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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:26

http://oblikon.net/wp-content/uploads/underworld41.jpg

 

Personne ne l’attendait, sauf moi. Après un troisième opus décidément pas terrible (effets spéciaux cools, mais histoire convenue et incohérences à foison), le quatrième opus de Underworld débarque sur les écrans, faisant couler un peu d’encre de ci de là sans susciter plus d’émotions. Le dernier Resident Evil avait eu droit à plus d’honneurs. Ces deux sagas visant le public ado avec de l’horreur gentillette (quoique l’identité visuelle de Underworld, très matrix, est plus identifiable) étant parmi les plus connues (outre Twilight), aussi peu de remous me semblais être une injustice, d’autant plus que ce quatrième opus est au moins aussi bon que le 2. Malgré toujours de belles erreurs, on tient le divertissement bourrin par excellence qu’on était venu chercher, rien de plus et rien de moins.

L’histoire : Après avoir tout cassé dans la forteresse-prison, les humains, ayant entendu le tapage, se lancent dans la chasse aux vampires et aux lycans, lançant de grandes campagnes d’épuration des populations, avec test révélateurs de mutations et unités d’élite aux munitions appropriées. Pendant ces purges, Sélène et Michael sont capturés.

 

http://media.zoom-cinema.fr/photos/11199/photo-2-du-film-underworld-4.jpg

 

Passé 5 minutes d’arnaque où on nous ressort les évènement des deux premiers épisodes (tiens, on oublie de mentionner qu’il y en avait eu un troisième), on a enfin droit à de la bonne marchandise. Si visuellement, le style n’a pas évoluer, les réalisateurs Marldin et Stein mettent la pédale douce sur les ralentis très Residentévilien (et vilains), préférant du gore minimaliste et sympathique (os qui craquent, griclures de sang, articulations qui pètent… rien de méchant, mais des combats bien troussés qui font plaisir). Avec la Terre entière qui court maintenant après les Lycans et les Vampires, on se dit que la formule va peut-être trouver un second souffle, qu’on va avoir un renouveau… Hélas, le scénario se révèle toujours assez brouillon, incapable d’exploiter à fond les thématiques qu’il commence à planter. On avait des traques dantesques au début ? 10 minutes plus tard, on se retrouve dans un labo, avec Alice, pardon, Sélène enfermée dans un sarcophage cryogénisé qui sort de son sommeil, et qui n’a qu’une hâte, retrouver son cher étalon pour une partie de chevauchage comme dans le 2. Mais voilà, ce dernier a disparu lui aussi, et Sélène se retrouve assaillie de visions télépathiques d’une créature qui semble elle aussi s’être récemment évadée. Ainsi, peu à peu, le film nous amène sur la piste familiale, avec rien de moins qu’une nouvelle créature, un hybride né des pulsions torrides de nos deux héros. Mais à partir de là, les ambitions du scénario commencent à régresser, et on en revient aux vieilles querelles d’antan, les lycans voulant récupérer la fille de Sélène pour mener de curieuses expériences dessus. Avec une intrigue relativement peu surprenante (mêlant un labo pharmaceutique, mais on le grille très vite), on s’ennuie un peu pendant les scènes de dialogues, mais le reste du temps, ça bastonne dans tous les coins, avec des combats bien filmés (chapeau pour la lisibilité des scènes, l’action est limpide du début à la fin), et un loup garou géant sympathique (Mad movie a toutefois un poil trop insisté là-dessus) qui viendra pimenter quelques combats d’une belle intensité. Des personnages cheatés partout, c’est un peu ce qu’on aime, quand les face-à-face prennent un peu d’ampleur. Donc, pour ceux qui doutent encore, rien de bien sérieux à manquer, mais pour les rares qui nourrissaient encore de maigres espoirs (et qui considèrent le 2 comme le meilleur de la saga), cet Underworld, Awaking tient parfaitement la route, gagnant en linéarité et en fluidité ce qu’il perd en renouvellement (et pourtant, les nouveaux personnages défilent, dont mon chouchou Stephen Rea). Fréquentable !

 

3.5/6

 

2012
de Måns Mårlind, Björn Stein
avec Kate Beckinsale, Stephen Rea

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commentaires

Yuffie (Avel) 11/04/2012 20:43

Perso j'ai été assez déçue par ce film. J'avais adoré le premier, beaucoup aimé le second, trouvé nul le 3ème. Et là, bah ça m'a pas plu plus que ça. J'admets qu'on peut passer un bon moment
devant, vu qu'il y a pas mal d'action (assez bourrin d'ailleurs). En plus, le gros defaut : la lumière du décor qui clignote tout le temps ! dans le labo, les ruelles, la grotte....U_U mes yeux ont
pris cher.

voracinephile 15/04/2012 17:12



Ah, mais après je l'ai vu en 2D, donc je n'ai pas pris l'agression visuelle dans les mirettes ! C'est vrai que l'éclairage est géré de la même façon que dans les premiers Underworlds, mais sinon,
je trouve que des progrès ont été fait pour filmer les scènes d'action, malgré un montage parfois brutal. En tout cas, merci pour ton avis, j'espère que d'autres feront l'effort de le visionner
pour qu'on en discute !



Duncan 11/04/2012 16:47

Mais,elle est atroce cette saga! :D

voracinephile 15/04/2012 16:53



Hum... C'est pas joli joli, le look est taillé pour les ados, mais...



alice in oliver 11/04/2012 09:20

de toute façon,il va falloir que je me paie la tronche de cette saga sur le blog

voracinephile 15/04/2012 16:50



Bon courage dans ce cas, mais avec du pop corn et quelques amis nanardeurs, ça passe tout seul !



alice in oliver 10/04/2012 08:28

pas vu mais pour avoir lu les critiques ciné et sur la blogosphère, ça sent vraiment la chiure à plein nez !

voracinephile 10/04/2012 21:17



Ouaip, il est loin d'être indispensable, mais pour peu qu'un soir de creux, tu apprécies de revoir Underworld 2, ce quatrième opus est fait pour le plaisir. Court (1h15 et 10 minutes de
générique), allant à l'essentiel et assez détendu du bulbe. En tout cas, infiniment moins prétentieux que le dernier RE.



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