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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 11:38

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Voici une saga enfantine que le nanardeur invétéré dévorera avec une intense satisfaction, puisqu’il s’agit d’un des phénomènes les plus débiles engages par la firme 20th century fox : Alvin et les Chipmunks. Parfaite synthèse de l’industrie mercantilo-commerciale infantile, ce film réunit à peu près tous les ingrédients standards calibrés pour attirer le jeune public (ou les amateurs de cucul la praline) dans les salles : des mascottes craquantes et immédiatement identifiables, de la chanson, de la comédie et des belles couleurs. La formule qui gagne immanquablement. Le premier de la saga est un triomphe. Une suite est lancée assez vite, reprenant la même formule à la virgule près : introduire des écureuils femelles dans son histoire (ben oui, on commençait à se poser des questions sur nos écureuils). Puis vient le tour du 3, qui lui se contente de reprendre les éléments du 2 en les inscrivant dans un cadre plus exotique. Le tout en glissant de fréquentes allusions cinématographiques ou au monde de la musique censée plaire aux jeunes et soulignées avec lourdeur. Bref, c’est le numéro commercial que tout le monde exécute pour bouffer sur le dos des familles en proposant soit disant un divertissement convivial. Place à la saga !

 

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Alvin et les Chipmunks : Lancement de saga oblige, on découvre d’abord des écureuils qui parlent (soit) et qui stockent des glands dans un sapin alors qu’on ne voit pas de chêne à des kilomètres à la ronde. Nos trois bestiau maladroit s’amusent et font des blagues en parlant aigu. Mais rapidement, ils sont capturés par des bucherons et lâchés dans la ville de New York. Pendant ce temps, on découvre Dave, un compositeur amateur de guitare sèche et de chansons cools racontant sa vie. Mais son producteur le lui dit : c’est de la merde et il n’a aucun espoir (marrant comment toutes les comédies musicales actuelles se ressemblent). Mais les Chipmunks (et Alvin) investissent bientôt sa demeure et viennent redonner du piment à sa vie. Facétieux et rigolos (un pet détend toujours l’atmosphère), ils vont vivre comme de véritables enfants, bref, entamer une vie normale d’écureuil. Mais si ce discours plutôt insipide sur l’assimilation de l’autre quelque soit sa différence ne surprend pas dans ce contexte (Stuart Little en est le plus bel exemple), le basculement dans le domaine de la chanson vient dramatiser tout ça. En effet, en plus d’être taquins et farceurs, les Chipmunks chantent. Cinq octave au dessus du ton juste (mais c’est cool, c’est de la parodie), mais ils chantent. Présentés au producteur de la Major de Dave, ils font un véritable tabac. Tout le monde se frotte les mains : la poule aux œufs d’or vient de tomber toute pleine d’œufs dans leur assiette. Leur carrière joue sur un buzz médiatique ahurissant, tout le monde les adore, on rit du gentil bazar qu’ils installent dans le pavillon de Dave, bref c’est le bonheur parfumé à la noisette (c’est en plus la période de Noël, histoire de rajouter une ambiance joyeuse dans la cellule familiale). Mais voilà, Dave a aussi envie de séduire une belle collègue de travail, et les Chipmunks au caractère enfantin ont un peu du mal à comprendre. Mais si ils ne sont pas pour au départ, ils finissent par se dire que c’est sa décision et qu’il faut l’aider à y arriver. Alternant la guimauve et la crème chantilly aromatisée à la noisette, Alvin et les Chipmunks compile le tout-venant des valeurs familiales lambda en les enchaînant en mode animalier. Quelques gags pour moins de 10 ans ça et là (un pet, un gag de mec bourré suivi d’un pathétique « Alviiiiin ! »…), des chansons aux paroles fondamentales (« Noël arrive en décembre ! En Décembre ! »), des trognes mignonnes, et voilà un film prêt à affronter le monde entier, en prônant des valeurs qui parlent aux mômes. On peut toutefois relever que finalement, le producteur musical devient le « méchant cabotin » de la série, et que les Chipmunks ne se laissent finalement pas déborder de cadeaux pour prendre leurs décisions. L’œuvre jouit en tout cas d’une facture technique assez bonne, ce qui est le cas aussi de Sharpay’s fabulous adventure. Avec une conclusion laissant tout le monde heureux dans le merveilleux monde de la musique (mais c’est pas pour le fric ici), on peut retenir qu’Alvin et les chipmunks est, sans grosse surprise, un produit formaté pour l’exploitation qui joue essentiellement sur ses mascottes mimi tout plein plutôt que sur son scénario. Insipide.

 

1/6

 

2007
de Tim Hill
avec Jason Lee, David Cross

 

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Alvin et les chipmunks 2 : Retour de nos mascottes à poil chanteur castra sur le devant de la scène, où les problèmes d’égo d’Alvin deviennent vite un des enjeux principaux de cette suite. Le trublion tire en effet trop la couverture à lui dans les galas de charité et dans leur scolarité. Car maintenant, les Chipmunks se sont un peu calmés niveau musical, et tentent de suivre une scolarité normale. Et comme les filles leur tournent autour (l’adolescente et les trucs mimi, ça fait du bruit), les mâles de la section sportive les jalousent. Mais pas de soucis, ces écureuils de 20 cms vont les remettre à leur place, et mieux : s’en faire des amis, rentrer dans leur équipe et gagner le match de fin d’année. Mais la principale intrigue reste sans doute celle des Chimpettes. Trois clones des Chipmunks, mais en fille (c’est dire si on n’est pas surpris de les voir tous choisir leur clone comme possible petite amie), qui chantent comme eux, et que le méchant producteur Ian veut utiliser pour prendre sa revanche sur les chipmunks et pour faire des montagnes de fric. Cette intrigue sera essentiellement alimentée par les gags tournant autour de Ian qui se contorsionne comme un diable et essayant de faire preuve d’un talent comique qu’il n’a pas (si ce n’est dans son intervention finale tellement ridicule qu’on sent l’implication d’un homme viscéralement lié à son rôle. En vérité, les chimpettes ouvrent peu à peu les yeux et se mettent à réfléchir avec des raisonnements d’enfants éclairés (alors que les adultes sont de véritables buses). Pour les chipmunks, le fait de reprendre la musique devient bientôt une nécessité, leur école devant gagner une bourse pour sauver l’atelier musique. Ils s’inscrivent donc à un concour auquel les chimpettes vont-elles aussi participer. Jalousie, tension, le menu frottin du divertissement pour jeunes se retrouve à nouveau dilué dans le long métrage, qui se débarrasse ici du sobre Dave pour le remplacer par Tony, le loser geek le plus agaçant visible ces dernières années (dans le genre crétin du village, il est d’un cliché si outrancier qu’il confine au vulgaire : sa souffrance nous laisse complètement indifférent, qu’on ait été victime ou bourreau). Mais bon, d’un coup de scénario magique, tout ce petit monde voit ses vœux exaucés en dernière partie et le cours des choses reprend normalement. Un second opus qui s’inscrit totalement dans la lignée du premier (la facture technique et identique, même si on décèle une grosse incohérence de taille avec la télécommande en fin de film), qui n’a toutefois plus l’excuse de l’originalité pour nous balancé un scénario déjà vu et très léger. Lassant.

 

0.8/6

 

2009
de Betty Thomas
avec Jason Lee, Justin Long

 

http://lemonsarelouder.com/wp-content/uploads/2011/12/david-cross-alvin-chipmunks-chipettes.jpg

David Cross, le talent comique incarné...

 

Alvin et les Chipmunks 3 : Ici, on touche à l’indigence complète, profonde. Ne sachant plus quoi inventer, nos scénaristes décident de balancer nos 6 écureuils dans une croisière (histoire de foutre un peu le souk, en lâchant par exemple les enfants sur une aire de repos d’adulte). Un début comique des plus paresseux, qui gagne encor en lourdeur quand on s’aperçoit que Ian est encore de la partie, désireux de se venger de ces maudits écureuils. Mais la situation change quand nos écureuils, toujours avide de pitreries, s’éjectent du bateau et trouvent refuge sur un île déserte. Enfin le cadre promis par l’affiche. On se lance alors dans une sorte de Robinson Crusoé en mode comédie musicale, où nos personnages chantent pour tromper leur ennui. Le film gagne donc des minutes avec des épisodes symboliques comme la course à la mangue (une allusion surfaite au Seigneur des anneaux), la rencontre avec une survivante (lourde allusion à Seul au monde) et l’organisation au quotidien. Un prétexte pour nous asséner pendant une heure des blagues vaseuses ou des tranches de vie d’écureuils dont l’intérêt déjà relatif vire au complètement superflu devant la minceur du scénario (une histoire de trésor arrive peu à peu sur le tapis). Mais c’est peine perdue, le film ne semble jamais vraiment essayer de virer sur l’aventure comme le promettait l’affiche, se contentant de déblatérer des inepties à longueur de temps sans paraître cool pour autant. Et ce rythme lénifiant se poursuit pendant toute la durée du film, jusqu’au dénouement qui nous donne carrément dans l’éruption du volcan de l’île, probablement une sorte de remake type L’île mystérieuse. Si le dénouement ne surprend personne, le film non plus, devenant immédiatement le plus inutile de la saga. Un navet pour le coup particulièrement dispensable malgré une facture technique toujours rigoureuse.

 

0.4/6

 

2011
de Mike Mitchell
avec Jason Lee, David Cross

 

http://static.moviefanatic.com/images/gallery/alvin-and-the-chipmunks-in-chipwrecked_500x363.jpg

"J'ai trouvé le sens de la raison qui m'entraine à chaque pas sur le devant de la scène !"

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:37

Cher lecteur (trice),

 

Je signale mon absence d'une semaine pour cause de départ au Château du Barroux, afin de retourner aux sources, faire le point, trouver le sens de la vie et la clef du bonheur, et mettre ça sur pellicule si possible. Bonne navigation sur la blogosphère d'ici là, et à très bientôt.

 

Jamesluctor

 

http://randos-photos-passions.khopyworld.com/randonnees/Barroux-Madeleine-Alric/images/DSC02843%20Chateau%20du%20Barroux%20XII-XVIe%20siecle.jpg

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 13:59

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/thriller/une_nuit_en_enfer,3.jpg

 

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Attention, spoilers !

 

Plein feu sur une saga qui n'aurait (pour le coup) jamais dû exister avec Une nuit en enfer, refuge salutaire pour bisseux de tous horizons qui rongeaient déjà leur frein durant les années 90 (assez fleuris en nanars horrorifiques de toutes espèces) et qui voulaient se marrer avec un truc fou, mais pas encore indigent (ce qui est la mauvaise tendance de Robert Rodriguez actuellement). Une nuit en enfer est un petit coup de mâitre dans le domaine du divertissement pulp/horreur puisqu'il vise à faire un mélange de genre plutôt atypique : le film de vampire et les gangsters à la Tarantino (sa présence sur le tournage s'en ressent, et les dialogues ont un mordant tout aussi savoureux). Dommage donc de spoiler le gros twist central, mais les suites ne se gênent plus pour le faire. Une nuit en enfer 2 renifle carrément du côté du nanar en faisant du sous Tarantino avec un manque évident de savoir faire qui rend le spectacle finalement attachant (c'est pour le coup un nanar assez stupide). Alors qu'on croyait le filon complètement mort, Une nuit en enfer 3 sort en DTV dans l'indifférence totale (il n'y a que les irréductibles qui sont au courant. Le résultat est, comme on le prévoyait, catastrophique, mais un petit renouvèlement niveau ambiance et une folie qu'on avait perdu avec le 2 viennent apporter un petit cachet à ce nanar des bisseux. Miam !

 

photo-Une-Nuit-en-enfer-From-Dusk-Till-Dawn-1995-2.jpg

 

Une nuit en enfer : Un très sympathique mélange des genres que voilà, puisqu'il nous propose une brochette d'acteurs largement connus des cinéphiles (Clooney, Tarantino, Keitel, Williamson, Savini...), et cela juste à des fins de divertissement. Pas de morale à tirer de ce pur bijou du cinéma bis, simplement un film barré qui ménage un twist énorme en son milieu et qui se contente de faire évoluer ses personnages dedans. C'est d'ailleurs eux en grande partie qui font tout le charisme de ce film, chacun jouant intelligemment son rôle. Clooney est parfait en gangster sec mais à principe, Tarantino joue une menace ambigüe assez effrayante (ils forment tous les deux une famille réunie dans le crime), alors qu'Harvey Keitel nous joue un pasteur en crise de Foi admirablement mis en scène (une certaine répartie, une intelligente logique du personnage...) Aussi, voir ces personnages interagir dans une excellente gestion des dialogues, avec de fréquentes saillies humoristiques, tous les ingrédients d'un bon film de gangster à la Tarantino sont réunis. Avec une intense séquence de suspense à la frontière mexicaine, le film commençait parfaitement, avant de s'enfermer dans un cadre pour le moins jouissif (un bar fait pour le plaisir du mâle, où l'on découvre Savini magnifique dans son petit rôle de blouson noir et un Fred Williamson jubilatoire en vétéran du Viet Nam). Se contentant jusqu'à maintenant de dialogues bien sentis ("Alors, qu'est-ce que t'en dis ? J'assure ou j'assure ?") pour le coup habilement retranscrits dans la VF, le film effectue un virage à 90° en son milieu pour bifurquer vers l'un des films de suceurs de sang les plus furieux qu'on ait pu voir. Dans une surenchère constante en termes de gore sympathique et de suspense, notre ami Robert Kurtzman (ici à la fois directeur des effets spéciaux et scénariste) s'en donne à coeur joie en expérimentant pleins d'effets différents, mixant le numérique avec les prothèses à l'ancienne. Le suspense ne cesse d'être relancé au cours de cette partie, sans pour autant que l'humour ne soit oublié par Robert Rodriguez, qui prend littéralement son pied en voyant ses créatures s'attaquer à ses héros. Divertissant et plutôt jusqu'auboutiste (si les dilemmes familiaux peinent à émouvoir, l'envie de survie reste vivace), Une nuit en enfer choisit de s'achever dans un marchandage plutôt ahurissant et venant apporter une dernière touche d'amertume à l'aventure, plutôt bien gérée tout au long de cette heure et demi. Un vrai programme sympathique, qui s'appuie clairement sur son côté nanar pour charmer, tout en ménageant quelques aspects qui tiennent du chef d'oeuvre. Un modèle en son genre.

 

4.5/6

 

1996
de Robert Rodriguez
avec George Clooney, Quentin Tarantino

 

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Une nuit en enfer 2 : il n'est clairement plus question de nanar magnifique ici, mais de nanar bassement coupable. En effet, le casting a été revu au rabais (à part Robert Patrick et Danny Trejo, qui connaissez vous là dedans ?), et l'intrigue est pour le coup à pleurer de honte. En effet, une équipe de braqueur se réunit pour aller cambrioler une banque pour fuir avec le magot au mexique. Mais bien sûr, pour préparer leur coup, ils se réunissent dans un motel, et un des abrutis du groupe (qui ne voulait pas regarder la chaîne porno) va se chercher un bar et tombe sur le titi twister. Le truc complètement improbable, jusqu'à ce qu'il se fasse mordre (ça, c'était probable). Ainsi, la suite du film s'apparente à un film de gangster où la moitié d'entre eux sont des vampires. La police est alors complètement dépassée par la situation, avant qu'elle ne comprenne à qui elle a affaire. Et là, ça part carrément en sucette. Alors que les vampires s'amusent à tuer les policiers un à un, quelques rangers texans arrivent avec des tonfas en croix et commencent à taper dans le tas. La croix est ici très souvent utilisée comme une sorte de sécurité, un peu comme à la maternelle quand on définissait le camp pour jouer au loup. Toujours est-il que ce film est un sacré bazar, qui multiplie les intrigues secondaires (les différents membres qui se font peu à peu infecter) et se lance dans des expérimentations biscornues (le plan du bouton du coffre qui tourne, quel mal de tête...). Robert Patrick n'a qu'un charisme très modéré, c'est dire si l'intérêt que le film dégage est aussi futile qu'éphémère. A vrais dire, on l'oublie rapidement après l'avoir vu, ce qui est une bonne chose pour le film car ça nous oblige à le revoir. En tout cas, pas de quoi sauter au plafond, et cela de l'introduction inutile avec Bruce Campbell jusqu'à la fuite du criminel Robert Patrick couvert par le shérif du coin pour service rendu contre les vampires. Assez affligeant, mais d'une connerie parfois drôle.

 

1.3/6

 

1999
de Scott Spiegel
avec Robert Patrick, Bo Hopkins

 

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Psychose revisité...

 

Une nuit en enfer 3 : Alors qu'on pensait cette saga complètement enterrée, voilà qu'un troisième opus sort directement en dvd. Un objet qui n'attise pas vraiment la curiosité, mais une bonne surprise est toujours possible. Ce n'est pas vraiment le cas ici, le réalisateur choisissant simplement de déplacer l'intrigue à la fin du XIXe en plein far west. Par cette formule, il tente de partir dans une optique un peu plus "mexicaine" de la saga, clairement américaine dans le second opus. On va bouffer du tortilla et goûter à une sorte de folie généreuse durant le dernier acte. Mais avant, il faut se taper 40 minutes de western Z, d'une fadeur assez ennuyeuse et lourdement introductive en nous présentant chaque personnage. Clairement, on sent l'arnaque pendant cette première moitié. Mais une fois le Titi twister en vue, l'ambiance revient à ses fondamentaux avec les danseuses presque nues et la tequila à volonté. Et quand nos héros y arrivent, suivis par une bande de gangsters avides de vengeance, la poudre parle, puis bientôt les pieux suivent. Le film se lance alors dans une certaine surenchère débile avec son registre vampirique, nous offrant des affrontements corrects entre cow boys affolés et suceurs de sangs assoiffés. Avec un ou deux petits moments de bravoure ça et là, notamment avec l'introduction d'une reine vampire dans le récit. Mais ce la est loin d'être suffisant. Tenant clairement du DTV nanar à peine emballé, Une nuit en enfer 3 souffre clairement d'être le troisième de la saga, et commence à lasser même si il se montre loin d'être incapable en termes de maquillages. Dommage de souffrir de la comparaison avec les aînés, mais une ambiance un peu atypique, avec des ingrédients connus, ça ne fait pas tout.

 

1.1/6

 

2000
de P.J. Pesce
avec Marco Leonardi, Michael Parks

 

http://lovingmovies.free.fr/photos/n/nuit%20en%20enfer%203%2002.jpg

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 13:52

http://www.tuxboard.com/photos/2011/06/Les-Immortels-bande-annonce-du-film.jpg

 

Les Immortels de Tarsem, c'est un chapitre apparemment clos dans les débats cinéphiles, ce dernier étant catalogué comme un sous-300 incapable d'éviter le ridicule. Question mythologie, c'est clair que depuis le Choc des Titans, on n'a plus beaucoup d'espoir pour Hollywood, qui semble croire qu'une relecture novatrice était nécessaire pour mettre de l'ordre dans un foutoir littéraire rédigé par des homosexuels décadents. Thésée se bat d'un coup comme Léonidas, les Dieux bisexuels nous regardent de haut... La catastrophe promise est bien là...*

L'histoire : Le roi Hypérion saccage la Grèce antique pour retrouver un artefact lui permettant de libérer les Titans, les seuls monstres capables de tuer les Dieux. Ces derniers regardent, impuissant. Mais Thésée, un apprenti pêcheur qui se bat comme un vétéran, va se sortir les doigts pour prendre en main le destin de l'humanité.

 

http://img.over-blog.com/500x339/4/27/24/24/ludotheque/les-immortels-film-photos-07.jpg

 

On le sait, Tarsem aime la symétrie, la belle image et les ambiances ultra léchée qui se focalisent essentiellement sur la beauté plastique. The Fall en est le plus bel exemple : un film magnifiquement beau et creux comme le vide. Mais avec Les Immortels, notre plasticien de l'image s'est complètement planté. Utilisant un jaune omniprésent et étouffant (c'est encore pire chez chez Pitof ou Jean Pierre Jeunet), Tarsem travaille son image à l'outrance en se reposant clairement sur le numérique, ce qui crée des paysages tellement artificiels qu'on y croit pas une seule seconde. C'était aussi un peu le cas pour 300 qui avait parfois des airs de cinématiques de jeux vidéos, mais ici, pratiquement aucun moment de bravoure pendant le film. De longues successions de dialogues plus imbéciles les uns que les autres, entre un jeune Persée qui comprend magnifiquement la situation et un roi Hypérion qui joue une sorte de cruauté virile (son discours sur les traitres et le châtiment qu'il leur réserve, bizarre qu'il n'ait pas une voix de castra après cela...) tellement surjouée qu'elle finit presque par nous faire rire. Enfin, le film peine tellement à avancer, empêtré dans une espèce de pseudo lenteur contemplative qui anesthésie l'intégralité du film, au point de m'avoir endormi pendant une dizaine de minutes. Sincèrement, si quelques plans se révèlent jolis, l'ensemble ayant recours au tout numérique est copieusement indigeste, et l'histoire manquant sérieusement de bourrinage, on s'ennuie grave en attendant la suite des évènements. Et les Dieux, dans tout cela, sont la cerise sur le gâteau. Complètement ahuris depuis leur plate forme d'observation, en string or massif et brandissant des sex toys du même métal (un kitch qui aurait dû me plaire, mais ici particulièrement clinquant et outrancier), on frise le ridicule à tous les plans, le numérique achevant de rendre l'image indigeste, et les dialogues charmant nos oreilles de truelles d'incohérences (les dieux refusent d'apparaître aux mortels sous forme divines, puis se lancent l'instant d'après dans toute une série de miracles pour aider Thésée)... Dans ce désastre, personne ne parvient à en sortir indemne, pas même John Hurt qui joue les sages papis gâteux. Trop artificiel, aux ambitions artistiques incomprises (Tarsem et film épique, mais qu'est ce qui a pris aux producteurs de signer ?) et clairement pas assez abouti (le numérique pue sur presque tous les plans), Les Immortels est un naufrage artistique regrettable, qu'on espère ne plus jamais revoir. Dommage, certaines belles séquences ne sauvant pas l'ensemble...

 

0.5/6

 

2011
de Tarsem Singh
avec Henry Cavill, Mickey Rourke

 

http://medias.3dvf.com/news/films/immortels-sang.jpg

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 13:20

http://www.filmsdistribution.com/media/films/bd_fd_film_349_affiche_film_0yyd.jpg

 

Cellule 211 est un petit film espagnol sorti dans l'indifférence en 2009, et qui utilise plusieurs pistes plutôt intéressantes dans le domaine du thriller. Si il s'appuie d'abord sur des mécanismes de suspense assez classique, le film se mue peu à peu en une sorte de petite défense des droits des criminels pendant leur enfermement. Un petit film intéressant, mais pas aussi efficace que prévu.

L'histoire : Juan, un jeune gardien de prison récemment engagé se retrouve pris dans une émeute de prisonniers. Le chaos régnant dans toute une aile de la prison, il tente de se faire passer pour l'un d'entre eux.

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/09/5/cellule-211-de-daniel-monzon-4198095uczxm.jpg?v=1

 

Cellule 211 est une sorte de thriller dramatique, qui suit un gardien de prison embarqué malgré lui dans une émeute de détenus, et qui va peu à peu adhérer à leur cause. Juan est un jeune marié qui attend d'être papa, et pour pouvoir manger, il vient récemment d'être accepté comme gardien de prison. Mais dès son premier jour, une violente émeute éclate dans une aile de la prison, et Juan reste bloqué derrière les grilles. En type plutôt intelligent, il se débarrasse vite de ses insignes et tente de passer pour un prisonnier particulièrement zélé auprès du leader de la révolte : un certain Malamadre qui a prit perpète (Luis Tosar, que je préfère dans Malveillance). La première partie du film joue donc essentiellement sur une tension psychologique, le gardien devant tout faire pour convaincre Malamadre de sa bonne foi tout en se ménageant un moyen de sortir. Le tout pouvait donc passer pour un thriller sympathique (la police d'assaut attendant la moindre opportunité pour foncer dans le tas). Mais à partir du moment où la femme enceinte  se retrouve dans l'affaire (tabassée par erreur pendant une manifestation populaire devant la prison), le film devient lourd, car vraiment prévisible. Pour amorcer le rapprochement avec les condamnés, le film cherche à nous faire détester un gardien pourri qui utilise la torture pour faire parler, et qui se révèle cruel avec les condamnés. Pour enfoncer le clou, c'est lui qui tabasse la femme du héros. Héros qui finira (on s'y attendait) par le buter devant tous les prisonniers, lui assurant enfin la reconnaissance de ses nouveaux "pairs" (mais le film le place en état de légitime défense). Et Juan de peu à peu militer pour les conditions de détention des prisonniers, qui dénoncent certaines formes de tortures (refus de don de médicaments, durées d'isolement rallongées...). Bref, si on voit où veut en venir le film, il peine clairement à nous convaincre, son approche des faits limitées à "la surface" des faits n'impliquant que peu le spectateur. Il y a des détails efficaces, mais le traitement des faits n'ajoute aucune virtuosité. C'est tout simplement d'une plate logique psychologique. Le dénouement attendu et prévisible a lieu vraiment à la fin, et ce qui devait être un final déchirant n'attriste pas vraiment le spectateur, qui s'y attendait depuis un bon moment. Dommage d'effectuer un tel constat, l'ensemble des interprètes étant plutôt convaincant et la réalisation cherchant toujours un certains dynamisme. Bon début, mais l'intérêt faiblit peu à peu jusqu'au générique final...

 

2.8/6

 

2009
de Daniel Monzón
avec Luis Tosar, Alberto Ammann

 


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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 10:52

http://coolawesomemovies.com/wp-content/uploads/2012/02/iron_sky_poster_small.jpg

 

Voilà un film que j'attendais en trépignant d'impatience : Iron Sky. Des nazis cachés sur la face cachée de la lune qui reviennent pour botter le cul des capitalistes, rien qu'un tel suffit pour motiver les attentes des cinéphiles. Et pour une fois, chose rare, un film aussi bancal tient parfaitement ses promesses. Trouvant le bon équilibre entre farce galactique, humour de mauvais goût et subversion, Iron Sky est un des projets les plus intéressants de cette année.

L'histoire : en 1945, les nazis ont fuis sur la face cachée de la lune, où ils construisent depuis une arme pour prendre leur revanche sur la terre. Mais ils sont bientôt découvert par une mission américaine.

 

http://2.bp.blogspot.com/-0UWorXdTeP8/T8Uj1pHAf2I/AAAAAAAAB7Y/w6Z6WDBtkxY/s1600/Iron+Sky.jpg

 

Au potentiel jouissif du projet, on peut ajouter un casting plutôt intelligent, réunissant des tronches comme Udo Kier et Gotz Otto (aperçu dans la Liste de Schindler, mais révélant tout son potentiel dans Beowulf en face de Cricri Lambert !). On peut aussi féliciter le réalisateur d'avoir parfaitement compris nos attentes en face d'un tel projet, et d'avoir conçu son histoire pour la montrer du point de vue des nazis. Ainsi, nous passerons l'essentiel de notre temps avec eux et nous suivrons l'histoire de leur point de vue. Le réalisateur fait suffisamment confiance à nos repères moraux pour éviter de devenir lourd sur l'équilibre Bien/Mal et nous laisse prendre notre camp, qui bien sûr se révèle être celui des nazis. Question intrigue, le film y va fort en montrant les nazis comme disposant de toute une cité sur la face cachée, et découverte en début de film par les américains (lancés une deuxième fois en mission pour assurer la réélection de la présidente, avec un noir dans l'équipe pour s'assurer le vote des "minorités"). L'astronaute noir sera d'ailleurs le seul qui survivra, occasionnant une série de gags racistes hilarants qui n'ont rien à envier à OSS 117. Si le film s'égare dans une péripétie secondaire en envoyant le futur Führer sur terre pour chercher des I phones afin de faire marcher leurs machines, les personnages qui nous sont présentés ont des potentiels comiques et satiriques énormes. Ainsi, les nazis s'appuient sur un scientifique sosie d'Einstein qui conçoit tous les équipements nazis. L'astronaute noir est finalement "aryanisé", et ressemble à Michael Jackson pendant tout le reste du film, la présidente prend les nazis à la maison blanche pour la conseiller dans sa campagne présidentielle (avec quelques similitudes au petit moustachu), bref, ça part dans tous les sens sans trop se prendre au sérieux, et SURTOUT en évitant la lourdeur habituelle de ce genre de projet fun (Machete devenait par moment très lourd). Ici, tout est fait pour apporter au jouissif du projet une enveloppe de luxe, au point d'avoir d'excellents effets spéciaux spatiaux qui viennent lorgner du côté de Star Wars. La dernière demi heure est à ce titre un régal, la bataille spatiale entre les alliés et les nazis tenant largement ses promesses, en montrant les alliés comme des exterminateurs sûrs de refaire l'histoire sans dégâts pour eux, et choisissant de conclure sur la revendication américaine de la lune pour toutes les ressources énergétiques qui s'y trouvent (ce qui dégénère en combats entre alliés). Ne cédant jamais à la facilité ni à la bêtise (même si comportant quelques longueurs), Iron Sky est un vrai plaisir pour l'amateur de divertissement amoral et sans règle, qui a conscience que sa façade peu sérieuse lui autorise quelques dénonciations amusantes. Le potentiel comique étant ici plutôt bien exploité (on est loin du chiantissime Mon Führer), on ne peut que se féliciter de l'existence d'un tel film et s'attrister devant la réticence des distributeurs à le sortir en salles...

 

4.5/6

 

2012
de Timo Vuorensola
avec Julia Dietze, Götz Otto

 

http://www.hollywoodreporter.com/sites/default/files/2012/02/iron_sky.jpg

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 10:49

http://www.cf-network.com/cfan/IMG/jpg/La_saveur_de_la_pasteque_06.jpg

 

Un véritable OFNI aujourd'hui avec La saveur de la pastèque, film asiatique assez barré dans son concept filmique qui consiste à faire dans la pornographie potagère couplée à la comédie musicale. Même si on a du mal à saisir l'intérêt de l'entreprise, le résultat contient une certaine beauté esthétique qu'il serait intéressant de développer.

L'histoire : une femme seule se sent attirée par un des colocataires de son immeuble, acteur de films pornographiques à base de pastèques et plus sensible que son métier ne laisse paraître...

 

http://medias.unifrance.org/medias/193/28/7361/format_page/la-saveur-de-la-pasteque.jpg

 

Les instants de bravoure (si on peut les appeller comme ça), La saveur de la pastèque en contient des tas. Il n'y a qu'à voir le début, où nous assistons à une scène de pornographie classique, sauf qu'ici, les organes génitaux féminins sont remplacés par une pastèque. Ce qui laisse apprécier un décalage assez bizarre pendant toute la scène où notre acteur porno s'amuse avec un légume alors qu'une fille gémit en cadence. Passé cette intro déroutante, on nous présente le personnage féminin de l'histoire, une femme seule qui elle aime la pastèque pour la manger, mais aussi pour l'impression d'être enceinte quand elmle en tient une contre son ventre. C'est clair, on sent la solitude de la dame, jusqu'à ce qu'elle croise dans son immeuble le fameux acteur. A partir de là, c'est une comédie romantique quasi muette à laquelle nous somme conviés, sauf qu'elle cultive une façade trash avec l'emploi du jeunot (on suivra ainsi une séquence porno arrosée de jus de légume). Et là, sans crier gare, notre acteur déguisé en sirène se met à pousser la chansonnette dans le château d'eau de l'immeuble. A partir de là, la narration est fréquemment interrompue par des chorégraphies chantées qui mélangent les champs lexicaux de l'amour et du potager. Si ces séquences complètement what the fuck viennent interrompre le récit, ils sont néanmoins bien étudiés, souvent sympathiques dans leurs délires colorés, mais sincères (on est loin des artifices des comédies musicales type High School Musical). Niveau intrigue, c'est clair comme de l'eau de roche : on assiste au rapprochement progressif de nos deux protagonistes avec des scènes quasiment muettes, un défi moyennement réussi, certains épisodes paraissant longs. Mais la recherche esthétique du film tend à faire passer ses délires érotico-végétariens pour une métaphore plus qu'explicite du sexe sans franchir la barre des 18 ans. Au final, si on lui enlève sa métaphore et ses scènes de comédie musicale, le film s'assimile à un banal coup de foudre qui se mue en amour. Mais le film semble surtout s'intéresser à la libido de nos deux tourtereaux, et tient dans son esthétique du jamais vu. Toutes les chansons ne sont pas du même niveau, mais esthétiquement en et termes de sonorité, le tout s'agence bien au milieu du film. Un très curieux objet au final, plutôt bien fait, mais à destination de quel public ?

 

3/6

 

2004
de Tsai Ming-liang
avec Lee Kang-sheng, Shi Chen

 

http://www.linternaute.com/cinema/image_cache/objdbfilm/image/540/9699.jpg

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 10:40

 

http://www.filmofilia.com/wp-content/uploads/2010/05/centurion_poster_03.jpg

 

http://static.cinebel.be/img/movie/poster/full/1007485_fr_l_aigle_de_la_neuvieme_legion_1310563162050.jpg

 

Une chronique péplum aujourd'hui avec deux films qui traitent de la même légion romaine (la fameuse neuvième, mais jamais selon l'anecdote historique), et qui ont manqué de peu de se faire concurrence : le fameux Centurion de Neil Marshal et le sympathique L'aigle de la neuvième légion. Le premier traite de la furieuse fuite des survivants du massacre au travers de décors naturels merveilleux, le second se la joue infiltration chez les pictes. Deux formules qui s'attèlent à leur tâche sous des angles différents, et qui s'apprécient tous deux pour leurs formules divertissantes.

 

http://www.lefrelonvert.com/wp-content/uploads/2010/11/centurion-empirephotos105-full01.jpg

 

Centurion : il s'agit d'un cru particulièrement bourrin, qui pour le coup se réclame être un simple survival qui prend pour contexte la rome antique, avec la neuvième légion qui, en l'espace d'une nuit, se fit massacrée par les pictes. Pour l'anecdote historique, elle avait été trahie par un ancien picte qui avait été enrôlé dans l'armée et qui avait ainsi obtenu vengeance. Ici, il s'agit d'une femme picte que les romains trimballent avec eux (on ne sait pas trop pourquoi, vu qu'elle ne tourne pas parmi les légionnaires et qu'elle ne s'occupe pas de l'intendance). Toujours est-il qu'elle parvient à alerter les pictes de la régions pour qu'ils tendent une embuscade à la neuvième, qui tombe dedans à bras raccourcis. Neil est un bourrin, et par conséquent le sang gicle de tous côté, c'est aussi bon que dans Iron Clad. Mais après, le film délaisse complètement le côté historique pour se tourner vers un film en équipe réduite qui va devoir survivre en retournant en territoire allié. Traqués par les pictes et avançant dans une nature hostile, combien arriveront à bon port ? Des enjeux simplistes pour un film qui fonctionne assez classiquement connaissant la formule Neil Marshall (qui aime décidément les équipes non mixtes, entre The Descent et Dog Soldiers). Il nous caractérise assez sympathiquement ses hommes, se permettant de nous faire une brève présentation de chacun d'eux et utilisant les talents de chacun au cours de l'aventure. A ce titre, si les rebondissements n'ont rien de très surprenant (on court, ils nous suivent, on tente un raid, eux aussi, on va se faire prendre, une falaise d'où on saute...), les décors naturels sont fantastiques, et si la photographie parfois surexposée n'est pas toujours optimale, les travelling aériens et en grue assurent le spectacle. Neil a encore ses quelques problèmes de filmage de corps à corps où la caméra à l'épaule s'excite trop, mais par delà ces petites scories, le spectacle a de quoi divertir, oubliant tout enjeu historique pour faire dans l'aventure bourrine (avec un personnage féminin couillu, comme le veut la coutume chez Neil). Sommaire, le film n'a pas bénéficié d'une exploitation en salle correcte et n'a plus que le dvd pour se rattraper chez nous. C'est dommage, mais bon, on s'en accommode. Un petit bourrinage de Neil Marshall faisant toujours plaisir...

 

3.5/6

 

2010
de Neil Marshall
avec Michael Fassbender, Dominic West

 

http://smhttp.14409.nexcesscdn.net/806D5E/wordpress-L/images/centurion.jpg

 

L'aigle de la Neuvième légion : bon, on a un péplum qui se prend ici clairement au sérieux, voulant nous faire non pas du bourrinage mais de l'épique de classe (pas un poil de gore pendant tout le film). L'intrigue se doit donc d'être un peu plus évoluée que ce précédent Centurion, et elle l'est finalement, bien qu'elle reste sans grosse surprise. C'est simple : un ancien commandant de la neuvième légion, très désireux d'accomplir son devoir (il prie pour l'honneur de sa légion et pour bien commander ses hommes, un trait assez romain dans l'esprit), parvient à tuer un chef de guerre Picte. Ramené en province romaine pour être soigné, il apprends la carnage de la neuvième légion, et la disparition de leur emblème : un aigle romain en or massif. C'est bel et bien une question d'honneur dont il est question avec ce film, cette valeur étant le fondement même de la société romaine (suivre des cours de latin et s'intéresser au cursus honorum pour plus de détails), la trame est finalement loin d'être stupide. Il faut laver l'honneur de la légion en rapatriant son emblème chez le consul. Fort de ce point de départ plutôt amusant, le film fait rentrer dans son histoire un esclave picte, piètre gladiateur, que l'ancien centurion rachète pour s'en servir de guide dans la région picte. Et les voilà parti en mission d'infiltration pour retrouver les lieux du massacre et rechercher le symbole de la légion. Plutôt que de jouer sur des combats réguliers, L'aigle de la Neuvième fait dans l'infiltration du camp ennemi pendant sa première heure vingt, où il inverse avec malice les rôles de maître et d'esclave dans le camp picte , histoire d'apprendre un peu au centurion les douces réalités de la vie. Mais si cette partie infiltration cultive un petit suspense et joue sur la relation esclave/maître du duo à l'écran, elle est parfois bavarde et peine à divertir. Les quarante dernières minutes reprennent le rythme Neil Marshall sans le sang qui gicle à gros bouillon, c'est du combat classique avec quelques coups de glaives et un bon tireur embusqué, et nous sommes quitte avec le devoir de divertissement. Si les enjeux du film s'inscrivent bien dans une logique romaine, et que la production soigne globalement mieux son contexte historique que Neil Marshall, L'aigle de la Neuvième légion a peiné à me passionner. La faute à un rythme un peu mou malgré un duo Jamie Bell/Channing Tatum qui fonctionne malgré leur jeune âge...

 

3.8/6

 

2011
de Kevin Macdonald
avec Channing Tatum, Jamie Bell

 

http://www.movieslayer.org/wp-content/images/l_aigle_de_la_neuvieme_legion_img02.jpg

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 11:55

http://www.avoir-alire.com/IMG/jpg/Embryo_grande.jpg

 

Petite série B peu connue avec EmbryO, un film des années 70 qui nous cause des progrès sur les grossesses artificielles et des limites du phénomènes, en abordant gentiment les problèmes ethiques et spéculant sur les problèmes médicaux. De petits acteurs sobres, quelques effets spéciaux approximatifs, mais parfois efficaces, et nous voici dans un récit de SF horreur cliché, mais pas déplaisant à découvrir...

L'histoire : Un scientifique porté sur la manipulation génétique parvient à maintenir en vie et à faire grandir un foetus de chien jusqu'à son développement adulte (dopé par plusieurs médicaments). Il désire se lancer dans une expérience à l'échelle humaine.

 

http://rockhudsonblog.com/wp-content/uploads/2011/01/embryo12.jpg

 

Petit film assez débrouillard pour la maigreur de son budget, EmbryO compense gentiment son absence de suspense et d'horreur gore avec une ambiance médicale plutôt réussie (les termes sont précis, les phénomènes illustrés rappellent fortement ceux observés sur le clonage). Les décors intimistes, le côté avant-gardiste des recherches, tout parvient à former un cadre plutôt cohérent, même si l'ambiance des années 70 se fait sentir. Au niveau des effets spéciaux, le film mise tout sur un matériel médical d'époque et quelques foetus en plastiques, qui ne sont hélas pas tous convaincants. mais pour peu qu'on fasse un petit effort, le film gagne en sérieux au fur et à mesure de son développement. Chose appréciable : il ne passe pas un quart d'heure à nous bourrer le mou avec l'éthique médicale de rigueur pour ce genre de question, il résume les risques, qui sont acceptés par le scientifique, avant que celui ci ne se mette en quête d'un foetus issu d'une fausse couche. Mais bien évidemment, tout ceci se passe moins bien qu'avec le premier cobaye canin (qui lui a hérité d'une agressivité rare, mais contrôlée). Le foetus devient un adulte normal en quelques jours. Avec classiquement des aptitudes incroyables pour un être humain. Remarquable capacité d'adaptation, grande faculté d'apprentissage... Bref, c'est une femme mignonne et intelligente, qui a tendance à agacer les gens arrogants qui voient d'un mauvais oeil son talent couplé à sa modestie. Mais bientôt, la cobaye souffre d'un mal étrange, et sans en informer son créateur, constate qu'elle vieillit prématurément (un phénomène constaté chez les clones), et avec ses recherches, découvre qu'elle a besoin d'un extrait hormonal de foetus. On va donc se lancer sur la pente de césarienne de femme enceintes pour récupérer les hormones convoitées. Le problème, c'est que cette ultime déviance a lieu dans les 20 dernières minutes, et qu'entre temps, on s'ennuie quand même beaucoup. En bref, c'est le récit classique des sciences qui défient la nature et qui créent un monstre pour survivre. Mais le cadre intimiste de la chose (en dehors d'un salon d'érudits, la créature ne sortira pas beaucoup) peine considérablement à apporter du neuf pendant le milieu du film, se contentant de filmer l'humaine évoluer au milieu de ses semblables sans rien faire d'autre qu'avoir mal au ventre. La caméra peine d'ailleurs à rendre dynamique le vide, la réalisation plate n'aidant pas à faire passer le remplissage. Le film est toutefois servi par des acteursconcernés et plutôt sobres qui jouent avec naturel leurs personnages. Sans se révéler marquant, EmbryO est une petite curiosité, mais pas vraiment le trésor attendu, bien trop classique pour convaincre.


2/6

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 11:49

http://anneheche.free.fr/Volcano_fr_fichiers/Volcano.jpg

 

Un peu de catastrophe aujourd'hui avec un film qui a marqué mon imaginaire adolescent dans le domaine de la volcanologie : le bien nommé Volcano et son volcan effusif situé en plein milieu de Los Angeles. Un film catastrophe bien lourd qui s'appuie sur pas mal d'effets spéciaux et qui se révèle plutôt bien rythmé sans agresser trop les sciences de phénomènes physiques à coucher dehors (rappelez vous de Daylight !). Sortez les extincteurs !

L'histoire : A Los Angeles, plusieurs secousses sismiques de forte intensité sont enregistrées. Les signes précurseurs d'une éruption volcanique, peut être ?

 

http://media.disastermovieworld.com/2009/07/volcano480.jpg

 

Assez amusant de redécouvrir aujourd'hui ce "classique" du film catastrophe volcanique s'appuyant essentiellement sur les épaules de Tommy Lee Jones, un conseillé à la mairie gestionnaire de crises et protectionniste avec sa fille. En effet, la bête se veut quand même ambitieuse, suivant la crise en mode omniscient en se focalisant à la fois sur nos protagonistes, sur un problème de vapeur dans un système d'égout et sur la construction d'une ligne de métro. Une introduction plutôt dynamique qui tente de préparer l'évènement sur tous les plans, mais qui se trahit assez vite avec ses égouts infernaux. Après, c'est une avalanche de tout numérique qui nous déboule sur la gueule, des bombes de laves jusqu'aux coulées de magma numérique qui enflamment tout sur leur passage. Bref, c'est le panard, on rigole devant le carnage. Le film étant une grosse machine, il est peu surprenant qu'elle carbure aux grosses valeurs. On cernera ici très bien le contexte d'entraide en temps de crise (le flic blanc un peu raciste finira par aider le noir des ghettos réclamant de l'aide), de sacrifice (le très gentil ingénieur ferroviaire qui se sacrifie pour sauver un conducteur mexicain) et du dont de soi (la docteur qui ne renonce pas à soigner l'avalanche de blessés qu'on lui envoie). Avec un petit passage de maturité pour la fille de Tommy Lee Jones qui aide les médecins à l'hôpital et surtout une image assez mastoc de la solidarité humaine avec ces plans finaux où un enfant, devant les survivants couverts de cendres et de tout type, nous dit "Regarde-les, ils se ressemblent tous !". Difficile de ne pas sourire devant la grosseur boursouflée de l'image (et la montée de violon patriotique), mais bon, c'est le seul film qui l'ose. C'est un combat contre cette garce de mère Nature et on va le remporter. Autant dire que pendant tout le film, le volcan est la menace jubilatoire qu'on était en droit d'attendre. Dévastant tout sur son passage, c'est un rythme plutôt soutenu qui nous est imposé pendant tout le film, la menace ne cessant de s'étendre quel que soit utilisé le moyen pour la stopper. Avec une relance prévisible du phénomène en son milieu (les tunnels de métro), la gestion du volcan n'est pas vraiment crédible, pour preuve la catastrophique séquence dans les égouts où un gouffre s'ouvre et se referme en crachant de la fumée jaune qui revient dans la crevasse en vitesse inverse. Il est effusif et le restera jusqu'au final, contrairement au Pic de Dante qui lui cumule tous les phénomènes géologiques possibles et imaginables pour doper son récit. Volcano, c'est du divertissement grand public inoffensif formaté, mais pas déplaisant à regarder, l'étiquette de divertissement étant tout à fait appropriée pour ce cru du film catastrophe qui met la pédale douce sur la beauferie en lui référant des valeurs traditionnelles clichées, mais très gentilles (vu le nombre de personnes qui se sacrifient pour sauver le reste (chose encore plus rare : ce sont des blancs et pas des noirs !), Volcano se veut porteur d'un message très optimiste sur l'humanité). Un cru à prendre en mode nanar léger...

 

13/20 nanar

 

1997
de Mick Jackson
avec Tommy Lee Jones, Anne Heche

 

volcano-1997-4788-829995906.jpg

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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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