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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:53

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Interdit aux moins de 18 ans

 

Histoire de s’encanailler avec des curiosités exotiques underground, j’ai pu, grâce à de nouveaux contacts rencontrés sur le forum Sadique Master, visionner l’étrange objet Visions of Excess. Derrière ce titre racoleur, une vidéo-reportage sur une soirée évènement underground où plusieurs artistes underground se livrent à des numéros de performances. Définitivement underground, un peu SM et pas très recommandé aux personnes ayant les nerfs sensibles.

Le sujet : Plusieurs performances d’artistes comme , réunis pour une soirée SM pour le moins corsée…

 

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Autant l’écrire tout de suite, on nage ici en pleine déviance, aussi, les âmes sensibles ou peu intéressées par l’exotisme devront abandonner ici même la lecture de cette chronique. Personnellement, le milieu SM étant lui aussi assez discret, l’intérêt que je lui porte est de l’ordre de la curiosité (même si j’ai pris beaucoup de plaisir à me faire souffrir avec un DVD de Baby Sittor et de Banlieue 13…). Pour les rares qui se demanderaient à quoi ressemble un évènement SM en vrai (et pour les intéressés aussi, y a pas de raisons, si ça peut faire le buzz !), Visions of Excess donne une illustration assez claire, et attendue pour ainsi dire. Avant de commencer la vidéo, je m’attendais à une sorte de sex tape un peu épicée, et en règle générale plus raffinée que les pornos de base qui gangrènent le milieu (avec peut être des séquences choc pouvant donner un aperçu de l’Enfer…). Au final, c’est fluctuant. La qualité des « performances » varie énormément en fonction des artistes, qui vont du fétichisme séduisant à la vulgarité provoc de bas étage. En passant évidemment par une prétention artistique assez hallucinante d’égocentrisme au vu de certains numéros, comme un transsexuel faisant un discours visiblement engagé sur sa dernière toile (David Hoyle), ou un skin head qui se masturbe dans une tête de mickey avant de prendre la pose que l’on peut voir sur l’affiche de la vidéo (Lee Adams). What the f*ck correspond davantage que le mot « art ». Il y a aussi le what the f*ck gentillet, comme un type tatoué à poil qui fait de la balançoire sur une jolie musique, ou encore le petit numéro de Bruce Labruce qui nous refait le coup des zombies gay (espérons qu’il innove un peu question concept). Le pire reste les numéros de performance anatomiques, qui sont dignes de la séquence anale de Pink Flamingos. Mais sérieusement, c’est de ce niveau, avec crachat d’eau par… Bref, pas de descriptions. Quand on plonge dans la déviance, il faut décidément en prendre pour tous les goûts, même les plus inavouables (le plus perturbant de l’affaire, ce sont les applaudissements enthousiastes de l’assistance). Il y a aussi le petit passage musical de SmaxXx, très peu marquant pour la neutralité de ce qui est représenté (heureusement, on est encore traumatisé par le gars qui viole des plats de légumes verts). Au final, peu de SM, beaucoup de prétention, des performances anatomiques à la vulgarité affolante et une ambiance très inégale. Des visions infernales que j’attendais, seulement 3 numéros essayent de les concrétiser. Ron Athey en ouverture avec une sorte de parodie féminine qui vire sur de la séance de frottage sur miroir assez terrifiante (avec un côté fétichisme de l’image donc), un petit intermède de Dominic Johnson agréable pour son éloignement avec la sexualité au profit d'une douleur assez austère, et le final de Suka Off, qui offre en 7 minutes tous les ingrédients qu’on adore dans Hellraiser II (quoique, on pourrait aussi penser à The Cell et au psychopathe dans sa salle de trône). Le meilleur numéro (complètement fétichiste, et le plus esthétique de l’ensemble) pour la fin, donc. Voilà qui clôt un bilan assez mitigé pour une soirée de performeurs SM, dont la qualité varie énormément en fonction des goûts et des ambitions artistiques (franchement, quand dans une performance, une femme nommée Mouse s’amuse à se brûler avec un gâteau d’anniversaire, qu’est ce qu’on peut trouver à dire…). Tout dépend de ce que l’on venait chercher pendant cette soirée, dans mon cas, les attentes de raffinement ont été plutôt déçues… Pas vraiment surprenant, mais l’exotisme est parfois de mise, même si il reste essentiellement d’ordre visuel (le dernier numéro est un plaisir pour l’œil, pas davantage). Mention spéciale à Flawless Sabrina, tout simplement terrifiante dans l’éclairage vert astucieusement installé pour l’occasion…

 

****/6

 

2009

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commentaires

Vince12 24/05/2013 09:21

ma foi pourquoi pas !

voracinephile 24/05/2013 11:43



Au moins une fois, pour tester ^^. Toutefois, je me permet de signaler qu'il faut prendre quelques distances avec cet article. Depuis hier, j'ai plusieurs contacts qui m'ont souligné que j'avais
une conception bizarre du SM. C'est apparemment défini comme un ensemble de déviances sexuelles à la base, avec au milieu quelques divertissements en mode douleur. Donc la façon dont je dénigre
certains numéros est incongrue, parce qu'ils sont répertoriés dans ce registre et sont surtout divertissants. Donc, à tester en fonction de ses goûts.



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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