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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 16:39

http://www.gorestruly.com/wp-content/uploads/2011/10/Cassadaga-Poster.jpg

 

Cassadaga est une petite série B qui s’apprête à sortir dans l’anonymat, et probablement par la porte du DTV. Il s’agit pourtant du nouveau long métrage du réalisateur de Terreur : Anthony Diblasi. Une histoire apparemment casse gueule, mais qui parvient à ménager quelques moments de malaises, notamment avec l’intervention régulière d’un serial killer dans le film. Mêlant Ghost story et enquête d’une institutrice sur l’identité d’un psychopathe sévissant dans la région depuis quelques temps, le film relève de la correcte série B, techniquement bien emballée et parfois efficace, sans pour autant dépasser son prédécesseur.

 

L’histoire : témoin de l’accident d’une de ses élèves, une institutrice décide d’aller se mettre au vert quelques temps pour récupérer. Une fois sur place, elle participe à une séance de spiritisme qui la met en contact avec une âme victime d’un serial killer sévissant dans la région.

 

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L’introduction m’a fait naturellement penser à tout un pan de la série B horrorifique, puisque le film commence avec un élément déclencheur pendant l’enfance du psychopathe. Ce dernier, habillé en fille, joue avec une poupée avant que sa maman ne débarque dans la pièce pour lui arracher sa robe et la découper en morceau avec une paire de ciseaux. Ce dernier, désemparé, s’émascule. Et paf ! On est en plein dans la série B, on est fixé maintenant ! Mais c’est une série B pas mal foutue, au contraire. Techniquement, la qualité est irréprochable, la musique accompagne bien l’histoire, l’éclairage est soigneusement dosé… Il y a une équipe technique très compétente. Pour ce qui est des acteurs, le niveau est assuré : chacun réussit à peu près à s’en sortir, et le casting réunissant quelques gueules (je pense au vieil homme défiguré), tout le monde s’en sort plutôt bien. Le reproche principal qu’on fera au film, c’est de diluer un poil son intrigue avec des conversations qui s’allongent parfois un peu, ou de se reposer sur des effets classiques des concepts de ghost story ou d’enquête menée par un citoyen lambda. Ainsi, on aura donc des jump scare régulier avec le fantôme et quelques fausses pistes sur l’identité du tueur (je pense surtout à la fouille illégale d’une maison, et bien sûr le proprio se ramène quand notre institutrice est à l’étage…). Du menu frottin par ci par là, mais jamais complètement indigeste. De ce film, on retiendra surtout le serial killer, dont les fantasmes déviants consisteront à transformer ses victimes en marionnettes (en leur tronçonnant les membres au niveau des articulations pour y greffer des articulations de marionnettes). Ce qui nous gratifiera de quelques scènes où des victimes troncs sont manipulées par le psychopathe tirant des ficelles reliées aux membres. Si l’idée est barrée, le résultat, impressionnant, demeure un peu sous exploité. Le divertissement se donne un air un peu méchant, mais il n’ira jamais vraiment plus loin que ce concept graphique. Un peu léger pour crier au génie, donc mais exécuté avec suffisamment de conviction pour justifier le visionnage de la bête.

 

3/6

 

2011
de Anthony DiBlasi

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 16:29

http://www.namesash.com/wp-content/uploads/2010/04/affiche_necromentia.jpg

 

Necromentia est une petite série B qui a fait son petit effet lors d’un dvd du mois Mad movies. En fait, l’objet torturé se résume finalement à une simple idée : faire preuve de générosité avec un budget rikiki et donner une vision de l’enfer hellraiserienne en diable, avec des concepts graphiques démoniaques du meilleur cru. Et chose assez inattendue, le modeste projet parvient à remplir ses objectifs de ce côté-là. En revanche, pour ce qui est du reste…

L’histoire : un récent veuf qui tente de faire revivre sa femme par sorcellerie, un bourreau moderne harcelé par un spectre, un handicapé proche du suicide, une âme en peine et son douloureux passé…

 

http://i665.photobucket.com/albums/vv15/liberaldead/NecromentiaScreen01.jpg

 

Necromentia n’est pas un film à sketch, mais il mixe plusieurs histoires qui finissent par former un tout « cohérent ». Sur le modèle d’un Sin City ou d’un Tarantino. Cependant, les inspirations de Necromentia ne lorgne pas vers le côté pulp de ces exemples. C’est simple, le réalisateur a dû adorer Hellraiser pendant sa jeunesse et il a décidé de faire un film hommage avec des idées torturées et une esthétique très underground. Autant dire que le fantastique et le manque de budget font rarement bon ménage. Pourtant, Necromentia réussit à illustrer quelques idées déviantes avec brio, parvenant même au détour de corridors sombres à devenir impressionnant. On retiendra surtout un gigantesque démon baraqué qui se chargera de traîner les âmes dans les ténèbres, et une séance de torture particulièrement glauque. Cette séquence mérite d’ailleurs qu’on s’y attarde, puisqu’elle est de loin la plus réussie du film, trouvant le juste équilibre entre design underground, bande sonore saturée et effets gores insidieux. Avec un côté fétichiste évident pour le look du bourreau qui dirige la séance. Aussi, la conclusion de la scène est amusante dans la mesure où la prétendue victime est une masochiste qui paye pour s’infliger cela. Mais ici, l’aspect torturé des différents personnages apparaît plus en façade qu’en profondeur. Et c’est là que le bas blesse. Les personnages sont finalement peu intéressants, leur direction tortueuse n’étant presque jamais développée, restant au stade de l’exposition. Le mari nécrophile ne s’attirera jamais notre compassion, on se fout du harcèlement moral du bourreau par un fantôme, et la partie avec l’handicapé est complètement foirée. Enfin, pas complètement. Disons qu’on voit où veut en venir le réalisateur, mais que le malsain recherché ne fait pas mouche, et ne nous choquera jamais vraiment (il s’agit d’un gosse coincé dans un fauteuil roulant qui voit dans une télé un démon qui tente de le pousser au suicide sur un mode « cartoon »). Si graphiquement, le film impose une certaine maîtrise visuelle, les personnages sont des jouets qui n’attirent pas l’attention, et de ce fait, ils ralentissent le spectacle. Sans parler que le film se focalise sur des révélations données sur les personnages mis en scène. Ainsi, quand on comprend les liens qui unissent les différentes personnes du film, c’est sans entrain et sans intérêt qu’on les gobe, et sans envie de dire merci. D’où un constat bancal et finalement en défaveur du film, qui ne parvient pas à insuffler de l’intérêt pour le peu de choses qu’il voulait nous raconter. Un gâchis d’un certain côté, mais le démon du corridor est une tuerie !

 

2/6

 

2009

de Pearry Reginald Teo

avec Layton Matthews, Chad Grimes

 

http://www.onderhond.com/style/site/necromentia-3.jpg

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 16:23

http://img.filmsactu.net/datas/films/m/e/meatball-machine/xl/4814f53cdaf37.jpg

 

Le seul V Vidéo dont j’avais parlé jusqu’à maintenant, c’était Gothic & Lolita psycho. Une merde insignifiante et chiante, qui trahissaient les tendances au recyclage de ce genre en marge, maintenant connu des cinéphiles, mais pas encore reconnu par le grand public. Pourtant, il y a deux grands noms qui dominent cette catégorie si particulière de films asiatiques. Il y a l’impérial Tokyo Gore Police (le Starship troopers du soleil levant) et le costaud Meat Ball Machine. Si ce dernier n’a pas vraiment la folie qu’atteignait parfois TGP (je pense notamment au bordel à mutants), les ambitions sont carrément démentielles et les ingrédients jubilatoires, le film lorgnant clairement vers les esthétiques organo-metalliques de Tetsuo.

L’histoire : sur Terre, une race extra terrestre utilise des vaisseaux (les nécroborgs) pour parasiter des corps humains et les transformer en machines à tuer pour de sanglants affrontements.

 

http://4.bp.blogspot.com/_njhrb1fZtrI/S7Vy46VtRhI/AAAAAAAAAMw/XmH3YNhLGvg/s1600/meatball_machine_ps12.jpg

 

Le potentiel de Meat Ball Machine est tout simplement phénoménal. Un véritable orgasme pour l’amateur de design undergrounds. Une histoire où on a des humains qui voient leur corps transformé en machine, et dont les organes sont mutés pour devenir des armes mortelles ! Aussi démentiel que les blessures des mutants se transformant en armes chez TGP. Il n’en faut pas plus pour titiller la curiosité des bisseux, et le résultat est tout bonnement enthousiasmant ! Si le maigre budget du film nous oblige parfois à subir quelques rares effets numériques foireux, il y a un nombre assez conséquent d’armures bio-mécaniques qui apparaissent à l’écran, avec des armes assez variées (pour le coup, l’arsenal est vraiment très large, et les dernières armes utilisées se révèleront tout simplement orgasmiques, avec un canon à os et une disqueuse monstrueuse). Les inspirations de Tetsuo abonde, rien que dans la gestion des hommes machines, bougeant mécaniquement et se livrant à de véritables boucheries pendant les affrontements. Car avant toute chose, Meat Ball Machine est un film gore et se revendique comme tel. Le sang gicle par hectolitres, parfois sans qu’on s’y attende (l’accident de voiture, gorrissime, arrive comme un cheveu sur la soupe), et macule fréquemment la caméra au cours du récit, qui brasse un nombre assez varié de personnages. En effet, en plus de quelques « robotisés » (personnifiés par leur arme de combat), nous aurons affaire à un chasseur d’extra terrestre (accompagné de sa fille, dans un état précaire) et nos deux principaux protagonistes. Et c’est là que le film frappe assez fort. En effet, si sur le plan du gore et des combats, le film remplit largement son contrat, il s’intéresse aussi à des personnages clichés, mais pas inintéressant. Le « héros », c’est un jeune adulte particulièrement frustré par son quotidien, qui vit dans la solitude et qui passe son temps à fantasmer sur une ouvrière qui bosse à l’usine avec lui (la scène de masturbation plante le décor). Et on suivra alors cette victime en puissance tenter de s’approcher de l’ouvrière en question. Entouré de clichés (tous les autres ouvriers ne parlent que de leur vie sexuelle), notre couard solitaire se traînera souvent avec le moral dans les chaussettes. On retiendra surtout la scène où il se fait draguer par un travesti avant de se faire tabasser par ce même personnage (qui vomit sur sa solitude égoïste et stérile). Le film, même si il surfe sur les clichés des frustrés, ne manque pas d’une certaine pudeur, notamment exposée pendant le premier face à face de notre ouvrier avec l’ouvrière. L’évocation de son passé sombre vient apporter une légère cruauté au déroulement de l’histoire, nos victimes se retrouvant alors les cibles des extra-terrestres sans avoir eu le temps d’épanouir leur début de romance. Il ne s’agit pas d’amour, mais d’espoir pour Yoji (notre protagoniste) de pouvoir ramener son aimée parmi les hommes qui va l’animer pendant tout le reste du film. Et ce registre sentimental, plus torturé qu’il n’y paraît, n’est jamais sacrifié sur l’autel du gore ou de la violence. Ce constant retour au sentiment est d’ailleurs ce qui fait la spécificité de Meat Ball Machine. Là où Tetsuo montrait un homme qui se mécanisait et qui finissait littéralement par péter un câble (et perdre la raison), les humains possédés tentent ici de lutter contre leur mécanisation. Certes, la métaphore fait toujours plus dans l’évocation de l’idée que dans la dissertation, mais la profondeur du spectacle semble évidente malgré les hectolitres de sang qui giclent de toute part. Dans le registre du divertissement, on notera, en plus de la violence, énormément d’allusions sexuelles (les symboles phalliques sont légions, prenant parfois presque des airs de hentaï et trouvant leur justification dans les ambiances « organiques » recherchées par le film). Parfois cruel, Meat Ball Machine est une vraie surprise, une version jouissive de Tetsuo qui se veut avant tout être un divertissement gore complet, mais qui prend aussi grand soin de nourrir quelques ambitions pour ses personnages. Toutefois, la fin qui tente de relancer le sujet ne crée par un nouveau rythme, et apparaît comme dispensable. Dommage qu’une suite n’ait pas été annoncée, le concept aurait permis encore pas mal d’excès sur pellicule… Reste un morceau de bravoure inespéré et plutôt réussi.

 

5/6

 

2005
de Yudai Yamaguchi, Jun'ichi Yamamoto
avec Aoba Kawai, Takahashi Issei

 

http://www.kekkai.org/google/cs/img/meatball-machine-2.png

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 16:19

http://2.bp.blogspot.com/-kUfbrEXzbAs/TVmvHWUxlTI/AAAAAAAAAWE/N80yeGYrUZI/s1600/BluesBrothers.jpg

 

S’il y a une comédie chantée qui a marqué durablement l’esprit du public, il s’agit bien des Blues Brothers, une comédie complètement folle, qui ose tout sur le modèle des Monty Python en se mettant au service d’une morale convenue, mais en total décalage avec le ton global du film. S’il contient de nombreux arguments qui ont façonné rapidement son statut culte, le film pêche parfois par un manque de mordant ou un manque de rythme qui l’allonge un peu plus qu’il n’en faut. Embardée sur un film culte.

L’histoire : Jack, un musicien du Blues, sort de prison où il est recueillit par son frère Elwood. Voulant retrouver ses racines, il apprend que leur orphelinat d’enfance va être mis en faillite et va être démoli pour construire des immeubles d’ici deux semaines. Les deux frères se jurent de réunir la somme nécessaire à la survie de l’établissement.

 

bluesbrother.jpg

 

Le projet en lui-même contient tous les ingrédients de la comédie musicale qui réussit. On se repose sur un duo d’acteurs qui fonctionne à merveille (de vrais concurrents de Lauren et Hardie sur le plan physique et comique), de fréquents passages comiques virant plus ou moins sur l’absurde (et donc destiné à passer à la postérité), quelques scènes d’actions pour épater la galerie, et des morceaux musicaux (ici de blues) interprétés par des chanteurs de légende. Rien à redire que le papier, ça fonctionne du tonnerre. La course-poursuite finale tient encore lieu de référence dans le domaine, et le film contient en général suffisamment de temps forts pour garder une excellente opinion de l’affaire globale. En variant les registres d’humour (on retiendra surtout le runing gag de la tueuse qui poursuit nos deux frères pendant tout le film avant de se laisser attendrir par un sourire sans lunettes), le film parvient à devenir une comédie qui s’adresse à tous, évitant de prendre trop au sérieux les clichés qu’elle utilise dans sa trame principale (la morale catho-tradi à grands renforts de « on est en mission pour le Seigneur », elle est quand même relativement lourde). The Blues Brothers a énormément d’arguments, mais au final (et j’avais déjà cette impression quand j’avais découvert le film pendant ma jeunesse), le milieu du film peine à me convaincre sue la longueur. Tant que le groupe est séparé, chaque intervention des deux frères pour convaincre les différents membres de répliquer déclenche son lot d’éclats de rire. Mais quand le groupe est au complet et qu’il se lance dans des tournées, la formule peine à garder son dynamisme. On a quelques gags sympathiques mais pas terribles, une course poursuite un peu mole avec un policier… A vrai dire, cette partie du film m’a tellement peu marqué, que j’ai tout simplement effacé de ma mémoire ce qu’il se passe entre la course poursuite et la fin du grand concert sensé remettre à flot tout le monde. Ils attendaient sur le bord de la route je crois… Pour ce qui est des morceaux de musique, le film tient largement ses promesses, pas grand-chose à redire là-dessus si ce n’est que l’ambiance des concerts déchire. En tout et pour tout, ce Blues Brothers se révèle être un divertissement musical de très bonne tenue, sans qu’il est provoqué une adhésion instantanée de ma part. La réputation d’objets cultes ma paraît un peu usurpée mais le divertissement familial promis tient largement ses engagements au près du public. Et encore une fois, la scène de fin déchire.

 

4.4/6

 

1980
de John Landis
avec John Belushi, Dan Aykroyd

 

http://2.bp.blogspot.com/-QJ841DmIBdk/TwSA9_48LsI/AAAAAAAAD34/-VLN7oA3ZwM/s1600/Blues+Brothers+4.jpg

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 17:14

http://www.vizyonfilmseyret.com/filmresim/urperti.jpg

 

A une lointaine époque, en pleine découverte de la filmographie de Cronenberg, la recherche d’un certain Shiver (une bisserie ma foi sympathique), je suis tombé par sur un autre film du même titre, mais espagnol, et dont le titre original se révèle être Eskalofrio. Un film sans prétention, vendu comme un film de vampire mais se révélant être un produit complètement à part, plutôt réaliste (même si leur créature bénéficie de quelques effets spéciaux) et misant sur des adolescents investis et tout à fait convaincant. Un anti-twilight qui n’hésite pas à rentrer dans le lard avec quelques effets gores, et qui se révèle être une excellente bande horrorifique pour adolescents (si toutefois ils tolèrent de stresser un peu, certaines scènes pouvant dépasser un peu du cadre - 12 ans).

L’histoire : Santi est un adolescent qui souffre de photophobie (sa peau ne supporte pas l’exposition aux UV). Il déménage alors avec sa mère dans un bled peaumé dans le nord, où l’exposition solaire est assez réduite. Mais dès son arrivée, plusieurs attaques de bêtes sauvages sont relevées dans les troupeaux du coin. Et quand un adolescent meurt, Santi est rapidement suspecté.

 

http://www.scifi-universe.com/upload/galeries/images_film/17815/eskalofrio_3.jpg

 

Le postulat de départ est assez intéressant, vu que les similitudes avec Twilight sont particulièrement claires. Seulement, c’est le protagoniste principal qu’on va prendre pour un vampire alors qu’il n’en est pas un. Il est en tout cas une créature de la nuit, qui dort le jour et ne peut sortir qu’une fois le soleil couché. L’exposition de son caractère est plutôt réussie, parvenant à nous poser un adolescent mature, solitaire et sympathique dans les grandes lignes. Un original marginalisé par une santé fragile en somme. Et un déménagement dans une région plus froide pourrait lui permettre de retrouver un peu la pêche. Santi et sa mère s’installent donc dans une vieille maison de campagne, plus habitée depuis un an. L’intégration au lycée n’est pas facile, mais bon, il faut passer par là. Au moins, le film évite de trop s’attarder sur les clichés du genre pour nous mettre rapidement dans le bain, avec assez vite l’attaque d’un mouton, retrouvé éventré par le berger. Bizarre. Puis bientôt, c’est un camarade de classe qui se retrouve poursuivi par une étrange créature (qui reste toujours camouflée dans les parterres de fougères). Désireux d’aider, Santi participe à une petite traque entre étudiants de la mystérieuse créature, mais celle-ci les surprend sur le chemin du retour, et un des adolescents fini saigné à blanc. Un deuil pour la communauté campagnarde et le début des problèmes pour Santi, qui doit maintenant composer avec les soupçons des autres lycéens et les interrogatoires de la police. Et le script de nous aiguiller peu à peu vers des directions inattendues, délaissant peu à peu le fantastique pour retourner à une sorte de variante de (SPOILER : l’enfant sauvage FIN DU SPOILER). Toujours est il que le film promettait du vampire alors qu’il est plus complexe que cela (et ça, on aime !). D’ailleurs, le film n’hésitera pas plusieurs moments de bravoure, dévoilant intégralement sa créature dès la 40ème minute, nous offrant une scène de home invasion plutôt stressante, vingt minutes de traque en pleine forêt avec des pièges à l’appui (même si l’usage de la caméscope en mode vision nuit faisait très peur de prime abord (et pas dans le bon sens du terme)) et un dernier acte énervé avec des campagnards rebelles. L’intrigue en elle-même est assez intéressante, dévoilant ses ingrédients au fur et à mesure avec un certain sens du rythme qui permet de ne jamais s’ennuyer. Mais la vitalité espagnole du film se ressent surtout au niveau de ses personnages. De sa peinture assez juste d’une adolescence marginale au portrait d’une mère de famille célibataire confrontée à l’hostilité des villageois, le film réussit à rendre tous ses personnages crédibles et à nous attacher à leur sort, ce qui n’était pas vraiment gagné d’avance au vu du matériau. En cela, Eskalofrio se révèle être un film d’épouvante adolescent très réussi et relativement ouvert au grand public, pour peu que celui-ci tolère de frissonner quelques minutes en découvrant une histoire qui parle d’autre chose que le dépucelage de ses protagonistes. Une perle rare.

 

4.8/6

 

2007
de Isidro Ortiz
avec Junio Valverde, Mar Sodupe

 

http://www.whatsyourbeef.net/wp-content/uploads/2011/11/eskalofrio-1b.jpg

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 13:44

jenifer-big1.jpg

 

Non, Dario Argento n’a pas fait que de la merde ces dernières années. Avec un Mother of tears qui annonçait la débâcle et un Giallo foiré dans les largeurs, on pouvait se permettre d’employer la formule. Mais il n’empêche que sa collaboration aux Masters of Horror a été bénéfique, ce dernier accouchant du meilleur épisode de la série (enfin, des épisodes que j’ai pu voir). Avec Jenifer, c’est une vraie petite réflexion sur un freak à laquelle se livre Dario, en contre-pied total aux habitudes du genre, et qui ne recule pas devant le gore et le sexe pour développer son histoire. Le dernier chef d’œuvre du maître à ce jour.

L’histoire : pendant son service, un policier abat un clochard tentant de découper une jeune femme en morceaux. La jeune femme en question, atrocement défigurée, semble avoir de graves problèmes mentaux, et est prise en charge par les services de santé du coin. Le policier s’intéresse alors de près à elle.

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/59/3/moh-jeniferhaut2-3620593hsvem_1731.jpg?v=1

 

Jenifer est tout simplement une réflexion brillante sur le Freak monstrueux, car il ne traite à aucun moment sa créature avec sympathie, mais il la filme toujours en insistant sur les sentiments qui animent les personnes qui l’entourent (et c’est bien là tout le côté pervers du film). Si Jenifer peut se révéler particulièrement efficace sur les fans d’horreur, c’est parce qu’elle joue sur un sentiment de faiblesse : la pitié. Jenifer a un corps de femme parfaite, mais a une tête de gobelin. Des yeux non humains, une bouche de carnivore, son physique viscéralement repoussant semble la condamner au mépris du monde (et d’ailleurs, à l’exception du héros, tous les autres acteurs ne cesseront de cracher sur sa laideur). Et ce sentiment de répulsion apparaît dès lors comme sain, puisqu’il est un avertissement sur la nature profondément destructrice de Jenifer. Aussi, la claque est grande pour ceux qui s’intéressaient d’abord à l’intérieur des personnes plutôt qu’à leur apparence physique. Car dans Jenifer, il n’y a personne de riche, de cultivé ou tout simplement d’heureux. Il n’y a que de vagues instincts animaux, et une absence totale de volonté. Si quelques vagues sentiments sont abordés par le film (la jalousie par exemple ou l’empathie pendant les crises de nerfs du héros), Jenifer est un monstre et elle agira toujours comme tel, inéluctablement. Jenifer, c’est une romance perverse, une histoire d’amour utopique, illusoire qui ne profitera jamais à notre héros. Sa pitié pour Jenifer est constamment exploitée, savamment entretenue par la créature (qui avec des gestes grossiers parvient à toujours s’attirer la bienveillance de notre flic), et bientôt transposée sur un registre sexuel qui ma foi se révèle viscéralement scandaleux, mais qui passe sentimentalement assez bien. Avec une sexualité animale, Jenifer parvient à se faire accepter et protéger par le héros, et cela au détriment de toute sa vie. Et le film de nous achever en concluant sur une boucle magnifiant le message du film et expliquant comment Jenifer a pu survivre en société pendant toutes ces années. A vrai dire, le seul gros regret qu'on puisse formuler, c'est que la patte d'Argento ne transparaît jamais vraiment dans le projet, qui formellement ressemble en tout point à un film de commande (ce qu'il est à la base). Après, la boucle finale un peu facile, le mécanisme est arrangé, mais ce monstre mangeur d’homme, au mode opératoire aussi simple qu’efficace, a tout pour baffer le fan de genre et pour l’envoyer dans les cordes. Avec un thème composé par Claudio Simonetti, Jenifer demeure un recommandable du réalisateur, qui parvient à nous prouver qu’il a encore le potentiel de livrer un bon film.

 

4.7/6

 

2005
de Dario Argento
avec Steven Weber, Beau Starr

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 13:27

dos1-0322bis.JPG

 

Mon nanar n'est pas encore fini que je caresse déjà d'autres projets cinématographiques, moins ambitieux mais plus sérieux. Si j'ai déjà sévi dans quelques courts métrages (pas encore disponibles sur ma chaîne youtube, mais je remédierai à ça bientôt), je n'ai jamais encore touché au style expérimental. C'est maintenant en projet, avec un court métrage titré Insidieux ( anecdote sur le titre : ça fait 3 scripts avortés allant du thriller psychologique au slasher fantastique que j'essaye de titrer Insidieux, donc cette fois, c'est la bonne !), qui devrait traiter d'un couple de fantôme qui s'accroche au monde des vivants et qui "vampirise" l'essence de vie qui les entoure. C'est ma première tentative dans le genre, donc aucune idée de ce que ça peut donner (j'ai beaucoup d'idées visuelles, et des concepts de déguisements sympathiques (assez identifiables, mais j'ai bon espoir de bricoler un truc cohérent). Pas encore de dates de tournage, l'ébauche de script est terminée, voici une affiche que je me suis amusé à faire pendant une heure creuse, j'espère pouvoir vous en donner des nouvelles d'ici la fin de l'été.

 

P.S : Flottard de la Hautebuse est mon pseudo d'artiste, il faudra s'adresser à lui pour toute critique consernant la qualité de ce qu'il propose (cette schizophrénie m'arrange, elle est prétexte à revandiquer mon droit à l'erreur en cas de mauvaise surprise...).

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:31

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/thriller/motel_2007,5.jpg

 

Dans la classe des séries B d’horreur, il en est une qui a laissé un souvenir mitigé : Motel. Encensé par Mad Movies lors de sa sortie, le film a plu, a déçu, devant composer avec des acteurs moyens et quelques partis pris classiques dans le genre horrorifique. Mais malgré ses quelques défauts, l’ensemble se révélait solide, cohérent et capable de faire poindre l’angoisse pendant quelques séquences bien senties. Dans un contexte où le torture porn s’est implanté et règne en maître (on nageait en plein dans les Saw), Motel est la preuve que certains s’intéressaient encore à la peur, annonçant l’arrivée du notable The Strangers.

L’histoire : un couple peaumé dans la cambrousse se voit obligé, suite à une panne de voiture, de louer une chambre au motel du coin. Mais rapidement après leur arrivée, ils sont dérangés par des intrus discrets qui s’amusent à les effrayer…

 

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Certes, Motel ne joue pas sur l’esbrouffe. On sait déjà que les choses vont mal tourner, la bande annonce est assez claire là-dessus. Mais si le pitch se révèle sans surprise, le traitement du sujet ne manque pas de savoir-faire. Nimrod Antal est un réalisateur compétant, et c’est bien avec Motel qu’on peut juger de sa capacité à réaliser un spectacle sérieux sans le moindre humour, et sans sacrifier ses protagonistes sur l’autel du divertissement malsain. Déjà, point d’introduction malsaine. Simplement un générique hitchcockien magnifique qui pose immédiatement une ambiance tendue, quelque peu désamorcée par le quart d’heure qui suit. En effet, la présentation du couple qui bat de l’aile peine à garder le rythme du générique, et nous érige quelques clichés. Mais même si les personnages sont des clichés, le script prend la peine de les étoffer, de leur donner une contenance et un passé, le tout avec un certain tact qui les rend crédible à défaut d’être attachant. Puis arrive la confrontation avec le tenancier du fameux Motel en question. Si le dialogue entre les personnage manque un peu de panache, la clôture de la scène avec les cris en hors champ parvient néanmoins à faire un poil grimper la pression (ou à défaut à faire patienter en sachant que les choses ont déjà dérapées pour certains). Mais c’est véritablement dans la chambre que les procédés de peur vont être efficacement gérés. Si la première manifestation agressive (des coups contre les murs et la porte) ne fait absolument pas évoluer la situation, la découverte des cassettes vidéos permet à elle seule de déclencher le mécanisme de peur que le film recherchait. Le spectateur est bloqué dans la pièce avec notre couple, entouré d’un nombre indéterminé d’agresseurs, qui s’amusent à filmer leurs exploits meurtriers. Et en respectant un schéma de peur toujours semblable : des coups sur les murs avant de pénétrer dans la chambre pour mettre à mort les occupants. La présence de caméra par les conduites d’aérations est la preuve, le spectateur se retrouve alors plongé jusqu’au coup dans le bourbier du snuff qu’est devenu le motel. Ainsi, jusqu’à la fin de la première heure, la tension est parfaitement palpable, les mécanismes de peur sont bien gérés, et les rares sorties en dehors de la chambre sont des climax de trouille. Les quelques pannes de courant occasionneront elles aussi quelques sursauts (notamment quand on se rendra compte que les meurtriers ne passent pas par les portes). Mais à la découverte du tunnel, l’histoire faiblit. Si le huis clos était réussi, cet élargissement du terrain n’est pas bien amené. Et notre couple commence alors à voyager de pièce en pièce, cherchant un téléphone pour appeler encore de l’aide (l’intervention du policier sera un sympathique mais prévisible rebondissement) et des armes pour se défendre. Si nos meurtriers se rendent bientôt compte que nos victimes sont en vadrouille, le suspense est moins bien géré, nos personnages ne cessant de se déplacer pour feinter nos assaillants. Sommet de convention : la scène du baiser avant que notre mari tente une action suicide en laissant sa femme planquée dans le grenier. Cette scène est en effet une grosse déception dans le film (et elle doit être la cause d’un certain mépris envers lui) : on sait ce qu’il va se passer dès l’instant où il touche la poignée de la porte. Mais passé sa mise à mort pour le moins attendue, la tentative ultime du lendemain de la demoiselle pour fuir se révèle tenir ses promesses. Le dénouement, plutôt court et rythmé, nous offre quelques cascades et jolis maquillages qui viennent conclure l’exercice, qui à défaut d’épater assurent le spectacle. Pas vraiment de génie dans Motel, mais un sens certain de la gestion de la peur, qui faiblit parfois quand le climat change, mais qui se révèle en tout cas mieux foutu que nombre de films reprenant les mêmes ingrédients. L’ambiance est en tout cas le point fort du film, la partie huis-clos réussissant largement à tenir ses promesses. Un avant goût sympathique de ce que sera The Strangers, un des home invasion les plus stressants de la décennie 2000 qui utilisera des mécanismes de peur similaires à ceux de Motel. L’examen d’entrée aux States de Nimrod est réussi !

 

4/6

 

2007
de Nimrod Antal
avec Kate Beckinsale, Luke Wilson

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:28

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Le dilemme Bien / Mal est une constante dans bien des films (super-héros, vengeance et autre thématique racoleuse), mais rare sont ceux qui sont parvenus à en saisir l’essence, et à la travailler sur une durée qui s’allonge. La découverte de L’associé du diable (acheté en dvd à 5 euros) a été un choc, une vraie claque et l’affirmation du talent d’Al Pacino pour incarner des rôles icôniques. Car en plus d’être une brillante réflexion sur la définition du Bien mais surtout du Mal selon l’église catholique, L’associé du diable est un numéro d’acteurs parfaits, qui assurent comme des bêtes et qui parviennent peu à peu à introduire le trouble dans notre esprit. Plongée dans l’abîme corruptrice ouverte par le film.

L’histoire : Kevin Lomax est un jeune avocat talentueux, qui parvient à libérer des coupables notoires avec son talent pour la réthorique. Remarqué pour son parcours impressionnant, le cabinet d’avocat Milton propose de l’embaucher à New York, moyennant un salaire exorbitant.

 

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Merveille ! Un véritable chef d’œuvre que ce film, qui parvient avec une justesse rare à poser ses personnages et à avancer ses dilemmes moraux avec une assurance qui témoigne d’un savoir faire très respectable. Parfaitement filmé, parvenant à reproduire certaines ambiances (les hallucinations de Charlize Theron semblent sortir d’un Rosemary’s baby) et à les amener exactement là où le film veut aller. Au niveau de la psychologie, rarement un film m’a semblé taper aussi juste, pour les caractères de chaque protagoniste. De la mère enfermée dans son église cachant un lourd secret jusqu’aux épouses des autres avocats, chaque personnage secondaire trouve son rôle et lui donne le ton juste. Alors, que dire des têtes d’affiches qui se révèlent parfaitement crédibles, chacun à leur place ? Keanu Reeves est une vraie bête de plaidoirie, et sa psychologie masculine est parfaitement rodée. Pas à un moment il ne prendra une décision qui nous surprendra (si ce n’est au dénouement de la première boucle narrative), tout simplement parce que ses réactions coulent de source, elles sont parfaitement logique du début à la fin… Et il en va de même pour Charlize Theron. Si ses hallucinations dérangeantes servent essentiellement à « incarner » les agressions morales que le couple subit, sa psychologie est merveilleusement mise en scène, l’actrice dévoilant des qualités de jeu monstrueuses, donnant une consistance très réaliste à son personnage d’épouse partant à la dérive et finalement acculée au suicide. Quant à Al Pacino, il est la véritable attraction du film. Doté d’un charisme incroyable, l’acteur arrive en un regard à se doter d’une aura démoniaque qui fait frissonner le spectateur. En un plan, son potentiel explose. Alors, quand il se lance dans des monologues sur le genre humain, on boit littéralement ses paroles, leur contenu corrupteur trouvant des résonnances dans l’actualité qui viennent insidieusement ébranler nos convictions. Chacune de ses apparitions, parfaitement dosées, vient rajouter du poids à cette personnification du Diable à notre époque, et à la transposition du Mal dans le domaine de la loi. Car si on contrôle la loi, on a accès à tout le reste. Ainsi, en libérant les coupables contre des sommes exorbitantes, le Mal se répand peu à peu dans la société, qui sombre peu à peu vers le bas. Et le parcours de Kevin illustrera parfaitement cette tendance, étant confronté à plusieurs affaires où la culpabilité de l’accusé à défendre ne fera pas un pli. Rien que l’ouverture du film, nous amenant à la libération d’un pédophile notoire (se masturbant en pleine plaidoirie sans que personne ne le remarque) par notre avocat, annonce le ton, le personnage choisissant de différencier d’entrée de jeu son travail et sa vie privée (au placard, la moralité). Et sa vanité d’aiguiller ses choix en acceptant toujours les affaires où le coupable semble impossible à défendre, et de parvenir à déstabiliser le jury pour obtenir l’acquittement. Parfaitement adapté au système de justice américain, le film, dans sa plus grande partie, se pare de tentations, de détails qui laissent poindre la nature démoniaque de l’univers qui nous entoure, avant de lancer la fin de sa première boucle narrative : une réunion de famille démoniaque qui va tout simplement résumer merveilleusement les dilemmes Bien/Mal avec un Al Pacino survolté qui développera sa vision des faits avec une justesse confondante. Si hélas, le final cède à quelques excès (Satan qui se met à chanter du jazz, les excès pyromanes du dénouement…), les discours sont monstrueux, et le jeu de corruption enthousiasmant. Et la commence une deuxième boucle d’environ 5 minutes. Pourquoi en relancer une pour la développer aussi peu ? La raison officielle tient surtout dans son contenu, Kevin Lomax choisissant dans cette version de suivre sa morale et de renoncer à défendre son client (un aveu de sa culpabilité). Et fort de cette victoire, notre avocat… se laisse encore berner par son égo en se faisant mousser auprès de la presse (ce qui permet à Al Pacino d’avoir le mot de la fin, pour notre plus grand plaisir). La petite raison qui a motivé cette pirouette me semble aussi être le ridicule léger de la destruction du bureau de Milton, où les flammes numériques et les tunnels de flammes peinent clairement à convaincre et risqueraient de nous laisser sur une mauvaise impression… Toujours est-il que L’associé du Diable est un véritable chef d’œuvre, et qu’il contient à ce jour une des représentations du diable les plus fascinantes de l’histoire du cinéma (bien loin devant celui de La fin des temps, et à des années lumières de Spawn). Indispensable.

 

6/6

 

1997
de Taylor Hackford
avec Al Pacino, Keanu Reeves

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:25

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Deux films de super héros ont été en concurrence pendant les top des pires de 2011. Il s’agit de Thor et de Green Lantern. Si Thor avait été sélectionné dans le mien, c’était essentiellement car j’avais pu le voir avant le bouclage de l’article. Aujourd’hui, c’est au tour de Green lantern, qui avait en effet de beaux atouts pour devancer Thor dans le classement. Acteurs cabotins, idées saugrenues, trahisons du matériau original…En route pour une débauche graphique digne de ce nom !

L’histoire : un beauf devient le sauveur de l’humanité.

 

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Si Thor nous laissait dubitatif sur le choix du marteau (qui revient dans la main de son ancien maître quand ce dernier se prend 3 égratignures (car c’est un sacrifice, et qu’aucun être humain n’est capable de ça…)), attendez de voir le phénomène qu’on nous a réservé ici. Voici le prototype du héros : c’est un pilote de l’armée qui se lève en retard, qui mange mal, qui drague les minettes du coin mais qui est en fait dingue de sa coéquipière pilote elle aussi. Purée, mais c’est comme le wasp dans Furtif ! Ils ont d’ailleurs des avions très similaires, à tel point qu’on s’amuse à chercher les lignes de dialogues communes aux deux films. Ce beauf accompli, qui porte des ray-ban et un blouson en cuir (la tenue officielle de l’aviateur depuis un film de Tony Scott avec Tom Cruise…), passe son temps à gueuler qu’il n’a peur de rien. Donc ça doit être vrai ! Et du coup, quand un gardien green lantern mortellement blessé s’écrase sur terre, il demande à son anneau de choisir un type qui n’a peur de rien. Et devinez sur qui ça tombe ? Si je me faisais mousser à 1 km du lieu de crash, j’aurais probablement été choisi moi aussi. Et là, c’est parti pour une étape décisive : la création d’un héros. Toutefois, certains (comme moi il y a quelques temps) pensaient qu'il y avait trahison avec le matériau d'origine, les dessins animés Green Lantern nous ayant montré un gardien noir musculeux représenter les terriens : John Stewart. Mais ici, il s'agit d'Hal Jordan, le personnage à l'origine présent dans les comics, et correspondant dans les grandes lignes au physique de Ryan Reynols. Ryan Reynols qui semble ici bien loin de faire le poid, ce qui se sent pratiquement à chaque fois qu’il ouvre la bouche (il semble en détresse quand il doit jurer allégeance à l’anneau). Et quand il découvre la planète des gardiens, ça commence déjà à devenir lourd. Déjà à cause de son masque vert ridicule (depuis l’homme mystère de Schumacher, on n’avait pas osé…), mais surtout à cause des clichés qui nous sont imposés. Libère ton imagination, tu seras plu fort. Oui, c’est amusant, mais l’entraîneur, un alien volontairement gros et moche, ne cesse de rabaisser notre humain pour notre plus grande lassitude. Au bout de quelques petites claques assénées par le chef des Green lantern, notre héros part la queue entre les jambes réfléchir sur terre. Mais pendant ce temps, un sorte de Némésis nanarde a commencé à corrompre un prof, qui se met à passer du côté obscur (en devenant laid). Il commence à avoir des super-pouvoirs, et à foutre le boxon dans le coin. Ni une ni deux, notre aviateur sauve les meubles (au cours d’une scène assez je-me-la-pète où il synthétise des rails vers pour guider un hélico dans sa chute) et à tataner la gueule du méchant humain. Mais le méchant humain est manipulé par un méchant tentaculaire, encore plus grand que notre héros ! Il dévaste des planètes entières en se nourrissant d’âmes qui viennent le gaver d’énergie. Les carottes sont-elles cuites ? Non ! Léguman arrive avec son anneau et redresse la situation au moment où le gros bestiau commençait à s’attaquer à l’Amérique. Et le gros bestiau, con comme un balai, suit le green lantern (qu’il préfère tuer plutôt que de se gaver encore d’un monde). S’ensuit une course-poursuite spatiale peu intéressante où, comme on s’y attendait (la leçon d’entraînement avec le soleil était suffisamment lourde pour qu’on note son importance) le duel se termine par un match de résistance à l’attraction solaire (et notre héros se sert alors d’avions pour se tracter (avion avec des réacteurs marchant à l’air…). Si les effets spéciaux du film sont nombreux et plutôt jolis à regarder, les acteurs sont très loin de convaincre et l’intrigue molle du genou nous dirige plus vers le block buster alimentaire que le divertissement de qualité promis. Inoffensif et ennuyeux, mais si le pognon vous émerveille, c’est négociable…

 

1/6

 

2011
de Martin Campbell
avec Ryan Reynolds, Blake Lively

 

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