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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:33

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/epouvante/wilderness,1.jpg

 

Michael J Basset est un réalisateur qui commence à faire parler de lui. Responsable du plutôt bon Solomon Kane et bientôt coupable du plus ou moins attendu Silent Hill 2, ce réalisateur, adepte de l’héroïc fantasy, a commencé sa carrière au rayon du fantastique/guerre avec La Tranchée, et s'aventure maintenant dans le survival avec Wilderness, film d’horreur en milieu forestier qui confrontait une bande de taulards en stage de réinsertion contre un tueur implacable avec une meute de chiens voraces. 5 ans plus tard, que penser de ce premier essai ?

L’histoire : après avoir poussé un de leur codétenu au suicide, un groupe de prisonnier part sur une île supposée déserte pour un stage de réinsertion. A leur arrivée, ils découvrent qu’ils ne sont pas les seuls sur place, et qu’un mystérieux tueur les poursuit en lançant régulièrement à leurs trousses une meute de chiens.

 

http://momentum.frankiandjonny.com/assets/stills/wilderness_3.jpg

Pas d'entourloupes, les morts de Wilderness le restent...

 

Wilderness a fait gentiment parlé de lui lors de sa sortie dans quelques festivals, avant de connaître une sortie par la porte dérobée du DTV qui ne l’a pas vraiment fait connaître. Toutefois, si le produit final n’a rien d’une révélation, il se contente d’être un divertissement violent plutôt compétent, gagnant essentiellement sa force sur le terrain du gore pas sage. Après une introduction dure et somme toute classique sur le milieu pénitencier (quelques gros durs qui martyrisent les victimes de services, dont une ne résiste pas à ses pulsions de suicide), notre bande de prisonnier part en randonnée, une sortie un poil anachronique quand on connaît la dangerosité de certains lascars (au moins 2 sont des meurtriers, et ils n’ont qu’un garde comme escorte), on se rend compte qu’une bande de fille réside aussi temporairement sur l’île, sensée être déserte. Quelques proies pour le violeur du groupe, donc. Mais bientôt, un membre du groupe disparaît alors que le corps d’un clochard salement mutilé est retrouvé à proximité de leur campement. La pression augmente un peu, mais il faudra attendre la première intervention musclée du fameux tueur pour que la tension commence à se mettre en place. Reconnaissons cela au film : il traite ses mises à mort sans fioritures. C’est sale, gore et ça fait mal, et si la victime ne bouge plus, c’est qu’elle est morte. La véritable ambition du film réside surtout dans la meute de chiens d’attaque du meurtrier, qui talonnera régulièrement nos taulards et qui en croquera quelques uns. La menace est bien gérée, mais le montage vire régulièrement à l’épilepsie lors des attaques, ce qui entraîne un certain manque de lisibilité. Toutefois, le film n’a pas peur de filmer en mode commando, comme cette impressionnante attaque de chien sur une plage, filmée avec une caméra qui n’hésite pas à se mouiller pour coller au plus près à l’action. De moments de bravoures qui s’apprécient, et qui suffisent à élever un peu le film au dessus des productions classiques du genre. Pour ce qui est des ambitions psychologiques en revanche, on ne sera pas vraiment surpris (le héros, bien que souvent mis en danger, est celui qui cherche à orienter intelligemment le groupe et qui veut purger sa peine pour sortir du système pénitencier et refaire sa vie), mais voir les gros durs mis en pièces au cours de belles séquences de tueries a un petit quelque chose de jubilatoire qui ne déplaira pas au spectateur (c’est le côté politiquement incorrect de ce genre de truculences). Loin d’être aussi abouti qu’un Eden Lake, Wilderness, trouvable à 2€ dans le commerce, reste une série B sympathique, réunissant un casting peu connu, mais qui prend son rôle au sérieux et qui n’hésite pas à y aller à fond, ce qui est tout de même l’inspiration principal de ce genre horrorifique. Un p’tit morceau de bravoure à déguster en soirée.

 

3.9/6

 

2006
de Michael J. Bassett
avec Sean Pertwee, Alex Reid

 

http://articlemarin.a.r.pic.centerblog.net/o/21209ebb.jpg

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commentaires

princécranoir 20/06/2012 07:54

Olivier n'aime pas que l'on maltraite nos amis à quatre pattes. ;)

voracinephile 20/06/2012 14:00



Mais j'aime beaucoup les chiens moi aussi ... sur mon barbecue ! Ca me fait penser qu'il faudra que je pense à revoir Cujo, un autre film avec un sale clebs (l'antithèse de Beethowen).



alice in oliver 19/06/2012 23:29

mouaif, après une 1ère partie plutôt convaincante, le film s'enlise rapidement dans le survival sans surprise.

voracinephile 20/06/2012 13:56



Certes, il ne fait pas dans l'innovation une fois que l'hécatombe commence, mais je le rouve encore assez extrême pour justifier un visionnage. A défaut d'avoir un message, il se lance dans la
mêlée avec quelques effets gores bienvenus.



princécranoir 18/06/2012 21:35

Ah ces chiens... Baskerville quand tu nous tiens... Je suis pas allé jusqu'à cette "frontière (s)" mais puisqu'on parle d'avis "tranchée" j'ai déjà visité celle de m'sieur Bassett et c'était pas
beaucoup plus exaltant.

voracinephile 18/06/2012 22:37



C'est qu'ils ont du mordant, les corniauds ! Si le cinéma de genre à la française t'intéresse, le cas de Frontière(s) est intéressant, puisqu'il est l'un de ceux qui divisent le plus (d'une
brutalité maousse, mais aussi très bancal sur pas mal de choses, à commencer par la confrontation jeunes de banlieues / nazis).


Je n'ai pas vu La Tranchée de Bassett, mais je n'en ai pas entendu du bien également. Je ne sais pas si je tenterai le coup. En tout cas, Solomon Kane est beaucoup plus satisfaisant (c'est un
beau film, parfois trop démonstratif (la séance de cruxifiction fait sourire, genre je souffre, mais je suis plus fort que ça comme Conan), mais qui nous offre un vrai héros et qui se révèle
fréquentable niveau aventure, même si on sent un manque de budget), et j'attends beaucoup de Silent Hill 2 que Bassett est en train de terminer...



princécranoir 18/06/2012 16:05

On m'a dit que "Solomon Kane" était pas mal. Bien meilleur que cette charcuterie en gros, j'espère. Il aurait fallu dire à Bassett qu'il ne suffit pas de tripatouiller la tripaille pour faire un
bon survival. Un scénario un minimum crédible ça aide un peu. Malheureusement, avec les mésaventures de ces hargneux hooligans aux prises avec vet vénère croisant la route de Jeannettes en goguette
on frise la zèderie risible.

voracinephile 18/06/2012 20:52



Hum, un avis tranché comme on les apprécie. Bienvenue sur ce blog, Princécranoir ! Solomon Kane est en effet de bien meilleure facture de ce survival brouillon. Toutefois, si ce film n'a rien
d'un chef d'oeuvre, j'ai trouvé qu'on ne s'ennuyait pas, et que le gore était ma foi sympathique. Certes, l'ajout de personnages féminins n'a rien de subtile, on n'évite pas quelques moments Z,
mais ce survival est hargneux, et il ajoute quelques clébards vénères plutôt bienvenus pour dynamiser les courses poursuites. C'est pas du grand cinéma, ni le survival ultime vendu par la
jaquette, mais c'est déjà mieux que notre national Frontière(s).



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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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