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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 11:23

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/fantastique/la_sentinelle_des_maudits,1.jpg

 

Un bon film de trouille, un vrai, qui nous parle de démons et de religion sans sombrer dans la redite exorcisante, peut-on encore ne trouver ? Oui ! Avec La sentinelle des Maudits (qui utilise en prime les charmes d’Ava Gardner), on a droit à un spectacle de qualité, original et parfaitement mené, qui parvient à faire de l’angoisse pure tout en tapant sur la façade d’une vie de colocataires semblant anodine. Un véritable morceau de bravoure qui oublie toutes les références du genre jusqu’ici explorés (on croirait avoir affaire à du Rosemay’s baby, mais les enjeux sont autrement plus troublants), pour culminer dans un final plutôt tendu et un épilogue loin des conclusions habituelles apportées au genre.

L’histoire : Alison Parker, top model très demandée dans le monde de la mode et ayant une relation épanouie avec Michael, avocat renommé, souhaite conserver un peu d’indépendance en ayant son propre appartement. Son choix se porte sur une petite annonce vantant les mérites d’un vieil édifice du centre ville. Mais rapidement, les colocataires se révèlent troublants avec Alisson.

 

http://data0.eklablog.com/cineparade/mod_article46316752_4fabf27d2544e.jpg?3424

 

Vraiment, il s’agit d’une très bonne surprise quand on découvre La sentinelle des Maudits, véritable petite bombe dans le domaine du film horrorifique mêlant la religion à son intrigue. Ici, point de possession à attendre… Il s’agit d’une histoire plus complexe, qui pourrait vaguement rappeler, dans son idée principale, L’au-delà de Fulci. Le film opère assez classiquement dans le développement de son intrigue, en décrivant d’abord le quotidien d’Alisson (la très belle Ava Gardner) qui s’installe dans un nouvel appartement plutôt isolé. Un petit flash back nous informera sur une étape déterminante de sa vie : sa tentative de suicide (après découverte d’une orgie où participait son père). Passé ce traumatisme, la belle Alisson avait alors lancé sa carrière, et se trouve maintenant dans le monde de la pub. Mais une fois installée dans son appartement, elle commence à recevoir la visite de ses étranges colocataires. Un vieillard un peu fou, un couple de lesbiennes particulièrement glauque (la première entrevue mettra immédiatement le spectateur mal à l’aise). Sans parler du mystérieux prêtre du dernier étage, qui passe son temps à regarder par la fenêtre alors qu’il est aveugle. Et la nuit, de mystérieux bruits proviennent de l’appartement supérieur, pourtant déclaré comme inhabité. Si les éléments perturbateurs commençaient à apparaître, l’histoire progresse d’un bond lors de la révélation qui arrive après la première demi-heure : à l’exception du prêtre, l’hôtel est désert, aucun des autres appartements n’est occupé. Diable, nous avons vécu une demi heure d’hallucination sans jamais nous en rendre compte… Et ces dernières de reprendre de plus belles, en virant de plus en plus sur le glauque avec des apparitions dérangeantes (les animaux de compagnie qui se dévorent), quand elles ne virent pas dans les moments de flippe totale (l’angoissante exploration de l’appartement supérieur, qu’une morbide (et gore) apparition rendra mémorable. Alors que la top model s’enfonce chaque jour un peu plus dans la dépression (considérée comme folle par tous les médecins qu’elle voit), son compagnon commence à mener sa petite enquête, qui le conduit bientôt vers le clergé. Les révélations qui suivront seront déterminantes dans la compréhension des enjeux qui animent le récit depuis les premières hallucinations, et le résultat final en sera grandement marqué (avec notamment un épilogue assez atypique). La sentinelle des maudits reste donc essentiellement un travail d’ambiance, qui essaye par le recours de plus en plus insidieux à l’hallucination de brouiller complètement les repères de la vie quotidienne d’une pauvre victime, qui ne sait alors plus quand elle s’adresse à une personne réelle ou à… on ne sait quoi. Toujours est-il que le film a fait polémique lors de sa sortie pour son dernier acte, où une cohorte de démons ont été joués par d’authentiques malformés. Les êtres difformes apparaissant à l’écran ne sont pas maquillés, ce qui superpose à leur laideur un côté démoniaque qui a fait couler un peu d’encre à l’époque. Un choix osé qui se révèle payant sur l’écran, le résultat parvenant nettement à dépeindre les émotions recherchées. Fort d’un casting sérieux et d’un scénario en béton, La sentinelle des maudits demeure un excellent film d’horreur, ayant bien supporté le poids des années (les quelques maquillages sont loin d’être ratés) et dont l’ambiance particulière devrait combler les amateurs. A redécouvrir d’urgence !

 

4.7/6

 

1977
de Michael Winner
avec Chris Sarandon, Cristina Raines

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 11:17

http://www.themoderndaypirates.com/pirates/wp-content/uploads/2010/11/spontaneouscombustionaff.jpg

 

Les films qui font monter la température du corps humain, il y en a quelques uns. De Prometheus pour certains à Twilight 4 2ème parties pour d’autres, en passant par Last Caress, le cinéma est bien connu pour faire bouillir les personnes en fonction de l’attente. Mais qu’en est-il des films qui font brûler des personnes ? Spontaneous combustion, réalisé par Tobe Hooper, s’attèle à la tâche en étant conscient de détenir un matériau original, à même d’en faire une très correcte série B. Le verdict : ni chaud ni froid.

L’histoire : 1955. Dans le désert du Nevada, on teste le premier abri anti-atomique de l’histoire. Le couple de savant ayant servi au test ont quelques mois plus tard un enfant. Mais quelques jours après sa naissance, ils sont tous les deux victimes du phénomène de combustion spontanée.

 

http://4.bp.blogspot.com/-tCbhBymcFXg/Tiox3DD7LpI/AAAAAAAAF7c/h3TbLdTNjj0/s1600/spontaneous_combustion.jpg

 

Le phénomène physique avait attiré mon attention pendant mon enfance : des cas de personnes retrouvées intégralement ou partiellement brûlées, sans pour autant avoir détruit le mobilier qui les entourait. Scientifiquement, le phénomène s’explique par le décès de la personne, qui manipulait une sorte de chaleur (bougie, cigarette…). Les flammes commencent d’abord par brûler les habits, ce qui fait fondre les réserves de graisses présentes sous la peau du corps, et vont peu à peu le transformer en torche brûlant à 600°C, soit bien en dessous des températures de feux habituels (ce qui explique le peu de dégât). Voilà pour la parenthèse. Mais John Dykstra, le scénariste, semble avoir d’autres hypothèses, et veut nous les faire partager. L’introduction est un vrai petit bijou, un excellent début de série B qui se fend d’une reconstitution d’époque respectueuse, et qui retrouve parfaitement l’ambiance des années 50 et le bouillonnement d’excitation concernant le nucléaire, et ici sur les moyens de survivre à la Bombe. A ce titre, la scène de crémation instantanée sera un véritable traumatisme, arrivant complètement à l’improviste et procurant l’effet choc attendu. Mais c’est la suite du scénario qui peine à convaincre. En effet, on s’attache maintenant au sort du fils de ce couple, qui après quarante ans, apprend qu’une centrale nucléaire va être mise en route à proximité de son lieu de vie. Jusqu’ici pas de quoi fouetter un chat, mais peu à peu, David (c’est son nom) se sent de plus en plus mal à l’aise, et constate qu’il a tendance à prendre feu de façon inopinée. Ainsi, à l’approche de la mise en marche de la centrale, son état s’aggrave sans qu’il comprenne pourquoi, ses brûlures ayant sérieusement tendance à empirer, et les gens sur qui il s’énerve ayant tendance elles aussi à s’enflammer (ce qui nous vaudra quelques effets spéciaux sympathiques mais imparfaits). Dit comme ça, on croirait avoir affaire à une série B potable, mais le rythme a sérieusement du mal à nous maintenir éveillé jusqu’à la fin du film, tant ce dernier manque de pêche. La faute à une réalisation un peu bavarde (même si Tobe Hooper sait filmer) et à un script qui perd de plus en plus de vue ses objectifs, nous orientant d’abord vers une crainte du nucléaire avant de passer sur la peur de la blouse blanche (un certain lot de médecins peu rassurants) et sur les conséquences de l’usage d’une drogue anti-radiations qui arrive en plein milieu de film (le produit ressemble à s’y méprendre au fluide de Re-animator). Et notre personnage principal se retrouve ainsi en pleine crise de combustion spontanée à retardement, brûlant à petit feu et capable de canaliser sa colère pour enflammer ceux qui lui font face (les flics qui meurent assez stupidement). Bref, on s’emmêle un peu les pinceaux, au final on oublie de dénoncer quelque chose comme ce qui était annoncé au départ et on conclut assez maladroitement le tout, histoire de boucler le film avec une fin torchée à la va-vite. C’est bien dommage, car les promesses de départ étaient d’un tout autre niveau. Tobe Hooper est sur la pente descendante et ça se sent, à l’image de ce film qui commençait brillamment avant de finir en flop total. Un beau gâchis.

 

1.3/6

 

1989
de Tobe Hooper
avec Brad Dourif, John Landis

 

http://2.bp.blogspot.com/-ilphTxLSgCA/Tde9zD7YHvI/AAAAAAAAACo/U3VzjnMidfw/s1600/spontaneous_combustion11.jpg

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:33

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/epouvante/wilderness,1.jpg

 

Michael J Basset est un réalisateur qui commence à faire parler de lui. Responsable du plutôt bon Solomon Kane et bientôt coupable du plus ou moins attendu Silent Hill 2, ce réalisateur, adepte de l’héroïc fantasy, a commencé sa carrière au rayon du fantastique/guerre avec La Tranchée, et s'aventure maintenant dans le survival avec Wilderness, film d’horreur en milieu forestier qui confrontait une bande de taulards en stage de réinsertion contre un tueur implacable avec une meute de chiens voraces. 5 ans plus tard, que penser de ce premier essai ?

L’histoire : après avoir poussé un de leur codétenu au suicide, un groupe de prisonnier part sur une île supposée déserte pour un stage de réinsertion. A leur arrivée, ils découvrent qu’ils ne sont pas les seuls sur place, et qu’un mystérieux tueur les poursuit en lançant régulièrement à leurs trousses une meute de chiens.

 

http://momentum.frankiandjonny.com/assets/stills/wilderness_3.jpg

Pas d'entourloupes, les morts de Wilderness le restent...

 

Wilderness a fait gentiment parlé de lui lors de sa sortie dans quelques festivals, avant de connaître une sortie par la porte dérobée du DTV qui ne l’a pas vraiment fait connaître. Toutefois, si le produit final n’a rien d’une révélation, il se contente d’être un divertissement violent plutôt compétent, gagnant essentiellement sa force sur le terrain du gore pas sage. Après une introduction dure et somme toute classique sur le milieu pénitencier (quelques gros durs qui martyrisent les victimes de services, dont une ne résiste pas à ses pulsions de suicide), notre bande de prisonnier part en randonnée, une sortie un poil anachronique quand on connaît la dangerosité de certains lascars (au moins 2 sont des meurtriers, et ils n’ont qu’un garde comme escorte), on se rend compte qu’une bande de fille réside aussi temporairement sur l’île, sensée être déserte. Quelques proies pour le violeur du groupe, donc. Mais bientôt, un membre du groupe disparaît alors que le corps d’un clochard salement mutilé est retrouvé à proximité de leur campement. La pression augmente un peu, mais il faudra attendre la première intervention musclée du fameux tueur pour que la tension commence à se mettre en place. Reconnaissons cela au film : il traite ses mises à mort sans fioritures. C’est sale, gore et ça fait mal, et si la victime ne bouge plus, c’est qu’elle est morte. La véritable ambition du film réside surtout dans la meute de chiens d’attaque du meurtrier, qui talonnera régulièrement nos taulards et qui en croquera quelques uns. La menace est bien gérée, mais le montage vire régulièrement à l’épilepsie lors des attaques, ce qui entraîne un certain manque de lisibilité. Toutefois, le film n’a pas peur de filmer en mode commando, comme cette impressionnante attaque de chien sur une plage, filmée avec une caméra qui n’hésite pas à se mouiller pour coller au plus près à l’action. De moments de bravoures qui s’apprécient, et qui suffisent à élever un peu le film au dessus des productions classiques du genre. Pour ce qui est des ambitions psychologiques en revanche, on ne sera pas vraiment surpris (le héros, bien que souvent mis en danger, est celui qui cherche à orienter intelligemment le groupe et qui veut purger sa peine pour sortir du système pénitencier et refaire sa vie), mais voir les gros durs mis en pièces au cours de belles séquences de tueries a un petit quelque chose de jubilatoire qui ne déplaira pas au spectateur (c’est le côté politiquement incorrect de ce genre de truculences). Loin d’être aussi abouti qu’un Eden Lake, Wilderness, trouvable à 2€ dans le commerce, reste une série B sympathique, réunissant un casting peu connu, mais qui prend son rôle au sérieux et qui n’hésite pas à y aller à fond, ce qui est tout de même l’inspiration principal de ce genre horrorifique. Un p’tit morceau de bravoure à déguster en soirée.

 

3.9/6

 

2006
de Michael J. Bassett
avec Sean Pertwee, Alex Reid

 

http://articlemarin.a.r.pic.centerblog.net/o/21209ebb.jpg

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:23

http://www.movieposter.com/posters/archive/main/22/MPW-11355

Interdit aux moins de 16 ans (mais la majorité me semble un peu plus appropriée).

 

Un petit défis aujourd’hui : faire la chronique d’un film impossible à critiquer. Mon choix s’est alors tourné vers un sommet du mauvais goût (ne mettant en scène rien de moins que la monumentale Divine) : Pink Flamingos. Evoqué chez Videodrome, cette curiosité se révèle être un objet étonnant, se focalisant sur des enjeux absolument inutiles et se lançant dans une enchère de provocation tout à fait scandaleuse, qui parvient à donner dans le jamais vu, et surtout à nous offrir le portrait de Freak le plus sulfureux de l’histoire du cinéma. A genoux devant Divine, pauvres mortels !

L’histoire : Divine, sacrée la personne la plus sale du monde, voit son titre convoité par Connie et Raymond Marbles, deux pervers qui tentent de rivaliser avec la maîtresse du mauvais goût.

 

http://1.bp.blogspot.com/-RK8A6gZYgvg/TWGUK41G4NI/AAAAAAAAAJQ/3T8kqcKSQBE/s1600/pink_flamingos_6.jpg

 

Difficile de savoir par quel bout il faut prendre ce Pink Flamingos, tant il s’acharne à persister dans le mauvais goût sans chercher à doter son intrigue d’un thème pouvant faire débat. Ce film est un non sens complet, qui emmerde toute notion de goût et qui développ un univers aux antipodes de tout message civilisé. La quasi-intégralité du film sera donc tourné vers l’aura provocant de Divine, véritable moteur du film (c’est le personnage central) qui nous gratifiera de son mauvais goût pendant de nombreuses séquences. Le personnage, outrancièrement maquillé et habillé de tenues plus inappropriées les unes que les autres, réussit à provoquer à chaque nouvelle apparition, contribuant à donner au film une bonne part de folie à l’ensemble de l’œuvre. Œuvre qui étoffe également ses personnages secondaires en leur confiant des personnalités tordues variées, qui viennent provoquer le spectateur sur de multiples terrains (Raymond est exhibitionniste et obsédé sexuel fétichiste des pieds, Crackers, le fils de divine, couche avec des poules, et miss Edie, la mère de Divine, vit dans un parc à gosse où elle passe son temps à gober des œufs). Tout transpire le mauvais goût dans cette œuvre, et ce dernier est si scandaleusement étalé (les aller-et venue de Divine en plein centre ville sont une provocation parfaitement assumée par Divine, qui lance des sourires complices aux passants médusés) que l’œuvre parvient à devenir culte, ou en tout cas l’un des films de mauvais goûts les plus outranciers jamais faits.  Ce stade, on sort de tous les canons du genre, et des films comme Mammuth semble bien fades à côté de cette galerie de personnages hallucinante. Ainsi, la première partie du film servira de vitrine et permettra de planter les différents personnages de l’histoire, développant un peu la silhouette de Divine et de sa famille, ainsi que celle de ses concurrents, couple pervert aux cheveux teints qui se font jouir en se suçant les orteils. Il y a d’ailleurs dans ce film un assouvissement du fantasme instantané, souvent provocant car cédant à des pratiques sexuelles pour le moins déviante, quand elles ne virent par brutalement sur l’immoralité (l’hallucinante séquence de fellation en pleine séance de léchage de mobilier). Nos personnages transpirent la liberté et revendiquent leur crasse dans les excès les plus inattendus (le film n’a rien perdu de son impact après tant d’années, et les nombreuses séquences qu’ils nous proposent méritent d’être culte, comme cette vengeance à l’étalage de bave sur le mobilier, ou cette descente de police chez Divine qui vire à l’émeute, et qui devient un méchoui géant où nos policiers se font bouffer par Divine et ses amis). D’ailleurs, le film prône l’excès dans sa conduite, le titre de personne la plus sale du monde se devant d’être détenu par un être sans barrière morale, capable de tout (ce qui n’est pas le cas du couple, en témoigne cette séquence aussi excessive qu’irrésistible où Raymond se masturbe devant une femme lui dévoilant sa poitrine… avant de s’apercevoir qu’il s’agit d’un transsexuel qui se masturbe aussi devant lui, ce qui provoque la fuite de Raymond). En dehors de tout canon de morale, Pink Flamingos est un plaisir ultra coupable qui se regarde avec une certaine fascination pour le jusqu’auboutisme de la mise en scène, qui s’autorisera une séquence à nouveau scandaleuse où Divine mangera de la merde de chien sous nos yeux épouvantés. La plus mauvaise actrice du monde, nous dit le film, et probablement aussi l’une des meilleures pour son implication dans le rôle de sa vie. On ne remerciera jamais assez John Waters pour cet OFNI intemporel, véritable condensé du « jamais osé » sur grand écran et sur l’épilogue filmant la réaction de quelques spectateurs en sortie de salle. Clairement pas un film à regarder en famille, mais un monument du mauvais goût à même de terrasser tous les fans du genre. This is art !

 

5/6

 

1972
de John Waters
avec Divine, David Lochary

 

http://4.bp.blogspot.com/_SI72Qn7mM5Y/TQPgJIFyTWI/AAAAAAAAA8g/-bDx53Aiw2s/s1600/pink_flamingos%2B1972.png

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:15

http://oneguyrambling.com/wp-content/uploads/2011/11/Dog-Soldiers.jpg

 

Une bonne série B, une vraie, ça ne court pas vraiment les rues. Un film d’action horreur tourné vers le divertissement en étant correctement exécuté, c’est un gage d’honnête artisan, et des films qu’on prend souvent plaisir à redécouvrir. Dog Soldiers est de ceux là, nous offrant un pitch minimaliste mais tourné vers un suspense solide, devenant par là même un des détournements de Predator les mieux réussis des années 2000. Un coup de semonce pour Neil Marshall qui nous offrira pas la suite le définitif The Descent.

L’histoire : un groupe de militaire en pleine manœuvre se retrouve confronté à une meute de loups garous féroces.

 

http://1.bp.blogspot.com/-HXiz6SYCPi0/TtaJW0R5XxI/AAAAAAAAAY0/LqHfWXBDong/s1600/dogsoldiers11.jpg

 

Il n’en faut pas plus pour que les cinéphiles répondent à l’appel, et que nos sens s’affolent devant un pitch aussi prometteur. On sent clairement l’esprit Predator derrière cette volonté de confronter un groupe de soldat à une menace surnaturelle, les possibilités en matière d’action étant larges. Et forcé nous sommes de constater que Neil Marshall ne nous prend pas pour des buses, en nous offrant rapidement son quotas d’hommes à poils. En 20 minutes, la menace est imminente, et quand on voit de quels dégâts sont capables les loups garous (vous éventrant d’un coup de griffe), on n’a plus envie de rigoler. Aussi meurtriers que nos chasseurs extra-terrestres. Le film a l’intelligence de renouveler constamment les enjeux de l’intrigue (toujours, de nouveaux objectifs sont avancés pour garantir la survie des personnages ou pour donner l’alerte) et de jouer sur de l’action testostéronée lors des confrontations avec les animaux, quitte à envoyer un peu trop la purée (le mitraillage est sommaire pendant la première heure). D’un survival en pleine campagne, on passe bientôt à un huis clos dans un cottage. Les créatures sont en tout cas solidement traitées, leur instinct de meute étant largement mis en valeur et leur ténacité largement à la hauteur de la légende populaire. Le seul défaut les concernant reste le montage qui leur est réservé, chacune de leurs apparitions étant surdécoupée au point de manquer parfois de lisibilité. Dommage, mais les créatures apparaîtront suffisamment pour combler cette faute de goût. Autre bon point, le film n’efface pas les hommes derrière l’uniforme. Chacun sera ainsi amené à trouver en lui des ressources pour faire face aux bêtes, et jamais le patriotisme n’interviendra dans leur situation. D’ailleurs, une intrigue secondaire tentera de nous amener sur le terrain des armes expérimentales, un secteur de recherche de l’armée plutôt flou. Un poil moins cliché que Predator dans le traitement de ses hommes (ici, point de trompettes patriotiques lors d’un recueillement sur une carcasse), Dog Soldiers se révèle être soucieux de la qualité de son spectacle, et qui rend la lutte de plus en plus rude pour les humains (qui semblent avoir constamment le dessous, ne parvenant au mieux qu’à contenir les assauts sans pouvoir tenter de percées). Les dernières minutes du film vont à ce titre assez loin, nos militaires tentant d’échapper à la menace en fuyant à travers les murs de leur refuge. On ne spoilera pas plus le déroulement du film, mais si son montage reste son plus grand défaut (les scènes d’actions sont dures à lire), son sens du suspense et son envie de délivrer un spectacle aussi frontal que jouissif en font un vrai petit bonheur, une confrontation réussie apte à laisser un bon souvenir, et qui augurait du meilleur pour la carrière de Marshall.

 

4.4/6

 

2002
de Neil Marshall
avec Sean Pertwee, Kevin McKidd

 

http://3.bp.blogspot.com/-iH-yrFdwgSQ/TrB6Mv_l9pI/AAAAAAAAFoE/P5q2VfMeZ-8/s1600/dog-soldiers-screenshot-3.jpg

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 20:51

 

http://www.moviegoods.com/Assets/product_images/1020/197232.1020.A.jpg

 

Acheté avec le précédent Hemoglobine, Transmutations se lance dans des comparaisons tout aussi grandiloquentes, puisqu'il cite Clive Barker sur sa couverture (alors qu'il n'est que vaguement impliqué pour l'inspiration d'une de ses nouvelles). A vrai dire, le réalisateur de l'objet a l'air de se toucher un peu, puisqu'il alterne entre plusieurs univers, passant d'images barkeriennes (oui, il y en a, la comparaison était pertinente) à des ambiances Cronenbergiennes avec des éclairages à la Argento. Purée, quelle tambouille ! Ca fout met les neurones en agitation ! Mais ce n'est hélas pas toujours très digeste...

L'histoire : Roy est un ex-truand qui coule des jours heureux en faisant de la peinture (??). Mais Hugo, un truand toujours en activité, le contacte pour retrouver une jeune prostituée, Nicole, portée disparue. En commençant son enquête, il découvre que la jeune fille utilisait une drogue expérimentale, prescrite par le docteur Savary.

 

Sur les bases, ça peut tenir la route. Un peu de Chromosome 3, un peu de Cabal pour l'empathie pour les monstres, et le tour est joué. Si un tel patchwork a de quoi faire sauter au plafond n'importe quel fan de fantastique, le résultat est loin de tenir de telles promesses. Toutefois, on sent un peu l'esprit Barkerrien de départ, qui met en scène des junkies rendus monstrueux par l'usage d'une drogue, et étant devenus les esclaves du docteur les ayant drogué. Un peu d'empathie pour ces créatures, qui se révèlent encore incroyablement conscientes de leur situation au vu de l'état de dépendance qu'on nous décrivait. D'ailleurs, au niveau des maquillages, le tout est un peu décevant. Si Barker osait un grand nombre de designs monstrueux, ceux qui nous sont proposés ici consisteront en quelques bubons de latex et une paire de lentilles rouges phosphorescentes. Un peu convenu, tout ça, surtout que l'introduction commençait d'une façon très cheap en remplaçant les maquillages par des cagoules (ce qui donnait un début tout droit sorti de la filmographie de Godfrey Ho et qui m'avait fait très peur pour la suite des choses). Heureusement, l'ensemble s'améliore un peu par la suite, gagnant avec son intrigue qui s'étoffe et les ambiances de certains lieux, comme le repère des drogués ou le cabinet du docteur Savary. Et il devient alors nécessaire de parler des éclairages. Indéniablement, George Pavlou (le réalisateur) a aimé Inferno, et il veut nous ressortir les jeux d'éclairage rose / bleu de ce chef d'oeuvre (la façade d'un des bâtiment du film ressemble à s'y méprendre à celle de l'immeuble d'Inferno). Ce qui donne des passages parfois réussis (en tout cas avec une esthétique acceptable), et parfois à côté de la plaque (l'enlèvement dans la chambre est d'une rare laideur, et certaines ambiances monochromes sont trop colorées). Toutefois, sur un exercice technique aussi délicat, le film parvient à ne pas trop faire dans le mauvais goût, quitte à se lancer dans des digressions dispensables (on pense à quelques scènes de bordels dont on aurait largement pu se passer). Enfin, et c'est là le principal défaut du film : il manque d'âme. Clive Barker a toujours insufflé à ses personnages une âme, souvent torturée, mais mise en valeur, qui nous faisait apprécier le personnage. Ici, le relief est très modeste, voir inexistant. Notre héros semble suivre une trame toute tracée, semblant se foutre de son but et de la tournure des évènements. Si on connaît l'esprit Clive Barker, on sait que c'est un homme qui n'hésite pas à recourir à la violence, mais qui va se prendre d'affection pour les monstres (les hommes étant plus mauvais que ces victimes) et qui va tenter de se joindre à leur cause. Cependant, si notre héros principal a la tête de l'emploi, impossible de croire qu'il se sent investi d'une cause quand il mène son enquête et qu'il finit par sympathiser avec les monstres. Affichant la même expression neutre pendant la quasi-totalité du film, il se révèle d'une platitude ennuyeuse, et à la longue d'un ennui poli. Mais malgré ce gros manque d'âme, l'ensemble parvient à tisser un canevas amusant, à même de divertir les habitués des productions bis tortueuses et imparfaites. L'ensemble est un peu cheap, souvent superficiel et parfois maladroit, il parvient pendant quelques séquences à saisir une essence Barkerienne, aussi, on ne coulera pas la bête. Mais ça reste quand même loin d'être exceptionnel.

 

3/6

 

1986
de George Pavlou
avec Denholm Elliott, Ingrid Pitt

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 20:13

http://imworld.aufeminin.com/cinema/hemoglobine-2753_L.jpg

 

Il est des jours où l'on fait des acquisitions hasardeuses, plutôt stimulantes à première vue, mais qui mettent nos instincts de dénicheurs de péloche en alerte, devant quelques détails qui ne trompent pas (une jaquette qui donne de la référence à Alien et Total Recall, qui n'ont aucun rapport avec le sujet du film). Ainsi, on acquiert Hemoglobine, un film d'horreur fantastique tourné au Canada pour trois franc six sous, et au pitch prometteur...

L'histoire : Au XVIIème siècle en Hollande, une famille de noble se livre à l'inceste le plus pur (la lignée étant composée de frères et soeurs qui couchent entre eux). Mais suite à la parution d'un décret royal interdisant cette pratique (faisant apparaître des tares génétiques), la famille se déplace sur une île du nouveau monde et y disparaît. De nos jours, un descendant de la famille retourne sur la terre de ses ancêtres.

 

http://application.denofgeek.com/pics/film/hauertop10/02.jpg

"Un vagin et une teub ? Aurais-je fait une erreur de casting ?"

 

Avouez qu'on avait envie de s'y laisser prendre, à une telle arnaque ? Un script pareil a tout du projet stimulant ! Inceste, sexe, pulsions, monstres consanguins, et une histoire de famille malsaine comme on les aime. Et le film s'attaque à son sujet plutôt intelligemment (si la maigreur du budget saute aux yeux, les 30 premières minutes s'attaquent assez au sujet, plantant un décor insulaire plutôt réussi (un peu refermé, mais moins cliché que les ambiances habituelles). En fait, au vu de l'ambiance et des protagonistes (un descendant de la famille Strauss atteint d'hémophilie et sa femme), on penserait avoir affaire à une adaptation de Poe, plus particulièrement de la Chute de la maison Usher à l'échelle d'une île. On aura aussi droit aux interventions du briscard Rutger Hauer, qui vient jouer à contre-emploi le rôle d'un médecin envoyé au fond de la cambrousse par d'anciens employeurs désireux de se débarrasser de lui. Et pendant ce temps, par décret préfectoral, le cimetière du village est entièrement déterré pour récupération de cercueils, et l'on découvre que la plupart des tombes ont été profanées (sans marques extérieures) et que les cadavres ont disparus. Il faudra un certain temps pour comprendre que nous avons affaire à des descendants de la famille Strauss, muté par consanguinité et qui vivent dans des souterrains creusés partout sous l'île. Le récit tente alors de s'orienter vers un trip à la Colline a des yeux, nos monstres étant cannibales. Passionnant, n'est-ce pas ! En tout cas sur le papier, parce qu'à l'écran, c'est une belle débâcle. Le film plante ses éléments avec la mollesse du caramel fondu, et avec le rythme d'une tortue victime d'arthrite. Rutger Hauer fait à ce titre peine à voir tant son personnage manque de charisme et de motivation à jouer son rôle. Seul l'hémophile semble être un peu concerné par son rôle, mais vu qu'il est chétif, il ne bougera pas beaucoup pendant tout le film. Et on pourra émettre des doutes sur l'épilogue final qui organise une réunion de famille sans grand charme (on se doutait qu'il retournerait aux tendances familiales, mais oser expédier cela de cette manière...). Le film commet aussi des fautes de goût impardonnables, comme cette autopsie d'un des descendants Strauss, qui possède un penis et un vagin fonctionnel. On aura droit à Rutger extrayant du liquide séminal de ce dernier, prouvant la capacité de ces êtres à se féconder eux mêmes. Heu... Non, ça ne passe pas. Et pour la partie Colline a des yeux, ne pensez pas que ça va bouger. Soit les monstres tirent les personnages dans des trous qui apparaîssent sous leurs pieds, soit il tentent de ramper mollement (ils n'ont plus de jambes) vers leurs proies qui ne tentent pas de fuir alors qu'il y aurait moyen de les distancer en marchant (et on aurait le temps de faire une pause pour se plier en 4 tant leur menace est ridicule). Un film qui gâche clairement ses éléments au fur qu'il avance dans son récit, mais qui partait sur des bases très intressantes. Dommage qu'il sous-exploite ses meilleurs thèmes et qu'il pisse sur ceux qu'il traite.

 

1.5/6 (pour les bonnes bases)

 

1997
de Peter Svatek
avec Gillian Ferrabee, Pascal Gruselle

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 14:04

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Quentin Dupieux est un réalisateur qui fait débat. Musicalement, ses travaux très expérimentaux interpellent, mais désarçonnent aussi beaucoup. Alors, que dire de ses films qui semblent eux aussi partir de projets complètement barjo, et qui finissent dans des salles de cinéma ? Si je ne me prononce pas encore sur le qualificatif de « génie », les œuvres en question possèdent une personnalité assez forte, sortant carrément des rails où le film est rangé pour offrir de l’inédit, parfois avec une audace qui impressionne. Steak, le premier film du réal, a largement de quoi surprendre au vu de ses deux têtes d’affiche Eric et Ramzy, dans des rôles hallucinants et au service d’un humour vraiment novateur.

L’histoire : Georges est le souffre douleur de son école. Un jour, s’y rendant, il trouve un pistolet mitrailleur. Liquidant ses bourreaux, il confie l’arme à son meilleur pote, Blaise, qui est arrêté et part en asile psychiatrique pendant 7 ans. A sa sortie, Georges le récupère et lui montre combien les choses ont changées pour lui.

 

http://images.fan-de-cinema.com/articles/steak/steak-2.jpg

 

Steak est un film particulier, qui va trancher dans le public (jusque dans son esthétique très américaine). C’est un objet culte qui va soit emballer pour son ton totalement hors du commun, ou qui va être rebuté par un film trop bizarre, trop décalé par rapport aux critères habituels. Car Steak étant présenté comme une comédie, son humour ne fait pas rire (du moins, pas normalement, mais en poussant sans cesse dans l'absurde). C’est en cela qu’il parvient à être génial et à transcender son statut. Son humour consiste toujours à nous promettre un gag, mais ce dernier ne venant jamais, ou arrivant de manière tellement plate qu’il n’est absolument pas drôle, un décalage monstrueux a tendance à apparaître, et c’est bien lui qui se révèle drôle. On citera au hasard la scène où Georges tente de raconter à Blaise une blague sur des nuages, et à force d’ergotages et de parenthèses, on finit par tellement s’éloigner de la blague que chaque intervention n’a plus aucun rapport avec celle-ci… et que chaque nouvelle intervention des protagonistes qui s’énervent en devient très drôle. Steak se focalise aussi sur l’humour du non-sens. Il va filmer par exemple un personnage avec une tête d’ahuri qui récite un texte sans la moindre intelligence. Ou encore en filmant une bande de jeune jouer à un passe-temps incompréhensible où ils lancent un dé en annonçant des chiffres, et en se faisant taper avec une batte. Complètement insensé, et de ce décalage constant naît un humour hors norme, qui semble constamment s’appuyer sur un trip bancal, mais payant. Après, quelques gags plus classiques viennent fluidifier le tout (de l’Eric et Ramzy en somme), ménageant ainsi le spectateur sans renier le côté loufoque du projet (Blaise qui menace de se suicider pour faire pression sur quelqu’un qu’il ne connaît pas). Sa bande son, à l’image de son humour, est elle aussi assez décalée car hétérogène, se lançant parfois dans un style un poil expérimental, ou complètement hors sujet (les sifflements de l’intro). Mais si Steak a des airs d’OFNI de comédie, il aborde aussi quelques thèmes intéressants dans son décalage (à l’inverse de Dikkenek par exemple qui lui est profondément gratuit). Avec Georges, on aura par exemple la victime du film, qui ne parviendra jamais à se faire accepter dans un groupe. Le fait qu’il tue ou non des personnes qui le discriminent ne change finalement rien. Il est voué à être une victime qui tente de se prendre au sérieux. Steak se veut être aussi une sorte de caricature de phénomène de mode. En effet, les canons comportementaux semblent avoir bien changés pendant ces années d’asile. Les nouvelles personnes cools, ce sont les Chivers. Une bande de jeune qui parlent bizarrement, qui ont une technique de salut complexifiée au possible et qui dans toutes leurs activités préfèrent le synthétique au naturel. Ce qui est moderne est bon, ce qui est ancien est à chier. Ils ne boivent pas d’alcool, mais du lait. Ils ont un humour à côté de la plaque et cultivent leur attitude en se moquant ouvertement des autres (réplique culte au moment où ils se lance un petit défit au volant de leur 4x4 : "Le dernier arrivé est fan de Phil Collins !"). Ce qui nous vaudra pas mal de scènes absurdes où ils se livrent à des activités hallucinantes, où ils plaquent des meufs « naturelles » pour préférer celles qui sont corrigées chirurgicalement. D’ailleurs, ils semblent tous vouloir se faire refaire le visage en tirant un maximum leur peau. Un enlaidissement toujours présenté par le film comme quelque chose de cool, ce qui contribue à alimenter le climat absurde (en l’espace d’un plan, la drogue est remplacée par le botox). Steak, c’est probablement l’un des meilleurs films d’Eric et Ramzy, et une curiosité du cinéma français qu’on n’est pas prêt d’oublier, en bien ou en mal. Personnellement, j’ai bien adhéré à ce premier contact avec Quentin Dupieux, mais ça ne sera pas le cas de tout le monde.

 

4.5/6

 

2006
de Quentin Dupieux
avec Eric Judor, Ramzy Bedia

 

http://images.allocine.fr/medias/nmedia/18/63/78/07/18811170.jpg

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 13:48

Un vieux projet de moyen métrage tourné en une journée avec un pote dans le Château du Barroux par un après midi de pluie. Une période où nous avions découvert la Hammer et à laquelle on a décidé de rendre hommage avec un petit moyen métrage (15 minutes hors générique). Le scénario est un tissu de clichés (on a écrit le scrit en 1 heure), mais pour un budget zéro, nous avons réussi à tourner un objet sympathique, en tout ca respectueux de l'ambiance à quelques incohérences près (une ou deux lampes électriques qui apparaîssent, un tyau en plastique dans le champ...). Les amateurs pourront donner leur avis, en attendant, c'est un de nos meilleurs crus parmis nos budgets zéro.

 

Première partie

 

Seconde partie

 

P.S : mon assiduité irrégulière ces derniers jours était dûe au montage de mon nanar, mais aujourd'hui, ce dernier est fin prêt. D'une durée d'une heure et quart, il semble contenir assez de nanardise pour tenir éveillé le public (la projection dans ma fac a été plutôt bien reçue par les élèves n'ayant pas joué dans le film). Très prochainement, la diffusion.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 13:31

http://media.zoom-cinema.fr/photos/3469/affiche-3-du-film-wolfman.jpg

 

Si il y a bien un film qui s’est fait tapé dessus en 2010, c’est bien The Wolfman. Les appellations de nanar, d’arnaque ou de cliché ambulant vont bon train, le tout dans un certain sentiment de connivence générale. Pourtant, et peu l’ont relevé, il s’agit de l’effort gothique le plus abouti depuis Sleepy Hollow. Alors, ceux qui tapent sur The Wolfman et qui à côté encouragent des films comme La dame en noir, ils faudrait qu’ils mettent un peu d’ordres dans leurs idées…

L’histoire : Lawrance Talboth, à l’annonce de la disparition de son frère au village de Blackmoor, met en attente son activité de comédien et revient au domaine familial afin de participer aux recherches.

 

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Bon, on concèdera aux détracteurs du film que l’histoire est un gros cliché, et que ses personnages n’ont rien de surprenant. Benicio del Toro campe un acteur au passé trouble, un peu déboussolé par ses découvertes progressives des secrets familiaux, mais qui sur la globalité du film joue de façon linéaire, peinant un peu à exprimer des sentiments (il a souvent un air de chien battu), Anthony Hopkins cabotine comme un beau diable (d’ailleurs, son personnage ne fait pas un pli, on sait immédiatement qui il est et quel sera son caractère pendant le film) et Hugo Weaving plisse les yeux pour avoir l’air d’un détective à la Sherlock Holmes. La trame de l’histoire est finalement rachitique, pouvant se résumer à un banal règlement de compte entre père et fils (aucune crainte de spoiler salement ici, on devine dès l’arrivée des personnages qui est qui). Le film ne joue pas l’esbrouffe, se contentant d’une formule qui donne dans la redite, préférant le sérieux de l’entreprise à l’originalité. Mais s’arrêter à ces détails serait faire preuve de mauvaise foi (rappelons le, Ichabod Crane est tout sauf un héros charismatique dans Sleepy Hollow), au vu du merveilleux travail effectué sur la facture technique du film. Musique à l’ancienne, image somptueuse, photographie savamment étudiée (certaines scènes sont des tableaux), décors envoûtants… Il s’agit d’un des plus beaux films de loups garous jamais fait, et tout le monde feint de l’ignorer en critiquant son scénario faiblard. Merde, vous avez regardé des trucs comme Le loup garou de Paris ou Wolfen ? The Wolfman est un cri d’amour aux productions de la hammer, et au vu des différents lieux filmés merveilleusement par le film, dur de passer à côté. Pas original pour un sou, mais un cadre stimulant qui comblera l’œil de la personne amatrice de bons films. Car au niveau de l’ambiance, c’est tout bon, on en a largement pour notre argent. Les effets spéciaux numériques sont eux aussi réussis, nous offrant plusieurs jolies transformations (le script parvient au moyen d’ellipses intelligentes à nous ménager pas moins de 4 pleines lunes). Certes, les fans des effets spéciaux de Bottin sur Hurlements ou de ;; sur Le loup garou de Londres vont faire la grimace, mais ils restent tout à fait regardables, et quand on voit les ravages de nos loups garous, difficile de ne pas être satisfait (à part au camp gitan, où notre loup garou tue 3 personnes sans que personne ne le remarque). En bref, the wolfman, il est clair que ce n’est pas un chef d’œuvre, mais cette production gothique vaut largement le coup d’œil dans notre cinéma contemporain. Un cru très mésestimé.

 

4/6

 

2010
de Joe Johnston
avec Benicio Del Toro, Anthony Hopkins

 

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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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