même temps,<br /> je suis un peu barge niveau programmation de films, j'ai essayé de convaincre des profs pour un cours d'éthique de diffuser une partie d'Orange mécanique (et ils n'ont pas été convaincus...)<br /> <br /> <br /> <br />
B
Oh les deux belles purges. Quand Besson reprend du Grangé (et dans une moindre mesure Kasso) et qu'il refourgue le travail à un véritable tâcheron (jamais aimé Dahan et son insupportable Môme),<br /> bonjour les dégâts. Là où le Kasso était divertissant et visuellement excellent, Dahan fait dans la surenchère religieuse ("hum viens là connard que je te fasses goûter au sang du Seigneur!"lol),<br /> le visuellement improbable (la séquence de la fusillade dans le sous-sol quelle horreur pour les yeux) et surtout le ridicule. Reno, après avoir donné un de ses tout meilleurs rôles (ce qui n'est<br /> pas trop dur), remonte dans le navet pur jus (comme toujours). Magimel, qui sentait le succès arrivé, devra se raviser avant un bon moment (merci Canet). Et puis le pauvre Christopher Lee, condamné<br /> à apparaître cinq minutes dans un machin pareil. Et puis Besson fait toujours dans le mixage de thèmes récurrents avec, comme le dit très bien Mozimor, Léon qui casse la gueule à des Yamakasis! Et<br /> dire que je l'ai en DVD et pas le Kasso...<br /> Le Da Vinci Code restera probablement mon pire anniversaire de tous les temps. Sorti le 17 mai, je m'étais empressé d'aller le voir avec le paternel et autant dire qu'on ne s'est pas éclaté<br /> longtemps face à un résidu de connerie incroyable. Je ne suis pas croyant (je suis pourtant catho) mais alors quel tissu de bêtise au sujet de la religion. Et impossible de ne pas rire devant<br /> Bettany qui se flagelle. Hanks et son brushing, Tautou pour une fois attirante mais toujours aussi mauvaise actrice, le méchant du Flic de Beverly Hills 2 qui passe vraiment pour un con, Jean Reno<br /> de même mais lui on dirait qu'il fait exprès, Bettany et son martinet christique, McKellen en pleine séance de cabotinnage, Marielle qui gémit, des flics français sortant presque d'un Besson (c'est<br /> simple, non seulement ils sont corrompus et cons mais en plus ils se font battre par une Smart en marche arrière!), des scènes souvent à se pisser dessus (le Bois de Boulogne avec Tautou en petite<br /> jupe et un drogué payé sur le volet et la Smart quelle pignolade)... J'ai eu le malheur de le revoir lors d'un cours de culture religieuse et autant dire que ça reste en tête maintenant. Pas près<br /> de le revoir et pas franchement envie de voir sa préquelle.
Répondre
V
<br /> <br /> Ah clairement, je compatis, tu t'es trompé de chiffre lors de l'achat du dvd.<br /> <br /> <br /> Désolé d'apprendre que tu as subi le DVC le jour de ton anniv. Pour ma part, ça a été une très longue soirée, je crois même m'être endormis quelques minutes... Mais que de conneries sur l'Eglise,<br /> qui organiserait des assassinats pour cacher la vérité... Vérité étayée avec des symboles tellement vagues qu'on en rierait presque si ce n'était pas lent comme ça. Quant à Bettany, il vient<br /> régulièrement détendre l'atmosphère d'un meurtre ou deux avant de se purifier, et il nous gratifiera d'un dialogue nanar avec Tautou qui a ce qu'il faut pour entrer dans les anales... Par contre,<br /> en cours de culture religieuse, fallait oser le programmer... La passion du Christ ou La montagne sacrée me semblent beaucoup plus enrichissantes.<br /> <br /> <br /> <br />

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