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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 17:00

http://joreviews.files.wordpress.com/2009/10/rivieres-pourpres-br.jpg?w=382&h=480

 

A sa sortie, Les rivières pourpres avait eu l’effet d’un petit électro-choc, le cinéma français se permettant une petite saillie de violence qu’on n’avait pas l’habitude de voir. Il faut dire qu’avec un casting de qualité (Cassel et Reno, quand même !), le projet était assez prometteur, et le dynamisme de Kassovitz pouvait tout à fait payer. Aujourd’hui, qu’en est-il ? Si le film reste une petite référence du polar français, on pointe quand même du doigt quelques défauts qui handicapent l’objet en question, qui malgré sa volonté de livrer un spectacle fonctionnel, se laisse parfois aller vers la facilité.

L’histoire : A guernon, le commissaire Niémens enquête sur le meurtre sanglant d’un bibliothécaire. A des kilomètres de là, l’inspecteur Max Kerkerian enquête sur la profanation de la tombe de Judith Hérault, ainsi que sur la disparition de ses archives scolaires…

 

http://imados.fr/history/5/7/7/Vincent-Cassel-Jean-Reno.jpg

 

Dès le générique, on sait déjà qu’on ne va pas s’ennuyer. Filmant en gros les plaies d’un cadavre grouillant d’insectes (dont un phasme, qui est végétarien), Les rivières pourpres annonce la couleur : ça va être un polar choc qui n’hésitera pas à mettre les pieds dans le plat. Et ça commence avec Jean Reno qui ouvre le bal avec la découverte d’un cadavre plutôt insolite, ce dernier arborant des traces de tortures assez impressionnantes. C’est la séquence choc qui accroche le spectateur, et qui l’incite à faire attention aux détails. Si ces 5 minutes ont le don d’accrocher (on notera l’excellent travail des effets spéciaux sur les corps, criant de vérité), le fil conducteur qui commence à apparaître : les indices par les yeux, apparaît déjà comme artificiel. On sent qu’on a voulu nous faire un truc chiadé, mais qui sonne comme une mise en scène purement clichée (« je crois que ce tueur nous donne des indices pour comprendre ce qu’il est en train de faire… » oh là, le gros psycho-killer qu’on essaye de nous faire avaler !). Mais si le fond est artificiel (à aucun moment, on ne pourra éprouver un quelconque sentiment pour le tueur), dans la forme, le thriller tient la route. La réalisation de Kassovitz est ultra compétente, aussi dynamique dans le rythme que lisible dans ses scènes d’action. En termes d’efficacité, le film a de quoi faire autorité puisqu’il parvient à ne céder à aucun temps morts et à ménager de belles séquences glauques sans virer dans la surenchère de tripaille. Toutefois, c’est dans sa résurrection du nazisme que le film a du mal à convaincre. Si dans la forme, tout est fait pour le sous-entendre (culte de la perfection, sélection raciale…), les représenter comme des cadres en costard cravate imbus d’eux-mêmes me semble trop caricatural. De même que les démonstrations anti-facho de nos héros, mention spéciale à Max qui boxe pendant une séquence jeux-vidéo une bande de skin-head pour obtenir des informations. Un poil too much, comme démonstration de force. Si l’ambiance dans le village est plutôt payante avec le contexte de consanguinité, le film se lance à plusieurs reprises dans des moments de bravoures qui tendent à faire passer la pilule sur des idées un peu grosses à avaler. Ainsi la course poursuite endiablée entre Cassel et l’assassin jusque sur les terrains de sport de l’école sert à camoufler qu’il fallait que les inspecteurs tombent sur le tueur dans l’appartement (tueur qui les attend à côté du corps, il apparaît sur quelques plans avant la course). Le carambolage sur le pont, joli moment d’action bien filmé, sert à nous éviter de trop penser aux dernières paroles de Reno : « ce n’est pas une fac, c’est un élevage ». Asséné de la sorte, l’idée aurait souffert d’un temps de réflexion, mais avec un nazillon en costard cravate qui commence à  essayer de tuer nos inspecteurs, voilà une thèse qui prend du galon. Et il en va de même avec le final, qui essaye de nous faire gober une histoire de vengeance jumelle (on s’en doutait de la vengeance, mais nous ressortir le dilemme psychologique du « je suis comme elle ! » « Non, tu n’es pas comme elle ! », c’est un peu faible), qu’on abrège avec une gun fight rapide et une scène d’avalanche assez bien foutue (quoi qu’on ait du mal à croire au retournement en douceur du camion-neige). Dommage que les séquences d’actions soient utilisées pour combler les faiblesses du scénario, mais en l’état, Les rivières pourpres résiste au temps qui passe et se révèle toujours regardable par une soirée creuse. Au moins, Kassovitz évite d’entrer dans des allusions politiques, on lui en est reconnaissant, un dérapage comme celui-ci aurait risqué de le transformer en annonce de Frontière(s).

 

4/6

 

2000
de Mathieu Kassovitz
avec Jean Reno, Vincent Cassel

 

http://www.gaumont.fr/files/oeuvrea/0002091/0002091_gal_018_med.jpg

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:53

http://feedyourconsole.com/wp-content/uploads/2011/02/mortal-kombat.jpg

 

Mortal kombat ! Si j’avais joué à un jeu de ce nom pendant mon enfance, je n’avais jamais été tenté par l’adaptation ciné, qui avait signé le début de la fin pour Paul Anderson, qui depuis est descendu dans la lie du cinéma horrorifique avec ses films de glorifications de Milla Jovovich. Et v’la-ti-pas qu’un de mes amis nanardeur m’en refile une copie en mettant au défit de le voir. Et dès l’apparition de Christophe Lambert, j’étais convaincu. Prétentieux, pompeux, ronflant, Mortal Kombat est le genre de block buster abruti comme on les aime, avec ce qu’il faut de nanar et de mauvais goût pour lancer un désastre artistique. Nunchaku Katana yahaaaaa !

L’histoire : Le sort de notre monde dépend de Cricri !

 

http://www.gamalive.com/images/fiches/2389-mortal-kombat.jpg

 

Ah, mais quelle soirée ! Un Mortal Kombat, ça vous envoie au tapis ou vous fait monter dans les cimes du nanar volontaire. Car j’imagine qu’ils n’ont pas dû se voiler la face. Le nanar est universel, et ici, tous les ingrédients sont réunis. Rien que dans les costumes des personnages, on note tellement d’anachronismes, tellement de fautes de goûts (volontaires ou pas) qu’il est impossible de ne pas rire pendant leurs scènes de présentations. Prenons le début : un chinois tatane la gueule d’un mioche devant son frère Lou. Et là, il se met à nous parler en face de la caméra. Et il fronce les sourcils avec tant d’insistance qu’il est impossible de ne pas rire devant une gueule aussi caricaturale. Mettez-lui carrément une natte, de longues moustaches en pointe et un béret communiste, et vous aurez là un portrait à encadrer… S’ensuit une gunfight en plein technival au milieu des danseurs (qui ne tombent pas malgré les rafales de mitraillettes dans leur direction), puis une scène de combat je me la pète, où l’on découvre que notre héros est… un acteur amateur d’arts martiaux. Non, désolé, ça va déjà trop loin pour rester sérieux. Aussi, je tiens à faire la comparaison avec un film qui m’est tout de suite venu en tête : Beowulf. On tape beaucoup sur la bande originale de ce dernier. Mais celle de Mortal Kombat est carrément inaudible. Martelant nos tympans à chaque séance de combat, elle ruine littéralement tous les temps forts du film, si on peut parler ainsi. A se demander comment il arrive encore à passer pour un plaisir coupable. Et que dire des effets spéciaux ? C’est le grand retour du dessin animé sur pellicule, de la tâche rouge tranblottante et de l’éclair bleu cyan, qui dans un blockbuster ont des airs d’effets cheap qui vieillissent chaque jour un peu plus. Mais au moins pour ces effets dessinés, ils peuvent prétendre à un capital sympathie. Sur le plan des effets numériques (et le film ne se prive pas d’en abuser), il est à lyncher. Si les morphing passent à peu près (ils fonctionnent aussi bien que dans From Dusk till dawn), les inserts numériques ont tendance à déclencher des fou rires tant elles paraissent vieilles. Des créatures en polygones du début des années 90 aux couleurs criardes, ou un serpent en métal rendu ridiculte pendant le combat entre les arbres. Un des rares effets spéciaux à retenir reste le géant à 4 bras, dont les maquillages sont très correctement réalisés. Mais sinon, Paul réussit à enlaidir les décors les plus magnifiques, à trouver le côté toc du kitch et à faire des choix artistiques navrants au niveau de l’éclairage. Les dialogues sont à se tordre de rire, tant le côté plouc de l’entreprise ne cesse de ressortir sans qu’il y ait d’acteur charismatique pour faire passer la pilule. Certes, Totof Lambert est marrant en Gandalf le Blanc pour Wasp en ray-ban, mais sinon, quelle misère… Et dire qu’il a été remplacé dans la suite… Bref, Mortal Kombat, on s’en tamponne les amydales, mais le côté navet des années 90 en fait un objet décérébré qui peut combler certaines attentes du public. Très peu pour moi en tout cas…

 

1/6

 

1995
de Paul W.S. Anderson
avec Christopher Lambert, Robin Shou

 

http://gfbrobot.com/wp-content/uploads/2011/02/shangtsung.jpg

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:07

http://img.movieberry.com/static/photos/7532/poster.jpg

 

Retour de Bruce Labruce sur le blog, avec un film assez intéressant, qui mêle pour la première fois zombie et homosexualité (posant les bases de ce que sera L.A. Zombie), en s’autorisant de premiers excès complètement fous, et surtout en expérimentant pas mal de choses. Du noir et blanc à la couleur en passant par le cartoon, de nombreuses techniques y passent, alternant les registres du cinéma d’auteur et de la chronique sociale sur les homos. En bref, de l’original à gogo et un concentré d’idées qui font d’Otto (or up with dead people) une petite réussite.

L’histoire : Le parcours d’Otto, un jeune zombie anciennement homosexuel, qui se lance bientôt dans une carrière d’acteur.

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/32/7/bruce-labruce-haut-3643327clazk_1731.jpg?v=1

 

Et on peut rajouter la thématique du film dans le film avec Otto, qui bouffe décidément à tous les râteliers. Ainsi, le film commence sobrement avec l’image classique du film de zombie, mais prise sous un angle « cinéma d’auteur ». Comprenez qu’on a une sorte de bande son mélancolique et une voix féminine qui parle pendant qu’on voit notre zombie sortir de terre et partir à l’assaut du monde. Pourtant, première modification : Otto ne mord pas instinctivement les passants, il se contente de prendre pour « victime » des garçons consentants qui l’abordent dans son parcours et qui le désirent clairement. Ce petit usage du gore permet de représenter métaphoriquement l’acte charnel, et donc d’atténuer le côté homosexuel de l’œuvre (enfin, l’atténuer n’est pas le mot, mais il le rend plus facilement « regardable » en l’ouvrant déjà un peu plus au grand public, alors que L.A. Zombie ne prendra pas ces gants). Si le désir masculin est toujours de la partie, le sexe pur et dur est assez rare (on retiendra une scène choc : la pénétration d’un zombie par une plaie dans le ventre d’un autre zombie), le film se focalisant plus sur ses messages. Ainsi, le zombie Otto devient une figure de marginal, toujours emprunt d’une certaine mélancolie, qui erre sans but précis, à la recherche d’un passé dont il ne se souvient que partiellement. En terme de design, le film n’hésite pas à filmer son personnage principal comme une icône de l’homosexualité, autant dans l’habit (un brin fantasmé, en mode gothique léger, connoté marginal qui s’assume sans provoquer) que dans le comportement. Notre zombie parle, il évolue en société, et il va être amené d’un côté à subir les foudres d’une bande d’homophobes redondants (Otto ne mourant pas, il pourra donc subir plusieurs tabassages) et une équipe de cinéma indépendant qui tente de politiser son personnage. Si certains passages permettent ainsi de préciser la mélancolie d’Otto et de nous en apprendre un peu plus sur son passé et ses émotions de zombie, cette approche très auterisante lasse parfois, la quête d’Otto semblant un brin plus intéressante que les divagations artistiques d’une réalisatrice un poil envahissante. Mais si cette partie est parfois lente, on sent tout de même une ambiance « cinéma d’auteur allemand » qui n’est pas pour me déplaire. Et même, le temps d’une digression, Bruce se laissera aller au plaisir de l’hommage au muet, en incluant pour la première fois (enfin, dans ce que j’ai vu de lui) le saphisme dans son univers (d’habitude focalisé sur une homosexualité masculine virile). Si la trame principale suit Otto et son parcours sentimental (qui le reconduira vers son ancien petit copain), le film continue sur la piste de sa métaphore gay-zombie, dont l’aboutissement sera une orgie gay de zombie (imaginez un groupe de zombie en mode attaque de masse, qui vire d’un coup sur l’orgie du Parfum). Parfois un peu redondant, le film conclut toutefois avec des airs de brûlots en mettant en scène l’immolation de son symbole gay (directement en rapport avec l’intro qui nous envoyait des stock shots de guerre) et sur sa résurrection cinématographique. Si le film est finalement loin d’être parfait, il possède en tout cas des idées assez amusantes (qui tranchent en tout cas avec les clichés) et si quelques séquences érotiques gay sont à prévoir, ce film est globalement assez sobre, donc parfait pour une initiation « en douceur » au style de Bruce Labruce. Il faut une première fois à tout…

 

4.5/6

 

2008
de Bruce LaBruce
avec Jey Crisfar, Marcel Schlutt

 

http://campblood.org/Newblog/wp-content/uploads/2010/05/otto4-480x270.jpg

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:59

http://www.manga-news.com/public/News%20jap/priest-movie-2010.jpg

 

Face aux vampires, un seul refuge : la religion ! Si le récent Stake land nous montrait des intégristes encore plus dangereux que les suceurs de sang en question, Priest nous réconcilie avec la religion en faisant de son héros un prêtre, un guerrier stylé et bourrin qui va renvoyer sous terre des cadavres ambulants avec autre chose qu’un pater noster. La religion, ça a du bon, quand elle n’accorde pas de pouvoir sur les autres. Avec sa vision d’une société dominée par l’Eglise et l’usage du code des westerns, Priest est une petite truculence inattendue qui reste agréable à suivre.

L’histoire : Pour lutter contre la menace vampire, l’Eglise a formé des prêtres, des guerriers bourrins qui ont exterminés les bloodsuckers. Ces deriniers étant maintenant sous contrôle, les prêtres ont été réintégrés en société. L’un deux, suivant son instinct, décide de quitter la ville pour enquêter sur ce qu’il a vu en songes.

 

http://4.bp.blogspot.com/-FgQU3bfRFkw/Te2HpdEtJaI/AAAAAAAAB98/TQijDAP_Dt0/s1600/priest-movie-vampire-maggie-q-warrior-priestess1.JPG

 

Priest est assez intéressant pour son postulat en « décalage » avec les goûts actuels, la religion n’étant décidément pas en odeur de sainteté ces temps ci (en tout cas, le public des divertissements bourrins y est moins habitué). Sa volonté d’ériger la religion comme dernier rempart entre l’homme apeuré et la bête immonde témoigne déjà d’une légère tentative de réflexion sur le rôle de l’Eglise en société. Mais le traitement du thème reste minimaliste, identifiable et par conséquent moins « décalé » que ce à quoi on aurait pu s’attendre. Ainsi, notre héros est un bon prêtre qui connaît ses lectures et qui est gentil avec tout le monde (sauf les vampires), mais il entre en confrontation avec l’Eglise, qui lui ordonne de rester au calme. Le film est donc partisan de la thèse « Dieu oui, mais l’Eglise, non ! », ce qui relève gentiment de la facilité en termes de débat (oui à Dieu, mais non au côté humain de la religion). Mais si les vagues ambitions réflexives sur ces thèmes sont vite esquivées (passé la scène du confessionnal numérique rappelant THX, plus beaucoup de gros symboles), le divertissement est plutôt au rendez-vous, la fibre western venant titiller nos goûts cinéphiles avec des prêtres un brin mad maxien aux armes rutilantes (argent oblige), qui vont nous nettoyer différents secteurs infestés de bestioles. A ce titre, si les aspirants vampires ne sont guère impressionnant, le film nous réserve quelques moments de bravoures avec des créatures vampires plus balèzes, qui ont en tout cas de quoi concurrencer les Resident Evil en matière d’enjeu de combat et qui s’en sortent gentiment (le tout est correctement filmé, le montage se révèle lisible). Si l’intrigue ne surprend jamais vraiment : oh, les vampires projettent une attaque… Oh, le chef, c’est un ancien prêtre laissé pour mort ! Ce genre de révélation ne vient jamais créer la surprise, et sert plutôt de remplissage en attendant la prochaine scène d’action. A ce titre, le final se prend vraiment pour un western avec l’attaque d’un train et quelques petites cascades amusantes qui viendront gentiment conclure le spectacle. De ce spectacle sympathique, on pourra regretter au final deux choses : le message cousu de fils blancs sur l’Eglise (oh, des vieux qui veulent maintenir l’ignorance…) et l’introduction, sous forme de dessin animé complètement hors-sujet, essayant probablement d’économiser des ronds en investissant dans cette méthode. Un film passable au final, attachant pour son envie de divertir mais pas offensif pour deux kopecks…

 

2.8/6

 

2011
de Scott Charles Stewart
avec Paul Bettany, Karl Urban

 

http://www.filmofilia.com/wp-content/uploads/2011/04/priest-movie-paul-bettany-5-535x300.jpg

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:56

http://3.bp.blogspot.com/_ta8Fmdaebj0/TJKzWIc-QVI/AAAAAAAADIE/cgW6kfseI-M/s1600/Death_Bell_2_-_Blood

 

Chronique express : Death Bell 2

Pas envie de perdre mon temps à chiader une chronique. Disons, pour résumer, que si vous avez aimé Death bell 1, vous aimerez probablement Death Bell 2, puisqu’il a au moins le mérite de chiader un peu plus sa facture technique, avec une belle image et un éclairage agréable. Mis à part ça, c’est comme dans le 1, mais en pire. Le tueur va jusqu’à trucider un étudiant en le mutilant avec sa moto en roulant en trombe dans les couloirs du lycée verrouillé, sans que les autres entendent quoi que ce soit. On ajoute à ça des étudiants asiatiques toujours aussi transparents, et une bande originale particulièrement agaçante qui passe toujours le même morceau quand elle filme ses étudiants en mode cool. De ce navet insipide, rien à retirer, si ce n’est qu’on s’ennuie grave dans cette bouserie, et que le fantôme ne vient rien arranger (pompant même une de ses interventions sur Carrie). Bref, oubliez qu’il existe, ça vaudra mieux.

 

0/6

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:53

http://2.bp.blogspot.com/_ot2nT1Sn28Y/TMZapFkSlfI/AAAAAAAAAFY/zUjWKfW6qY0/s1600/death.jpg

 

Devant le succès international de Saw, bien des maisons de productions se sont dit que la formule ayant son public, on n’a qu’à ressortir la même, mais en différent. Un twist, des énigmes mortelles, un huis clos, et c’est dans la poche. Breathing room, nine deads et bien d’autres ont tenté d’exploiter le filon, avec l’originalité en moins. Avec Death Bell, nous avons droit à un patchwork de cliché : le huis clos à la Saw et le film de fantôme japonais (avec fille en blanc à cheveux noirs). Avec une pincée de Slasher pour les meurtres en milieu étudiant. Résultat : un navet assez maladroit dans son histoire et risible pour ses messages.

L’histoire : en pleine période d’examen : un fantôme se manifeste auprès des étudiants et un mystérieux inconnus kidnappe d’autres étudiants pour les soumettre à des jeux mortels.

 

http://ee.img.v4.skyrock.net/eee/mianhe/pics/2884845792_1.jpg

 

Mu par la volonté de gagner son fric, le film accumule les clichés et les mises en scènes paresseuses avec un dynamisme qui manque d’endormir le spectateur. Si la gentille critique du système d’examen sévère est présente, il n’en reste pas moins que tous les personnages que nous voyons sont clichés, et par là peu attachants. On suit donc plusieurs étudiantes qui ont une vie cool d’étudiante, et quelques garçons qui sont un peu moins cool. On passera aussi par quelques conversations dans le professorat pour planter les différents caractères d’enseignants, et donc des suspects potentiels pour l’identité du tueur. Ainsi, le film applique avec un manque d’originalité qui laisse admiratif les règles de Saw en nous foutant au milieu un fantôme complètement inutile. Certes, c’est la première victime du tueur en question qui va s’amuser à nous donner des indices (mais les étudiants ne l’écoutent pas, ils préfèrent gueuler comme des putois et courir dans tous les sens). On attendra la deuxième session d’examen (en gros, un peu plus d’une demi-heure) pour voir débouler les pièges promis. Et là, c’est la consternation. Ce film ne donne pas dans la surenchère, il nous sort simplement les tortures les moins impressionnantes qu’on pouvait espérer. Une noyade dans un aquarium, des brûlures à la cire de bougie… On en rirait presque si ce n’était pas aussi indigent. Et pendant ce temps, nos héros parlent, réfléchissent, parce qu’il y a des énigmes, mais qu’on n’a rien à foutre de leurs solutions. A se demander pourquoi le tueur pose des énigmes, vu qu’elles n’ont aucun intérêt. Et là-dessus, le fantôme apparaît quotidiennement pour donner son lot d’indice. Y a un moment, il faut s’arrêter. Ca tombe bien, le film ne fait qu’une heure 25. Ouf. Comme prévu, la découverte de l’assassin nous fait éclater de rire (c’est la personne qui répondait le mieux au critère « je suis au dessus de tout soupçons donc c’est moi »), sa mort est ridicule et nous remercions le flic à la hache d’abréger nos souffrances. Puis arrive le générique, et là, je n’ai pas tout compris. Toujours est-il qu’on voit le flic manger du riz avec un fantôme (qui mange du riz lui aussi et qui trouve qu’il a un sale goût) avec un cadavre dans l’aquarium en arrière plan. What the fuck ?

 

0.5/6

 

2009
de Yoon Hong-Seung
avec Nam Gyu-ri, Kim Beom

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:17

http://idata.over-blog.com/2/04/62/62/Photothek-C3/Ectac.Malveillance-Film-de-Jaume-Balaguero.03.jpg

 

Si les films mettant en scène des locataires zarbi ou des propriétaires sadiques sont légions, relativement s’intéressent aux concierges et aux portiers. Pourtant, ces derniers possèdent le double des clefs de tout l’immeuble à charge, et pour peu qu’ils soient doués d’intentions malignes, le confort quotidien peut vite se transformer en cauchemar, sans pour autant éveiller de soupçons sur la personne sensée aider les résidents. S’éloignant beaucoup de ses thèmes habituels, Jaume Balaguero nous offre un suspense insidieux avec Malveillance, un thriller psychologique de premier ordre qui délaisse les scènes d’action pour se concentrer sur ses personnages et sur les relations qu’ils entretiennent entre eux.

L’histoire : César est un concierge modèle, qui aide les résidents et qui prend sur lui devant toutes les frustrations quotidiennes. Mais dès qu’il en a l’occasion, il profite de ses trousseaux pour parasiter le quotidien des locataires qui l’agacent.

 

http://www.culturopoing.com/img/image/Marija/malveillance2.jpg

 

Ce qui fait tout le sel du fil, c’est justement le fait qu’il est complètement amoral. Pendant toute l’histoire, nous verrons les évènements du point de vue de César, qui est loin d’être bien-intentionné envers ses semblables. Et c’est ce côté un peu pervers du film qui le rend finalement aussi attachant, la frustration de César étant très bien communiquée au public (à chaque fois qu’on passe sans le saluer, on ressent un certain agacement), on ressent un petit plaisir quand il s’adonne à une petite vengeance (et c’est là que le film entre en connivence avec le public, ces derniers étant liés par un jeu de « mauvaises blagues » qui va durer…). Ainsi, si la situation évolue globalement assez peu, le suivi psychologique de nos personnages est passionnant, autant pour César que pour sa principale victime, Clara. Une jeune femme belle et dynamique qui repousse sans arrêt ses avances d’un petit sourire condescendant, et qui déchire les lettres anonymes que César lui envoie. C’est entre eux qu’a lieu la véritable relation empoisonnée du film. Car une fois la nuit tombée, César l’endort à coup de chloroforme pour se glisser dans son lit pour la nuit. Le côté pervers de la relation n’est jamais atténué, il est au contraire le moteur du film, l’obsession de César l’amenant bientôt à vouloir la punir elle aussi de sa froideur. Et là, nous aurons de magnifiques empoisonnements du quotidiens, des trucs vicieux au possible (je pense surtout à la soude caustique diluée dans les produits de beauté, qui abîment chaque jour un peu plus la peau à chaque application). Malveillance est méchant, mais c’est une méchanceté dosée, contenue, qui n’explosera jamais vraiment (sauf au cours de la scène de meurtre du film), travaillant plus le raffinement que la hargne. On retrouvera quand même dans le récit quelques piliers des œuvres de Balaguero, comme cette mère à l’hôpital que César va visiter régulièrement, et à qui il raconte sa vie dans le détail, sans qu’elle puisse faire autre chose qu’écouter (alors qu’il semble vite évident qu’elle n’en peut plus). Le parcours de César, même minimaliste, est en tout cas intéressant à suivre, jusque dans sa conclusion un poil ambigue. On n’est pas dans A entrar para vivir et ses hectolitres de sang, mais le voyage valait le détour. Toutefois, il revient souvent que le film s’égare un peu dans le fantastique, alors que je l’ai trouvé au contraire très réaliste. Peut être ce final un peu étrange, mais qui est loin de nous faire oublier les pérégrinations machiavélique de notre concierge. Un travail honnête, et des interprètes au poil !

 

4.6/6

 

2011
de Jaume Balagueró
avec Luis Tosar, Marta Etura

 

http://cinephilia.fr/blog/wp-content/uploads/2011/11/sleep-Tight.jpg

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:12

Chronicle-2012-Movie-Poster4.jpg

 

Les films de Super héros, ça court aujourd’hui les rues. Entre la dominance Marvel (qui par les block buster formatés qu’elle nous balance régulièrement, seuls Captain america et Avengers changent la donne) et les productions un peu moins thunées ou ambitieuses (L’incroyable Hulk), le public finit par s’habituer à la sauce, ce qui risque à la longue de lasser. Nouvelle solution pour relancer la recette ? La caméra subjective, bien sûr. Ayant déjà pollué le genre du zombie et du fantoche, et maintenant de la comédie, pourquoi ne pas la mettre au film de super-héro ? C’est dans le vent, alors essayons. Chronicles est surtout original avec ce postulat, sinon, pour le reste, c’est vogue la galère…

L’histoire : une bande de trois jeunes adultes découvre un artefact extra terrestre dans un champ. Ils se retrouvent alors avec des pouvoirs de télékinésie.

 

http://www.cinechronicle.com/wp-content/uploads/2012/01/Chronicle-film1.jpg

 

Bon, essayons d’être subjectifs. Si les bases plantent des clichés gros comme des maisons (un jeune adulte perturbé par son statut de victime, un autre qui parle peu mais qui est cool, et un black sympa qui tchatche un peu), l’ensemble est plutôt réalisé de manière compétente, l’action étant lisible malgré le concept de caméra portée (mais bientôt, la caméra se met à léviter, ce qui est sensé justifier des cadrages qui ne font plus un seul instant caméra subjective). D’ailleurs, le postulat ne tient pas vraiment. Pourquoi avoir voulu faire ce film en caméra subjective, sinon pour surfer sur la vague ? Si l’introduction place la caméra comme témoin de la vie des personnages, elle devient accessoire rapidement avec l’arrivée des super pouvoirs, et on frôle carrément le contre-sens quand dans le derniers acte des actions des héros sont filmées par des caméras dont les placements ne correspondent pas aux plans montrés. Parti pris technique alambiqué et inutile, mais bon, ça fait vendre. Au moins, les effets spéciaux sont largement à la hauteur, reflétant par moment l’approche démystifiée de l’usage d’un pouvoir dans notre société par des jeunes (on utiliserait probablement leurs pouvoirs comme eux) et se révélant plutôt impressionnants dans le dernier acte. Après, psychologiquement, le film se révèle ultra-prévisible. C’est de la bouillie psychologique de bas étage, de l’anti-subversion par excellence, qui place les victimes d’aujourd’hui comme les bourreaux de demain, une thématique vieille comme le monde. Encore une fois, le black ne sert à rien, tchatchant un bon coup avant d’être éliminé comme une merde. Si le film envoie le pâté avec un affrontement final à la hauteur de nos attentes, dur de trouver le film attachant pour ses protagonistes, crédibles sur les bords mais pas attachants pour deux sous (vous avez eu les mêmes dans votre classe, sauf qu’ils avaient de la conversation). Probable que le film va parler aux jeunes, va peut être même paraître réfléchi et réaliste. Mais sur les plans de l’originalité et de l’empathie, c’est le néant absolu. Toutefois, la facture technique bien-foutue et la mécanique de l’histoire fonctionnant, on donnera la moyenne au film, qui reste un gentil block buster étudiant suffisamment bon pour justifier une sortie ciné.

 

3/6

 

2012
de Josh Trank
avec Dane DeHaan, Alex Russell

 

http://bestmoviesevernews.com/wp-content/uploads/2012/02/Dane-DeHaan-and-Alex-Russell-in-Chronicle-2012-Movie-Image.jpg

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:02

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/action/wanted___choisis_ton_destin,3.jpg

 

Avouez le ! A un matrix pompeux et chiant, qui délaissait l’action névrotique pour se laisser aller dans des citations bibliques on ne peut plus prétentieuses et chiantes à mourir, vous aviez préféré Ultra-violet ou Resident Evil 4, qui s’asseyaient sur la vraisemblance pour péter un bon coup et nous gratifier de généreuses flatulences d’action, des trucs aussi nerveux et bruyants que le bon goût pouvait nous permettre. Réjouissez vous ! Le nouveau mètre étalon du genre est là. Avec Wanted, on passe à la seconde vitesse de la connerie dégénérative beaufresque comme on n’en avait plus vu depuis... sa sortie.

L’histoire : un trouduc devient un héros en flinguant des gens.

 

http://www.mysterieuxetonnants.com/wp-content/uploads/2010/02/angelina_jolie_wanted.jpg

 

Bon sang, voilà un film qui a le mérite de m'agacer, car malgré ses artifices évidents de block buster formaté, il y a pourtant beaucoup de spectateurs qui le considèrent comme un film d'action potable, vantant son casting et ses scènes d'action survoltées. Sincèrement, comment a-t-on pu en arriver là. Si Aeon Flux était une merde insipide, il prenait au moins la peine d’afficher un design new age cucu-cliquant. Ici, bienvenu dans le monde réel avec du tripatouillage numérique à tous les niveaux. Rien que le début, on est déjà mort de rire tant les clichés se succèdent sans transition avec un goût immodéré pour ce qui fait la « base » du héros moderne. Un soumis insipide que sa petite amie trompe avec son meilleur pote (pour forcer le cliché : sur un meuble auquel le héros tient beaucoup), un boulot chiant à mourir où une patronne obèse (et par là, le film nous balance « gros tas » à chaque fois qu’il la filme) malmène ses employés et un meilleur ami qui l’entube par tous les trous. Mais putain, cette tâche va devenir un héros, parce que là, l’identification est faite, je me reconnais dans ce looser sans once de charisme (heureusement que l’acteur a joué dans X men first class, sans quoi j’aurais arrêté le visionnage à cet instant). Après, on a un type qui ressemble déjà plus à un héros. Soucis, il se lance dans une scène d’action tellement je me la pète, tellement survoltée qu’elle en renvoit direct Torque et Crank à l’âge de pierre, en nous proposant une séquence d’une minute tellement risible qu’on a du mal à respirer. Un type qui se met à courir en agitant des bras, ce qui déclenche des ventilos qui vont voler des feuilles dans le couloir (je crois que c’est pour montrer qu’il accélère) avant de le voir sauter par la fenêtre en ligne droite avec du verre plaqué sur la gueule et dégainer deux flingues qui n’étaient pas là le plan d’avant pour abattre des mecs avec des balles qui font des courbes pasque le type bouge son flingue en tirant. Le tout au ralenti filmé avec des acteurs qui bougent à vitesse normale. On en revient à notre looser, qui vient encore nous pomper avec sa vie de merde ambulante pendant 10 minutes, jusqu’à ce qu’Angélina Jolie vienne le pécho dans sa supérette en détruisant le magasin au passage (parce qu’un type les suit). Et là, c’est une course poursuite en bagnole à mourir de rire, nos personnages tamponnant les flics en s’en foutant royal, se balançant des voitures à la gueule et finissant par se tirer d’affaire. Et là, on découvre Morgan Freeman qui nous explique qu’on a affaire à une association appelée… La Communauté. Waow, ils n’étaient pas en manque d’idée, ceux-là. Au passage, on voit que Morgan Freeman avait faim, comme Angelina Jolie, pour oser tourner dans ça. Notre héros comprend alors qu’il va commencer une formation d’assassin pour tuer des gens dont il ignore tout. Mais c’est pas grave, il va pouvoir réussir ça vie comme ça. Et c’est parti pour des gags atterrants où notre jeunot s’entraîne en Russie pendant deux mois, et où il devient un assassin hors-pair. Si la morale vient une fois à la charge avec le héros qui pense « mais tuer, c’est mal, il me faut une bonne raison », sa deuxième tentative sera au moins fructueuse, ce dernier liquidant un mec pendant une cascade en bagnole en gueulant « je suis désolé » pour se dédouaner (et on le dédouane, évidemment). Ah, le film décolle enfin. Mais dites moi, le scénario, c’était quoi ? Ah, on n’en avait pas encore parlé… Ce sont de nouvelles balles. Elles ne servent à rien (notre héros les arrête avec des balles normales), mais ça fait quand même flipper les mecs de la communauté, qui décident de flinguer les moines ( ??) qui les fabriquent. Et là, on enchaîne avec la scène d’action du film, où on assiste à une gun fight dans un TGV à grand renfort de balles qui filent en faisant des courbes (mais nos tireurs sont tellement des surhommes qu’ils le temps d’anticiper la trajectoire et de tirer des balles pour faire dévier celles de l’adversaire). Angelina Jolie tue ensuite 10 personnes en fonçant dans le train avec sa bagnole, et le train déraille sur un pont, ce qui provoque la chute de plusieurs wagons (complets), mais celui dans lequel sont nos héros est vide (autant éviter de montrer les cadavres). Et là, le héros découvre que le mystérieux tueur lancé à ses trousses, c’était son père. Pétant un câble shakespearien, notre tête de nœud empoigne ses flingues et retourne à la base en mitraillant à tout va, sûr que ses anciens patrons sont en fait des méchants. Il fait péter des rats partout, et il se lance dans une scène d’action de 5 minutes tellement survoltée qu’elle ridiculise l’introduction. Sérieusement, ce sont 5 minutes où notre héros hurle sans s’arrêter, tue des méchants en faisant voler leurs flingues qu’il rattrape en vol pour faire feu sur les suivants, etc… Au passage, il ne tire pas vers les mecs qui meurent et il change souvant de flingues d’un plan à l’autre (je me demande encore comment le monteur n’a pas pu voir que d’un beretta, on passe à un magnum sans transition)… Impossible de ne pas rire, ça va trop vite et c’est tellement indigeste que cette seule scène tire tout le projet vers le bas (à faire passer Frontière(s) pour du Malick). Et là, notre héros s’explique avec Angelina, qui fait partie des méchants mais qui est en fait gentille. D’ailleurs, sa dernière action a le mérite d’être anthologique : elle tire une balle tellement courbe qu’elle fait le tour de la pièce en trucidant tous les tireurs sur son passage. Même Matrix n’avait pas osé. Ne me dites pas que vous n’êtes pas convaincu ! Avec une chute égalant en crétinité la scène d’introduction, on se dit que d’un certain côté, ce film fait fort. On n’avait pas vu un acteur comme Morgan Freeman se ridiculiser de la sorte depuis très longtemps. S’imposer un visionnage complet de l’œuvre relève du défit, vous voilà maintenant prévenu, mais la persévérance du film dans le ridicule payent, faisant grimper sa côte dans des cimes naveuteuses qu’on a rarement vu. Un exemple !

 

0/6 mais un beau 16/20 naveteux !

 

2008
de Timur Bekmambetov
avec James McAvoy, Angelina Jolie

 

http://www.gouts-doux.fr/images/films/Film%20Wanted1.jpg

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 11:10

http://img.omgstars.com/11518.jpg

 

Nouveau film what the fuck pas encore sorti mais qui restera de toute façon inaperçu et méconnu, Beyond the black rainbow, qu’on traduirait linéairement par Derrière l’arc en ciel noir. Mais qu’est ce que ça veut dire un titre pareil. Rien du tout, le rapport avec l’arc en ciel dans ce film étant très lointain, et l’objet lui-même étant à des lieues de nos attentes, devenant presque un aboutissement dans le genre qu’il illustre, dans ses bons comme dans ses mauvais aspects.

L’histoire : un laboratoire effectue des recherches sur une cobaye étrange, pendant qu’elle prétend pouvoir offrir la paix intérieure à ceux qui le désirent.

 

http://bostonunderground.org/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/beyond-the-black-rainbow.jpg

 

Voici un objet aussi beau qu’impénétrable, à la narration si figée, si contemplative qu’il est impossible pour le spectateur d’avancer dans le récit. Attaquons le film directement sur son principal défaut : l’absence de rythme. Imaginez que vous regardez matrix, mais que tout le film est au ralenti. Toutes les scènes d’actions. Tous les dialogues. Tout est figé. Comment le supporter plus de 20 minutes ? Et bien avec Beyond the black rainbow, c’est immédiatement ce constat qui s’impose. Le public va attendre une heure quarante un moment déclencheur, et il va voir le générique de fin en se demandant si le film a commencé à un moment. La narration ne décolle jamais, les dialogues, théâtraux, sont soporifiques comme pas possible (certes, c’est voulu, le film tournant autour de l’apaisement de l’être humain), ce qui devient très lourd après une demi-heure. A titre d’exemple, je me suis endormi trois fois devant. Et ce n’était pas de la somnolence ou de la fatigue. Ce film fait dormir. On rajoute à ça un scénario incompréhensible (je me demande encore d’où sort le personnage du tueur génétiquement modifié) qui fait évoluer des personnages dont nous ignorons tout et dont nous ne pénètrerons jamais la pensée, et on a une idée de la déconnection notoire entre le film et son public. Mais malgré ces handicaps lourds (les fans du film se compteront sur les doigts d’une main), une sorte de grâce de tous les instants opère. Visuellement, le film est une merveille. Une beauté qui recycle tous les codes visuels du cinéma de science fiction des années 70, à un point tel qu’on croirait avoir affaire réellement à un film de l’époque en copie restaurée. Les décors, minimalistes, sont superbes, les effets d’éclairages léchés comme pas permis, les acteurs ont des physiques magnifiquement choisis… Bref, c’est une sorte de vintage SF 70’s sorti de nulle part, aussi fascinant visuellement qu’impénétrable en termes de thématiques. La seule question qu’on peut se poser à la fin du film, c’est « T’as compris quelque chose, toi ? ». Mais encore une fois, le délice visuel dans lequel le film nous enveloppe est un atout-charme de poids. C’est là qu’on constate à quel point le film est abouti : c’est un délire de SF à la plastique parfaite, mais qui ne peut pas un instant inclure son public dans une thématique compréhensible. Panos Cosmatos a une personnalité artistique, c’est indéniable, maintenant, il va falloir faire un gros travail de compréhension et d’élaboration d’un scénario…

 

Visionner la bande annonce (une tuerie qui résume finalement bien le film)

 

3.5/6 (la note est très sévère au vu des qualités visuels, mais quand même, c’est chiant pendant une heure quarante)

 

2010
de Panos Cosmatos
avec Eva Allan, Michael Rogers

 

http://sphotos.xx.fbcdn.net/hphotos-ash3/p480x480/533172_305437369531316_132180743523647_669283_1383943636_n.jpg

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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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