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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 14:35

vendredi_13_2009-0.jpg

 

Dans le monde des remakes, parlons un peu de Vendredi 13. La saga, initiée par le bancal Vendredi 13, a perdurée pendant 10 épisodes (de qualité très variable, avec un épisode X particulièrement nanardeux qui m’a beaucoup fait rire (et que j’ai payé 17 euros), et un IX bisseux au possible), et s’est même offerte le luxe d’un petit duel sympathique avec l’inénarrable Freddy, le pédophile préféré du monde entier. Plutôt que d’essayer de redorer le blason de la franchise, Marcus Nispel décide de jouer là même carte que pour TCM : relecture à fond, dépoussiérage… Sauf qu’il s’agit d’un  hommage plat, une sorte de vintage nanardeux ayant l’air de sortir tout droit des années 80, mais en 2009.

L’histoire : En 1980, une mère psychotique est assassinée par la survivante du groupe de moniteurs du camp Crystal Lake. Depuis, les disparitions se multiplient autour du lac. Un groupe de randonneur est sauvagement assassiné. Clay, le frère d’une des victimes, revient sur place pour mener son enquête.

 

vendredi13-14


Ce remake officiel de la saga (il pioche des éléments dans plusieurs épisodes, dans le 1 pour l’intro, dans le 3 pour le masque…) ne semble absolument pas avoir marqué la communauté cinéphile, essentiellement parce qu’au final, son statut de remake n’apporte rien de plus à la saga qu’il résume. Pour ceux qui auraient manqué quelques épisodes, ce remake constituait une petite chance de se la jouer vintage en allant au cinoche pour une séance pas prise de tête, vaguement divertissante quand des meurtres arrivent, et nanardeuses le reste du temps. Cependant, force est de constater qu’il ne transcende absolument pas son sujet, il se contente d’être une gentille récréation. Insistant à fond sur la débilité des différents protagonistes (le premier quart d’heure est un merveilleux hommage dans sa capacité à ressortir le coup classique des campeurs qui viennent s’envoyer en l’air près du feu de camp), Jason, à défaut de faire peur, fait rire, de ce rire à cheval entre le nanar volontaire et involontaire, où la connivence avec le spectateur est trouble. De petits meurtres gores ça et là, le spectateur ne sera de toute façon durablement marqué par aucun des différents artifices de la production, même si pendant le visionnage, le plaisir est là. Quand on voit un gros redneck pas lavé attraper Hustler, commencer à parler au poster central (genre « Taime ça, hein, cochonne ! ») et à lécher la photographie… ben ça c’est du grand cinéma comme on aime ! On tient là des personnages authentiques qu’on ne remet absolument pas en cause, parce qu’on les comprend… Fuck Scorcese et ses personnages torturés type Taxi Driver, là, on tient de l’étude de caractère finement menée ! Et ce qui est succulent, c’est que le film est parsemé de perles dans ce genre. Un étudiant qui se masturbe sur La Redoute, un autre qui, trouvant la cave, se met à picoler et à tout casser, le beau gosse du groupe qui ne pense qu’à tremper son biscuit avec la bimbo de passage… C’est peu dire que d’affirmer qu’on a droit à un spectacle généreux qui ne prend pas son public pour des imbéciles. Une heure et demie à rire de la débilité de l’ensemble du casting, ça fait quand même long pour un divertissement qui ne dépassera jamais les quotas de base et qui ne développera jamais la moindre innovation. Pareillement, on peut un peu regretter la dernière partie qui se concentre sur une intrigue familiale ennuyeuse malgré l’accélération du rythme. Le fantastique habituellement ressorti dans la saga est ici esquivé (le remake se considérant comme le « premier » dans le genre, il ré-invente un peu les règles, notamment en remplaçant le liquide noir par du sang normal). A défaut d’apporter du nouveau, le goût de vieux de cette production Michael Bay reflète un certain respect pour le matériau d’origine qui déssert finalement ce remake trop mou pour supplanter ses illustres prédécesseurs (et attendez de découvrir TCM 3D !). Un nanar sympathique qu’on oublie très vite après visionnage, et pour ceux qui voulaient du sérieux... Mouahahaha, j'espère que vous ne regrettez pas l'achat.

 

1,5/6

 


2009
de Marcus Nispel
avec Jared Padalecki, Derek Mears

 

vendredi-13-premiere-image-scene-du-film.jpg

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commentaires

borat8 12/06/2013 21:51

Lequel? Parce que la dernière fois qu'on m'a dit "les carottes sont-elles cuites?" c'était Léguman!

borat8 12/06/2013 18:54

Je te sens chaud comme une cafetière!lol C'est génial!

voracinephile 12/06/2013 21:02



Chaud comme une carotte cuite, oui. C'est la faute au nouveau film que j'ai découvert ce matin...



borat8 12/06/2013 18:00

J'imagine bien. Et puis faire d'un pédophile un produit marketing ouch!

voracinephile 12/06/2013 18:27



Tu parles de Freddy, ou de Michael Jackson ? XD Oh, quel mauvais goût, aujourd'hui...



borat8 12/06/2013 14:55

Oui c'est bien ce que je disais. D'un pédophile on passe à un guignol.

voracinephile 12/06/2013 16:59



Freddy devient quand même sacrément bavard au fur et à mesure des suites, et en VF, ils ne l'ont pas gâté avecv sa voix de cancéreux alcoolique...



borat8 12/06/2013 13:07

Il faut dire que l'orientation de la saga Freddy a radicalement changé au cours des années. De sérieuse on est tombé dans une saga grand guignolesque.

voracinephile 12/06/2013 14:36



le grand guignol cahoutchouteux me plaît, mais on s'est mis à flirter avec le nanar, et carrément le navet pour certains...



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