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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 22:13

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On vous avez causé récemment d'un film épique au budget modeste sous-estimé appelé Le Sang des templiers. Une bourrinade virile faîte avec des tripes et du sang et qui se révèle être un divertissement plutôt honnête. Ben c'était de la merde à côté de Arn, le chevalier du temple. Fresque épique modèle en son genre moins divertissante que prévue mais très intelligente dans sa gestion de l'histoire, s'attèle à la lourde tache de suivre deux destins humains qui vont permettre la formation du royaume de Suède. Arn, enfant promis aux ordres qui partira avec les templiers aux Croisades, et Cécilia, sa compagne, cloitrée dans un monastère pendant 20 ans, avant de devenir un instrument de pouvoir de son clan. Une véritable épopée.

L'histoire : Arn Magnusson, victime d'un accident pendant son enfance est promis aux ordres monastiques, où il se révèle doué pour le combat (avec la particularité d'être ambidextre). Alors qu'il va être remis à la vie active, il s'éprend de Cécilia, la fille d'un baron des environs. Leur liaison étant découverte, Cécilia est condamnée à faire pénitence dans un monastère pendant la moitié d'une vie, Arn étant envoyé aux croisades pendant une durée équivalente.

 

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Trois heures et quart, il n'en fallait pas moins pour raconter la vie d'Arn Magnusson, moine templier qui parvint à unifier la Suède après avoir participé aux Croisades pendant 20 ans. Le résumé d'une vie en somme, puisque nous suivrons Arn depuis sa naissance jusqu'à sa mort. Ce film, pour se démarquer de la précédente fresque Kingdom of Heaven (malgré une jaquette qui clame les points communs) se révèle plutôt habile dans la gestion des personnages évitant un manichéisme lourdaud qui entachait le travail de Ridley Scott. En effet, il prend le parti plutôt intelligent de traiter avec des personnages intelligents, capables de raisonner et d'avoir un soupçon d'intégrité en ayant du pouvoir. S'il n'exclue pas le fanatisme de certains croisés, il évite de s'appesantir sur une diabolisation des croisés blancs. Comme il confère à Saladin une part d'intelligence et de noblesse, il est aussi montré comme un guerrier sans pitié, mais conscient de devoir conserver une certaine ligne de conduite pour pouvoir régner. Ainsi, les faces à faces entre Arn et Saladin seront plutôt rares, mais chaque fois utiles et sans chercher à diaboliser l'un des deux partis. Le portrait de la guerre de religion étant ici plutôt sobre, la peinture globale du film, assez légère en terme de combats épiques, parvient à convaincre offrant un minimum de spectacle pour des enjeux bien détaillés. Le parcours de Arn sera ainsi intéressant pour cerner le thématiques qui entourent les différentes croisades et poursuivre l'évolution diplomatique de la situation à cette époque. A vrai dire, la critique des ordres religieux se ressent plutôt dans la première moitié du film avec l'enfermement de Cécilia dans un couvent, l'éviction de son bébé de la trame principale (le nourrisson disparaît dans les bras de la mère supérieure et on n'en entendra plus parler avant quelques années) et la pression morale sans cesse entretenue par une mère supérieure usant de son pouvoir à des fins politiques (cherchant à éliminer le différents héritiers de la famille Magnusson). Une partie pas vraiment originale au niveau du discours, mais qui a le mérite de renforcer un peu la carrure du personnage pour la suite des évènements. En effet, en début de deuxième partie, après un mémorable refus du Pardon (la scène est scandaleusement jouissive et tout en répartie), Cécilia arrive à la fin de sa pénitence et se voit donc logiquement proposer plusieurs offres, à la fois dans les ordres et auprès de la Reine de Suède qu'elle a connue dans ce même couvent. Le parcours devient alors beaucoup plus politique, abandonnant le thème des Croisades avec le retour d'Arn de Terre Sainte, et se concentrant sur l'histoire politique de la Suède au Moyen-âge. Convoitise de la couronne, lutte entre différentes famille pour l'obtenir, c'est Games of Throne sans la magie mais avec la touche d'amoralité qu'on pouvait attendre. Globalement, malgré une facture un peu télévisuelle (les gros moyens ne sont visiblement pas le fort de cette production) Arn, chevalier du temple possède d'indéniables qualités de narration, parvenant à transposer sur le petit écran une véritable épopée avec des personnages principaux assez nobles question sentiments, et dépouillés de tout artifice commercial (pas de sexe, relativement peu de poncif question religion). Une œuvre intègre que l'anonymat rend immédiatement attachante.

 

4.8/6

 

2007
de Peter Flinth
avec Joakim Nâtterqvist, Driss Roukhe

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 22:03

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Nouveau mètre étalon de ma catégorie Navet, voici un concurrent de choix dans le championnat de l’incitation à l’ivresse publique : Projet X. Tout le monde en a entendu parler, les gens biens évitent de s’y frotter, et pourtant, rien n’y fait, c’est un buzz incompréhensible où un public rit des conneries d’une bande de demeurés irresponsables sans les connaître. Etre fêtard, c’est être un king, ça on le savait, mais être à ce point anti-social, c’est limite criminel. Mais Warner Bros s’assoit dessus, le sacré saint fric étant le maître mot de ce type de projet. Mais pourquoi les Drunk Sex Orgie ne sortent-ils pas au cinéma ?

L’histoire : vous avez déjà vu une vidéo de soirée-beuverie ? Bien c’est la même, mais elle coûte 10 euros, celle là…

 

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L'enjeu de la soirée...

 

Ah, mais que j’aime être confronté à des produits pareils ! La critique de Borat était un avant goût pour le moins réjouissant, sa chronique concernant ce film étant l’une des plus agressives que j’ai pu lire. Mais maintenant, il faut passer un nouveau cap. Alors, c’est parti. Projet X est l’un des films les plus mauvais que j’ai vu de ma vie. Ne serait-ce que techniquement, c’est un film dégueulasse. Filmé avec une caméra HD trouvable n’importe où, passant les trois quart de son temps à filmer des culs, des tronches inconnus, des couples qui se roulent des patins, du gerbis, un caniche (qui a du participer à une tournante pendant le tournage à en juger par sa gueule), ce film ne montre rien pendant la quasi-totalité de sa durée, alliant à cela un éclairage bordélique et un sens du montage amateur. Mais le film fait mieux avec son contenu idéologique. Commençons direct avec le thème principal : le sexe. Le sujet de conversation qui revient éternellement, c’est la chatte. La moule. Le vagin bien mouillé. La plupart des gags concerneront les fantasmes sexuels de nos trois adolescents, du gros qui nous énumère les techniques de doitage les plus subtiles, mimant le geste en s’imaginant déjà dans une muqueuse bien lubrifiée, le looser qui va devenir le winner, qui lui veut une bonne petite chatte bien serrée pour sa première fois, et un gars cool qui lui fantasme sur une branlette espagnole avec une bonne grosse paire de seins dégoulinante de sperme… Et c’est ça dès qu’ils ouvrent la bouche. On filme une fille que nos compères se demande si elle mouille, si elle serait à l’aise avec le sexe oral, si ils pourraient se la partager à 3… Bref, autant dire que le film se veut être un fervent partisan de la libération des mœurs quelles qu’elles soient. On aura donc droit à tout un lot de poitrines (une pancarte nous promettait des filles nues, les américains ne se rendent plus compte de leur connerie à ce stade, ce sont des limites complètement absurdes qu’ils s’imposent), du frottage de jeunes adultes à travers les vêtements, et du libertinage en cours de soirée avec plusieurs partenaires féminins… Les enjeux sont clairs : c’est celui qui va avoir le dépucelage le plus mémorable qui va entrer dans la légende ! Le film va donc suivre un peu nos trois compères, et en fin de soirée effectivement, le constat a de quoi rester mémorable. Dommage seulement que tous nos acteurs ne se soient pas désapés pour une fornication franche et massive, qui au moins serait allé au bout du sujet. Mais cette retenue constante, parfaite hypocrisie morale, ne franchit jamais une certaine ligne qui fluctue en fonction des caprices des scénaristes, aussi talentueux qu’un Besson un soir de bringue. On en arrive au thème n°2 : faire des expériences. En plus de la picole à en gerber (bon, ça peut arriver à tout le monde, l’ironie étant que ça facilite le contact avec les autres fêtards), nos jeunes vont tester un peu les poudres de perlinpinpin qui vous font voir des étoiles et apprécier la vraie vie à 200%. Coke, extasy, et vas-y que je m’expédie sur la lune, histoire de dépasser 99 francs, mais ici c’est pour de vrai. L’alcool aidant, les talents de nos jeunes se désinhibent, nous permettant d’apprécier par exemple un numéro de skate board sur un toit de maison suivie par la chute dudit skate-boarder, mais il maîtrise, donc c’est cool. Le héros finit par comprendre enfin ça. Si tu fais des trucs de oufs, t’as du respect ! Ainsi, alors que les hélicos de la police survolent sa baraque, il les gratifie d’un bon gros doigt d’honneur (c’est cool, ça sort juste de la chatte de la fille qu’il vient de tringler, la mouille est encore humide) avant de se jeter du second étage sur un trampoline, devenant ainsi le king de la night ! Les passages d’un voisin venant de plaindre du bruit et tasé à la nuque, ou celui d’un gars détruisant au lance flamme tout le quartier passent alors comme d’aimables boutades innocentes, devant l’irresponsabilité profonde de chaque minute que le film ose rajouter. Mais le final reste à ce titre savoureux. En effet, le film était très lassant dans sa perpétuelle répétition de scène de remplissage sur de la musique de boite, filmant des pouff imbibée ou des soulards lubriques à longueur de temps. Mais on attendait de voir la réaction des parents. Et bien le père, qui considérait son gosse comme un looser, ben il en est fier, de son marmot. Il le dit après avoir signalé que tous les fonds d’étude allaient partir dans la réparation des dégâts (en gros, que ce merdeux va s’endetter pour commencer sa vie), mais il s’en branle complet, il a été un dieu le temps d’une nuit. Ainsi, Projet X devient l’étendard de la génération des gaspilleurs irresponsables qui ne se soucient jamais des conséquences de leurs actes, vivant dans des codes communautaires complètement ubuesques et tourné vers un excès « tolérable », ou qui se doit en tout cas d’être toléré. Un peu comme si un apéro facebook avait lieu dans le bâtiment à côté de chez vous, que les gens jettent leur déchets sur votre porte et que vous allez vous faire foutre car vous n’êtes pas invités. Finissant amoralement avec une irresponsabilité qui fait fureur (les présentateurs du JT invitent des membres de la fête à partager leur expérience en direct), Projet X doit être l’un des objets les plus nocifs et les plus révoltants qu’il m’ait été permis de voir (le pire étant qu’il trouve un écho auprès des générations de fêtards, qui se mettent à imiter les conneries qu’ils voient). A se demander pourquoi Jackass n’a pas plus de succès. Histoire de jouer l’originalité, on préfèrera aller au bout des choses avec les Drunk Sex orgies, qui eux ne cherchent pas à s’imposer des limites : c’est open bar toute la nuit et baise en full frontal avec partenaires multiples… Plongeons dans l’amoralité plutôt que d’essayer de se donner bonne conscience.

 

-999999999999999/6

 

2012
de Nima Nourizadeh
avec Thomas Mann (II), Oliver Cooper

 

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Le doigt, nouveau mode de communication des jeunes

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 21:54

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Après l'extra-ordinaire Last Caress assez compliqué à trouver en dvd, j'ai enfin pu découvrir le premier essai de François Gaillar et Christophe Robin dans une bomme édition dvd : Blackaria. Un petit giallo certes moins réussi que Last Caress (on sent vraiment le truc bricolé entre fans de genre), toujours prompt à nous envoyer de l'érotisme ou du gore à base de sang. Blackaria, film à trip et encore plus fou que Last Caress, c'est une truculence qui s'apprécie à toute heure de la journée.

L'histoire : une jeune femme toute émoustillée par son accorte voisine la trouve un jour raide morte. Elle découvre alors que sa boule de cristal possède un verre particulier qui permet de voir quelques jours plus tard dans l'avenir. Mais rapidement, elle se voit victime d'un meurtre au travers de ces éclats de verre...

 

http://storage.canalblog.com/59/62/422857/64203407.jpg

 

Autant dire que le pitch, énigmatique au possible, fait tout pour flatter le fan dans le sens du poil, en empruntant des pans entiers de giallo de divers auteurs reconnus (la scène de l'ascenseur qui vire d'un coup sur le gore avec l'intervention d'un tueur au visage voilé, portant un manteau de cuir et un rasoir). Mais Blackaria a une telle volonté d'exploitation qu'il ne se freine pas sur l'érotisme, dévêtissant régulièrement ses actrices pour mieux filmer leur plastique, sous des angles parfois un peu trop racoleurs, mais nous prendrons cela pour de la générosité. Toujours est-il que le script fourmille d'idées, pas toujours pertinentes (mais qu'est-ce qui leur a pris de rendre leur commissaire accro aux sucettes ?), mais qui donnent un air de jamais vu à cette modeste production, dotée bel et bien d'un budget fauché et d'une mise en scène inégale. Clairement, les longues scènes de dialogues sont secondaires, les réalisateurs prenant leur pied à filmer leur histoire sous des angles étranges, cherchant à capter des lumières de différentes couleurs pour  renforcer une esthétique elle aussi inégale, mais qui existe tout au long du film, trouvant même une certaine grâce au détour d'un réverbère. En termes de meurtres, le script nous en offrira 6, d'intensité certes variable, mais qui auront le mérite de bénéficier chacun d'une ambiance particulière (de quoi oublier les jeux parfois médiocres des acteurs). Bref, c'est du Z à la française avec une bonne dose de fétichisme qui fait passer la pilule d'une façon inattendue, parvenant à retenir notre attention avec toutes les bizarreries qu'il se propose de mettre en scène (le coup du verre prédicateur d'avenir dont on fait des lunettes, c'était en effet une excellentes idée, mais utilisée avec une rigueur très laxiste (la durée des prédictions est variable, on a même des prédictions faites dans le passé...). On n'est pas dans un film fantastique, certes, mais un petit peu de rigueur m'aurais fait plaisir. Mais qu'importe, le final est à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre d'un tel objet, l'un des rares à nous offrir une femme en actrice principale qui se conduit comme une garce en fin de film. A défaut de faire preuve d'un énorme talent, le duo de réalisateur nous offre une oeuvre honnête dans ses intentions et pour le coup plutôt inspirée. Si je préfère toujours Last Caress, ce Blackaria est une petite bisserie sympathique qui a lutté contre vents et marées pour exister. Ne casse pas des briques, mais reste attachant.

 

4/6

 

2009
de François Gaillard, Christophe Robin

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 13:30

Holà tout le monde ! Comme prvu dans un commentaire précédent avec Borat, voici un petit scénario écrit sur un coin de table ces derniers jours, sensé donner suite aux trépidentes aventures de Jack Burton, le héros du film éponyme de John Carpenter. Quelques délires, pas de dialogues, 6 pages de texte et un plan. Si vous avez un peu de temps devant vous, voici le scénario promis. Bonne lecture, et n'hésitez pas à réagir (en bien ou en mal, je rappelle que j'ai un jugement qui considère Jack Burton dans les griffes du mandarin comme plus qu'une parodie).

J'en profite pour lancer aussi une formule rigolote pour ceux qui veulent être créatifs : si vous avez des délires concernant Jack Burton, c'est l'occasion ou jamais de les partager en commentaires...

 

Le scénario :

 

Jack Burton II : Sur les traces de l'Eldorado

 

Scène d’introduction : Deux aventuriers sont dans une cabane sur la cime d’un arbre. Ils viennent de relever leurs pièges à insectes (ils en sortent des bestioles en plastique énormes). Ils discutent de la satisfaction du métier de chasseur d'insecte, et du calme d'une telle profession. Puis ils entendent une explosion, des cris lointains, un crépitement... Ils se relèvent pour voir au coeur d'un relief lointain des lumières et de la fumée. Ils se demandent ce qu'il se passe quand surgit du haut des collines la tête d'un gigantesque crapaud, qui vomit avant de retourner vers le sol.

Apparition du titre

Jack Burton est au volant de son camion, en train de parler à on ne sait qui dans sa radio. On voit quelques plans de son camion qui roule sur les routes du Texas, tractant un chargement de bois. Il passe la frontière mexicaine (plan du contrôle de passeport), et repart sur les terres du Mexique. Sur une grande route, il passe devant un panneau qui indique la distance avec Mexico. Jack arrive en fin d'après midi dans la grande ville. Dès qu'il descend, il voit une éclipse de soleil. Il balance une réplique ("Ca nous change de la pleine lune..."), et part faire pointer sa feuille de route. Il apprend qu'il doit repartir le lendemain avec son chargement, qui ne correspond pas aux exigences du client. Il proteste un peu, mais il devra s'exécuter.

 Sortant juste du dépôt, il croise alors son ami Manuel (qui prétend ne pas l'attendre alors qu'il poireautait au milieu de la rue). Ils échangent quelques nouvelles avant d'entrer dans un bar.

Ellipse temporelle jusqu'à une heure tardive, où Jack joue aux osselets  avec plusieurs mexicains sur une table pleine de bouteilles de bière vides (les bouteilles valsent à chaque essai). Jack a l'avantage, puis un mexicain parie sa chemise avec celle de Jack. Jack perd la manche et donne sa chemise au mexicain. Alors qu'il va relancer la mise, de l'agitation se fait entre le barman et plusieurs clients. Une éclipse de lune est en train de se produire (dans le sens où la lune pleine se noircit brutalement). La plupart des mexicains sortent dans la rue pour assister à l'évènement. Jack attrape sa bière et sort pour voir l'éclipse. Il tente alors de prendre un truc dans sa chemise avant de se rappeler qu'il vient de la perdre. Les clés de son camion sont encore à l'intérieur.

 Il fonce alors au dépôt avec son ami Manuel, pour y voir une bande de mexicains démarrer son camion et partir en laissant le chargement sur place.  Jack enrage, se demandant comment il va pouvoir faire pour récupérer son camion. Son ami Manuel lui dit de ne pas s'inquiéter, qu'il connaît quelqu'un à la douane qui pourra les renseigner.

Manuel passe un coup de téléphone à Perdita, une douanière qui a ses contacts (dans la mesure du possible, l'actrice Pam Grier me plairait bien). Celle ci contacte alors plusieurs postes de police du Mexique, qui ont tôt fait de repérer le camion sur la péninsule du Yucatan. Manuel et Jack décident de s'y rendre en bus, et ils seront rejoints par Perdita à Mérida.

Le voyage est plutôt bruyant.

Lorsqu'ils se retrouvent, Jack et Manuel constate que Perdita a amené avec elle Judith, une touriste américaine très contente d'être là et qui dit avoir soif d'aventure. Jack joue immédiatement les machos pour protester contre l'arrivée d'une nouvelle venue, mais sa présence n'est pas négociable. Avant de poursuivre, Jack est contraint d'arroser Perdita avec quelques billets. Alors qu'ils marchent dans les rues (où l'on voit des trucs insolites, comme des vendeurs d'alligator qui attachent leurs crocodiles à une borne incendie, ou d'énormes mille-pattes qu'un vendeur débite), Perdita donne les renseignements qu'elle a glané. Il est fort probable que les types ayant volé son camion soient des contrebandiers devant transporter quelque chose de lourd. Ce qui laisse supposer avoir affaire à des trafiquants de bois ou d'or. Quoiqu'ils fassent, ils doivent opérer dans des réserves naturelles illégalement, comme Calakmul ou Sian Ka'an. La contrebande est un fléau autour de ces réserves naturelles.

Alors qu'ils prennent une bière à la terrasse d'un café, Perdita passe un coup de fil à des gardes chasses, dont un répond qu'il a en effet aperçu un camion vide en route vers la forêt de Calakmul.

 Nos quatre personnages se mettent en route, louant une jeep pour parcourir les pistes de Calakmul. Ils suivent les traces de camions , et s'arrêtent quand ils entendent des bruits. Ils continuent à pied jusqu'au site d'exploitation des brigands.

 Ces derniers emploient une quinzaine de travailleurs mexicains, et ont disposé quelques gardes autour du chantier. Ils ont creusé plusieurs tranchées moyennement profondes dans lesquelles ils déversent des bidons entiers de mercure. Puis ils piochent dedans et passent des tamis dans l'eau mercurée, pour en retirer d'énormes pépites (grosses comme le poing). Jack repère son camion, attelé dans un coin du chantier à un benne où l'on stocke les pépites (et non loin d'une citerne de carburant). On voit alors le chef des chercheurs d'or, un petit homme dont tous les membres sont des prothèses en or massif. Jack et ses amis lancent l'assaut et prennent en otage un des gardes. Les bandits, devant cette situation, abattent le garde. Moment de flottement, puis Jack et ses potes courent se planquer derrière une machine actionnant un tapis roulant, pendant que les chercheurs d'or les canardent. Ils se demandent ce qu'ils vont faire quand Manuel perce le réservoir de carbu du tapis roulant. L'essence se répand dans les tranchées, qui entourent le groupe de tireurs. Perdita y met alors le feu, ce qui sème une belle pagaille chez les tireurs qui partent se réfugier dans la forêt plutôt que d'être encerclés par les flammes. Nous amis courent alors vers le camion et montent dedans, pendant que Perdita retourne chercher la Jeep. Jack se fait toutefois agrippé la jambe par le chef des bandits, qui tente de le mettre au sol. Jack lui tombe dessus, plantant les prothèses dans la boue. Jack reprend alors les commandes de son véhicule et part en trombe. Il ne remarque pas que la benne était attachée au pied de la citerne, et que celle ci chute sur le chef des gangsters en explosant. Jack et ses amis se félicitent de leur coup, et se préparent à aller remettre les réserves d'or aux gestionnaires de la réserve (après avoir pioché leur part).

 Perdita les précède au volent de la Jeep, et leur parle par radio. Mais alors qu'ils passent au travers de la forêt, des aborigènes tatoués (sortant en gros d'Apocalypto) sautent d'un arbre dans la remorque et balancent les pépites sur la routes. Elles sont récupérées par d'autres indigènes qui les emmènent dans la forêt. Puis un indigène saute sur le pare brise du camion. Tous les occupants se mettent à Hurler, Jack essaye de faire des zig zag pour décrocher l'indigène, mais celui ci passe sur le côté et en profite pour agripper Manuel par la fenêtre droite ouverte. La portière s'ouvre, les deux hommes font quelques moulinets dans le vide accrochés à la portière avant de tomber du camion. Judith s'avance pour refermer la porte, mais un sauvage l'attrape et la tire hors de la cabine du camion. Jack arrête le camion, mais les indigènes ont disparu dans la jungle, emportant avec eux l'or et Judith.

Perdita repart chercher Manuel, qui a réussi à arracher un bijou à son agresseur. Perdita reconnaît un symbole maya, mais ne connaît pas cette tribu.

 Ils prennent un chemin pour sortir de la forêt, où ils prennent en stop un vieil ermite qui trimbale un sac où plusieurs petites cages avec des animaux bizarres sont accrochées. Le personnage, déjà un peu fou, s'excite complètement à la vision du bijou, les branchant sur la légende de l'Eldorado (un culte autour un homme doré se baignant dans un lac sacré, et gardien d'une cité d'or conservant un monstre capable d'anéantir le monde civilisé). Il serait probable que Judith soit destinée à être le sacrifice nécessaire à la libération du Grand Crapaud, dévastateur de monde.

De retour à Mérida, nos amis rassemblent du matériel pour monter une petite expédition afin d'aller délivrer la belle (et récupérer l'or). Au cours de quelques scènes de déplacement dans la jungle, on voit Jack rouler des mécaniques (et la scène où il se prend une branche). Au détour d'une petite clairière, nos amis voient un animal ressemblant à un tyrannosaure, dans une autre ils récupèrent quelques grenouilles volantes (surtout l'ermite, qui s'est incrusté dans leur groupe.

Pendant ce temps, les chercheurs d'or rescapés s'arment lourdement pour venir récupérer leur stock d'or. Ils fondent de l'or pour en faire des balles, avec lesquelles ils chargent leur armes. Ils sont harangués par leur chef, toujours vivant, qui ressemble maintenant à un gros tas d'or fondu avec une vague silhouette humaine prise à l'intérieur, dont les chairs extérieures sont lourdement brûlées. Malgré ses graves blessures, le chef lance immédiatement l'assaut-représailles. Ils se lancent eux aussi dans la jungle.

Les indigènes ramènent pendant ce temps l'or et Judith dans leur repaire, installé dans une petite chaîne de collines dans la jungle. Judith aperçoit un lac peu profond et des installations en bois, ainsi que le haut d'un temple maya situé dans le fond et un gros objet en pierre en face. Elle est alors conduite devant un ponton en bois. Le chef d'es indigènes émerge alors des eux du lac dans lequel il était allongé. Il ricane devant Judith et donne ses instructions à ses hommes. Ils vont attendre la prochaine éclipse de soleil qui aura lieu dans deux jours pour faire le sacrifice. Alors que Judith est conduite vers une prison, le chef se pomponne avec un peu de poudre d'or avant de retourner dans les eaux du lac.

Jack et ses amis arrivent au bord d'un cours d'eau. Ils se lancent alors dans la construction d'un radeau. Par chance, ils récupèrent plusieurs bidons vides qui polluent la jungle et s'en servent de flotteurs. Trois plans montrant jack rassembler des bouts de bois, faire un noeud et planter un clou, et le radeau est prêt. Jack se met alors à ramer avec Manuel pour faire avancer l'embarcation. Alors qu'ils avancent sur la rivière, les chercheurs d'or apparaissent à une centaine de mètres en pirogue. Ils se poursuivent avec des échanges de coups de feu. C'est un duel de performance à la rame, et la forme du radeau freine beaucoup Jack et Manuel. La pirogue finit par rejoindre le radeau, et les chercheurs d'or se préparent à en découdre à l'arme blanche. Puis Jack a une idée. Il sort un bâton de dynamite du matos qu'ils avaient récupéré, et l'allume devant tout le monde. Les bandits hésitent. Jack croit maitriser la situation alors que la mèche se consume, et au moment où il veut le lancer, un perroquet traverse la rivière et lui arrache le bâton de la main, l'emportant dans le tronc d'un arbre à proximité. Moment de flottement, les méchants commencent à sourire. Puis le bâton explose avec le perroquet d'ans l'arbre, et ce dernier, de taille moyenne, tombe sur la pirogue, balançant tout le monde à l'eau. Seul le chef attaché et incapable de se mouvoir reste sec. Jack et Manuel reprennent les rames et continuent à faire avancer le bateau.

Judith tourne en rond dans sa cage. Elle tente discrètement de récupérer sa baleine de soutien-gorge pour forcer le cadenas de sa cage. L’homme doré arrive et lui annonce en grande pompe son destin de sacrifiée au nom de Texcat’lipocah l’exterminateur. S’arranger pour faire dévier la conversation vers la nature de ce méchant : il est cannibale et homosexuel (« On ne m’appelle pas le croqueur d’homme pour rien ! »). Sur ces bonnes paroles, il lance les préparatifs du sacrifice : des mayas transportent les pépites d’or jusqu’à des chaudrons au sommet du temple. Au sommet du temple, un travelling nous révèle la grosse pierre de face : il s’agit d’un gigantesque crapaud taillé dans le roc, avec une gueule patibulaire.

Il commence à faire nuit. Jack se prenant toutes les branches, il ordonne d’installer le campement. Une fois le feu allumé, chaque ami de Jack sort une spécialité gastronomique pittoresque (à voir, faire des recherches). Jack, quant à lui, a le dos rouge comme une écrevisse (il a ramé tout l’après midi torse-nu et s’est choppé de sérieux coups de soleil). Alors que chacun essaye de dormir, l’ermite se met à parler à Jack d’amour. Jack se met à parler de son camion en toute ingénuité, alors que les paroles de l’ermite deviennent de plus en plus ambigües car il commence à parler de Jack…

Le lendemain, Jack est réveillé par la piqûre d’un énorme moustique. Ils se remettent en route, croient être arrivé en entendant du bruit, mais ils se retrouvent simplement dans un village amérindien. Il y a parmi eux un brocanteur mexicain vendant des tas de babioles inutiles. Il propose à Jack de parier avec lui à une variante des osselets. Si il gagne, Jack aimerait  prendre un poignard incrusté de pierres précieuses. Mais si il perd, il devra acheter au prix fort un tonnelet d’alcool frelaté (et pourri par un indigène qui pensait éviter la gueule de bois en la bourrant d’acide acétylsalicylique. Les règles sont simples : des petits os (ceux de précédents joueurs) sont entreposés au fond d’un aquarium opaque (on ne peut pas voir au fond de l’eau) avec un piranha affamé dans l’eau. Il faut récupérer un maximum d’osselets sans se faire mordre. On commence par récupérer un osselet, puis on en rajoute un à ce que doit rapporter le joueur en un tour (en gros : 1, puis 2 d’un coup, puis 3 d’un coup, ect…). Jack Burton relève le défi, le suspense est tendu pendant les deux premières manches, puis Jack se faire mordre pendant la troisième. Il achète donc 40 dollars le tonnelet d’alcool concentré imbuvable. Manuel le goûte et trouve ça bon et s’en ressert un coup.

Jack et ses amis annoncent leur désir de repartir vers Cipango. Si le chef de la tribu leur déconseille, il comprend leur mission et leur alloue 5 chasseurs de la tribu pour les aider. Ils se remettent en route.

Les chercheurs d’or les observent à la jumelle. Le chef veut donner l’assaut, mais un des hommes fait remarquer que chargés comme ils sont, ils n’ont surement pas l’or sur eux. Ils décident donc de les suivre à la trace pour le moment.

Alors que le jour a bien avancé (on est au soleil couchant), Jack et ses amis arrivent au petit relief d'Eldorado (voir le plan).

 

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 Ils voient une route repartir sur leur droite, et menant à une trouée dans les collines, gardée par deux mayas. Jack a alors une idée. Il prend dans une cartouchière de Perdita une cartouche, et l’envoie conte une grosse pierre sur la route, un peu à l’écart de l’entrée. Les deux gardes vont voir, ce qui permet à notre groupe de 9 personnes de rentrer dans le camp ennemi. Ils voient les bâtiments et le haut du temple, d’où provient une mélopée. En se rapprochant toujours à couvert, ils voient alors la cérémonie autour du grand crapaud pétrifié. Judith est ficelée en bas des marches, le grand prêtre doré préside la cérémonie du haut du temple. Manuel remarque qu’en haut du temple, plusieurs chaudrons sont fortement chauffés, probablement pour déverser quelque chose le long du temple. Alors que Jack va donner l’assaut (l’éclipse vient juste de commencer), les chercheurs d’or les capturent discrètement. Jack est amené devant le chef, qui ressemble toujours à un tas d’or fondu. Scène où Jack, pour se sauver la mise, engueule le chef pour éviter d’avoir à s’expliquer. Le chef tombe finalement d’accord avec lui et ils relancent l’assaut ensemble pour aller chercher l’or. Ils lancent l’assaut, la mélopée s’interrompt, la cérémonie vire à la pagaille entre ceux qui se défendent avec des massues et ceux qui fuient. L’ermite se bat en sortant des animaux de son sac et en les lançant au visage de l’ennemi. Il se sert aussi d’une sorte de hérisson à longue queue pour taper sur les adversaires qui viennent trop près. Jack tente de se battre, mais les coups dans le dos de ses adversaires le jettent au sol. Le prêtre décide d’abréger la cérémonie et lance le rituel. Les chaudrons d’or fondu sont renversés, et l’or glisse le long des murs du temple vers les étages inférieurs. Perdita parvient à aller détacher Judith à temps. L’or n’atteint que le sol et va encercler la statue. Le prêtre pousse des cris depuis le haut du temple, car sans sacrifice de sang, Texcat’lipocah va être incontrôlable. La surface de pierre de la statue commence à s’écailler, et un crapaud de 15 mètres de haut en sort. Il vomit une bile corrosive qui atteint plusieurs chercheurs d’or et mayas. Le combat s’interrompt, les deux camps étant épouvantés devant leur nouvel adversaire. Le crapaud vomit une fois de plus, puis il saute dans le lac peu profond.

 Là, il commence à grossir en se gonflant d’eau. Alors que le crapaud grossit au contact de l’eau magique, l’ermite prévient Jack qu’il faut le détruire avant que sa croissance ne devienne incontrôlable. Jack hésite, puis a une idée. Il attrape le tonnelet d’alcool et se précipite vers le lac. Le crapaud, qui fait maintenant 20 mètres de haut, tente de l’arrêter avec un crachat de bile. Jack l’évite et parvient à se placer devant le crapaud avec son tonnelet. Alors que l’animal ouvre la bouche pour retenter de le toucher, Jack lance son cadeau dans la gueule du monstre. Ce dernier l’avale. Moment de flottement, puis Jack se met à courir vers une rive éloignée. L’animal tente de le suivre, mais il se vautre en sautant n’importe comment et il ne parvient plus à viser Jack (il est complètement ivre). L’employé de Jack débarque alors à Cipango avec le chargement de bois non conforme de Jack. Il se retrouve dans la mêlée, et aperçoit le crapaud gigantesque qui gesticule les pattes en l’air. Il a doublé sa taille initiale (pas loin de 30 mètres). Jack fait signe à son ami de continuer sur la route qui contourne le camp pour arriver au dessus du crapaud. L’employeur s’exécute (non sans boire une rasade de whiskey) et prend à toute allure avec son chargement la piste qui grimpe dans la colline pendant que Jack et ses amis courent se mettre à l’abri. Le mexicain fonce à toute allure sur la route et avant le coude au dessus du lac, il saute en marche. Le camion sort de la piste et va s’écraser en contrebas sur le crapaud, qui éclate. Il se dégonfle comme un ballon de baudruche. Alors que les survivants sont en liesse, Jack monte au sommet du temple, où l’homme doré se tient toujours, anéanti. Le prêtre tente de lancer un monologue sur le Mal, que Jack casse en une réplique (à voir sur le coup). Le méchant est tellement déprimé qu’il se jette du haut des marches (il se suicide). Jack a un moment d’hésitation, il va au bord du temple, et voyant que tout le monde le regarde, il lâche une réplique qui sous-entend qu’il l’a battu en le poussant du haut du temple. L’assemblée l’acclame. Ils décrochent des plaques entières d’or des marches du temple, avec lesquelles ils repartent. Les chercheurs d’or survivants tentent de s’accaparer tout le butin, mais la police mexicaine prévenue par Perdita vient rétablir l’ordre.

L’épilogue a lieu dans un bar à côté du dépôt routier, et juste à côté de l’aérodrome. Après quelques dialogues avec ses amis, Jack sort du bar pour aller prendre son camion. Puis il voit Judith négligemment appuyée contre un petit avion de transport à hélice. Il se dirige vers elle avec de l’admiration dans les yeux, et déclare être tombé amoureux. Judith succombe à un élan romantique qui lui fait embrasser Jack, mais ce dernier a toujours les yeux rivés derrière elle.

Plan final ou Jack donne ses derniers conseils de route dans la radio, seul dans sa cabine, aux commandes de l’avion, une grenouille volante planant à côté.

 

FIN

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 10:30

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Petite dédicace à un ami, grand (a)mateur de navets et en désaccord avec moi sur la définition du mot chef d’œuvre (qui s’appliquerait selon lui à Disaster movie), qui me conseille depuis des mois de voir Le collectionneur avec Morgan Freeman, un chef d’œuvre selon lui… Bon, j’avais peur, alors j’ai reporté jusqu’à aujourd’hui, mais il y a des jours où on ne peut plus reculer. Je visionne donc la bête. Et bien même ceux qui n’ont pas de goûts peuvent avoir de la chance !

L’histoire : Alex Cross, policier et psychologue, demande à être ajouté au personnel d’enquête concernant un kidnappeur de jeunes femmes, qui aurait enlevé depuis une demi-semaine sa nièce.

 

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Tout d’abord, mes dix minutes de moquerie face à une jaquette ô combien racoleuse. « A mi chemin entre Seven et Le silence des agneaux ! » nous gueule Télé loisirs ! Mais comment peut-on sortir des conneries pareilles ? Ici, aucune mise en scène morbide (exit seven) et les motifs de l’assassin sont à des lieues de ceux du tueur aux papillons (exit Le silence des agneaux). C’est d’ailleurs ce qu’il y a de bon dans ce thriller : il n’a pas peur d’innover ! Si le personnage d’Alex Cross est somme toute classique (Morgan se contente de jouer sans grande implication personnelle, ce qui nous surprendra beaucoup quand il se mettra à cogner sur un suspect, tellement ça ne cadre pas avec son profil psy), l’histoire se révèle être beaucoup plus intéressante. Avec un générique hideux mais malsain (de très laides incrustations de flammes qui dansent sur l’écran, mais le psychopathe qui nous raconte son premier meurtre avec force de détails scabreux nous met vraiment mal à l’aise), l’histoire se lance assez vite avec un mode opératoire intéressant. Le kidnappeur n’est pas vraiment un serial killer, puisqu’il se fout de la mise à mort de ses victimes. Ce n’est pas le fait de tuer qui l’intéresse, il veut essentiellement les faire tomber amoureuses de lui en captivité. Il se constitue alors un harem de filles kidnappées dans un mystérieux réseau sous-terrain, où il tente d’en séduire plusieurs à la fois. Une première donc, et un thriller qui joue beaucoup sur cette originalité du processus, qui joue le suspense à la fois avec l’enquête policière qui patauge dans la choucroute et le huis clos avec la dernière victime kidnappée. Un cocktail à la saw en somme, mais avec relativement peu de violence (je préconise quand même l’interdiction aux moins de 12 ans et pas le « tout public » indiqué sur cette connerie de jaquette). Long d’environ deux heures, l’enquête se suit sans temps mort. Bien sûr, il ne s’agit pas de grand-chose de plus qu’un divertissement qui tente de faire du nouveau dans le registre du psycho-killer. Pour, si la psychologie est souvent appelée dans le récit, le film n’est en rien psychologique, se contentant de délivrer la marchandise avec un certain savoir-faire, voire de l’efficacité (le final violent dans une cuisine). Toutefois, le script devient un peu grandiloquent quand il commence à essayer de nous faire gober l’association de 2 serial killers (autrement dit deux êtres aux égos surdimensionnés prêts à tuer, forcément incompatibles). Mais le suspense restant bien géré, on ne lui en tiendra pas rigueur, le résultat parvenant à s’imposer comme un bon spectacle. Après, on n’a rien appris avec ce film, mais le divertissement est là, et pour peu qu’on soit de bonne humeur, il y a de quoi apprécier… Honnête !

 

4.5/6

 

1997
de Gary Fleder
avec Morgan Freeman, Ashley Judd

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 09:59

http://www.le6ereve.fr/uploads/images/Mai2011/PromessesDeLombre.jpg

 

Petit retour sur un film de Cronenberg très intéressant, confirmant que la mutation du réalisateur à un style plus épuré n’en est pas moins bénéfique à sa filmographie. Depuis A History of violence, le style s’est mué avec une impeccable fluidité en des films essentiellement psychologiques, mais pas seulement. Avec les promesses de l’ombre, en plus de signer un polar superbe, Cronenberg cerne avec une justesse magistrale la psychologie de chacun de ses protagonistes, et cela sans s’accorder la moindre faute de goût. Un spectacle d’une qualité rare.

L’Histoire : une jeune camée décède en couche dans un hôpital de Londres. Anna, une des infirmières chargée de ses soins, tente de retrouver la famille de la mère à partir du journal de la morte, écrit en russe. Mais ses recherches éveillent bientôt les soupçons d’un parrain de la mafia russe des environs.

 

http://www.linternaute.com/cinema/image_cache/objdbfilm/image/540/24984.jpg

 

Vraiment, excellent film que nous signe ici Cronenberg, admirable thriller pas effrayant, mais ultra réaliste et cernant avec une justesse bluffante chacun de ses protagonistes. Avec un casting d’exception (Mortensen, Watts, Cassel…), cette histoire se révèle être un sans faute sur toute la ligne, partant d’un postulat tout à fait réaliste et nous plongeant peu à peu dans les affaires de la mafia russe planquée dans Londres. Chaque protagoniste est fouillé, exposé avec une réelle justesse, au point parfois d’en devenir prévisible (au bout d’un moment, on se doute que Viggo Mortensen est plus qu’un simple chauffeur). Viggo est clairement le protagoniste masculin principal, au centre d’une intrigue complexe, obéissant d’abord à une logique claire, mais qui va devenir un pion malgré lui dans le jeu des maffieux (la scène tendue du bain, impeccablement pensée, qui culmine dans une explosion de violence marquante) avant de nous révéler sa vraie nature. Impeccable personnage campé aussi par Cassel, qui si on sent un peu d’accent français de ci de là, joue un très crédible fils à papa russe, ivrogne et impuissant, et laissant transparaître une légère tendance homosexuelle pour le beau Viggo (leur étreinte lors du tatouage des étoiles est lourd de double-sens). Quant à Armin Mueller-Stahl, il campe un Symeon excellent, maffieux russe criant de vérité, et habile stratège quand il s’agit de jouer avec d’autres clans maffieux ou avec la police. Vraiment, la concentration de talents accouche ici d’un drame-thriller parfaitement géré, si habile qui nous en ferait oublier ses quelques bévues (mais pourquoi Anna ne prévient-elle jamais la Police ? Pourquoi insister sur le fait de tuer simplement un bébé petite fille alors qu’il serait au combien plus cruel d’insister sur le fait qu’elle soit la petite sœur du gars sensé la tuer ?). Mais malgré ces petites coquilles, le film gère efficacement son histoire, ménageant quelques saillies de violence rares, mais méchantes.  Avec un film pareil, n’importe quel amateur de polar intelligent a de quoi trouver son compte, d’autant plus que la facture technique du film est ultra léchée, Cronenberg et son équipe nous offrant une superbe photographie doublée d’une bande son classique charmante. On peut simplement regretter que contrairement aux dires de Cronenberg, aucune suite ne soit prévue à l’horizon, l’épilogue se révélant bien décevant sur les destins des personnages. On les quitte avec incertitude, sans réelle conclusion… Dommage pour l’un des meilleurs polars de ces dernières années…

 

5/6

 

2007
de David Cronenberg
avec Viggo Mortensen, Naomi Watts

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 15:32

http://www.journaux.fr/images/revues/L3971H.jpg

 

Le genre épique, on apprécie. Propice au bourrinage comme à la leçon d’histoire honnête ou révisée, c’est un style qui en impose, autant techniquement (les reconstitutions d’époque se doivent d’être soignées) qu’avec des acteurs  (on imagine mal Fabrice Lucchini en héros). Mais voilà, si on ne s’appelle pas Ridley Scott, vous n’êtes rien (à part Braveheart). Même Apocalypto a tendance à être oublié. Alors, quand un film se propose de mettre en scène une page de l’histoire des templiers en pleine extinction, voilà la réaction des distributeurs français. Pour un nombre de salles correct (114 en première semaine), la promo du film s'est révélée absolument minable (vous en avez entendu arlé, vous ?), pendant deux semaines d’exploitation. Un geste assez méprisant pour une fresque épique intègre cherchant à bourriner un peu plus que d'habitude. Dépassant le stade du loukoum idéologique imposé par Kingdom of Heaven, modeste en termes de budget et d’acteurs, mais efficace, Le sang des templiers, belle pièce du genre, a été humiliée, et contrainte à une sortie DTV à la sauvette. Une honte pure et simple devant les qualités d’un tel travail.

L’Histoire : en 1215, le roi Jean est contraint par les templiers de signer la Magna Carta, un document limitant l’autorité du roi et assurant une base de liberté au peuple. Quelques années plus tard, le roi montre en secret une armée de mercenaire et se lance dans l’extermination des templiers et la reconquête de son pays par les armes. Les templiers survivants choisissent de se réfugier dans le château de Rochester, un point stratégique nécessaire à Jean pour s’attaquer à Londres.

 

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Preuve qu'on peut être à la fois bourrin et franchement sympathique

 

Et voilà finalement dans quoi nous embarque le film : un long siège d’une place forte, ici tenue par des templiers dans l’attente d’une réponse du roi de France, toujours prompt à venir emmerder la perfide Albion sur son propre terrain. Pour cela, l’évêque de Canterbury se charge de convaincre le roi de s’allier aux templiers, dont le soutient à Rome décline. Mais en attendant que l’armée ne se lance, il faut du temps. Et c’est justement ce que nos templiers vont devoir faire à Rotchester : occuper les troupes du roi Jean un maximum de temps pour permettre aux français de débarquer et de faire le ménage. Mais voilà, ces bouffeurs de grenouilles prennent leur temps pour venir. Le château va devoir faire face à plusieurs attaques de mercenaires, notamment conduites par un écossais impressionnant qui ferait passer Mel Gibson pour une lavette. Mais qu’on se rassure, si les templiers sont en infériorité numérique, ils ont quelques trognes connues dans leurs rangs. Au niveau des gentils mercenaires, on retrouvera donc ce larron de Jason Fleyming, épaulé par un Brian Cox en forme pour l’occasion. Mais c’est bien James Purefoy qui en impose en templier, qui prolonge son rôle de Solomon Kane en tirant une tronche pas possible, mais en faisant un petit travail sur soit avec la dame du château. Bref, ce sont des personnages qu’on aime. Et niveau combat, si on n’atteint pas vraiment l’ampleur des champs de bataille à la Scott (le pognon, ça fait des merveilles), le résultat reste impressionnant. Si la caméra à l’épaule se révèle parfois agaçante, la rage des combats est là, nos croisés se battant comme des lions. Et, chose rare, le film ne lésine pas sur les effets gores dès qu’il y a du corps à corps. On se croirait revenu dans La Chair et le sang ! Mais en réaliste, et avec un Paul Giamatti assez savoureux en prince Jean sanguinaire (bien que cliché). C’est essentiellement pour le siège que le film tient ses promesses, en nous offrant plusieurs bonnes scènes de batailles et plusieurs techniques d’assaut de places fortes qui se révèlent être de bonnes reconstitutions d’époque. Avec en prime la fameuse technique de sape des murailles en creusant des tunnels. Bref, c’est du tout bon pendant deux heures, jusqu’à la fin. Toutefois, impossible de ne pas sourire quand l’archevêque de Canterbury approuve notre croisé qui renonce à ses vœux pour partir avec une femme (il est coulant, cet archevêque, moi, j’aurais écartelé l’importun, juste par soucis de convenance). Mais on mettra ça sur le compte de l’enthousiasme. Excellent morceau de bravoure, barbare et épique, qui a pigé tout ce qu’on aime dans ce style et qui s’y emploie avec générosité dans la mesure de son budget. Violent (la tag line nous disait « Le sang va couler », ils n’avaient pas tort), bien exécuté et finalement louable, Le sang des Templiers nécessite un achat immédiat pour réparer l’injustice qui lui a été faite.

 

4.5/6

 

2011
de Jonathan English
avec James Purefoy, Paul Giamatti

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 15:23

http://img.over-blog.com/342x500/3/25/62/46/Le-choc-des-Titans.jpg

 

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Un remake du choc des titans, on était plutôt pour, à la base, le film de Harryhausen ayant certes son charme, mais ayant quelque peu vieilli. Mais quand c’est Louis Leterrier qui se lance aux rennes du projet, on est tout de suite plus méfiant. Le résultat est aujourd’hui connu de tous : Le Choc des titans est un petit navet sympathique, affichant un goût pour le kitch bling bling et prompt à sortir les grands moyens pour pas grand-chose. Bref, on ne s’attendait pas à une suite. Mais voilà qu’elle débarque en voulant jouer son va-tout, poussant le délire au-delà des limites du premier. Réalisé par Jonathan Liebesman (un type qui a complètement annihilé les espoirs que j’avais en lui depuis TCM the beginning), la commande est un rouleau compresseur de médiocrité où cohabitent d’extra-ordinaires effets spéciaux numériques avec des incohérences de première. Une bonne saga naveteuse à se regarder un soir en somme…

 

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"C'est quand le maquilleur a empoigné une truelle que j'ai commencé à me douter de quelque chose..."

 

Le Choc des titans : Voilà enfin pour moi l’occasion de parler de ce block buster qui avait fait un peu parlé de lui pendant l’été dernier, et pas vraiment en bien. A la base pourtant, l’idée n’est pas mauvaise. Les dieux, dépendants de la race des hommes pour alimenter leurs pouvoirs, se lancent dans une campagne d’intimidation pour les faire rentrer dans le rang. Mais pas comme ça. L’histoire de Persée, à elle seule, montre combien les réalisateurs d’aujourd’hui sont incapables de doser leurs éléments épiques (le plus bel exemple doit être le remake de Conan, qui se lance direct dans une césarienne gore). Persée, fils de Zeus, est balancé à la mer avec le cadavre de sa maman dans un cercueil en or massif, et ce dernier flotte jusqu’à un bateau qui passait heureusement par là sans que personne ne l’ait vu. Et d’ailleurs, on apprendra que le père a voulu condamner à mort sa reine dès que la supercherie avec Zeus a été découverte (autrement dit, les 9 mois de grossesse se transforment en 2 jours). A 20 ans, Persée a déjà le physique de Sam Worthington (je n’arrive pas à croire une seconde qu’il a la vingtaine dans ce film), et qui voit sa famille adoptive mourir dans un retournement de bateau en mer calme (ça craint, pour des pêcheurs). Puis on se retrouve sur le mont Olympe, où on tente de nous faire gober que Zeus porte une armure à la Twilight qui scintille. Un Zeus interprété par un Liam Neeson payé en tickets resto à en juger par l’ampleur de sa performance (pendant tout le film, il reste debout à réciter son texte d’un ton monocorde). Hadès demande la permission de terroriser les hommes, Zeus lui donne (les autres dieux sont aussi importants que des bibelots), et on lance la machine. Hadès veut la peau d’une princesse, et pour faire pression, il va réveiller le Kraken, le seul monstre capable de faire peur aux Dieux. Mais Persée a la bonne parade. S’entourant d’une équipe de choc, il va aller chercher la réponse à l’énigme : « Comment entuber Hadès sans se faire bousiller la gueule ? ». Pour cela, il va consulter des oracles qui habitent tout droit sur la droite. En chemin, un cours de 4 minutes sur le maniement du sabre en fait un guerrier hors-pair, et il trouve derrière un arbre une arme divine et Pégase qui broute des fougères. Mais comme on commence à se faire chier a lieu le fameux combat contre les scorpions numériques. Un moment sympathique, mais conclut tout à fait débilement, puisqu’ils servent l’instant d’après de monture à nos amis pour poursuivre leur voyage. Enfin, ils obtiennent les précieux renseignements : il faut récupérer la tête de méduse pour faire un truc. Mais où est méduse ? Un peu plus loin sur la gauche, derrière le ruisseau de brume. Bon, après, on a en effet un joli décor kitch, avec une méduse odieusement numérique. Puis l’affrontement tant attendu avec le beau-père matricide, qui vire sur une sorte de catch avec des épées pour s’achever moralement. Mais à Argos, la princesse va bientôt être sacrifiée. Le kraken arrive, et Hadès révèle enfin ses plans : c’est le méchant qui veut flouer Zeus (notons que tous les autres dieux ont disparu du mont Olympe : voilà comment on simplifie les enjeux). Persée va-t-il pouvoir sauver la mise à Zeus, son père ? Il essaye, et nous offre ainsi la meilleure séquence du film avec le Kraken qui casse tout pendant que Persée tente de récupérer la tête. Mais hélas, il y arrive, et en 3 minutes, la messe est dite. Bénéficiant du dénouement le plus expéditif de ces dernières années, Le choc des titans est en effet un choc.

 

1/6

 

2010
de Louis Leterrier
avec Sam Worthington, Liam Neeson

 

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La colère des Titans : un opus qui tend vraiment la joue pour se faire battre, où le pire côtoie le cher sans la moindre sans-gêne… Il s’est fait dézingué par la presse essentiellement pour cela, et pour être sorti fin mars en catimini (essentiellement pour être exploité avant de recevoir de mauvaises critiques). En termes de scénario, La colère des titans est pire que son prédécesseur. Le film s’introduit pendant 40 secondes, puis Zeus arrive et lance direct l’histoire. Et le script procèdera toujours ainsi. A force de prendre des raccourcis de tous les côtés (Persée a besoin du fils de Poséidon, heureusement, il est en prison dans le camp de la princesse (princesse qui dévore déjà Persée des yeux), Persée sait qu’il ne faut pas prier Arès sinon il va venir les buter (et il sort ça vraiment sans avoir été prévenu avant)…). Ils se battent contre des géants numériques qui apparaîssent d’un plan à l’autre (franchement, oser faire apparaître 2 cyclopes avec un tour de passe passe de montage, fallait oser), avant d’entrer dans le tartare qui ressemble à un grand labyrinthe, mais comme les murs bougent, nos héros mettent 15 minutes à le traverser, facile. En se baffrant au passage le Minotaure (car le minotaure est tué par Thésée, et non par Persée, mais on ne va pas s’arrêter à ces détails), le monstre le plus laid de toute la saga. Si les tares techniques sont légions et que tous les acteurs semblent en faire le moins possible vu qu’ils sont payés en pouvant aller se servir au buffet, on tient là un premier gros nanar de l’année, qui tâche violent (essayez de rester sérieux devant Liam Neeson qui se prend pour le Christ et qui a l’air de souffrir, impossible d’y croire). Hélas, il essaye de faire illusion avec du pognon, et forcé l’on est de reconnaître que les plans thunés sont parfois sympathiques. On voit assez bien les monstres (on voit certains même 2 fois dans du copier-coller), et les scènes avec Kronos sont en effet plutôt sympathiques en termes de spectacle. Toutefois, entre-temps, c’est l’ennui qui nous guette, tant l’histoire convenue se révèle incapable de nous surprendre, si ce n’est dans sa surenchère naveteuse (les dialogue sont d’une platitude à se défenestrer, l’intensité dramatique est nulle (Sam joue le désespoir comme si il avait une crampe au mollet)). Comme disait Coluche, tant qu’il y aura des couillons pour payer…

 

1/6

 

2012
de Jonathan Liebesman
avec Sam Worthington, Liam Neeson

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 11:12

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Je vous l'avais promis depuis plus d'un mois, mais les aléas de la connexion à internet par satellite n'aidant pas, le voici seulement maintenant. Attack of The Killer Weed au complet, 6 parties, 1h15 de nanar volontaire (pas toujours aussi sérieux que je l'aurais voulu, mais largement satisfaisant) et un tournage étalé sur 3 mois qui m'a demandé pas mal d'énergie, mais dont le résultat reste une grande fierté. J'en profite pour remercier à nouveau tous ceux qui ont participé à la confection du film, et plus particulièrement mes deux acteurs principaux qui m'ont été d'un grand soutien tout au long du tournage. Mais trêve de longs discours, voici la bête. A noter qu'un bêtisier post-générique explique quelques trucages, on vous conseille donc de le voir jusqu'au bout... Bon visionnage, en espérant que ce film vous amuse autant que nous...

 

Partie 1

Partie2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Partie 6

 

Et tout récemment, le lien de la vidéo pour le film entier sans interruptions

 

2012

de Flottard

avec Nicolas S., Gangstermomo, Flottard

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 11:07

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Enfin une pièce de choix que j’attendais depuis deux ans : le nouveau Troma, tourné par un Astron-6 qui enchaîne depuis les projets (monster brawl, le prochain Manborg…). Un Troma qui se la joue Grindhouse, c’est un renouveau qui ne devrait pas manquer de nous intéresser. Premier constat, il ne détrône pas les précédents chefs d’œuvres que j’ai déjà chroniqué, se révélant moins fou. Mais quand même, question violence, il ne s’est pas retenu. Father’s day en a une belle paire, qu’il exhibe fièrement pendant une heure quarante !

L’histoire : Le Fuckman est un tueur sanguinaire qui viole salement ses victimes avant de s’amuser avec leur corps de diverses façons. Trois hommes projettent de l’arrêter : un tueur borgne dont les parents ont été tués par le fuckman, une graine d’homo dont le père à été violé et un prêtre qui veut aider à faire le bien dans le monde.

 

http://bestmoviesevernews.com/wp-content/uploads/2011/12/fathers-day-chelsea-card-movie-images-2012.jpg

 

Le renouveau est intéressant, puisque cette production Troma évite scrupuleusement de prendre un quelconque parti sur un certain sujet. Plus de défense de la firme, on a compris qu’ils étaient les meilleurs. C’est avec une joie constante qu’il se lance sur la piste du divertissement trash, ne négligeant aucune occasion pour faire pisser le sang. Malsain, le film parvient à l’être pendant plusieurs scènes de meurtres, gratinées, qui plantent immédiatement Mackenzie Murdock comme un sérial killer impressionnant, qui prendra sans cesse du gallon tant sa barbarie occupe bien l’écran. Certes, c’est du Z, et on devine des effets spéciaux cheap, surtout vers la fin qui part complètement en vrille. Mais le résultat est loin d’être honteux, parvenant par exemple à trouver une esthétique chaude cohérente en gérant très bien les éclairages. Nos trois héros forment également une équipe qui marche, entre un tueur canadien et deux hommes qui tendent peu à peu à se rapprocher (le fait que l’un d’entre eux soit prêtre est plus sujet à des vannes qu’à un critique de l’habit, la religion n’étant tout simplement pas traitées avec rigueur, mais avec une folie qui fait plaisir). En effet, si l’essentiel du film se passe avec la poursuite du psychopathe et son meurtre (très sale), le film fait le choix couillu de ne pas s’arrêter là, et fait intervenir une bande de sataniques qui révèlent de bien terribles choses. La sœur du tueur borgne ayant été tuée par Fuckman, son âme est allée en enfer pour sa vie de débauche, et elle se retrouve maintenant harcelée par le psychopathe, devenu un démon en ces lieux. Notre trio commet alors un suicide pour aller régler le problème une fois pour toute en enfer ! Fallait oser, d’autant plus que l’enfer est prétexte à des tonnes de délires qu’Astron 6 met en scène avec jubilation, revenant aux effets spéciaux de notre enfance avec des figurines animées image par image ou des incrustations assez nombreuses. Un véritable potentiel qui donne au spectacle un cachet Troma du meilleur cru, surtout quand Lloyd vient y jouer le rôle de Dieu et du Diable. Mine de rien, de l’esprit Troma, il reste l’humour, qui passe essentiellement par les dialogues (le gore n’est plus sujet à rire, il est dégueulasse) et quelques vannes bien senties (le paradis digne de South Park, et ouvert aux homosexuels). Les auteurs ont surtout fait preuve d’une réelle maîtrise de leur maigre budget (les ambiances sont aussi réussies qu’un Machete) et accouchent d’un divertissement de très bonne tenue, pas parfait (des coquilles techniques de ci de là, quelques temps morts…), mais vraiment pas honteux au vu du Mother’s day de Michael Koffman (le frère de Lloyd).

 

4.5/6

 

2011
de Adam Brooks, Jeremy Gillespie
avec Adam Brooks, Mackenzie Murdock

 

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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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