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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 09:50

Under-the-Skin.jpg

 

Under the skin est actuellement la petite curiosité dans les salles, puisque c’est un film contemplatif, qui ne donne pas d’explications à ses trips visuels, et qui surtout raconte l’histoire d’une extra terrestre venue sur terre pour absorber les hommes au cours d’accouplements métaphysiques. Sur les ingrédients, mon cinéma par essence. Dans les faits, malgré une adhésion évidente à la plastique… La mutante c’était pas si mal en fait…

L’histoire : des lumières dans le ciel, une femme qui apparaît, qui part en chasse avant d’errer en ville…

 

under-the-skin-review-4.jpg

 

La redondance de ce film est sans doute ce qui pèse le plus dans le contre à l’issue de la découverte. D’autres films sur les chasseurs de l’autre sexe (Maniac particulièrement) avaient eux aussi affaire à cette redondance, mais ils parvenaient à la dépasser en étoffant la psychologie de leur personnage, ou en modifiant les circonstances de l’évènement… Ici, les apports ne seront que visuels, la structure est toujours radicalement identique. Et assez vite, on se rend compte que les expérimentations visuelles (magnifiques) sensées être livrées à l’interprétation du spectateur pour éluder le gros budget ou les révélations trop radicales (le local de coopulation, projection psychique ou carrément intérieur de vaisseau spacial alien ?) vont toutes de soi et qu’elles n’offriront rien au spectateur. Under the skin n’est pas vraiment un film métaphorique, bien qu’il en prenne la forme et les atours, c’est juste un film particulièrement froid qui suit son personnage jusqu’à la fin (une des meilleures scènes du film). En fait, si quelques séquences inattendues ont le potentiel pour marquer la rétine (l’étrange ballet de peau flottante notamment, le film a bien exploité sa thématique de la peau, sous laquelle l’alien se cache), l’ensemble du film ne va pas chercher très loin, se contentant de soigner sa facture esthétique, et parvenant à créer une ambiance froide plutôt appréciable. Un peu comme l’était Beyond the black Rainbow, à cela près que BTBR avait un script incompréhensible qui avançait et qui faisait appel à davantage de sentiments. Dans under the skin, seul la petite incartade amoureuse à mi-parcours semble enfin exploiter le registre, avant de s’expédier vite fait et de revenir au rythme d’abattage, parce qu’on crève la dalle chez les extra terrestres. Reste néanmoins une récréation d’intello plutôt sympathique, particulièrement aguicheuse.

 

3,9/6


2013
de Jonathan Glazer
avec Scarlett Johansson, Jeremy McWilliams

 

Undertheskin-6.jpg

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Published by voracinephile - dans OFNI (m'as tu vu )
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commentaires

Princécranoir 16/11/2014 12:25

Avis mitigé donc. Je serais pour ma part bien plus enthousiaste. C'est peut-être même un des plus beaux films que j'ai vu dans le genre depuis "Her", et le fait qu'ils partagent la même actrice n'y est évidemment pas étranger. Je n'y ai vu ni métaphore, ni métaphysique, mais avant tout un discours philosophique sur l'altérité doublé d'un parti-pris formel (j'ai beaucoup aimé notamment le voisinage des prises de vues en caméra caché typiques du cinéma vérité avec les expérimentations visuelles psychédéliques bien plus abstraites) qui m'a subjugué dès les premières images. Le coup de l'extra-terrestre est un prétexte à observer l'être humain (masculin de préférence) mais il se trouve que la présence de Scarlett au milieu de ces anonymes ouvre l'exploration vers une dimension supplémentaire : la star tombée du ciel parmi les hommes.

tinalakiller 04/07/2014 00:01

(première fois que je viens sur ce blog, très sympathique au passage après en avoir fait un petit tour :) )
Pour ma part, ce film m'a énormément déçue. J'ai rien contre les films expérimentaux, les "OFNIS", mais là je me suis emmerdée à un point et j'ai trouvé le film très prétentieux, limite du foutage
de gueule...

voracinephile 13/07/2014 17:04



Bienvenue, Tinalakiller ^^


Je constate tes réserves, mais je conserve un petit attrait pour le film. Je n'ai pas été très sensible à l'illustration de la solitude que beaucoup ont vu à l'intérieur du film. Comme je n'y ai
pas été particulièrement absorbé, je suis resté en surface. Il y avait un peu de contenu, mais cela reste léger.



borat8 01/07/2014 18:44

J'hésite à le voir d'autant que cela a l'air très particulier. Je sais déjà que mon multiplexe ne le passe pas (et cela malgré Johansson), peut être mon cinéma de quartier le diffusera dans les
prochaines semaines.

voracinephile 13/07/2014 16:59



Impossible de prévoir ton adhésion. Tu es sensible parfois au contemplatif (je me rappelle d'une adhésion à Only god forgives), mais ici, c'est un climat très froid assez particulier. Vois le, tu
seras au moins fixé dessus, vu le tapage élogieux des critiques...



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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