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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 11:12

http://www.bloodygoodhorror.com/bgh/files/covers/bosco_fuori_canposta.jpg

 

Les rips offs de La dernière maison sur la gauche sont nombreux, la formule étant relativement simple à appliquer. La maison au fond du parc de Deodatto en est un beau spécimen, appliquant bêtement la formule sans se soucier un seul instant d’autre chose que de faire dans l’exploitation du filon. Cependant, il y a encore des projets de nos jours qui recyclent ces influences pour faire des variantes bisseuses intéressantes. Ainsi, The last House in the woods, un petit produit rital qui utilise les soins de Sergio Stivaletti aux maquillages (mon chouchou depuis que j’ai découvert le jouissif Le Masque de Cire) pour nous conter un survival poisseux, assez moche niveau image, mais glauque comme on les aime.

L’histoire : un couple, attaqué par une bande de punks nanardeux, est secouru par une famille qui les recueille chez eux. Cependant, ils se rendent vite compte que quelque chose cloche dans cette famille…

 

 

Et voilà comment on lance un carnage avec peu de moyens, mais avec une certaine ambition : divertir le public en faisant du glauque efficace, soutenu par quelques effets gores sommaires, parfois regardables, mais bien souvent assez cheap. Rien de plus simple, on commence par planter un couple avec une fille pas trop farouche et un beau mâle italien entreprenant, mais qui s’accroche un peu une fois le plan Q terminé. Au cours d’une discussion passionnée, un groupe de jeunes punks tout droit sortis de la dernière maison sur la gauche (formule originale) commence à les violenter, mais ils sont bientôt menacé par un autre couple d’automobilistes, qui recueillent nos tourtereaux. Ca pue le piège, mais on se laisse guider, et en effet, il ne s’agit rien de moins qu’une famille de cannibales. Si le déroulement de l’histoire est un peu poussif, et que les retournements de situation peinent à surprendre (on avance quand même en terrain connu, pour ce qui est des familles de cannibales), le tout se suit sans fermer l’œil, ce qui n’est déjà pas si mal. En fait, le personnage le plus intéressant de la famille doit être le gamin, un marmot d’une dizaine d’année avec des cernes monumentaux et des dents taillées en pointe, un parfait petit prédateur juvénile presque mignon dans le tableau de famille. Après, point de grande surprise dans l’organisation cannibale, qu’on pourrait un peu comparer à celle de La Colline a des yeux, mais en un poil moins barbare pour l’apparence. Car sinon, niveau sévices, ça envoie le pâté au détour de quelques scènes, comme un tronçonnage de bras (qu’on ne voit pas, on a seulement des projections de sang), de jambe, quelques éventrations au couteau et un éclatage de bubon. En bref, c’est de la péloche d’exploitation sommaire, mais le survival parvient à ne jamais ennuyer son public, malgré l’avalanche de clichés qu’il propose. On nous annonce aujourd’hui une suite… Pourquoi pas, si elle se focalise sur le personnage du gosse à dents pointues (et le trailer, visible ici, annonce le ton) !

 

2/6

 

2007

de Gabriele Albanesi

 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 16:48

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Et voilà aujourd’hui The Theatre Bizarre, film à sketch attendu au tournant car rassemblant quelques pointures du cinéma bis (pas au hasard, nous citerons Douglas Buck et Tom Savini, chacun réalisateur d’un des 6 segments du film assez fourni (sa durée approche des 2 heures)). Un film long et surtout surprenant, puisqu’il alterne beaucoup les ambiances et les registres, donnant aussi bien dans le fantastique que dans le psychologique, en passant par l’absurde et le grotesque gore, les aspirations du film lorgnant vers le théâtre des Guignols (comme le montre l’histoire reliant les segments).

L’histoire : une jeune femme obsédée par un théâtre installé en face de chez elle se rend à une soirée spéciale, où des marionnettes à échelle humaine donnent un spectacle plus vrais que nature… 

 

http://sinistremag.com/wp-content/uploads/2011/07/The_Theatre_Bizarre_2.jpg

Wet dreams de Tom Savini

 

Rarement un film à sketch aura donné une telle impression de fourre-tout, car on a vraiment des registres très éclectiques, touchant à peu près toutes les cordes de l’horreur au cinéma. Autant dire qu’il va être difficile d’aimer tout le film, car certaines parties parleront plus que d’autres, et le thème du grotesque ayant largement inspiré nos différents réalisateurs, chacun à leur manière. Le premier segment, Mother of toads, met en scène un couple en visite en France, et tombant sous l’influence d’une sorcière très proche des batraciens sus-mentionnés. Si l’intrigue se révèle fort simple (d’une vingtaine de minutes), le traitement du fantastique est sérieux, brumeux… Il est le film fantastique du lot, et il est tourné avec un respect évident du matériau. Pas tant de folie que cela, mais une femme crapaud qui réussit à nous absorber dans un récit classique, mais efficace. Second segment : I love You. Une histoire de pétage de câble amoureux qui rappellerait à s’y méprendre le long métrage Next Door. Mais là où Next Door évoquait plutôt Lynch dans son bordel topographique, I love You se focalise sur les caractères de ses personnages, et principalement de la femme du couple, une femme au moins aussi frustrante qu’Isabelle Adjani dans Possession. Ce segment se rapproche beaucoup plus de la psychologie et des sentiments des personnages, il se révèle réaliste et monté de manière efficace, et nous envoie le dénouement final gore grotesque attendu avec un certain savoir faire. C’est alors qu’on s’attaque à un joli morceau : Wet Dreams de Tom Savini. Ce dernier viendra d’ailleurs cachetonner dans le rôle du psychiatre, un rôle dans lequel il brille. En fait, ce film joue constamment sur le déracinement que provoque le réveil d’un personnage. Inception vous avait fait le coup du rêve dans le rêve dans le rêve ? Vous allez vraiment vous amuser à compter les boucles oniriques, qui ne cessent de nous déraciner et de brouiller nos repères (en s’aventurant dans de fréquents excès gores qui touchent beaucoup à la castration), jusqu’à ce qu’on se rende compte que le personnage principal qui vit ces rêves n’est pas forcément la personne qui rêve… En bref, un segment qui a parfaitement saisi l’essence du thème du film, et qui s’y emploie avec brio. Chapeau, Tom ! On poursuit ensuite avec The Accident, de Douglas Buck. Ce dernier étant un de mes réalisateurs favori (malgré sa filmographie assez courte), je vais avoir du mal à rester objectif. Toutefois, il faut reconnaître que son style s’accorde moins bien que les autres avec le grotesque, lui qui est très axé vers la psychologie. Et ici, il nous conte une anecdote, une gamine témoin d’un accident entre une moto et un cerf, et qui assiste à l’agonie des deux êtres vivants. Une partie assez intéressante, vraiment touchante pour le portrait psychologique des différents personnages qu’elle suit, mais en grande rupture de ton avec le thème du film. Cinquième segment, Vision Stains fait un postulat rigolo, puisqu’il met en scène une tueuse de personnes en détresse, abrégeant leur souffrance et leur ponctionnant de l’humeur vitrée (liquide du globe occulaire), dans laquelle sont contenus leurs principaux souvenirs. Le postulat est bancal, le sketch nous offre quelques moments gores, mais la folie n’est pas vraiment là, aussi la conclusion peine à faire exploser le potentiel du thème. Le dernier segment, Sweets, préfère, lui, nous mêler amour et nourriture. Mais loin des excès sado-maso de Feed (autre trucculence traitée sur ce blog), ce dernier tend à soigner son ambiance, évoquant des romances naïves mises en scènes avec des filles aux apparences démesurément stylisées et amatrices de sucreries flashies, alors qu’il filme un dialogue amoureux dans une pièce crasseuse, à l’éclairage sombre, remplie de nourriture à moitié frelatée. Du moins dans sa première moitié, la seconde partant dans un trip nouvelle cuisine assez tordu, mais délivrant finalement le grotesque promis. Si cette partie me laisse quelque peu mitigé, elle est techniquement parfaite. Ceci conclut la séance, l’histoire liant les segments inversant peu à peu subtilement les rôles du public et du spectacle. The Theatre Bizarre est donc un film très audacieux, qu’il serait bon de défendre au vu de son incroyable richesse. Le format technique du film à sketch étant casse-gueule, on doute de le voir sortir dans les grandes salles (à moins que quelques cinémas d’art et essai tentent le coup). En festival, il reste en tout cas un film qui donne la pêche, et en dvd, il ne faudra le manquer sous aucun prétexte.

 

5/6

 

2011
de Douglas Buck, Buddy Giovinazzo, David Gregory (II), Karim Hussain, Jeremy Kasten
avec Udo Kier, Virginia Newcomb

 

http://s3.amazonaws.com/auteurs_production/images/film/the-theatre-bizarre/w448/the-theatre-bizarre.jpg?1315887456

The Accident de Douglas Buck

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 16:34

affiche-vasedenoces-223x300.jpg

Interdit aux moins de 18 ans, pour public très averti !

 

Provoquant, choquant, transgressif… Autant de qualificatifs généreux pour un petit film méconnu de 1974, qui doit son anonymat à la censure draconienne qui a voulu le planquer pendant assez longtemps, et qui a fait l’objet d’une rétrospective pendant les Hallucinations Collectives de cette année. Il s’agit de Vase de Noces, un film en noir et blanc muet, réaliste malgré une bande son expérimentale, et dont le second titre est The Pig Fucking Movie.

L’histoire : une romance passionnée entre un brave fermier et sa truie, compagne fidèle l’épaulant durant son labeur et ses plaisirs.

 

http://www.hallucinations-collectives.com/wp-content/uploads/2012/02/Vase_de_Noces-02-1024x576.jpg

Un film cochon, un vrai !

 

Une véritable référence d’un film de mauvais goût que nous avons là, puisque c’est d’un amour zoophile dont il est question. Une histoire cochonne, pourrait-on ironiser. Mais l’objet du délit est tout de même assez intéressant à découvrir, au moins pour son ton réaliste et pour la romance qui a lieu entre l’homme et la bête. C’est clair qu’il faut passer le cap du tabou d’un tel sujet, mais une fois le cap franchi, le langage amoureux du film semble assez clair. Caresses, jeux érotiques… Tous les fragments de la vie de couple y passent, sous l’œil imbécile des volailles qui caquètent à tout va. Pas vraiment de quoi en faire un long métrage pour le moment. Mais du fruit de cette union contre-nature naît bientôt une portée de 3 pourceaux. Nettement plus transgressif, déjà. Et ainsi, nous avons droit pendant quelques dizaines de minutes à des scènes de famille grotesques, où les ¾ de la lignée sont constitués d’animaux. Choc garanti. Après, c’est dans son dénouement que le film se révèle un peu plus troublant, car il place le spectateur devant le fait accompli. Les trois pourceaux pendus sous l’œil inexpressif des volatiles, le fermier guettant une réaction de leur part. Puis sortie du billot, la mère truie affolée constatant la mort de sa portée avant de fuir en hurlant et de mourir d’on ne sait trop quoi. Reste alors la tristesse du fermier, les funérailles de l’animal et le suicide de l’éleveur en guise de conclusion. Toutefois, le dernier plan laisse songeur, puisqu’on distingue, au loin, le corps de notre fermier qui s’envole carrément vers le ciel, à la manière de ces oiseaux coiffés d’une tête de poupon dans l’introduction. Bref, le film est une énigme, un objet biscornu insondable et transgressif qui laisse une impression bizarre une fois terminé, partagé entre l’étonnement et le dégoût (on s’enverra quelques trips scatos par ci par là…). Etrange et tordu, c’est clair !

 

4/6 (difficile de quantifier l’intérêt que je lui porte, le film étant profondément décalé sans pour autant susciter ma complète adhésion).

 

1974
de Thierry Zeno
avec Dominique Garny

 

http://www.nova-cinema.org/IMG/jpg/60/vase1.jpg

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 16:30

http://blog.80millionmoviesfree.com/wp-content/uploads/2011/09/monster-brawl-movie-poster.jpg

 

Le ring est chaud bouillant, les cordes sont tendues, l’arbitre, un grand noir baraqué au teint bourrant, lance un dernier regard vers les commentateurs, qui traînent à abréger leur discours verbeux sur le parcours des champions qu’ils chroniquent. Le match de catch va pouvoir commencer. Le présentateur arrive encadré par deux top modèles en sous vêtements, et gueule comme un putois que le match va commencer, et que les concurrants peuvent désormais entrer en scène. D’un côté, un zombie bourré de drogues militaires, de l’autre, Frankenstein. Que le Monster Brawl commence !

L’histoire : Fight monsters !

 

http://www.calgaryfilm.com/uploads/Film%20Images/2011/Late%20Shows%20%20%20Black%20Carpet/Monster-Brawl.jpg

 

Quand on n’a pas de thune, il est normal que des projets aussi insensés voient le jour. C’est vrais, pourquoi se faire chier à inventer une histoire quand on tient un concept jouissif. Ici, il s’agit simplement de prendre plusieurs grandes figures des monstres populaires, et de les faire s’affronter entre eux sur un ring. L’idée est stupide, le traitement du fantastique est ultra crétin, mais avec suffisamment de burnes et d’inventivité, il y a là matière à faire une bourrinade réjouissante, au mieux un projet sympathique comme avait pu l’être Jack Brooks Monster slayer. Pour mieux juger le film, il est quand même bon d’avoir une petite culture du catch, donc d’avoir vu un seul match. C’est long, les présentateurs traînent en disant des trucs sans intérêts, les présentateurs s’excitent en racontant des conneries sur les deux adversaires et ceux-ci finissent par en venir aux poings, mais le tout reste un spectacle, ce n’est pas pour de vrai. Ici, c’est exactement la même chose, sauf que les sportifs sont un poil plus charismatiques que d’habitude. Mais globalement, la connerie du petit écran se retrouve elle aussi dans ce film. Les combats se font attendre, c’est crétin, ça prend les monstres par-dessus la jambe… Bref, ce qui devait être un divertissement référentiel devient vite un DTV bourratif, répétitif et vain, nous montrant continuellement la même chose, des matchs de catchs avec des acteurs maquillés à la truelle. Parfois, c’est marrant, mais me concernant, mes deux favoris ayant été virés dès les premiers matchs ( La momie et La créature du marais), je me suis rapidement fait sué. Inutile de dire que l’humour est inexistant (les nombreuses blagues tombent toutes à l’eau), que les combats sont à peine plus impressionnants qu’un match de catch ordinaire et que le réalisateur croit sans doute avoir trouvé la poule aux œufs d’or. Désolé, mais ce petit navet risque fort de moisir dans l’anonymat, mérité.

 

1/6

 

2011
de Jesse T. Cook
avec Dave Foley, Robert Maillet

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 14:44

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Est venue pour moi l’occasion de parler d’un film qui m’a littéralement emballé, mais toutefois à prendre avec des pincettes car il ne fonctionne QUE sur la sympathie du public : Last Caress. Un bain d’esthétique pure et de glam gore savoureux, rendant de vibrants hommages et s’autorisant tous les écarts qu’il souhaite, mais s’entichant pour le coup d’acteurs plus mauvais les uns que les autres et d’un scénario prétexte. Un film qu’on apprécie ou qu’on déteste.

L’histoire : Une artiste reste seule dans son manoir, contenant un tableau précieux que vont se disputer plusieurs personnes. D’une amatrice d’art psychopathe à un mystérieux tueur italien, en passant par une bande d’amis amateurs de spiritisme.

 

http://www.1kult.com/wp-content/uploads/100709_lastcaressphoto08-605x403.jpg

 

Tout, absolument tout dans ce projet complètement allumé est un prétexte pour faire un film ultra référentiel. Il est clair que l’esthétique étant connue (elle a fait le succès d’Argento), on a vite compris le principe du film, qui est d’aligner les scènes fantasmes les plus folles des auteurs du scénario. Et on comprend cela dès les 10 premières minutes, où notre artiste se fait tout simplement zigouiller la gueule dans une scène pratiquement pompée sur Profondo Rosso, mais qui parvient à en saisir la grâce, notamment avec ses multiples coups de hachoirs qui font jaillir le cœur de la victime, encore palpitant, qu’un dernier coup de hachoir va définitivement stopper. Convaincu ? Les coquilles abondent dans ce film, qui ne tient que par la volonté référentielle de ses réalisateurs. Les acteurs masculins sont par exemple assez effacés et complètement inutiles. A l’exception d’Anthony Cinturino (qui campe un tueur impitoyable plus italien qu’une pizza aux spaghettis-parmesan), aucun des personnages ne parviendra à vous marquer l’esprit. Et que dire des femmes ? Si celles de l’introduction faisaient un minimum d’effort pour jouer un rôle (vénéneux ou frivole), les potiches du groupe d’amis ne sont là que pour une chose : montrer leur seins et se faire tuer. Elles jouent les meubles, elles meublent leur dialogue par des poses lascives laissant entrevoir leur décolleté… Bref, c’est un produit sans aucune ambition réflexive. Mais quelle ambiance ! Dynamisé par une bande-son électro de Double Dragon (qui nous avait déjà dynamité les oreilles pour le trailer de la 4ème édition des Hallucinations collectives), magnifiquement éclairé par le travail d’Anna Naigeon, chaque scène transpire le cri d’amour du fan de ces péloches ritales qui sont pour certaines devenues des chefs d’œuvres. Et quand ce n’est pas pour le plaisir des yeux, c’est pour le bonheur de faire de bonnes scènes d’exploitation. Une bonne scène de sexe comme on en avait du temps de Jean Rollin (remember La nuit des Traqués), des meurtres gores taillés pour le plaisir de l’étripage massif et sommaire, et enfin un tueur charismatique, dont l’arme favorite, un poing américain amélioré, vous laissera un souvenir percutant. Rien à retenir, mais tout reste en mémoire, comme cette scène de Nunsploitation sortie de nulle part où des nonnes torturent une sorcière en lui lacérant la poitrine avec des ronces (du lierre en plastique) avant de la fouetter avec des roses. Tout pour le plaisir du fan ! Jusqu’à un final complètement déjanté qui ose faire intervenir les esprits et nous caresser une dernière fois les mirettes d’une belle scène comme on les aime. Pour l’anecdote, Rurik Sallé (chroniqueur de Mad Movies aussi chauve que populaire) est crédité au générique. Mais après avoir vu le film deux fois, je ne l’ai toujours pas trouvé. Soit il y a eu une coquille de montage (et un fan tordu a pris ses désirs pour des réalités) soit il est déguisé en nonne le temps d’une scène (et ça non plus, ça ne me surprendrait pas, petit coquin !). Sinon, Last Caress est un film totalement inutile, mais c’est aussi un OFNI dans le paysage cinématographique français (le seul qui s’en rapproche reste Amer, et là encore, les ambiances sont radicalement opposées, Amer faisant de l’art là où Last Caress fait de l’exploitation). Pur objet de détente, chacun a matière à se faire son avis.

 

5/6 (mais pour un chroniqueur un temps soit peu objectif, le 1.5/6 serait plutôt de rigueur)

 

2010
de François Gaillard, Christophe Robin

 

http://enrevenantducinema.fr/wp-content/uploads/2012/01/Last-Caress.jpg

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 14:37

http://www.filmofilia.com/wp-content/uploads/2011/11/the_divide_2.jpg

 

Après un Hitman plutôt moyen, alternant scène d’action tout en finesse et bourrinage sommaire et gore, Xavier Gens avait participé au développement du cinéma français d’horreur avec Frontière(s), un film maousse qui fait encore débat sur la toile, et qui a au moins le mérite d’y aller à fond (ce qui en fait un survival too much, mais plutôt rythmé). Ici, plus question de politique, il s’agit de planter un huis clos réaliste. Avec The Divide, Xavier tente de nous faire un film psychologique, avec au moins une trogne déjà connue (Michael Biehn, un concierge en mode rambo qui prend vite la direction des opérations), et de petits acteurs pour le reste… Toutefois, si le contexte post-apocalyptique est plutôt réussi, le film laisse parfois un peu mitigé, surtout quand on le voit commencer à dériver vers du Blindness…

L’histoire : Alors qu’une grande ville est en train d’être balayée par des tirs de missiles, plusieurs survivants parviennent à trouver refuge dans un bunker souterrain, au pied de leur immeuble. Le groupe se retrouve alors condamné à attendre l’arrivée des secours.

 

http://www.filmofilia.com/wp-content/uploads/2011/11/the_divide_3.jpg

 

Il est nécessaire de replacer pas mal de choses dans leur contexte avec The divide, car l’annonce du projet a entraîné pas mal de spéculations, surtout au vu des designs d’armure futuriste des prétendus « secours ». The Divide est avant tout un huis clos de 2 heures, qui va essentiellement se passer dans le Bunker en question. L’univers de nos survivants se limitera quasi exclusivement à ces murs. Ainsi, on commence avec les formalités d’usage. Michael montre à tout le monde qui est le patron, puis on commence à rationner la nourriture et on tente de survivre, en y mettant chacun du sien, et en tentant de s’habituer aux bruits d’explosions qui égayent les premiers jours de survie. Puis alors, les premières tensions de groupe (annoncées par la craquelure du titre pendant le générique) commencent à se faire sentir. Michael distribue quelques claques aux premiers, mais on sent que la situation ne va pas tarder à déraper. Et là, surprise, nos secours débarquent après seulement 20 minutes de film ! Waow, il est rapide ce Gens, pardon d’avoir dit du mal de lui. La porte étanche est ouverte, des hommes en combi entrent, et là, ils kidnappent carrément la gosse du groupe et tiennent les autres survivants sous la menace de leurs armes. Damned, c’est vénère ! S’ensuit une scène d’action vraiment bien tendue, au suspense diablement efficace, qui nous amène à la reprise du contrôle de la situation par les survivants, qui décident alors d’envoyer un gars voir ce qu’il y a derrière la porte avec une combinaison. Si cette partie évoque un peu le design Gilliam de L’armée des 12 singes, les explications restent plutôt évasives, jusqu’à ce que la porte soit définitivement scellée. Et c’est là que le film s’oriente vers le huis clos malsain, nos humains étant condamnés à vivre reclus dans un bunker où pourrissent maintenant des cadavres, et où la moindre parcelle de nourriture compte. Si Gens soigne beaucoup son ambiance, rien de bien nouveau dans la dégradation progressive de la situation. Formation de 2 groupes : les gentils non violents et les méchants, qui prennent le pouvoir et rationnent la bouffe. Ainsi, on en revient peu à peu aux tendances que Blindness avait, sauf qu’ici il n’y a pas de militaires à déshumaniser, et que l’espoir ne quitte jamais vraiment le groupe des « bons », même si leur situation se dégrade régulièrement.  Si les deux méchants de service se révèlent particulièrement impressionnants dans leur rôle (de vrais bêtes, laissant bientôt leur libido prendre complètement le contrôle de leurs actes), l’erreur du script reste de plutôt bien traiter Biehn au niveau des maquillages alors que tous les autres personnages ont l’air de vraiment souffrir des carences de nourritures. A part une scène de torture assez couillue pour impressionner, Biehn reste une sorte d’attache morale légèrement ambigue, mais identifiable, qui ne méritera pas vraiment l’issue auquel le film l’a destiné. Sans grande surprise, la gagnante du film est la belle femme du casting (comme dans Fontière(s)), qui déguste un peu le temps d’une scène, mais qui mènera finalement sa barque un peu trop bien pour qu’on ne soit pas surpris de la voir clôturant le générique. Pour le reste, The Divide est techniquement bien foutu, les décors sont  bien éclairés, et l’action est très lisible, en tout cas bien plus que sur les précédents travaux de Gens. Ce cher Xavier est un réalisateur qui s’améliore, ça se sent, et ça s’encourage ! Allez, le prochain sera peut être encore mieux !

 

4/6 (avec un peu d’indulgence, car le script est finalement peu surprenant, mais traité avec efficacité)

 

2011
de Xavier Gens
avec Lauren German, Milo Ventimiglia

 

http://www.cinema-france.com/Webmasters/Images/5030film20100626_005215_3_big.jpg

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 14:29

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Joël Schumacher blablabla 8mm et phone game, deux bons films, blablabla, Batman forever et Batman et Robin, deux étrons, blabla, Le fantôme de l’opéra, et maintenant L’expérience interdite (titre original : Flatliners) qui s’intéresse à la vie après la mort sous un angle scientifique, un peu comme Bernard Werber dans les Thanatonautes, où un groupe de psychologues et de médecins tentaient des expériences de mort imminente. Ici, nous avons la carure d’un bon film de Science fiction, et même formellement, le film a tout du projet qui tient la route. Cependant, les pistes qu’il choisit sont souvent trop « connotées » pour remporter une adhésion franche au projet, le script semblant parfois téléguidé par une morale un peu hollywoodienne.

L’histoire : Une équipe de 5 médecins se lance dans des expériences de mort imminente pour en savoir un peu plus sur la vie après la mort.

 

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Qu’on vous rassure tout de suite, oui, il y a quelque chose après la mort. C’est ce que nous dit L’expérience interdite, projet de SF ambitieux qui tente de jouer avant tout la carte du réalisme. Plantant d’abord différents personnages (docteurs ou étudiants en médecine) aux caractères différents, mais plutôt idéalistes (ce sont des pionniers, même si ils affichent parfois une certaine timidité), qui vont se lancer dans des expériences d’arrêts cardiaque, à tour de rôle sur leurs camarades. Un début plutôt convaincant, le jargon médical employé semblant tenir la route et les équipements requis pour l’opération semblant appropriés (à part la couverture chauffante qui change de couleur pour bien montrer qu’on refroidit ou qu’on chauffe, pas de faute de goût). Et partant des postulats populaires classiques (tunnel de lumière, proches qui parlent…) le film commence à creuser son trou, en nous dirigeant alors vers des flashs backs. On se dit qu’on n’en reste au stade de la vie qui défile (mais après la mort), mais c’est en fait un peu plus compliqué que cela. Rapidement, les différents membres de l’équipe ayant tenté une expérience pour entrer en contact avec l’au-delà se retrouvent harcelés par des visions étranges, qui viennent harceler moralement nos médecins. A quoi avons-nous affaire ? Des âmes en peines qui s’accrochent à eux ? Non, la réponse est moins subtile. Il s’agit d’incarnations des péchés de l’individu, qui se mettent à harceler le pâcheur jusqu’à ce que celui-ci fasse pénitence. Même pour un catho comme moi, voir une telle morale assénée de la sorte a du mal à passer, le tout semblant vraiment trop artificiel, trop codifié pour être accepté comme une explication possible de la vie après la mort. Là où Enter the Void se montrait amoral et retournait dans les pulsions fondamentales de l’être humain, voilà nos scientifiques harcelés par des broutilles. L’un s’est moqué d’une petite fille à l’école, et le voilà tout penaud, harcelé par une gamine qui l’injurie copieusement jusqu’à ce qu’il aille demander pardon à la victime, aujourd’hui grandie. Et que dire de cet étudiant en médecine libertin, qui se retrouve harcelé par les visions de ses conquêtes qui viennent le traiter comme un objet. D’ailleurs, point de rédemption pour lui, il suffira juste que sa copine le plaque pour voir ses visions disparaître de la trame du film. Il ne reste que Keiffer Sutherland et son péché irréparable pour capter encore notre intérêt, ce dernier ayant carrément tué un môme et, désirant se racheter, lançant seul une ultime expérience de mort. Quant à Julia Roberts, elle est la grande épargnée du film, ses visions l’amenant non pas à faire pénitence, mais à recevoir les excuses d’un mort. C’est touchant, mais la scène m’a un peu rappelé le final de Contact… Formellement, le film est très bien troussé. Bel éclairage, ambiances travaillées, acteurs impliqués, tout le monde a l’air d’y croire. C’est d’ailleurs un peu injuste pour ce film, qui reste au demeurant au dessus de ce que sa réputation semble indiquer, mais qui s’attire facilement notre anthipathie pour sa morale trop identifiable, trop assénée pour être prise telle quelle. Sans compter que le film laisse rapidement tomber les bases connues pour se focaliser sur sa vision de l’après vie. Malgré les efforts du montage du film pour nous faire prendre le tout comme une véritable expérience (flash back chargés de sentiments, bande son tout en relief, effets visuels presque psychédéliques…), on reste toujours un peu en dehors, ce qui est bien dommage pour un tel sujet. Dommage que Schumacher soit allé aussi loin, mais le film, si on est conscient de s’aventurer en pleine métaphysique chrétienne, peut largement prétendre à faire passer un bon moment.

 

3/6

 

1990
de Joel Schumacher
avec Kiefer Sutherland, Julia Roberts

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:37

http://www.horror-movies.ca/wp-content/uploads/2011/10/Livide-Poster-350x464.jpg

 

Depuis A l'intérieur, le duo Maury/Bustillo a attiré le regard de pas mal de fans d'horreur français (et étrangers), ces derniers portant un potentiel gore bien vénère comme on les aime. Après la commande avortée de Halloween II (que réalisera le père Zombie, avec une certaine folie), les voilà qui débarquent avec Livide, une production américano-française fantastique qui lorgne plus vers les ambiances Silent-hill que la tripaille en mode Dard Divorce. Une surprise relative, la volontée du duo de briser l'image venant immédiatement à l'esprit. Et le résultat de ce second travail est déjà plus intéressant que leur premier sang, en tout cas plus travaillé et maîtrisé, malgré une certaine tendance à citer beaucoup de films.

L'histoire : Lucie, une étudiante en stage avec une infirmière, découvre une vaste demeure dans laquelle réside une vieille femme plongée dans le coma. Entendant des rumeurs sur un trésor de famille, elle revient sur les lieux avec deux de ses amis.

 

livide-de-alexandre-bustillo-et-julien-maury-10593292opwhj.jpg

 

Si le pitch était moyennement tentant, l'ambiance que développe le film lui fait immédiatement gagner des galons. Plantant comme personnages une infirmière rondouillarde et apathique et une jolie hétérochromique, l'histoire nous fait rapidement arriver dans une demeure Hammerienne comme on les aime, avec un véritable bric à brac poussiéreux à tous les étages. Impossible de ne pas être séduit par l'ambiance, qui annonce de belles bases pour la suite. Cependant, le scénario, alambiqué, n'est qu'un prétexte. Le film vit plus par différentes scènes, purs fantasmes d'amateur de fantastique alambiqué, que par un "registre" fantastique fort. Si on se doute assez rapidement avoir affaire à du vampirisme (l'infirmière et ses enlèvement de gamines), des scènes surgissent en plein milieu, ayant une justification, certes, mais existant avant tout pour la simple beauté du concept. Ainsi, des scènes comme la danse d'un cadavre animé (joli moment de fantastique), la préparation du cadavre animé ou des bribes du passé de la maison sont autant de moments agréables et jouissifs qu'ils sont strictement visuels, gratuits. L'ambiance fait plaisir, et les points forts savent quoi donner au public (jolie scène de meurtre stroboscopique, ambiance d'école de danse voulant singer Suspiria, mais évoquant plutôt Possession de Zulawski). Mais entre ces temps forts, on se coltine des jeunes adultes relous, qui agacent largement plus qu'il n'en faut. Heureusement, le dénouement final apporte un peu de poésie, et même si on n'a pas très bien compris où le film voulait parfois en venir, le spectacle était beau et maîtrisé, à défaut de faire illusion. Le montage de Baxter est en tout cas irréprochable, le rythme prend le temps de poser une ambiance, mais le résultat reste un peu bancal. Un joli patchwork néanmoins.

 

4/6

 

2011
de Julien Maury, Alexandre Bustillo
avec Chloé Coulloud, Félix Moati

 


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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:33

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Georges Romero est un auteur subversif dans la plupart de ses films. Sa trilogie des Zombie en est le principal monument, mais il a eu mainte et mainte fois l'occasion de prouver cette tendance, dès ses premiers travaux (Season of the witch, qui n'est pas un film fantastique) jusqu'à son film préféré dans sa filmographie (Martin, un brûlot particulièrement engagé sur l'endoctrinement, et pas mal sur la religion). Aussi, le voir s'attaquer à une sorte d'adaptation d'American Psycho avec Bruiser avait de quoi faire fantasmer, un tel sujet se prêtant parfaitement aux ambitions subversives de Romero. Mais hélas, ce numéro se révèlera ici beaucoup moins subtil, la faute à un certain manque d'audace, et surtout, de subversion dans sa dernière partie. Pas vraiment une déception, mais...

L'histoire : Henry Creedlow est un conseiller dans un projet d'émission de télé : Bruiser. Son avis est copieusement ignoré, sa vie est fade, inutile, il a l'impression d'être la proie du monde et que ce dernier n'a plus de sens. Il fallait bien qu'un jour, ses nerfs cèdent...

 

http://www.contactmusic.com/images/reviews2/bruiser.jpg

 

Encore un pétage de câble d'une personne qui se rend compte que son vide existentiel a besoin d'être comblé par autre chose que du vent. Le refrain, on le connaît, mais il est souvent utilisé pour envoyer des pics à certains points agaçants de notre société, aussi ces petites critiques sociales attisent vivement notre intérêt, prompt à être excité par une harangue bien sentie. Si l'approche du héros (et pas de l'anti-héros) est somme toute comparable à celle de Patrick Bateman (introduction montrant ses rites hygiéniques), on diffère rapidement sur le ton, le but et la manière. Là où Patrick apparaîssait comme un métrosexuel sûr de lui et ayant déjà franchi les ultimes étapes de la folie, Henry est un homme frustré, sexuellement et socialement, déjà proche de la rupture de nerfs (en témoigne ce flash introductif bref mais poignant où notre héros se suicide d'entrée de jeu). Un point de départ subversif essentiellement pour une raison: il vise l'assimilation avec le spectateur par ses petites sautes d'humeur toutes dévastatrices (ces petits moments où on s'imagine abattre de sang chaud l'importun qui nous ennuie à l'instant). C'est essentiellement là que le film, par ses saillies de violence refoulées par le retour à la réalité, mais bien présentes sur la pellicule, peut prétendre à un statut subversif. Pour le reste, la présentation des personnages est assez classique, notre héros se voit frustré par plusieurs personnes qui ne lui prêtent aucune attention, le pire d'entre eux étant probablement son patron, qui le rabaisse sans arrêt et qui cumule tare sur tare, de la lubricité aux délires "artistiques" qu'il assène aux autres parce qu'ils le laissent le faire (parce que les gens ont besoin d'un bouc émissaire à détester, une thématique brillante mais ici totalement inexploitée). Jusqu'ici, les bases s'annonçaient bonnes. Mais c'est à partir de son revirement quelque peu fantastique que le film commence à se prendre les pieds dans le tapis. Rapidement, le film vient planter à la hache le thème de la perte d'identité, qui vient se planter comme ça, un beau matin, où notre personnage se retrouve avec un masque collé sur le visage, et assimilable à une nouvelle peau. L'idée qu'il y a derrière est probablement de partir d'une perte d'identité pour dériver sur la psychopathie. Seulement, le film devient alors trop évident, trop mécanique pour devenir subversif. Henry, paré d'un masque qui l'efface, découvre que son entourage est faux et hypocrite, qu'il le berne depuis trop longtemps... Et ils se met à tous les assassiner un par un. Trop direct, plus de subversion. Le tout alors que le film a plutôt l'air de suivre le point de vue de son personnage, de l'épauler. Un choix intéressant, mais qui est ici trop dans la vengeance amorale, qui tient lieue de subversion. Malgré quelques idées intéressantes (la destruction de l'identité qu'on a donné à Henry, identité bancaire, administrative... pour qu'il façonne sa propre identité avec des peintures guerrières), le film peine de plus en plus à convaincre, notamment avec son dernier acte en plein coeur d'un bal masqué où notre héros prend carrément un costume, et où le meurtre de son boss lui permet de retrouver son identité. L'assimilation au super-héros est audacieuse, mais ici, elle ne fonctionne pas vraiment. Là où American psycho prenait de la distance en se moquant parfois de son héros psychopathe, Bruiser traite toujours le personnage avec sérieux, et quand il y a de l'humour, il est souvent malvenu, ou hors-sujet (le coup du camé impossible à assommer... Au final, Bruiser cumule les bonnes idées, mais il les traite sans génie, avec une mise en scène complètement désincarnée et  peine servie par des acteurs sympathiques, mais relativement peu impliqués. Dommage au vu du potentiel, même si le ratage n'est pas total.

 

2,5/6

 

2000
de George A. Romero
avec Jason Flemyng, Peter Stormare

 

http://www.starburstmagazine.com/images/feb2012/bruiser2000title.jpg

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:26

http://oblikon.net/wp-content/uploads/underworld41.jpg

 

Personne ne l’attendait, sauf moi. Après un troisième opus décidément pas terrible (effets spéciaux cools, mais histoire convenue et incohérences à foison), le quatrième opus de Underworld débarque sur les écrans, faisant couler un peu d’encre de ci de là sans susciter plus d’émotions. Le dernier Resident Evil avait eu droit à plus d’honneurs. Ces deux sagas visant le public ado avec de l’horreur gentillette (quoique l’identité visuelle de Underworld, très matrix, est plus identifiable) étant parmi les plus connues (outre Twilight), aussi peu de remous me semblais être une injustice, d’autant plus que ce quatrième opus est au moins aussi bon que le 2. Malgré toujours de belles erreurs, on tient le divertissement bourrin par excellence qu’on était venu chercher, rien de plus et rien de moins.

L’histoire : Après avoir tout cassé dans la forteresse-prison, les humains, ayant entendu le tapage, se lancent dans la chasse aux vampires et aux lycans, lançant de grandes campagnes d’épuration des populations, avec test révélateurs de mutations et unités d’élite aux munitions appropriées. Pendant ces purges, Sélène et Michael sont capturés.

 

http://media.zoom-cinema.fr/photos/11199/photo-2-du-film-underworld-4.jpg

 

Passé 5 minutes d’arnaque où on nous ressort les évènement des deux premiers épisodes (tiens, on oublie de mentionner qu’il y en avait eu un troisième), on a enfin droit à de la bonne marchandise. Si visuellement, le style n’a pas évoluer, les réalisateurs Marldin et Stein mettent la pédale douce sur les ralentis très Residentévilien (et vilains), préférant du gore minimaliste et sympathique (os qui craquent, griclures de sang, articulations qui pètent… rien de méchant, mais des combats bien troussés qui font plaisir). Avec la Terre entière qui court maintenant après les Lycans et les Vampires, on se dit que la formule va peut-être trouver un second souffle, qu’on va avoir un renouveau… Hélas, le scénario se révèle toujours assez brouillon, incapable d’exploiter à fond les thématiques qu’il commence à planter. On avait des traques dantesques au début ? 10 minutes plus tard, on se retrouve dans un labo, avec Alice, pardon, Sélène enfermée dans un sarcophage cryogénisé qui sort de son sommeil, et qui n’a qu’une hâte, retrouver son cher étalon pour une partie de chevauchage comme dans le 2. Mais voilà, ce dernier a disparu lui aussi, et Sélène se retrouve assaillie de visions télépathiques d’une créature qui semble elle aussi s’être récemment évadée. Ainsi, peu à peu, le film nous amène sur la piste familiale, avec rien de moins qu’une nouvelle créature, un hybride né des pulsions torrides de nos deux héros. Mais à partir de là, les ambitions du scénario commencent à régresser, et on en revient aux vieilles querelles d’antan, les lycans voulant récupérer la fille de Sélène pour mener de curieuses expériences dessus. Avec une intrigue relativement peu surprenante (mêlant un labo pharmaceutique, mais on le grille très vite), on s’ennuie un peu pendant les scènes de dialogues, mais le reste du temps, ça bastonne dans tous les coins, avec des combats bien filmés (chapeau pour la lisibilité des scènes, l’action est limpide du début à la fin), et un loup garou géant sympathique (Mad movie a toutefois un poil trop insisté là-dessus) qui viendra pimenter quelques combats d’une belle intensité. Des personnages cheatés partout, c’est un peu ce qu’on aime, quand les face-à-face prennent un peu d’ampleur. Donc, pour ceux qui doutent encore, rien de bien sérieux à manquer, mais pour les rares qui nourrissaient encore de maigres espoirs (et qui considèrent le 2 comme le meilleur de la saga), cet Underworld, Awaking tient parfaitement la route, gagnant en linéarité et en fluidité ce qu’il perd en renouvellement (et pourtant, les nouveaux personnages défilent, dont mon chouchou Stephen Rea). Fréquentable !

 

3.5/6

 

2012
de Måns Mårlind, Björn Stein
avec Kate Beckinsale, Stephen Rea

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