Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 11:49

http://anneheche.free.fr/Volcano_fr_fichiers/Volcano.jpg

 

Un peu de catastrophe aujourd'hui avec un film qui a marqué mon imaginaire adolescent dans le domaine de la volcanologie : le bien nommé Volcano et son volcan effusif situé en plein milieu de Los Angeles. Un film catastrophe bien lourd qui s'appuie sur pas mal d'effets spéciaux et qui se révèle plutôt bien rythmé sans agresser trop les sciences de phénomènes physiques à coucher dehors (rappelez vous de Daylight !). Sortez les extincteurs !

L'histoire : A Los Angeles, plusieurs secousses sismiques de forte intensité sont enregistrées. Les signes précurseurs d'une éruption volcanique, peut être ?

 

http://media.disastermovieworld.com/2009/07/volcano480.jpg

 

Assez amusant de redécouvrir aujourd'hui ce "classique" du film catastrophe volcanique s'appuyant essentiellement sur les épaules de Tommy Lee Jones, un conseillé à la mairie gestionnaire de crises et protectionniste avec sa fille. En effet, la bête se veut quand même ambitieuse, suivant la crise en mode omniscient en se focalisant à la fois sur nos protagonistes, sur un problème de vapeur dans un système d'égout et sur la construction d'une ligne de métro. Une introduction plutôt dynamique qui tente de préparer l'évènement sur tous les plans, mais qui se trahit assez vite avec ses égouts infernaux. Après, c'est une avalanche de tout numérique qui nous déboule sur la gueule, des bombes de laves jusqu'aux coulées de magma numérique qui enflamment tout sur leur passage. Bref, c'est le panard, on rigole devant le carnage. Le film étant une grosse machine, il est peu surprenant qu'elle carbure aux grosses valeurs. On cernera ici très bien le contexte d'entraide en temps de crise (le flic blanc un peu raciste finira par aider le noir des ghettos réclamant de l'aide), de sacrifice (le très gentil ingénieur ferroviaire qui se sacrifie pour sauver un conducteur mexicain) et du dont de soi (la docteur qui ne renonce pas à soigner l'avalanche de blessés qu'on lui envoie). Avec un petit passage de maturité pour la fille de Tommy Lee Jones qui aide les médecins à l'hôpital et surtout une image assez mastoc de la solidarité humaine avec ces plans finaux où un enfant, devant les survivants couverts de cendres et de tout type, nous dit "Regarde-les, ils se ressemblent tous !". Difficile de ne pas sourire devant la grosseur boursouflée de l'image (et la montée de violon patriotique), mais bon, c'est le seul film qui l'ose. C'est un combat contre cette garce de mère Nature et on va le remporter. Autant dire que pendant tout le film, le volcan est la menace jubilatoire qu'on était en droit d'attendre. Dévastant tout sur son passage, c'est un rythme plutôt soutenu qui nous est imposé pendant tout le film, la menace ne cessant de s'étendre quel que soit utilisé le moyen pour la stopper. Avec une relance prévisible du phénomène en son milieu (les tunnels de métro), la gestion du volcan n'est pas vraiment crédible, pour preuve la catastrophique séquence dans les égouts où un gouffre s'ouvre et se referme en crachant de la fumée jaune qui revient dans la crevasse en vitesse inverse. Il est effusif et le restera jusqu'au final, contrairement au Pic de Dante qui lui cumule tous les phénomènes géologiques possibles et imaginables pour doper son récit. Volcano, c'est du divertissement grand public inoffensif formaté, mais pas déplaisant à regarder, l'étiquette de divertissement étant tout à fait appropriée pour ce cru du film catastrophe qui met la pédale douce sur la beauferie en lui référant des valeurs traditionnelles clichées, mais très gentilles (vu le nombre de personnes qui se sacrifient pour sauver le reste (chose encore plus rare : ce sont des blancs et pas des noirs !), Volcano se veut porteur d'un message très optimiste sur l'humanité). Un cru à prendre en mode nanar léger...

 

13/20 nanar

 

1997
de Mick Jackson
avec Tommy Lee Jones, Anne Heche

 

volcano-1997-4788-829995906.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Zogarok 13/08/2012 23:11

Bien sur, mais ça m'a toujours étonné. Le film me paraît intrinsèquement nul et anodin. Les effets spéciaux sont là mais ce n'est pas marquant ; c'est l'égal d'un "2012" en quelque sorte. Mais nous
sommes vingt ans plus tard...

Je n'ai jamais vu ARMAGEDDON ; DEEP IMPACT est assez particulier pour un blockbuster, le film n'est pas très démonstratif, plus "humain". "Pessimiste" diront certains. Je lui trouve un aspect assez
romantique.

voracinephile 14/08/2012 09:50



Je pense qu'il bénéficie surtout, en plus de son gros budget et de son casting, d'une faible concurrence dans le domaine. En dehors du Pic de Dante, je ne lui connais aucune concurrence valable
sur son terrain (peut être de vagues séries Z sur Syfy...). Je trouve de mon côté que Volcano ne vieillit pas tellement. Si ce n'est par l'aspect de la ville pendant les années 90, les valeurs
qu'il véhicule et les rebondissements de carnaval qui l'animent  fonctionnent toujours dans la branche des blockbusters grand public.


Etrange que tu n'es pas vu Armageddon (mais pas surprenant connaissant tes goûts), tant le matraquage qui nous est fait avec lui est violent. Je croise régulièrement des gens qui en parlent comme
un chef d'oeuvre et qui ignorent complètement Deep Impact. Certes, Deep Impact a un casting moins pulp et préfère l'intimité à une beauferie outrancière copieusement étalée qui vient passer pour
de l'humour, mais les qualités des deux films semblent clairement être différentes. Au moins dans Deep Impact, il n'y a pas de station spatiale russe toute pourrie qui laisse fuir du carburant
(parce que les russes ont du mauvas matériel, comme dans Transformers 3...)



Zogarok 13/08/2012 18:38

Drôle de "classique". Ça envoie mollement et tout le reste a la consistance d'une anecdotique fiction télé sur NT1/TMC. Il avait l'air de faire effet il y a encore dix ans (vu les critiques et les
chiffres), mais aujourd'hui il ne tient pas le coup. J'aime beaucoup DEEP IMPACT dans le même genre.

voracinephile 13/08/2012 19:13



Ah quand même, dans la catégorie Volcan, il se place comme une "référence" incontournable. Les effets numériques étaient pour l'époque réussis, mais les messages sociaux du blockbuster viennent
considérablement alourdir un scénario déjà pas très regardant sur le détail...


Question catastrophe, je me verrai bientôt l'autre tandem Deep Impact/Armageddon, histoire de boucler le sujet des météores (je me rappelle que Deep Impact était en effet plus "sobre"
qu'Armageddon niveau beauferie et patriotisme (même si les américains sont les seuls à envoyer une mission spatiale), mais ça remonte à si longtemps qu'une révision s'impose...



borat8 12/08/2012 18:57

Ah non je confirme! Entre les bâtiments qui font vraiment faux lors de la première secousse ou encore la vieille dans le lac c'est vraiment pas beaux. Mais le plat de resistance c'est le mec sur le
pont. Là dans le genre séquence à chier des bulles visuellement elle se pose!

borat8 12/08/2012 15:38

Et puis après le noir et le flic qui se serre la main que c'est beau! Dans Le pic de dante, je trouve que le ton est déjà moins con même si ce n'est vraiment pas du grand art. Les effets spéciaux
ont notamment extrêmement vieillis. Il n'y a qu'à voir le passage du pont ou le premier climax avec la voiture envoyée dans la mine par la rafale du volcan!

voracinephile 12/08/2012 18:08



Le pic de Dante est essentiellement mû par son envie de faire le film de volcan définitif. Il se lance dans une surenchère abracadabrantesque de tous les phénomènes géologiques associés, quitte à
ressembler à un catalogue. Aucun volcan au monde ne peut cumuler autant d'impact (gaz souffré dans un lac devenant acide, coulée effusive, puit de cendre, coulée de boue, mutation en volcan
explosifs...). Les rares volcans effusifs qui deviennent explosifs sont enterrés sous des glaciers. Niveau effets spéciaux, je dois revoir pour être sûr, mais je pense en effet que ça ne va pas
être très beau...



alice in oliver 11/08/2012 13:41

je confirme ce que dit Borat: un nanar involontaire bourré d'incohérences et de maladresses.

voracinephile 12/08/2012 14:29



^^ Je m'expédierai bientôt Le pic de Dante histoire d'avoir fait les principaux ! La jeep qui sème la nuée ardente, vous allez aimer !



Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche