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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 11:04
Kung Fury

Impossible de résister au charme de cette beauferie suprême. C'est justement ce jusqu'auboutisme qui donne toute sa valeur à Kung Fury. En se donnant réellement les moyens de faire un univers bigger than life tout à la gloire des années 80, il s'extrait totalement de la masse de ses concurrants "vintages" toujours décevants par leur manque de moyen ou leur cynisme gerbant. Il utilise les mêmes codes qu'eux, avec une surenchère si violente qu'elle décape d'elle même tout ce que le cliché pouvait avoir de grinçant. Ultra stylisé, ultra badass, ultra lourd, Kung Fury balance la sauce avec des nazis, des lasers, du rétro gaming, des vikings, des dinosaures et du kung fu. Un mélange absolument imbuvable qu'il parvient à organiser de façon cohérente, et qu'il développe avec un sens du rythme impeccable tout en se permettant absolument tout. Complètement imprévisible et toujours survolté malgré sa lourdeur, il a aussi la bonne idée d'être ultra court, car il ne tiendrait pas sur la longueur (c'est ce que tous les fans de Commando refusent d'admettre et qui place ce "plaisir coupable" so eigties dans la catégorie des nanars chiants). Ce kung Fury est superbement rodé, efficacement exécuté, et savamment étudié pour être un véritable objet culte (la saturation des couleurs et la texture d'image façon vieille VHS est ce qui m'a le plus immergé, avec les nazis). C'est du mauvais goût comme on n'en voit jamais, qui donne tout à son public et qui en ramasse les justes honneurs. On ne va pas surestimer la daube nawak, mais celle ci a suffisamment donné pour mériter le respect.

6/10

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 11:02
Du buzz facile (donc je ne me gêne pas pour doper la fréquentation de mon blog !)

Du buzz facile (donc je ne me gêne pas pour doper la fréquentation de mon blog !)

Très attendu depuis Enter the Void, Gaspar Noé réalise enfin le projet qu'il avait voulu tourner avec Cassel et Belucci et nous livre Love, avec un casting inconnu et une affiche provoc. On juge dès lors de la réaction des cinéphiles : une grande hésitation, à la fois pour voir le nouveau Noé mais aussi parce qu'on sent que la provoc facile sur le sexe, c'est pas forcément le meilleur gage de qualité... Voulez vous qu'on reparle de Nymph()maniac ?

Love

Gaspar refait à nouveau un peu de polémique, et le spectateur pourra tout de même dcouvrir son film dans les salles malgré le petit jonglage avec les interdictions. Après toutes les analyses qui ont été faites de l'objet, on se contentera d'aller à l'essentiel. Noé pose ses conditions avec la scène d'ouverture, porno et gratuite. Elle crée le pacte avec nous, et si on la supporte, on verra tout ce qui se développe par la suite. Histoire bateau d'amour puis de haine vécue en différé par souvenir dans une situation sans échappatoire, nous sommes projeté dans le film via le protagoniste masculin, parfaite incarnation du mâle hétéro qui fonctionne de façon unilatérale avec son front ou sa ceinture. Le sexe accompagne l'évolution sentimentale de la relation, magnifiquement filmé et très bien coordonné avec les musiques. Au fil du long métrage se dégage un certain pessimisme dans les relations amoureuses, un peu caché derrière la spontanéité des personnages (la chronologie, éclatée par le montage, essaye sur la fin de revenir à quelque chose de positif avec les grands moments d'intimités initiant la relation amoureuse). Hélas, les dialogues rallongent parfois beaucoup des scènes sans leur apporter grand chose.

Au rayon provoc, Noé se laisse toutefois aller à de petites fautes de goûts comme l'éjac en 3D (avec du sperme numérique pour doper la quantité). L'auto-citation souvent décriée (Murphy veut faire du cinéma à la Noé, son fils s'appelle Gaspar, la galerie Noé...) est complètement annulée par la façon dont le réalisateur traite ses ingrédients, pointant les grosses contradictions de son protagoniste masculin et donnant une image complètement fausse du directeur de la galerie (on avait cru reconnaitre Gaspar affublé d'une perruque pour jouer au bobo prétentieux), qui désamorcent les accusations souvent revenues.

La facture technique est jolie, les cadrages très soignés, parvenant assez bien à souligner chaque émotion, malgré la proximité qui rend souvent l'arrière plan flou. La photographie est clairement pour beaucoup dans la réussite esthétique, qui achève de lisser la forme de Love et de le rendre appréciable. Avec un peu moins de relief que ses précédents travaux (après Enter the void, on sent une certaine humilité dans la forme), Love est un travail honnête, bien emballé mais parfois un peu trop "espacé" entre les séquences fortes qui marqueront le spectateur.

6/10

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 11:01
Le baron de Crac

Le baron de Munchauser de Terry Gilliam est clairement un de mes films favoris. Film d'aventure ahurissant coupant court avec tout réalisme pour s'offrir un univers absolument sans limite, il a transcendé mon imaginaire, en s'étant depuis taillé une petite réputation de film culte. Et pourtant, ce n'était pas la première adaption au cinéma. L'original, présent sur youtube, date des années 60, et m'a fait découvrir le cinéma de Karel Zeman qui va vous en mettre plein la vue.

Première adaptation officielle de la légende du baron de Munchausen, le baron de Crac est avant tout un prodige visuel, un véritable OFNI du cinéma réunissant toutes les obsessions esthétiques de son réalisateur, qui se sert des techniques relativement avancées des années 60 pour doper les trucages visuels de début du siècles utilisés pour les grandes oeuvres de Méliès... Résultat : l'intégralité des décors sont en carton dessiné ou imprimé, animé par de sobre effets de mouvement pour créer perspectives et gigantisme, dépaysement et exotisme pour un projet qu'on devine quasi intégralement tourné en studio, véritable bonheur pour l'amateur de curiosité. Il suffit de voir la séquence dans le palais du sultan pour tomber amoureux de ce projet aux allures de gravure cinéphile, qui trouve dans son charme rétro une véritable énergie kitsch à même de le rendre sympathique. Seule sa piste musicale se révèle un poil datée, mais qu'importe, elle fonctionne dans ce petit air à l'ancienne.

Techniquement, le film (tourné visiblement sur pellicule) utilise les techniques modernes pour gérer les teintes et les couleurs avec de réguliers élans expérimentaux. Si la technique de teinte permettait de faire varier les ambiances, jamais plusieurs couleurs n'avaient encore été associées (à moins de parler des pellicules peintes, un peu baveuses). Ici, tout cohabite parfaitement, et on se retrouve ébloui par plusieurs séquences virtuoses (un travelling dans le palais du sultan, une bataille navale sous un soleil de sang, les séquences abondent...) dont l'audace graphique est manifeste. La nuée rouge reste un des passages les plus marquants, utilisant des teintes bicolores constituées de flots de liquide de couleur envahissant peu à peu les images de ville désertée par une population en panique.

Enfin, c'est l'esprit du film qui achève de convaincre le spectateur. Si l'adaptation de Gilliam fait partie de mon top 10 personnel, il s'a inventé que peu de choses, car tout cet univers est déjà présent ici ! Les mécanismes sadiques du sultan, les créatures fantastiques absolument disproportionnées, l'ironie enfantine (l'issue de la bataille navale), et enfin ce côté trompe la mort vaillant tout imprégné d'humour qui fait la noblesse du Baron. Un véritable homme du monde capable de se rendre sur la lune par accident, de chevaucher un boulet de canon (très belle séquence) et de faire le tour du monde dans le ventre d'une baleine avec le sourire et un brin de galanterie. Des univers pareils nous manquent aujourd'hui, et Le baron de Crac est une véritable ode à l'imagination. Le fait qu'il s'amuse des sciences dès son introduction (en rendant hommage à Jules Vernes et en montrant nos héros d'aventure (dont Cyrano de Bergerac) accueillant avec tous les honneurs le premier homme venu en fusée montre combienson ancrage dans la nostalgie se veut communicative et sincère. Le dernier plan du film est une invitation directe à plonger dans l'infini et à se laisser bercer dans les aventures, de se laisser dériver dans notre imagination comme ce chapeau dans les étoiles, flottant à jamais au firmament. Curieux que ce film ne soit pas davantage reconnu, il a la puissance d'un classique !

9/10

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Published by voracinephile - dans Aventure (la mine d'or)
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 11:00
Terminator Genisys

De l'avis des détracteurs, le pire de la saga, et très peu d'avis vraiment favorables. Ce nouveau remoot (ou rebake, au choix) est mû par une formule rigolote qui de par son essence est vouée à s'aliéner les fans endurcis, puisqu'elle nie aussi les deux opus de Cameron. Elle leur roule dessus dèls le départ, malgré l'introduction très dark future, de très loin la plus fidèle de toutes les versions au matériau d'origine. Mais quand on voit commence les choses évoluent, difficile, en tant que gardien du temple Cameron, de croire que ce dernier ait validé le projet d'un "Vous allez aimer Terminator Genisys !"

L'histoire : Skynet est enfin vaincu, en ayant toutefois eu le temps d'envoyer plusieurs terminators dans le temps, John Connor envoie alors Kyle Reese pour rectifier le tir. Mais les choses ne se passent pas vraiment comme prévu...

Terminator Genisys

La formule en question est cohérente avec la logique d'évolution de la saga, et en rupture avec la représentation du temps initiée par Cameron. Chez ce dernier, les évènements étaient fatals, on pouvait les retarder, mais jamais être sûrs de leur disparition. Ici, on peut aller et venir dans le temps, et forcément, comme on joue avec le continuum espace-temps, le destin doit changer, et le futur change à vitesse géométrique. Les introductions des films de Cameron sont ultra plaisantes à ce niveau, et même la façon dont elles dégénèrent par l'intervention de nouveaux détails qui bouleversent le déroulement des évènements. Le retour du T-1000 est en tout cas un bonheur, et le vieux modèle se targuant d'un "daté, pas obsolète !", on tient là l'atout charme qui a ravit mon âme de cinéphile. L'usure de la moyenne vient davantage sur la longueur. L'intégralité des scènes d'action numériques échoue à créer les moments de tensions nécessaires au rythme. Si une séquence comme celle de l'hôpital arrive à peu près à faire un concept avec le scanner, celle du bus scolaire achève de rendre le spectacle artificiel et en surenchère. C'est à trop vouloir étaler le pognon qu'on crée un effet Marvel alors que ça fait des années qu'on n'a pas vu de Terminator (et encore, les scènes d'action numériques de Renaissance avaient un petit punch attachant, car oui, je trouve que Renaissance supplante très largement le 3 et ce Genisys). Cette monotonie tue le vent d'originalité qui agitait ce bon début. Les acteurs ne viennent alors guère changer la donne, complètement vérouillés dans leurs rôles, et surtout sans jamais nous redonner l'essence des personnages originals de la saga. Sarah Connor n'est plus Sarah, et pourquoi je pense toujours à Die Hard 5 quand je regarde le nouveau Reese ? En fait, ils ont inversé les rôles, Reese a des oeufs au plat et un gros fusil à lunette alors que Sarah s'assoit côté passagé et fait du concours de chargeur avec le joujou de service. Final un peu décevant pour ce blockbuster qui commençait gentiment et qui se vautre avec un manque d'immersion, ce Genisys sera surement vite oublié, et illustre une nouvelle fois ce qu'on peut appeler la "moyenne" dans le blockbuster, facile à digérer mais absolument non marquant (vous vous souvenez du hamburger que vous avez commandé l'en dernier ?)

5/10

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 09:16

Bonjour à vous, Lecteurs et Lectrices !

Depuis Chappie, depuis Chappie je n'avais plus donné de nouvelles, c'est dire si ce film m'avait traumatisé. Errant dans ma chambre avec désormais un traumatisme sentimental robotique, j'avais surtout décidé de concentrer sur ma vie et la suite de mes projets professionnels. C'est donc fait, et je puis maintenant sur de bonnes bases, en tout cas jusqu'à ma prochaine pause (la fabrication du vin nécessitant parfois des périodes marathon où les loisirs sont réduits à néant).

J'ai donc profité de mes longues vacances sans blog pour regarder quelques nouveautés, et continuer des petits projets vidéos (avec d'étonnantes découvertes à ce niveau, des articles seront publiés à ce sujet).

On enchaîne avec une quarantaine de nouvelles critiques qui, je l'espère, vous donneront envie de continuer à me lire pendant encore quelques années. A très vite sur la toile, et étreinte mentale pour tous ceux que je retrouve avec ce lancement !

Retour
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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 18:45

Chers lecteurs, chères lectrices,

comme vous aurez pu le constater, je manque totalement d'assiduité depuis plusieurs semaines. Hélas, la situation ne va pas pouvoir changer d'ici quelques temps. Je préfère donc suspendre officiellement l'activité sur mon blog. Je tenterai de répondre à vos réactions sur mes articles dans les meilleurs délais. Merci de l'intérêt que vous me portez, et à très bientôt.

James

Suspension d'activité
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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 05:57
Chappie

Vu le jour même de sa sortie sans trop y croire, la bande annonce ayant déjà souligné le côté guimauve de l'exercice. On s'y attendait. Comment ne pas s'y attendre, c'était logique, Blomkamp n'ayant visiblement plus d'inspiration depuis District 9, alors, il nous refait Alive in Joburg dopé par le pompage de Robocop 2014. C'est si criant qu'à ce stade, on ne rigole même plus...

L'histoire : Un robot vivant élevé par une bande de punk découvre le sens de la raison de la vie.

ChappieChappie

Chappie, on sentait dès la bande annonce que c'était perdu d'avance. Remplaçant les aliens en images de synthèses par des robots en images de synthèse, on assistait déjà à l'échec total de Blomkamp de se renouveler, repompant largement dans l'univers de ses deux premiers films pour nous fagoter un clone mal dégrossi de Robocop. Mais humain celui ci, puisque la bande annonce mettait bien en avant les sentiments de sa créature et le côté initiatique du film. Ca commence fort ! Des flashs infos comme dans district 9 ! A côté de Johannesburg, Detroit, c'était de la rigolade. Pour lutter contre le crime, un programme de robot policier est mis en place et fonctionne très bien. L'ingénieur Deon en charge de ces robots, les Scouts, veut pousser son concept d'intelligence artificielle plus loin. Mais Vincent, un autre ingénieur de la compagnie voulant faire créer des ED 209 (le pompage question design est a-bu-sé) et jaloux de son succès l'espionne. C'est lorsque notre génie dérobe un robot pour tester son programme qu'il est... enlevé par des punks qui lui demandent de leur laisser le robot vivant... Quoi ? Bon, déjà, je suis sûr que certains vont dire qu'il s'agit d'un projet "original" (comme Avatar). Mais si c'était un reboot non déclaré de Robocop qui faisait des efforts, on apprécierait... Là, on sombre dans les abîmes de la nullité, genre L'homme bicentenaire !

Blomkamp, par les ingrédients qu'il manipule, met toujours la barre très haut. Et c'est cela qui rend ses derniers films de plus en plus décevants quand on constate la maladresse incroyable de ses scénarios. On ne peut pas prétendre faire de la SF intelligente en se révélant aussi grossier. Passe encore que Chappie manifeste son humanité à coups de Yo peau d'zob !, check m'en 5 !, j'vais niquer ta race et autres gourmandises vocales, c'est le degré de nullité du registre sentimental qui choque. Pourquoi les films qui prétendent redéfinir ce qu'est l'humanité sont souvent les plus mauvais en la matière ? D'une naïveté si stupide qu'on soupire à chaque fois qu'on assiste à une scène sentimentale avec une musique d'ambiance électro triste, du genre Chappie aime maman, Chappie veut une histoire, Chappie ne veut pas mourir et être un homme ! Avec un ton larmoyant et une dramatisation complètement artificielle (l'agression de Chappie par des racailles, qui crie genre il souffre alors qu'ils ne font grand maximum que rayer la peinture, et la conclusion inévitable que le monde il est méchaaaaant ! Rah ! Cependant, il faut en effet reconnaître que c'est Chappie qui est le plus humain, les punks qui l'élèvent étant des stéréotypes appuyés des punks drogués sans cervelle dont l'humanité consiste à afficher une superficialité de tous les instants. Des punks qui valent d'ailleurs ceux du robocop de Verhoeven, et qui même les surpassent. On est en Afrique du Sud, mais ça ressemble davantage à Mad Max II en leur compagnie. Le second degré nanar de Verhoeven passe ici beaucoup moins bien, les tentatives humoristiques du film se soldant davantage par des bides ou du mépris (le dépouillement des riches dans leurs quartiers, où avoir une voiture de luxe et se la faire tirer par un robot est sujet à humour et sans la moindre conséquence ultérieure). On sauvera de ce bourbier la prestation de Dev Patel et de Hugh Jackman (globalement bon dans ce rôle mauvais).

Le plus grave, c'est donc le scénario, qui s'articule sur des enjeux tellement stupides qu'on soupire de voir un tel matériau gâché. En gros, on aura principalement deux axes : Chappie qui devient un gangsta (yo tu baises pas mes potes) et Hugh Jackman qui emmerde le créateur du robot et qui est méchant. Voilà, c'est résumé. On ne dénombre plus les incohérences qui parsèment le scénario (Chappie fait le tiers du film avec sa batterie à plat sans tomber en panne, l'ED-209 explose avec une simple grenade accrochée à son armure frontale, le coup du logiciel virus Genesis qui est laissé de côté par la conclusion, le génie n'arrive pas à faire marcher son logiciel alors il boit un red bull et il pianote sur son ordi en regardant des images et là ça marche...), plus horrifié par l'inutilité totale de ce travail que par cette peinture d'humanité superficielle au possible et manichéenne à outrance. Chappie ne sert à rien ! Même Transcendance se révélait plus intéressant malgré son traitement désastreux. Cette colossale perte de temps démontre à quel point Blomkamp tourne en rond et ne sait plus rien faire de nouveau. Il ne pouvait réussir qu'un seul film : District 9. Et maintenant, il n'a plus la moindre idée de quoi faire, son génie s'est consumé. Quand on constate qu'il ne se casse même plus la tête à chiader des détails marrants (le démembrement d'un punk au mecca, seule innovation divertissante dans l'univers technologique du combat futuriste), on ne pleure même plus, on se détourne. Plus la peine d'espérer, Neill Blomkamp est fini, et son style ne mène plus à rien.

Le dernier espoir de l'humanité n'est pas humain, dites-vous ? Sans doute veulent-ils parler du dénouement trompe-la-mort qu'on sentait venir à 3 bornes... L'espoir serait plutôt de trouver fissa un nouveau prodige de la SF, ou enfin refiler à Neil le projet de Halo histoire qu'on n'en parle plus...

2015
de Neill Blomkamp
avec Sharlto Copley, Dev Patel

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 15:44
James Bond : Pierce Brosnan
James Bond : Pierce BrosnanJames Bond : Pierce Brosnan
James Bond : Pierce BrosnanJames Bond : Pierce Brosnan

La saga James Bond a acquis une telle renommée qu'elle constitue à elle seule un canon du genre cinéma d'action, qui se révèle très intéressant à étudier pour son évolution chronologique et ses grandes variation de qualité. Succédant à Timothy Dalton (moyenne performance malgré le notable Permis de tuer), il est lancé en 1995 avec Golden Eye, marquant à plusieurs niveaux. C'est sur la suite en revanche que viendront les critiques, notamment avec le cas Le monde ne suffit pas. Une injustice quand on le redécouvre aujourd'hui, ce dernier offrant bien plus que Demain ne meurt jamais et Meurs un autre jour, qui compte parmi les pires de toute la saga. Retour sur une séquence polémique...

James Bond : Pierce Brosnan

Golden Eye (1995) : Lancement de folie pour Pierce Brosnan, qui bénéficie du rôle titre dans l'un des opus les plus salués de la saga. A raison, déjà pour son script plutôt original fonctionnant encore sur quelques bases de la guerre froide avec un sens assez aigu du suspense, le ton alternant entre sérieux (le final, le vol du réseau satellite...) et foutraque (la course poursuite en char d'assaut). Peu importe que ce soit toujours plus gros (l'introduction), l'équilibre est trouvé, le film parvenant parfaitement à s'intégrer dans sa décennie en termes de style, l'exemple marquant étant la présence d'Eric Sera à la bande originale. Malgré les déboires de post production (il paraît qu'il aura fallu pomper les musiques de l'opus précédent pour combler les lacunes de partition), son style imprègne considérablement le film, alternant avec le lugubre (toutes les scènes satellitaires) et le rythme musclé du thème des scènes d'action qui envoie clairement de la pression. Efforts également du côté des méchants, avec un 006 roublard et interprété efficacement par Sean Bean, escorté pour le coup du parfait exemple de la méchante marquante, la grosse salope sadique qui étouffe ses victimes au cours d'étreintes mortelles. Mêlant constamment mort et libido, achevée avec une blague parfaitement dans le ton nanar qu'on attendait, elle assure le spectacle avec jubilation et efficacité. Enchaînant régulièrement les séquences d'action sans endormir pendant les explications de circonstances. Même dans la façon dont il gère les gadgets, le film est doté d'intelligence. La simple séquence du stylo illustre la gestion maligne des quelques petits trucs utilisés ça et là pour doper le suspense en respectant l'esprit de la saga. Avec en plus une associée enfin utile avec ce petit charme russe qui lui donne immédiatement un plus sur la standarde james bond girl. Et à titre personnel, l'usage régulier de maquettes pour les effets spéciaux a gagné ma sympathie. Quant à la performance du Pierce, le rôle lui va comme un gant, le naturel de sa carrure de héros parlant de lui même, en smoking ou en simple blouson de para. Un baptême du feu tout à fait concluant.

1995
de Martin Campbell
avec Pierce Brosnan, Sean Bean

James Bond : Pierce Brosnan

Demain ne meurt jamais (1997) : On tombe de trèèèèèès haut ! Ridicule dès son introduction, on sait déjà qu'on va être mort de rire pendant la séance, mais pas forcément parce que c'est un bon film. On retrouve les excès d'un Moonraker, sans en atteindre toutefois la nanardise (le panache de ce dernier est sans égal). Dès les 5 premières minutes, Pierce Brosnan se fait étrangler dans un cockpit, pilote un avion de chasse sans les mains en évitant un missile numérique dégueulasse avant de flinguer les ennemis à coup de sièges éjectables. Du Bond bigger than life incapable d'être sérieux qui va constamment étaler sa médiocrité, avec qui plus est un des méchants les plus ridicules de la saga. Enfin bon ridicule, c'est sur qu'un Goldfinder ne l'était pas beaucoup moins, mais il y avait une certaine classe... En fait non, ce mégalo qui décide de trucider des innocents pour créer des conflits et les filmer pour faire du buzz sur ses réseaux de communication, c'est au niveau de la saga question finesse. Mais qu'est-ce que ça en devient lourd. Il n'y a pas la moindre surprise, à aucun moment. C'est un déluge gras de pyrotechnie gratuite qui enchaîne les péripéties clichées sans jamais chercher à faire le moindre effort de tension ou de suspense, parce que c'est James Bond, mec ! James arrive à un endroit, fait son enquête, des méchants arrivent pour le tuer, mais James, avec ses gadgets, les tue avant. Et c'est ce schéma qui se répète 3 ou 4 fois, à chacun des temps forts en fait. Et voilà que la femme du méchant a connu James, et qu'elle craque à nouveau pour sa gueule, alors le méchant il la tue, et faut la venger... Il faut quand même noter que le méchant est ici interprété par Jonathan Price, un acteur que j'apprécie beaucoup. Qui fait ici un cabotinage bien poussé particulièrement lourd sur la longueur. Inutile de dire combien la dénonciation qu'il est sensé véhiculée est ridicule et en dehors de toute réalité, ce n'est pas la mission d'un Bond de toute façon (quoique certains se sont révélés beaucoup plus subtils dans la gestion de leur contexte). Mais en montrant dès la fin du générique sa façon de procéder, il n'y a plus la moindre découverte possible. Et puis normalement, il faudrait une heure au MI6 pour en déduire que le premier informé était forcément au courant que ça allait se produire, et hop, affaire réglée sans gadget et explosions... Quant à la deadline de 48 heures, elle comprime les enjeux avec autant de saveur qu'un Quick'n toast, marquant un peu plus la catégorisation de produit consommable de l'engin en cherchant à créer artificiellement un rythme qui n'existe pas. Tout le monde semble l'avoir oublié, et ce n'est vraiment pas un tort. Pierce aura beau jouer la carte de l'assurance dans la peau de l'agent secret, la direction d'acteur laisse tout le monde partir en roue libre, à l'image de cet homme de main, tout juste sorti de Beowulf (celui avec Christophe, le meilleur).

1997
de Roger Spottiswoode
avec Pierce Brosnan, Jonathan Pryce

James Bond : Pierce Brosnan

Le monde ne suffit pas (1999) : Avec Golden Eye, la plus connue des contributions de Pierce à la saga, épaulée par la belle Sophie Marceau, qui trouve un rôle cliché finalement fonctionnel (qui prendra enfin toute sa dimension pendant la séquence de la chaise, malheureusement tardive, qui n'éclipse pas la petite romance occupant la première heure et demie). Robert Carlyle se contentera efficacement d'être un petit personnage indestructible qui fait finalement le poids dans son rôle. Le film se paye même le luxe, disons le, du meilleur générique de la saga Brosnan, que ce soit la musique ou la cohérence de l'esthétique jouant avec les textures du pétrole. Le gros problème de cet opus, c'est son rythme. Clairement en dents de scie malgré les efforts que fait l'introduction (plusieurs séquences rythmées, malgré l'idiotie du script concernant le mystérieux tueur). Mais quand il s'agit de présenter les personnages, difficile de sortir des clichés tout en jouant le suspense. Ce dernier fait encore une fois défaut dans une grande majorité du film, mais le quotas d'action se révèle plus ambitieux. Entre la course poursuite en ski, l'attaque du centre de stockage militaire et l'intervention dans le pipe line, le développement se suit assez bien, ouvrant sur un final plutôt ambitieux qui lui, offre un peu de spectacle. Inattendue et plutôt bien gérée, la conclusion rehausse le niveau, assez pour rendre le film tolérable. Surement que les clichés rebuteront toujours les cinéphiles puritains, mais Le monde ne suffit pas est loin d'être le four qu'on nous décrit souvent. Qu'on se rassure, sa suite se chargera d'enterrer définitivement Pierce.

1999
de Michael Apted
avec Pierce Brosnan, Sophie Marceau

James Bond : Pierce Brosnan

Meurs un autre jour (2002) : Dernière contribution du Pierce, et on remercie grandement les producteurs de s'être arrêté là. S'enfonçant dans les abîmes du ridicule dès l'introduction (l'arrivée en surf sur les plages de Corée du Nord aussi furtive qu'une fanfare de quartier), ce James Bond se caractérise par la réalisation peu inspirée de Lee Tamahori, qui parce qu'il est asiatique, pompe le style de John Woo, mais une fois qu'il s'est importé sur le sol américain. Si la course poursuite en aéroglisseur est plutôt bien retranscrite, le générique est un supplice chinois. Quelques belles images (et surtout une cohérence dans ce qu'il représente, une première) sur une musique dégueulasse, sorte de techno pop immonde qui ruine toute tentative d'espoir. Avec une caractérisation du méchant parfaitement ridicule (le combat à l'épée qui n'en finit plus), le film se plante totalement avec sa surenchère technologique qui fait de James Bond un assisté (voiture cheatée, batterie de gadgets étalée plus que de raison...), et surtout de la surenchère numérique qui a totalement enlaidi le film. Il suffit de regarder les séquences d'explosion (comme la finale de l'avion, l'interminable poursuite avec le rayon de soleil...) pour que la laideur des CGI saute aux yeux et discrédite déjà ce style expédié, qui affadit considérablement sa mise en se reposant énormément sur la post production pour suggérer l'ampleur qui n'apparaît jamais sur le plateau. Soit, on est d'accord, le palais des glaces qui fond, c'était marrant. Mais qu'est-ce que ça en devient moche quand on a droit à un combat entre bagnoles tourné comme un fast and furious du pauvre ! Inutile de dire que la portée sentimentale est totalement inexistante, et pourtant, le film la joue à plusieurs reprises, histoire de faire avancer le script. Mais rien n'y fait, la fadeur du programme et sa totale absence de style personnel tue toutes les tentatives de sérieux. Alors on ricane quand les filles s'arrachent leur vêtements pour le combat final, mais on ne sera pas dupe. C'est la décadence des années 2000 façon Charlie et ses drôles de dames, et les tendances étant ce qu'elles sont, normal qu'on essaye de nous faire manger la même soupe. Heureusement, Bourne arrive peu de temps plus tard, et le sérieux premier degré marche si bien que James, lui aussi, devra faire peau neuve et se conformer au gabarit Jason Bourne, accouchant d'un Casino royal remontant d'office dans les cimes de la saga.

2002
de Lee Tamahori
avec Pierce Brosnan, Halle Berry

James Bond : Pierce Brosnan
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 15:33
Charlie et ses drôles de dames

Avec Charlie et ses drôles de dames, on touche à la quintessence, au bonheur, à tout ce que le navet a de plus violent et pervers. Réalisé par McG (qui surprendra tout le monde avec son Terminator Renaissance plutôt respectueux de la saga qu'il intègre (n'en déplaise aux défenseurs de Cameron)), il s'agit d'un film d'action féministe (enfin, on se comprends, quoi) qui assume son statut de défouloir avec une médiocrité qui ne faillira jamais. Toujours dans la surenchère naveteuse, on retrouve avec bonheur l'époque des spice girls.

L'histoire : une mystérieux Charlie et son équipe d'espionnes hors pairs sont chargés de retrouver un ingénieur en télécommunications, qui a été kidnappé en possession de son dernier logiciel de sécurité.

Charlie et ses drôles de dames

On commence avec un travelling sans coupure nous faisant monter à bord d'un avion en vol, où un stewart nous gueule à la face "alors je lui dit ce ne sont pas les sièges qui deviennent de plus en plus petits, ce sont vos miches qui sont chaque fois plus grosses !". Violence ! LL Cool J sort des toilettes vêtu en tenue africaine avec un pompon, avant de défenestrer un terroriste en possession d'une bombe. Mais genre il l'attrape, dégoupille l'ouverture d'urgence et saute dans le vide. Ils sont rejoint par un individu en cagoule qui balance la bombe au loin, et tout le monde atterrit en parachute sur un bateau conduit par une bombasse en bikini. LL Cool J se met alors à parler avec une voix de femme (violence !), pendant que la chinoise (Lucy Liu avant Tarantino) se croit dans une pub de l'Oréal et agite ses cheveux dans le vent en enlevant sa combinaison. Générique ! Purée ça balance. Présentation de chacune de nos anges, vibrants portraits de femmes rendant justice à la logique d'égalité des sexe (une rouquine coquine, une blonde attardée mentale, une chinoise kikoo ratant ses cup cakes). Mais le calme de leur quotidien (la recherche du parfait petit copain qui saura les comprendre et accepter leur choix de vie d'accomplir les quatre volontés d'un inconnu) se retrouve perturbé par l'enlèvement du craquant Eric Knox (Sam Rockwell, mais vous ne le connaissiez pas alors) et de son logiciel de sécurité. Un logiciel qui si il était couplé au système satellitaire de son concurrent deviendrait un puissant outil de détection des gens sur terre, ce qui serait liberticide et donc mal (j'aime quand les gentils sont tellement perspicaces qu'ils pensent déjà à la place du méchant et partent dès lors sur l'évidence de sa culpabilité pour agir). Mais bon, it's america, à l'image de nos trois anges qui dansent sur un fond de freedom flag.

Dans ce désastre, nous aurons donc droit à un Crispin Glover virevoltant qui pousse des cris de fillette pour montrer qu'il est très frustré par son rôle, pendant qu'il sniffe les cheveux qu'il arrache par poignées de la tête de nos anges. Constamment dans l'excès, la médiocrité de son jeu le fait curieusement ressortir du lot pour sa classe vestimentaire et son raffinement inhabituel au milieu du mauvais goût total de cette production. Car ce film est l'oeuvre d'un gamin, mis en scène par des adultes. Mixant Mission impossible (la visite du coffre fort qui ressemble plus à une boîte de nuit), Matrix (aberrante scène de bullet time) et les films d'arts martiaux chinois (les combats au ralenti à base de câbles effacés, mais c'est mou et ridicule façon power rangers), la bâtardise du style accouche d'un film mongoloïde, un produit si violent en termes d'hétérogénéité de style qui agresse toutes les exigences esthétiques qu'on pouvait avoir. Vomissant ses couleurs saturées, toujours escorté d'une musique populaire criarde et racoleuse, Charlie et ses drôles de dames m'a rappelé pourquoi j'ai choisi le chemin du snobisme et du totalitarisme culturel avec la dictature du bon goût. Le nanar a beau servir d'autodérision et révéler le mauvais goût qui peut sommeiller dans le cinéphiles, les navets de cette trempe resteront toujours indétrônables, et Charlie prend ici leur tête sur l’autel du mauvais goût. On s'amusera toutefois qu'il suffise de dire Je suis Charlie pour être immédiatement adulé par l'ensemble de nos héroïnes. Avec des héroïnes qui se lancent régulièrement dans des chorégraphies et des petits pas de danse, impossible de se tromper sur la direction artistique, qui assume totalement son mauvais goût avec un sens très personnel de la générosité. On vous recommande donc le visionnage d'un pareil objet pour faire une bonne cure de médiocrité, ce clip d'une heure et demie valant tous les plugs du monde (y compris celui exposé à Paris en place publique) fera office d'un purgatif de premier ordre. Garanti sans calorie, mais quelques matières grasses...

2000
de McG
avec Cameron Diaz, Lucy Liu

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 15:24
Le dernier loup

Le dernier loup marque le retour de Jean Jacques Annaud au style animalier, qu'il avait laissé sur le gentil L'ours ayant marqué mon enfance. Avec une certaine tendresse pour le bonhomme (la guerre du feu, quand même), je me disais donc qu'il serait parfait pour une séance familiale, qui plus est pour faire tâter des progrès de la 3D. Le résultat ne m'a heureusement pas fait regretté la nostalgie.

L'histoire : Envoyés dans les campagnes pour instruire les populations reculés de Chine pendant la révolution rouge, deux étudiants chinois sont incorporés à une brigade d'élevage, où ils découvrent peu à peu les règles du monde rural.

Le dernier loup

Le dernier loup est un film intelligent. Il fait d'excellents choix de mise en scène qui se révèlent tout de suite payants pour leur sincérité. Autant, les sentiments que développe le film sont parfois très guimauve dans la tristesse ou la joie, autant la logique qu'il suit les justifie pleinement. Il commence par jouer la carte de l'immersion totale. Nous découvrons le système de fonctionnement des campagnes communistes, ici en Mongolie et en compagnie d'un village de nomades qui est chargée d'élever du bétail pour nourrir les populations, tout en utilisant leurs connaissances ancestrales de la steppe pour en tirer le maximum. Et cela passe bien évidemment par les loups. Le film est en cela intelligent, car il est l'antithèse d'un film comme Le territoire des loups, et qu'il se présente comme une quasi démonstration de l'émergence d'une catastrophe écologique. Il arrive à cerner parfaitement le fonctionnement de l'écosystème (certes en le simplifiant) de la steppe, hostile et rude (peu favorable à l'agriculture). Mais avec le développement des campagnes, les sources de nourritures naturelles des loups deviennent de plus en plus rare, alors que les campagnes d'élimination des louveteaux se multiplient). Et c'est donc peu à peu une escalade de violence pour la survie qui s'amorce entre les deux espèces, où il apparaît bien vite que les loups ont clairement le désavantage question barbarie et cruauté. C'est sur cette toile de fond que le film bâtit un autre drame un peu plus intimiste, avec l'un des jeunes étudiants qui tente, en secret, d'élever un louveteau sauvé d'une de ces campagnes d'éradication. Histoire simple, sincérité émotionnelle forte. C'est ce qui rend le film si plaisant, avec son authenticité. Point n'est besoin de faire des discours de réclame quand les faits parlent d'eux même. Et les plans magnifiques des loups de nuit, aux yeux verts (retouchés numériquement) qui transpercent littéralement le spectateur, laissent clairement la beauté de la nature faire son boulot. Dans ce contexte, la 3D est bien faite, permettant à la manière de Prometheus de donner vie aux décors avec classe et distinction. Mais Le dernier loup souffre d'un énorme défaut. 30 minutes de trop. Mais méchantes, ces trente dernières minutes. Sans rythme, la durée du film s'étend (l'intrigue s'étale sur deux longues années), et il arrive un moment où clairement, on commence à s'emmerder. Et voilà que notre étudiant tombe amoureux d'une fermière, mais que son bébé loup mord son fils. Roh la la ! C'est moi ou ton loup ! Pfffffff. C'est mon loup à moi, c'est pas le tien ! Grrrrr. Cédant aux facilités de la guimauve, la fin s'enfonce donc comme les gazelles dans le lac de neige, et de ce film, on ressort froid. Sans être déçu pour autant. La direction artistique sans faille d'Annaud offre déjà largement de quoi combler sa vue, et la perspective d'un récit animalier à l'ancienne met toujours du baume au cœur.

2015
de Jean-Jacques Annaud
avec Feng Shaofeng, Shawn Dou

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Published by voracinephile - dans Aventure (la mine d'or)
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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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