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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:57

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Les films trashs sont des films qui ont rarement coûté très cher. En témoignent A serbian film ou The Human centipede 2, deux exemples de produits type malsain (car lancés dans la compétition du film le plus crade jamais réalisé). Des budgets peu élevés au service d’un script souvent tordu, qui choisit souvent de jouer sur l’accumulation de procédés déviants pour pallier à la maigreur du capital. Et de maigreur, il en est question dans Feed (aka Morbide), qui traite de l’obésité sous un angle bien crade.

L’histoire : Suite à un scandale en Allemagne au cours duquel un agent américain arrête deux allemands s’adonnant au cannibalisme (l’un mangeant la chair de l’autre, consentant), notre agent, remis derrière un écran, découvre un site où un nourrisseur engraisse une femme pour battre des records de poids.

 

http://outnow.ch/Media/Movies/Bilder/2005/Feed/movie.p/01.jpg

 

Feed aime le mauvais goût, et il veut nous le faire partager. Mais sa facture technique, c’est la série Z. Autant dire que c’est assez mal filmé, à grand renforts de gros plans bizarroïdes, de cadrages débullés et de tics de montages agaçants, ajoutant à la texture jaune vomitive de l’image de nouvelles raisons de trouver l’objet repoussant. Cependant, il y a dans Feed des idées amusantes, volontairement crades et assez poussées dans le mauvais goût qui confèrent à Feed une indéniable originalité et une certaine inventivité dans le sujet qu’elle traite. Partant du fait divers allemand connu de tous, dont il ne semble retenir que la première partie (l’homme qui se faisait bouffer étant consentant, le cannibale est relâché), Feed se met à partir sur les déviances de la malebouffe, en la personne d’un jeune adulte perturbé psychologiquement qui cherche des femmes grosses, et qui passe sont temps à les engraisser davantage pour atteindre des records de poids, mais aussi pour d’autres raisons que nous découvrirons au fur et à mesure de la progression du film. La scène d’exposition annonce clairement la couleur : on voit une femme d’environ 300 kilos bouffer un burger en mode sauvage, tendu par un blondinet qui se masturbe devant le spectacle dégoulinant. Voilà pour les hostilités. Le sujet étant ce qu’il est, la démarche du film devient vite assez claire : entretenir une trame parfois en perte de vitesse par des scènes trash mêlant la nourriture et les pulsions sexuelles avec un certain sens de la déviance et du malsain. L’obésité étant ici filmée avec une laideur absolue, on vient donc y rajouter des scènes gratuites, complaisantes, mais finalement suffisamment dégueulasses pour justifier de continuer à regarder le film (la scène de coït où notre blondinet et sa femme obèse se recouvrent de ketchup en s’empiffrant pendant l’acte est assez gerbante). En constante surenchère, le film s’enfonce de plus en plus dans le trash, essayant de remplir le cota à la fois sur le plan psychologique (l’enfance trash du blondinet, une partie complètement ratée qui prête plus à sourire de la maladresse du script : notre enfant blond est forcé chaque jour de terminer son assiette de légumes par des parents adoptifs tyranniques qui passent leur temps à s’envoyer en l’air dans la chambre pendant que Blondinet regarde par la serrure) et sur le plans des séquences trash (mission accomplie, c’est du jamais vu). Mais si cette série Z tient plutôt bien la route niveau dégueulasserie, le constat au niveau des acteurs est accablant. Pas un ne semble capable de jouer bien, et on se coltine ainsi leur tronche pendant tout le film alors que pas un n’est capable d’introduire un peu de finesse dans son rôle. Et puis, les conclusions du film sont assez putassières pour le décrédibiliser complètement, lui donnant des airs de trash absolument gratuit (les victimes qui gueulent parce qu’on leur enlève leur dépendance, on les abat sans sommations. Ah…). Mais si les qualités du film sont somme toute très limitées, il y a un je-ne-sais-quoi d’excès là dedans qui m’a interpellé pendant tout le film, et qui continue de me faire prendre en sympathie ce petit étron cinématographique, pas dénué d’ambitions. Une petite bouserie qui interpelle sans aller plus loin, mais aux obsessions définitivement bancales qui peuvent le rendre sympathique au public adéquat (son anonymat le condamnant de toute façon). Gentiment trash, en somme.

 

1.5/6

 

2005
de Brett Leonard
avec Alex O'Loughlin, Patrick Thompson

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:51

http://www.ize-stuff.com/picture/dvd/horror_pictures/kristanna_loken/bloodrayne.jpg

 

Uwe Boll est l’un des plus récurrents adaptateurs de jeux vidéo. De House of the dead à Alone in the dark en passant par Far Cry, il est passé par beaucoup de scenarios, surtout pour le pire. Chacune de ses tentatives s’est souvent soldée par de gentils nanars ou d’épouvantables navets, qui trouvent néanmoins leur case en dvd auprès des ignorants ou des nanardeurs. Bloodrayne, je l’ai acquis pendant une période de vaches maigres, une de celles où rien ne sort au ciné et où le livreur de la boutique de dvd semble prendre son temps, alors, on prend un truc pour patienter, et qu’on achète sciemment un film de Uwe Boll, en sachant à quoi s’attendre.

L’histoire : Bloodrayne est une Demphir, le résultat d’un viol entre un vampire et une humaine. D’abord prisonnière dans un cirque, elle finit par s’échapper pour accomplir sa vengeance, pendant que des chasseurs de Vampires et les hommes de main de Cagan, le méchant comte vampire, sont à sa recherche.

 

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Belles épées à bout émoussé en plastique

 

Un script plutôt foisonnant, même si à l’écran, le résultat est beaucoup plus cheap. En effet, Uwe veut divertir avec ce film, et ça se sent. Le cadrage est approprié, la caméra stable… On a même des travellings aériens à la Seigneur des anneaux pour suivre les mouvements des différents personnages au cœur du royaume. Mais derrière ce savoir-faire télévisuel mais agréable (Boll n’agite pas sa caméra comme un forcené), rien ou presque ne cache le côté alimentaire du projet. Les dialogues sont expédiés avec jem’enfoutisme, et aucun des acteurs ne fait l’effort de s’investir dans le projet (A part Kristanna Loken qui a l’air de croire à son rôle de Demphir, Madsen a l’air de se faire chier grave sur tous les plans, Michelle Rodriguez aboit comme d’habitude sans jamais mordre, et se révèle elle aussi d’une mollesse surprenante…). Bref le casting au complet a l’air de se faire suer, conscient qu’il joue dans une daube (pauvre Ben Kingsley, condamné à rester assis sur un fauteuil pendant les ¾ du film…), mais que c’est Boll qui paye. A vrais dire, les seuls aspects jouissifs que l’on peut trouver dans ce scénario de jeu de rôle, c’est la violence des scènes de combats (le sang pisse, et c’est peu de le dire : ça charcle de partout) et le sexe débridé de nos vampires en pleine décadence, assez aguicheur pour le spectateur masculin (mais ça, Boll l’a bien compris, avec tous les plans nichons de son House of the dead). Bref, c’est pas vraiment la joie, surtout que l’intrigue se révèle ultra prévisible (oh, notre demphir rejoint la troupe des chasseurs de vampires). Finalement, Bloodrayne est une version cheap (donc un peu plus tolérable) de ce genre d’adaptation de jeu vidéo type Resident Evil, avec un script de merde et des acteurs peu impliqués à part l’héroïne principale du film. Finalement, on pourrait en conclure que les navets de Boll valent ceux de Paul W. S. Anderson, remplaçant le pognon qu’ils n’ont pas par une violence carrément débridée et les scènes de sexe qu’il faut pour vous épicer un spectacle affranchi de toute convention grand public. Vive le divertissement dans le cinéma indépendant !

 

1.5/6

 

2005
de Uwe Boll
avec Kristanna Loken, Ben Kingsley

 

http://cache.kotaku.com/assets/images/9/2006/10/medium_bigolchowerhead.jpg

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 12:41

http://2.bp.blogspot.com/_pa-agDoYU3A/TMIeZxkGXNI/AAAAAAAAAZw/KrNTrYLHBjs/s1600/church.jpg

 

Nouvelle intrusion de Michele Soavi sur ce blog, avec un film pas piqué des vers, puisqu’il s’agit d’une sombre histoire de chapelle hantée peu à peu investie par des démons tatillons qui préparent la venue de rien de moins que l’ante-christ. On retrouve un côté très gothique dans l’œuvre, et même si celle-ci reste pétrie de défauts, il y a quelques images comme ça, au détour du film qui marque durablement la rétine du spectateur.

Histoire : pendant le Moyen-Age, des chevaliers teutonniques massacrent un village « possédé » et construisent une chapelle sur le charnier afin de maintenir les âmes des hérétiques en terre. Une jeune fille assiste à la scène avant d’être occise par un chevalier. De nos jours, la chapelle est en rénovation jusqu’à ce que les ouvriers découvrent des parchemins sataniques au cours d’une fouille…

 

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Petite truculence italienne qu’est le film The church (aka demon catedral), qui nous propose beaucoup d’images gothiques sans pour autant prendre le soin d’établir un scénario parfaitement rodé. C’est un peu ce qui fait le charme de la filmographie de Michele Soavi, habitué à nous offrir des films étranges, qui sortent en tout cas des clichés habituels du cinéma italien en termes horrorifiques. Ici il s’intéresse aux démons, aux édifices sacrés et aux rituels blasphématoires, mais pas n’importe comment. En effet, si le film paraît souvent bancal pendant sa plus grande partie, ses quinze premières minutes tiennent du chef-d’œuvre. Musique parfaite, excellent choix de mise en scène (nous faire voir la scène de carnage par le heaume des chevaliers en forme de croix), parfaite gestion de la violence et ambiance froide, quasi documentaire sur une reconstitution historique épurée (petit budget oblige), mais excellente. Exemplaire en termes d’introduction. C’est dans la suite que le film trébuche souvent, le film voulant explorer nombres d’aspects intéressants du fantastique « religieux », il lance maladroitement quelques idées, comme celle de cette fille ressemblant étrangement à l’une des victimes du massacre du début, (une réincarnation ?) qui dans la chapelle commence à entrevoir des traces du carnage passé. Pareil pour ce prêtre noir qui subit quelques brimades de ses supérieurs cléricaux, et qui se retrouve assailli de visions de carnages insidieuses qui viennent parasiter son quotidien dans la chapelle. Mais le véritable déclencheur des évènements doit être les artistes qui rénovent la chapelle (et ses peintures de démons assez anciennes) qui finissent par découvrir un parchemin étrange dans une des colonnes des sous sols, dans lesquels est posée une croix, indiquant l’emplacement de la fosse où les corps furent jadis entreposés. Et peu à peu, les personnages travaillant régulièrement dans l’église sont attirées par la cave, jusqu’à ce que certaines finissent possédées au cours de scènes d’hallucinations pour le moins sympathiques. On retrouvera des acteurs italiens pour le moins sympathiques, ce qui ne gâchera pas le spectacle. Toutefois, le film ne recule devant aucune de ses visions gothiques, ce qui le tire parfois vers le ridicule (la scène du cœur arraché). On pourra aussi trouver un peu cliché et inoffensif de voir un possédé tenter de violer gentiment plusieurs femmes du casting (mais à sa décharge, elles sont plutôt élégantes), mais le film multipliant les enjeux fantastiques au fur et à mesure de sa progression, il parvient à conserver notre attention jusqu’à ce que les démons prennent possession du bâtiment, et que ses occupants (en pleins mariage) se retrouvent alors assaillis par démons et possédés. Hélas, si le final nous offre quelques magnifiques démons et quelques visions infernales pour le moins sympathique, le film peine un peu à trouver une conclusion, choisissant sobrement de bousiller l’édifice (fin on ne peut plus classique). Si la relance finale est attendue et convenue, le film parvient à apporter un peu de fraîcheur à son sujet, ne serait-ce que pour les magnifiques décors qu’il exploite pour sa chapelle gothique à souhait. Un très beau petit film en tout cas.

 

4.4/6

 

1988
de Michele Soavi
avec Hugh Quarshie, Tomas Arana

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 12:37

http://i24.servimg.com/u/f24/14/74/94/27/ace_ve10.jpg

 

J’avoue avoir beaucoup apprécié Jim Carrey dans ma jeunesse (The Mask, Menteur menteur…), mais depuis, j’ai revu quelque peu mon opinion à son sujet, notamment après le moyen Bruce tout puissant et le très chiant Nombre 23 (d’ailleurs, il est 23h00 quand j’écris ces lignes. Damned !). Toutefois, il semble qu’il reste un film où son potentiel de grimace est pleinement exploité et où il en fait tellement que le film exerce une sorte de fascination naveteuse de premier ordre : Ace Ventura. Festival de mauvais goût, ode au crétinisme et gentiment zoophile, cette comédie étrange est un objet glissant qu’il est vraiment étrange de revoir après tant d’années.

L’histoire : Ace Ventura, détective animalier, doit retrouver la trace d’une mascotte, un dauphin, récemment dérobé à l’équipe de sport à la veille d’un grand match.

 

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Définitivement, Ace Ventura peut se targuer d’appartenir aux comédies bancales, ne serait-ce qu’économiquement parlant. En effet, vu la redondance des allusions sexuelles, on doute que les enfants sont la cible recherchée, mais les adultes seront probablement complètement rebuté par le jeu monstrueusement grimaçant de Jim Carrey. On doit donc tenir là une comédie pour ados, vulgaire à dessein et régulièrement extra lourde avec des gags parfois atterrants (la parodie de Mission Impossible où Jim Carrey longe une barrière). Il serait facile de crier au navet et de passer son chemin. Pourtant, quelque chose de phénoménal opère dans le film. La folie furieuse qui semble s’être emparée de Jim Carrey se communique au spectateur, qui voit peu à peu les couches de son subconscient voler en éclat, jusqu’à ce que les zones régressives soient atteintes. Et là, le charme naveteux du projet irradie de ses plus beaux rayons nos mirettes ébahies. Impossible de nier que la comédie est lourde, sans histoire, aux gags douteux et vraiment pas fins. Mais impossible de nier que la persistance du jeu de Jim dans les plus basses sphères du comique fonctionne, tenant presque de l’hypnose, et arrivant à nous arracher de fréquents éclats de rire avec des gags de merde. Des gags pourris, mais qui sont drôles. Je ne pensais vraiment pas que cet effet se répercuterait encore, mais c’est le cas. Il faut dire que la VF bénéficie d’un certain soin, retranscrivant à la virgule près l’hystérie collective qui imprègne le film dans toute sa longueur et qui va sans cesse repousser plus loin les limites de la bêtise (on notera que Ace Ventura ne respecte jamais les stars connues qui se retrouvent dans ce film). Furieusement débile et s’assumant comme tel, Ace Ventura premier du nom est un petit régal, un pur navet attachant dans son abrutissement totale et sa persistance dans l’humour régressif. Insoupçonnable quand on voit une jaquette pareille !

 

3/6

 

1994
de Tom Shadyac
avec Jim Carrey, Courteney Cox

 

http://i24.servimg.com/u/f24/14/74/94/27/ace_ve11.jpg

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 12:32

http://img4.maimage.com/Maimage____l_40815564291.jpg

 

Ca faisait longtemps que je voulais m’attaquer à Takashi Miike, mais je ne savais trop sous quel angle m’y confronter. Puis je retombe par hasard sur Ichi the killer, et me reprenant une baffe monstrueuse de cet OFNI énorme, effréné et complètement barje. Sans doute pas le plus facile à interpréter, mais l’un des films les plus marquants de sa carrière avec le légèrement surestimé Audition.

L’histoire : Plusieurs anciens membres d’un groupe de yakusas se vengent de leurs anciens employeurs en éliminant peu à peu leurs dirigeants avec un tueur psychologiquement dérangé : Ichi.

 

http://www.horrorphile.net/images/ichi-the-killer-nao-omari1.jpg

 

Véritable punch dans la gueule, le film s’ouvre tambour battant avec une séquence qui risque fort d’en déboussoller plus d’un, tant son envie d’aller à 100 à l’heure se fait sentir. A l’image de ce générique apparaissant sur les rouages d’une chaîne de vélo, le film avance à fond, et va sans arrêt aller toujours plus loin, mais rarement sous l’angle qu’on pouvait attendre. Notamment parce que le monde qu’il nous propose ici est infiniment plus complexe qu’il n’y paraît. Si l’appellation d’ultra-violence n’est pas volée (les amateurs d’hémoglobine vont en prendre plein les yeux), les personnages tiennent une énorme part de l’affiche. De simples sous-fifres sont développés, certains chefs yakuzas bénéficient d’un portrait assez fin, et bien sûr, nos « rebelles » vont aussi passer sous les projecteurs dans ce trip hallucinant. Commençons par le yakuza de l’affaire, Masa. Inoubliable avec les nombreuses cicatrices qui lui labourent la face et son sourire lui remontant jusqu’aux oreilles, qu’il ferme avec des percings pour parler normalement. Le personnage est complètement fou, torturant n’importe qui dès qu’il croit pouvoir obtenir une information concernant le boss qu’il recherche (Anjo, tué d’entrée de jeu par Ichi) et nous offrant des sévices impressionnants (l’huile de friture, ses fameuses aiguilles…). Mais le personnage affiche également des pulsions masochistes, et d’ailleurs, il apparaît vite qu’il recherche son ancien patron parce que celui-ci ne cessait de le faire souffrir. Le personnage, qui vit par la violence, s’y trouve toujours attaché, à la fois comme moyen, mais aussi comme but. Et quand il sera confronté à Ichi, nul doute que le masochisme reviendra à la charge dans un affrontement pour le moins surprenant. Tous les personnages sont liés de près ou de loin à la violence, c’est le point commun qui les rassemble tous. Les épreuves font l’homme, et les épreuves sont faites de souffrances (sans que la cible n’en soit précisée). Ainsi, on s’intéressera au cas d’un des tueurs yakuzas, qui fait ce travail de mort pour s’acquitter d’une dette et nourrir son fils de 9 ans. Un personnage banal, qui se retrouve impliqué dans l’histoire pas vraiment de son plein gré (quelle bonne idée d’ailleurs de le confronter à Ichi quand ce dernier ignore à qui il a affaire). Et venons en tout de suite à Ichi, personnage également intéressant pour sa perception de la violence. Ichi a un peu un caractère d’enfant dans un corps d’adulte. Il est musclé, accros aux jeux vidéos ultra violents, et dans la vie, c’est un gros frustré. Son quotidien est fait d’agressions verbales et morales, de frustrations et de peur qu’il prend toujours sur lui, n’arrivant pas à faire face (il chiale presque sans arrêt). Et peu à peu, il assimile la douleur et le plaisir. Ou plutôt, le plaisir et la violence. Ne connaissant que la violence et ne parvenant jamais à s’exprimer, il projette constamment ses fantasmes dans un contexte ultra violent. Ce qui donne Ichi the killer, un meurtrier frénétique, complètement incontrôlable, qui jouit à chaque fois qu’il taillade la chair de quelqu’un d’autre. Complètement trash, et Ichi n’ayant aucune volonté en dehors de ses crises, il est manipulé par d’anciens Yakuzas qui l’utilisent à des fins de vengeances et nettoient les lieux de ses crimes (qui sont pour ainsi dire repeints à chaque fois qu’il a terminé). Le monde d’Ichi the Killer tourne autour de la violence. Elle est à la fois dans les actes, mais aussi dans l’image (les couleurs criardes, les cadrages étranges, les gros plans agressifs…) et dans la bande son (les morceaux électroniques sont particulièrement énervés). La violence prend tous les tons : réaliste, gratuite, dérangeante, mais aussi exposée parfois de façon jouissive. D’ailleurs, le cheminement de l’histoire (assez biscornue) n’est-elle pas pyramidale, nous aiguillant vers le combat tant attendu des 3 grandes personnalités du film (n’est-ce pas là un signe évident de cheminement jouissif, allant de combats en combats vers un boss final) ? Encore une fois, je n’ai pu m’empêcher de trouver de l’humour dans ce déluge de violence (peut être pour atténuer la claque visuelle que je me suis pris), mais certaines situations parfois cartoonesques invitent clairement à sourire. Par exemple, le traitement des yakuzas est volontairement forcé, ils sont trop « Yakuzas » pour être réalistes. Et les fréquents accès de violence de Masa peuvent provoquer la surprise à ce niveau là (je pense surtout à la séquence où pour interroger rapidement une serveuse, il met sa main à plat contre la sienne et d’un mouvement de doigt, il pète les phalanges de la secrétaire à 180°. Totalement irréaliste et complètement cartoonesque… donc drôle ? Je le pense, la violence passant ici à toutes les sauces et sous toutes ses forces. Au final, le film n’est jamais vraiment clair sur son but. Mais la peinture de cet univers dominé par la violence apporte son lot de surprises, se révélant tout bonnement être une claque dans la gueule de celui qui s’aventure sans savoir à quoi il a affaire. Attention, objet à double tranchant, mais si fou et parfois si intéressant qu’on ne risque pas d’oublier l’expérience. Une petite révolution.

 

5.5/6

 

2001
de Takashi Miike
avec Tadanobu Asano, Nao Ohmori

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:11

 

http://www.jemegaupload.com/picture/Le-Territoire-des-Loups.jpg

 

Le survival est un genre un peu malmené, qu’il serait bon de redéfinir après toutes ces années d’usage à tort et à travers. Le survival, c’est un sous-genre du film d’horreur (ou, à défaut, violent) dans lequel nos personnages (préférentiellement un groupe) sont confrontés à un environnement hostile, rendu davantage dangereux par l’intervention régulière d’éléments perturbateurs ne dédaignant pas se tailler un steak dans nos personnages. On a ainsi des tueurs tarés de Délivrance au croco furax de Rogue. Et sur le terrain du survival animalier, nous allons aujourd’hui nous intéresser au Territoire des loups, fraîchement sorti dans nos salles et qui se révèle être le meilleur film du mois, avec peut être Cheval de guerre.

L’histoire : Un équipe de manutention de pipe line s’écrase en plein milieu de l’Alaska. Les rares survivants se regroupent rapidement pour faire face à leur nouvel environnement : une température naviguant entre 0 et -20°C, et une meute de loups particulièrement féroces.

 

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Le sérieux avec lequel le film s’attaque à son sujet lui attire immédiatement notre bienveillance, et la réalisation efficace de Joe Carnahan nous plonge rapidement au cœur de l’action. Ce dernier sait vraiment ce qu’il a envie de faire : un bon film d’hommes aux prises avec une nature carrément hostile à leur présence. D’emblée, Liam Neeson fait preuve de tout son talent d’acteur pour nous offrir rien de moins que l’un de ses meilleurs rôles : un chasseur de loup tourmenté par la mort récente de sa femme, qui passera au bord du suicide avant d’avorter son geste et de reprendre l’avion, qui le conduira au cœur de l’enfer blanc. La scène du crash témoigne d’ailleurs d’une volonté d’immerger le spectateur dans l’action. Si la scène n’est pas facilement lisible (la caméra bouge trop, mais on met ça sur le compte des turbulences), l’immersion est totale, et le réveil aussi brutal pour le personnage que pour le spectateur. A partir du crash, l’efficacité du script est pour beaucoup dans sa réussite. Humanisant beaucoup ses personnages et leur offrant toujours une mort dramatique, le film se veut être solide et honnête, ne sacrifiant personne sur l’autel du divertissement. Les amateurs d’action pourront être déçus (bien que le rythme soit vraiment tendu lors de plusieurs scènes), le réalisateur privilégie le réalisme au spectaculaire, choix qui relève parfois de la facilité (la caméra bouge trop lors des attaques de loups), mais qui parvient toujours à atteindre l’impact recherché sur le spectateur. Les loups sont d’ailleurs ici parfaitement gérés, une menace animale rapidement présente sur les lieux du crash, et ne reculant pas un instant devant l’Homme. Ce sont des prédateurs sauvages, teigneux et particulièrement impressionnants, qui ne reculent jamais sans avoir mordu et lacéré ses adversaires. De vrais prédateurs comme on n’en avait plus vu depuis longtemps, et qui terrifient rapidement le spectateur (en l’espace de deux apparitions, le spectateur est tout simplement proche de la terreur, guettant littéralement le moindre bruit pouvant trahir l’imminence d’une attaque). Attaques qui arriveront souvent à l’improviste, et qui seront toujours efficaces, permettant de relancer un rythme qui s’enlisait. Mais en face de la Nature sauvage, Carnahan s’intéresse surtout à l’Homme, qu’il illustre par ses personnages. Un fait qui a ses bons et ses mauvais côtés. J’aime énormément le traitement qui est fait sur les personnages (probablement parce que le film parle aux hommes avec des hommes (aucune femme ne compte parmi les survivants)), illustrant une humanité beaucoup plus attachante en face d’une situation désespérée que ce que d’autres films avaient pu décrire. Si le réal insiste un peu trop sur l’aspect « inexistence de Dieu », il croit en tout cas en l’Homme, et essaye de bien mettre en avant sa volonté de survie, sans pour autant cracher sur ce qu’il y a de noble en l’Homme. Cette vision globalement assez positive témoigne en tout cas d’une certaine maturité d’écriture, très profitable à tous les personnages qu’il sera de plus en plus dur d’abandonner à la nature. Malgré tout, Le territoire des loups n’est pas un chef d’œuvre. Outre l’usage parfois tremblottant de la caméra à l’épaule, les caractères masculins de groupe sont parfois un peu clichés (la bagarre dans le bar, certains dialogues contenant un peu trop d’argot), notamment pour le « salaud » du groupe, qui cumule quelques belles tares comportementales qui ne prendront heureusement jamais trop l’ascendant sur le récit (hormis une rapide bagarre, rien de déterminant). D’ailleurs, le personnage du salaud sera par la suite peu à peu ré-humanisé, gagnant peu à peu notre estime avec des répliques moins connes que celles qu’il débite pendant la moitié du film. Si ses adieux sont interminables, ses dernières répliques tiennent très bien la route (une sorte de réhumanisation, comme les hommes de mains dans Austin Powers 1, mais en sincère), et sa fin est tout simplement sublime (pour le coup, une diffusion de ce seul extrait aurait parfaitement pu servir de bande annonce, l’intensité est exemplaire). A noter aussi des flash back parfois un peu intrusifs qui cassent le rythme alors qu’on aurait très bien pu faire sans (dans un contexte d’efficacité, étonnant que le réalisateur ne les ait pas viré). On n’en dira pas plus sur la survie de nos personnages (l’enjeu réel du film). Toujours est-il qu’en l’état, Le territoire des loups est un film d’une efficacité rare, et mon plus gros coup de cœur au cinéma depuis Enter The Void. Moi qui craignais un peu de voir le Liam Neeson de Taken ou Sans Identité, j’ai pris une belle petite baffe, qui assoit définitivement la carrure de Liam comme l’un des meilleurs acteurs sur le marché, et qui nous propose le meilleur survival qu’on ait vu depuis longtemps. Honnête, foutrement efficace (quoique pas vraiment axé sur l’action, en témoigne un dénouement trop abrupt pour contenter les amateurs d’action) et servi par d’excellents acteurs, e territoire des loups est LE film du mois, à aller découvrir de toute urgence !

 

5/6


2012
de Joe Carnahan
avec Liam Neeson, Dallas Roberts

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 20:55

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http://nicolinux.fr/wp-content/2010/11/harry-potter-reliques-de-la-mort-partie-1.jpg

 

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Harry Potter et la coupe de feu : Ca commence à se gâter à partir de maintenant. En effet, les financiers ont bien compris qu’il était temps de faire évoluer Harry Potter, de faire évoluer son personnage en même temps que son public. Résultat, on a donc ici l’un des moins sobres films de la saga, qui ne cesse de rajouter couche sur couche de détails sur la personnalité de Harry et ses amis. Ainsi, nous connaîtrons dans cet opus absolument tous les retournements de leur vie sentimentale, leurs petits chamboulements et leurs interrogations sur ces poils qui poussent à leur menton et plus bas aussi. Je me moque, mais sérieusement, le film devient vraiment relou à force d’insister sur le côté people de ses idoles. Point culminant de l’agacement pendant le bal, qui n’avait bénéficié jusqu’à maintenant d’aucune illustrations parce qu’il ne servait strictement à rien dans l’intrigue, qui se voit maintenant enfin illustrer, alors qu’il est toujours aussi inutile. Et en prime, on se tapera un cours de danse totalement inutile et malvenu, juste là pour faire un léger gag entre Weasley et Mc Gonnagal. Il accumule les fautes de goûts, en témoigne le personnage de Rita, la journaliste people incroyablement inutile et affreusement mal gérée (pour ce qu’elle sert, ils auraient vraiment pu faire sauter le rôle), où cette scène gênante dans les bains où Mimi Geignarde vient draguer Harry et lui mater les roubignoles… Ah vrai dire, les seuls moments où Happy Rotter 4 se révèle amusant, c’est quand il balance les scènes d’action, pour le coup impressionnantes (le magnifique dragon de cet épisode dépasse de loin le dragon albinos de la dernière partie), bien que totalement peu fidèles à celles du livre. Et entre les épreuves, on se tape Robert Pattinson en gros plan ou Ron souriant béatement devant la caméra. Quant à la résurrection de Voldemort, et bien le cahier des charges est rempli, mais je reste quand même un peu sur ma faim… Il ne va pas détrôner Dark Vador de sitôt, ce lord Voldemolle. Un opus carrément décevant après celui de Cuaron, que j’ai été bien mal inspiré d’être allé voir au cinéma.

 

2.5/6

 

2005
de Mike Newell
avec Daniel Radcliffe, Emma Watson

 

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Harry Potter et L’ordre du phoenix : Ce film de David Yates a réussi à berner quelques spectateurs en se révélant plus sobre que son prédécesseur sur les élans émotionnels de nos adolescents en pleine transformation. C’est cette apparente tempérance qui semble avoir rehausser les estimes à son égard, et cela sans que ça lui soit dû. En effet, si la romance avec Cho Chang ne bénéficiera plus d’une insistance régulière comme dans La coupe de feu, elle sera suivie par petites touches, par de petites attentions. On nous dit que c’est de la subtilité, mais il s’agit de flirts inconsistants au possible, d’amourettes de pacotilles interchangeables et sans aucune émotion profonde (ou alors la caméra ne cadre pas assez vers le bas). Echouant complètement à nous passionner pour l’émoi d’Harry ou de Ron, Yates se charge aussi d’anesthésier le matériau, de réduire au minimum tous les curseurs qui pourraient rebuter le public. Harry Potter 3 avait réussi à vous angoisser avec ses Détraqueurs (pour le coup vraiment effrayant) ? Ici, ils attaquent en pleine lumière et on ne craint pas un seul instant pour la vie d’Harry ou celle de Dudley (stéréotypé au possible, il est devenu une sorte de Cartman). Impossible de craindre quoi que ce soit pour le héros, même pendant son procès, Dumbledore arrive en jouant les papys gâteux encore vert malgré l’âge. Décidément, ce cabotin de Dumbledore se prend de plus en plus pour Gandalf (son apparence collera d’ailleurs de plus en plus avec ce dernier, l’exemple le plus éloquent étant la dernière partie). Impossible de voir en Dolores Ombrage la femme autoritaire et castratrice du livre. Nous aurons droit ici à une sorte de parodie, à une Margaret Tatcher rose bonbon improbable dans son stéréotype jusqu’auboutiste de conformisme absolu (vu qu’elle-même n’est pas conformiste). La punition d’Harry sera considérablement dédramatisée à peine illustrée plus de quelques secondes. La prétendue armée de Dumbledore est un cache misère, un pathétique prétexte pour justifier de longues minutes d’attentes qui viennent faire gonfler le spectacle jusqu’à l’horaire effrayant de deux heures. Les attaques mentales de Voldemort (qui auraient pu devenir une très sérieuse menace) sont à peine esquissées (même pas exploitées), délivrant à peine leur quota d’information sur Rogue et ne faisant jamais stresser. Et que dire de ce final, où la puissance de Voldemort est sensée se voir au fait qu’il fait exploser une centaine de vitre. Oh purée, le Seigneur des Ténèbres est en colère, il va nous casser le carrelage en marbre ! Terrifiant ! Et pour la mort de Sirius ? A peine dramatisée ! Et quand Harry utilise enfin un sortilège impardonnable, ça a l’air d’aller de soi… Et nos mangemorts de pacotille ? Et bien, ils ont l’avantage, mais une fois que Sirius est mort, ils se tirent en vitesse (le quota est rempli). Non, vraiment, cette adaptation bigrement paresseuse et dépouillée de tout charme ne saurait passer pour un film de qualité.

 

1.6/6

 

2007
de David Yates
avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint

 

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"Je ne te drague pas, je t'apprends à tenir la baguette que tu manies depuis 5 ans..."

 

Harry Potter et le prince de sang mêlé : Incontestablement le pire de tous les Harry Potter, et la majorité semble d’accord là-dessus. Ce film est la parfaite synthèse de ce qu’Harry Potter 4 & 5 avaient fait de pire. La trame est toujours aussi mal gérée et anesthésiée, et les sentiments de nos protagonistes semblent revenir à la charge avec une espèce de jalousie entre Ron et Hermione, certes présente dans le bouquin, mais qui occupe bien trop d’espace pour susciter notre intérêt. Une fois encore, un simple détail aurait suffi pour clore ce chapitre, mais non, on va bien étudier leur relation. C’est comme pour harry, on sent poindre un vif sentiment chez lui quand il aperçoit Ginny, sans pour autant tenter de faire avancer le schmilblick. Encore une fois, à part Ron qui ose rouler quelques pelles (mais c’est qu’il en aurait dans la robe de sorcier, ma parole !), tout le monde se tourne autour, reniflant les hormones sans pour autant suivre leur trace. Ici, l’unique révélation tourne autour de Rogue. Tous ceux qui ont pris la peine de lire le bouquin le savent bien. Par conséquent, le film se dit qu’il n’a aucun effort à fournir pendant une heure trente, il faudra juste être à l’heure à la fin. Le film pose donc ses enjeux avec une mollesse qui laisse pantois, un rythme tellement lénifiant qu’on croit défaillir (mon dieu, Malfoy va laisser Harry dans le train et il risque de retourner à Londres, pauvre de lui !) et une absence totale d’intérêt, au point qu’on regarde régulièrement sa montre en se demandant quand est-ce que ça va commencer. On se branle littéralement des cours de Harry (oh, ça a l’air chiant maintenant, cet univers merveilleux), on préfère s’intéresser à son quidditch et à sa potion de chance merdique qui nous cassera littéralement les pieds pendant longtemps. Ainsi, l’apothéose est atteinte quand on assiste aux adieux d’Hagrid à Agroag, l’araignée monstrueuse du second film (donc un personnage secondaire amusant), où la prière de Slughorn est tout simplement à se pisser dessus, puis la musique de fond monte d’un coup, venant couvrir le discours d’adieu à cette créature dont David Yates a l’air de se foutre éperduement. Puis on se fait suer avec des bribes de souvenirs relous, on apprend que Voldemort était un petit sadique qui maintenant est devenu un briseur de vitre professionnel. Il n’y a pas la moindre empathie émotionnelle avec le méchant ou la moindre tentative de faire stresser. Tout ce que l’on voit est cliché, et pendant ce temps, on s’ennuie. Comble de notre malheur, la fin ne vient même pas tenir ses promesses, la séquence dans la taverne étant loin de faire hommage au bouquin, et la mort de Dumbledore relevant du ridicule quand on voit l’immense importance accordée par toute l’école au port du cadavre de Dumbledore… alors que la maison d’Hagrid est en train de cramer et que tout le monde a l’air de s’en foutre royal. Harry Potter et le prince de sang mêlé est un foutage de gueule, une suite purement mercantile qui vend sa merde sans avoir l’air d’être soucieux de bien restituer les écrits de Rolling. Etonnant que David Yates n’ait pas été viré après cet épouvantable navet.

 

1/6

 

2009
de David Yates
avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint

 

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"Plus jamais Dumbledore ne me donnera la fessée... Plus jamais !"

 

Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1 : Passons déjà sur ce partie 1 purement mercantile, destiné à retarder un peu plus l’échéance de la saga et ainsi donner le temps à la Warner d’empocher plus de fric (Twilight a bien compris le message). Harry Potter et les reliques de la mort est une sorte d’épisode charnière, le réveil d’un réalisateur qui se rend compte que c’est déjà la fin, et qu’il lui reste encore plein de trucs à remplir dans le cahier des charges, surtout qu’il a pris du retard depuis 2 films (sans compter qu’il faut poursuivre l’histoire). Ainsi, ce septième film cumule à la fois les bons et les mauvais points. Premier bon point : les studios n’ont pas eu le temps de le convertir en 3D. Ouf ! Second point : il réussit à poser certaines scènes assez intéressantes sentimentalement. Avec une ouverture assez sombre ou Hermione efface complètement ses traces et abandonne définitivement ses parents sans un mot, cette partie commençait bien. Et vraiment, au niveau ambiance de traque, le film arrive à être efficace, parvenant même à instiller un peu de mélancolie dans son récit (au moins le temps d’une danse sous la tente alors que les espions rodent de partout). Clairement, on voit que Yates cherche enfin à s’appliquer et à donner enfin une tonalité sérieuse au récit. Il se révèlera même audacieux dans sa mise en scène des reliques de la mort, une sorte de conte en image de synthèse rappelant furieusement l’ouverture chaleureuse d’un Hellboy II). Et avec son lot de trahison et de fuite, cette première partie arrive déjà à tenir un rythme. Mais même ces bonnes volontés ne parviennent pas à cacher l’urgence de certaines idées, expédiées ici au burin. Ce trio sentimental avec Hermione qui passe de Ron à Harry avant de retourner vers Ron, puis de regarder Harry de biais… Inexistant auparavant, et ici asséné sans délicatesse. Quant à la séquence nécromantienne, sensée être terrifiante, on se contentera d’un jump scare totalement inoffensif. Le point culminant de ces tentatives de rattrapages reste l’intervention verbale de Dobbie dans l’acte final, où il prêche enfin pour la liberté des elfes de maisons. Trois épisodes trop tard, mon gars ! On est passé à autre chose, depuis ! Et puis, il y a cette idée saugrenue de faire de l’humour avec le changement d’identité de nos héros avec le polynectar au ministère de la magie, où on est sensé rire de l’inquiétude de Ron pour les proches de l’individu dont il a pris l’identité. Au moins, Ombrage apparaîtra enfin un peu plus sérieusement le temps d’une courte séquence. Et puis, au niveau des contrastes, le film est parfois tellement sombre que l’on peine clairement à visualiser ce qu’il se passe. Sérieusement, la première réunion des mangemorts m’a fait bien rire, j’attendais qu’enfin, quelqu’un allume la lumière, mais ils ont tous l’air de se chier dessus que personne n’y pense. Et cette traque dans la forêt où nos héros courent… Impossible à suivre avec un contraste pareil, surtout en caméra portée à l’épaule. La séquence est tout simplement illisible. Enfin, ne boudons pas trop notre plaisir, la saga remonte la pente, ça se sent, et on ne s’en plain pas.

 

3/6

 

2010
de David Yates
avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint

 

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"Et si nous faisions quelques chose aujourd'hui ?"

 

Harry Potter et les Reliques de la mort, partie 2 : Il aura fallut 7 ans et 4 films à David Yates pour retrouver enfin la force que troisième épisode de la saga. Enfin, on n’est pas vraiment au même niveau, mais on s’en approche beaucoup. En effet, ce final relève du bon film, puisque contrairement à ses aînés, il retourne sur les terrains du divertissement fantastique qui n’essaye pas de se prendre la tête ou de faire du people. On a planté un univers pendant 7 films, maintenant, on l’exploite à fond. Ainsi, le film se permet un détournement du film de braquage en organisant un hold up à la banque des gobelins, où la magie a remplacée la technologie de pointe habituellement présentée (et ridicule). Et le braquage a le mérite de tenir ses promesses en offrant son lot d’action (si toutefois le dragon est complètement sous exploité) et nous faisant dare dare revenir à Poudlar, où la situation s’envenime et où nos gentils ont tôt fait de reprendre le contrôle et de se préparer pour la grande bataille finale que tout le monde attend. Et bien cette dernière arrive, et elle tient ses promesses. Véritable florilège de magie agressive, où les baguettes ont remplacé les flingues, Harry potter partie 2 ose les scènes d’action, ose mettre en péril ses personnages, et ose même aborder leur psychologie en évitant de s’attarder sur leurs débordements sentimentaux (enfin, il était temps !). On ne s’ennuie pas un instant, on se castagne à tout va, Voldemort vient y mettre son grain de sel… Si ce dernier échoue toujours à passer pour un grand méchant valable, on notera la mise en scène excellente de la mort de Rogue (légèrement contre-balancée par des flashs back un tantinet clippesques, qui semblent tout droit sortis des rêves d’un Ichabod Crane). Après, la confrontation finale relève surtout de la formalité, le dénouement ne surprenant absolument pas et transcendant à peine les longs combats auxquels nous avons déjà assisté. Et je préfère passer sous silence la scène où Gandalf le blanc… pardon, Dumbledore vient taper la discussion avec Harry). L’épilogue est quant à lui assez ridicule pour le vieillissement peu probant de ses protagonistes, mais le spectacle qui nous a été offert, beaucoup plus modeste que ses prédécesseurs, parvient à laver des années d’attentes gâchées par des ambitions mal placées. Une fin correcte pour une saga aussi populaire. Mais méritait-il de devenir le 3ème film le plus vu au monde ?

 

4/6

 

2011
de David Yates
avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:29

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La saga Harry Potter est un bel exemple de succès surprise, propulsant J.K. Rolling dans les plus grandes fortunes d’Angleterre et devenant un véritable phénomène littéraire chez les adolescents, et relançant un attrait autour du fantastique qui sera bien exploité par une foule de produits qui tombent peu à peu dans l’anonymat (qui parle encore de L’apprenti Sorcier ?). Un tel phénomène, on s’en doute, n’a pas tardé à vouloir être adapté au cinéma, et l’investissement était pour ainsi dire conséquent. Quand on est chargé d’adapter un univers aussi riche, on essaye de le faire avec soin. Les premiers tomes tenant surtout du livre pour enfant avec des enjeux taillés pour leur âge (légèrement effrayant, mais c’est plus le merveilleux de l’univers des sorciers qui est mis en avant), c’est Chris Columbus qui s’attaque à l’œuvre, probablement parce que sa filmographie se résume essentiellement à ce type de produits (les Home alone, pour ne citer qu’eux). La formule fonctionne sur deux épisodes, mais quelques reproches commencent à pointer, notamment sur le fait que la trame des deux films est rachitique, peinant à aller au-delà de la trame principale de chaque livre. La réalisation du troisième échoie à Alfonso Cuaron, qui signe le meilleur film de la saga. Divertissant, d’une belle qualité (l’univers, plus sombre, est également plus attreyant, les personnages sont nettement plus étoffés…) et excellent au niveau de la restitution du livre, la formule est un vrai succès, et tient parfaitement ses promesses. Mais l’emploi du temps d’Alfonso l’empêche de s’atteler à la suite, et c’est Mike Newell qui se retrouve alors aux commandes du quatrième film. L’univers est encore plus sombre, et la saga commence à prendre des directions que les amateurs de fantastique rejettent. La personnalité adolescente de nos personnages commence à prendre le dessus. La caméra semble plus intéressée par le physique de l’étalon Robert Pattinson que par l’action en elle-même. Bref, le film déçoit, mais la recette continue de fonctionner, alors on poursuit sur cette lignée, mais en changeant de réalisateur pour donner le change. David Yates s’attaque au 5ème opus avec enthousiasme, et il réussit presque à nous berner, Harry Potter et l’ordre du phoenix  étant considéré encore comme un bon opus alors qu’il atténue considérablement tout ce que le livre mettait en place. Au moins, pratiquement tout est là, mais dans des proportions infimes. L’opus précédent se révélait beaucoup plus impressionnant quand il délivrait ses scènes d’action. Mais le fond est atteint avec Harry Potter et le prince de sang mêlé, qui cumule avec justesse toutes les tares des deux précédents épisodes. A la fois focalisé sur les élans sentimentaux de ses protagonistes et aseptisant considérablement l’essence de l’univers d’Harry, le 6ème opus est le pire de la saga, avec le 4 et le 5. La première partie n’est pas loin devant, le réalisateur commençant à se rendre compte que la conclusion approche et qu’il faudrait peut être rattraper les 4 derniers épisodes où rien ne s’est passé, au moins pour se mettre à niveau. Ca donne une première partie assez inégale, mais déjà plus correcte que le tournant de la saga ne le laissait augurer. Il faudra attendre la deuxième (et dernière partie) pour retourner enfin à l’esprit du 3, à savoir un divertissement qui s’assume comme tel, partant sur les bases de son univers pour nous concocter un thriller bourré de magie et qui tient ses maigres promesses. Certes, on n’est pas proche de la perfection. Mais le résultat est là, et on se surprend à apprécier un spectacle moins porté sur le registre sentimental que les précédents opus. Une saga inégale, qui a cependant trouvé son public au lieu de séduire les critiques.

 

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Harry Potter et l’école des sorciers : On m’avait offert le bouquin à 10 ans, et j’avais littéralement dévoré l’objet en quelques jours, bien déçu d’apprendre que la suite n’était pas encore publiée. Deux ans plus tard sortait le film, que j’allais voir comme tant d’autres dans une salle de fête de village, bondée par une meute de gamins braillards qui firent le silence pendant Deux heures et demi. Une vraie récréation pour les parents, mais un vrai bol d’air pour nous. Une transposition de la sorcellerie dans la vie de tous les jours, accessible non plus sous forme de série pour ado mais de film pour enfant. Harry Potter est un film pour enfant, et il se revendique toujours comme tel. Faisant sans arrêt le parallèle avec la scolarité quotidienne des mômes et le « décalage » provoqué par les cours de magie, le film fait tout pour s’attirer la bienveillance des enfants (et des parents), en étant toutefois soucieux du matériau à exploiter. Le choix de l’adaptation est ici la prudence, et c’est ce qui vient pénaliser le film. Plutôt que de prendre des risques, Harry Potter 1 fait du copier coller, sélectionne dans le texte des éléments importants qu’il transpose tel quel à l’écran, gommant simplement les blancs par des raccords rapides. Il accélère certains passages (on saute quelques épreuves dans l'acte final, les cours de métamorphoses sont esquivés), passe sous silence certains autres (Quirell est par exemple assez effacé pendant tout le film) et va à l’essentiel. La formule est sans risque (en l’état, c’est à mon goût le 4ème au classement), mais tout cela manque d’audace, malgré cette illustration magnifique visuellement de l’univers qui s’offre à nous (quel ébahissement devant la salle commune !). Les héros étant des enfants, ils se concentrent uniquement sur ce qui nous intéresse, et c’est aussi pour cela qu’ils parviennent à remporter notre adhésion. Mine de rien, le film est long, et le rythme n’est parfois pas vraiment au top (on explore, et pendant ce temps, l’action est au stand by), mais la découverte constante de l’univers de l’école de magie suffit à donner un certain souffle à l’aventure. A défaut de nous prodiguer autant de détails que le livre (là où un Terry Gilliam s’en donnerait à cœur joie), ce premier film débroussaille le terrain et remplit les attentes, sans en faire plus. Une adaptation commandée et satisfaisante.

 

3.8/6

 

2001
de Chris Columbus
avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint

 

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Harry Potter et la Chambre des secrets : C’est sans doute ici que l’on va tâter de l’originalité de ma chronique, puisque je préfère cette suite au premier tome, ce qui n’est clairement pas du goût de tout le monde. Déjà, en termes d’adaptation, ce nouvel opus renouvelle les tares du premier, confondant adaptation fidèle et adaptation linéaire (sans grand relief donc). Ensuite, l’histoire n’a plus ce côté envoûtant pour l’univers magique que nous somme amené à explorer. Cédant quelque peu à la grandiloquence (la scène de bagnole volant devant la locomotive), le spectacle se veut plus imposant, plus bigger than life… Plus commercial, pour aller jusqu’au bout. Si c’est en effet le cas, le film est parvenu à s’attirer ma sympathie pour son contexte horrorifique beaucoup plus marqué que son prédécesseur. Le film pour enfant est devenu un peu plus sombre… Plus agressif aussi. Si il semble refuser de faire des morts (fidèle au roman), il ne gâche jamais une occasion de faire frissonner avec cette voix sussurante et ces petites araignées. Si Ron devient un Side kick parfois agaçant pour son côté pétochard, on a bel et bien un climax horrorifique de qualité avec la scène des araignées, enterrant les créatures de Jumanji et devenant les nouvelles références du bestiaire monstrueux enfantin. Une ambiance plus lourde (la menace peut tomber sur n’importe qui), une musique d’ambiance plus effrayante, voilà des atouts qui viennent se construire sur un univers à priori réjouissant, et qui finit par devenir sombre, froid et gentiment stressant. Après, les défauts sont toujours là. On a une maîtrise approximative du phénomène de métamorphose en Crabb et Goyle, qui mise plus sur l’humour que le suspense, ou encore le cours foireux de Lockhart qui sert surtout à remplir le cahier des charges. Une gestion parfois hasardeuse des scènes à adapter, mais qui tend à se faire oublier devant le gros travail d’ambiance qui est fait sur ce chapitre. A égalité avec le premier, même si je ne puis m’empêcher de le classer 3ème.

 

4/6

 

2002
de Chris Columbus
avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint

 

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Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban : Il m’a fallut un certain temps avant d’apprécier ce block buster fantastique à sa juste valeur. En effet, j’aimais un peu moins cette ambiance plus froide qui imprégnait le film, j’étais un peu aigri de voir Poudlar redesignée, d’avoir de la divination arriver au milieu de tout ça… En bref, des détails qui viennent à peine occulter les bonnes qualités d’un spectacle impressionnant, où l’adaptation est subtilement maîtrisée. Si le film suit une digression, c’est soit pour donner quelque chose d’imposant à voir, soit pour décrire plus finement un personnage. Car c’est bien ce qui est intéressant dans ce film : les personnages évoluent, notre Harry commence à muer et à devenir un adolescent pubère, sans que cela vienne vraiment se manifester lourdement dans le récit. Les personnages sont moins monolithiques, Hagrid devient beaucoup plus attachant, Rogue gagne en légèreté en assumant toujours son rôle de petit tortionnaire, et surtout Remus Lupin devient un personnage vraiment attachant, et parfaitement géré avec cette intrigue secondaire de lycanthropie qui viendra pimenter un dernier acte riche en émotion (et en suspense). C’est bien là qu’est la différence avec les précédents opus : Alfonso Cuaron manipule Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban avec minutie, avec un savoir faire qui vient  vraiment alléger le récit. Le contenu des cours n’est plus simplement là pour nous faire un petit tour de magie, il y a souvent des enjeux secondaires multiples qui viennent enrichir le récit et lui donner de l’étoffe. Ainsi, les blancs se voient moins, et au final, c’est l’essence même du livre qui est restituée. Mieux encore, La dernière partie du film flirte avec la virtuosité, en amorçant un retour dans le temps parfaitement maîtrisé à la sauce « retour vers le futur », avec de nouvelles règles rigolotes. Et on a beau dire, mais l’aspect visuel du film est très soigné, les détraqueurs sont parfaits et parfaitement gérés, et la photographie reste encore suffisamment lumineuse pour qu’on y voit quelque chose. Incontestablement le meilleur film de la saga, et il semble conserver sa popularité avec le temps.

 

4.5/6

 

2004
de Alfonso Cuarón
avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:22

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Aujourd’hui, on s’essaye à la chronique express. Ce type de chronique se limitera au strict nécessaire pour juger des qualités d’un film, en sachant que je ne me sens pas de faire une longue chronique pour rajouter du texte là où il serait inutile, et qu’il n’y a pas assez de matière pour lancer une des chroniques naveuteuses que j’aime rédiger. C’est parti pour le premier film express : Blood and bone.

 

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Blood and bone, ça commence avec un héros black invincible qui latte 5 mecs dans les douches de sa prison. Puis il sort de tôle, il se lance dans les combats et il gagne, il gagne, et il gagne. On pense qu’à un moment, il va s’arrêter de gagner (parce qu’il y a un gros musclé en face de lui qui sue beaucoup, mais non, il gagne vraiment jusqu’à la fin. Ainsi, au fur et à mesure de ses combats, il va se venger d’un grand méchant qui organise les combats (en se farcissant tous ses sous-fifres au passage). Puis il gagne et le méchant part en prison. A vrai, il faut surtout voir le plan final, où le méchant se fait coincer dans les douches avant de se faire sodomiser par des brutes sur fond de rap pour bien montrer que la vengeance ne fait que commencer. Du meilleur goût, vraiment.

 

0/6  Next !

 

2009
de Ben Ramsey
avec Michael Jai White, Julian Sands

 

http://3.bp.blogspot.com/_ZSu5Am3BKso/TEZdydEZgDI/AAAAAAAAAz4/AhmUyTfonCs/s1600/Blood+and+Bone+3.PNG

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:16

http://a31.idata.over-blog.com/402x535/2/04/62/62/Photothek-C2/Ectac.Les-Schtroumpfs-Film-de-Raja-Gosnell.03.jpg

 

Les Schtroumpfs sont des personnages de bandes dessinées plutôt sympathique (l’utopie communiste dans son ingénuité), et en tout cas connus de tous. Vu qu’apparemment, la mode est à la ressortie de bandes dessinées belges (vous avez dit Tintin ?), les studios ont l’air de taper dans le tas, desfois qu’un succès surprise pointe le bout de son nez. Mais quitte à provoquer un succès, autant qu’il ne dépareille pas les habitudes des consommateurs réguliers de ce genre de produits. Miracle, Colombia pictures et Sony Pictures Animation vous propose les schroumpfs reformatés à notre époque.

L’histoire : Gargamel trouve en 5 minutes le village des schtroumpfs alors qu’il n’y était jamais arrivé en 20 tomes de bande dessinée. Les schtroumpfs fuient alors dans un vortex qui les mène en plein cœur de Central park à notre époque.

 

http://www.filmsdacote.com/wp-content/uploads/2011/08/Schtroumpfs_Film_480.jpg

 

Un p*tain de navet, voilà ce à quoi nous avons affaire. Non content de n*quer en profondeur l’intégralité des codes de la saga (l’introduction, où les schtroumpfs parlent normalement, sans jamais schtroumpfer la moindre schtroumpferie), le film rabaisse constamment ses personnages à des niveaux si infantilisants que les protagonistes de la bande dessinée en passeraient pour des caractères shakespeariens. Tentant de paraître logique pendant 5 minutes en posant une introduction tentant de faire le lien avec l’univers de la bande dessinée, le film se débrouille bien vite à en arriver à son flagrant délit de connerie en balançant quelques schtroumpfs quasiment au hasard (laissez tomber les autres, ils seront simplement abordés dans le plan séquence d’entrée) en plein cœur de New York. Et ils vont alors s’incruster chez un jeune cadre absolument inintéressant et vont se mêler de sa vie privée en réveillant en lui la fibre paternelle qui devrait sommeiller en chaque garçon. Sa compagne apparaît quant à elle comme une gentille adulte qui fait copain copain avec les schtroumpfs dès le départ (on oublie vite sa pathétique menace avec un balai à chiotte). Pendant ce temps, Gargamel part lui aussi à la découverte de la grande pomme, il cabotine comme un sagouin sauf que ses blagues sont à vomir. Autant de manque de respect du matériau originel relève tout simplement de l’hérésie. Mais c’est lorsque les Schtroumpfs se mettent à chanter de la pop qu’on sait dans quoi on a mis les pieds. Les Schtroumpfs 2010 est la pathétique tentative de Columbia de surfer sur la vague des minables Alvin et les Chipmunks (une grosse connerie qui allie la saveur naveuteuse des High School Musical disney channel et des hamsters pétomanes de Mission G), en faisant de ses personnages numériques des trucs mignons voués à être cool parce que c’est petit et que ça fait des blagues d’école maternelle. Quant à Gargamel, ce dernier est condamné à subir les assauts des schtroumpfs chaque fois qu’ils apparaîtront et finira neutralisé en tombant dans des poubelles. En bref, c’est d’une connerie absolue, une violation impardonnable de la mythologie schtroumpfique et un manque total d’intérêt de la part des studios responsable de la bête (on se demande si ils ont ouvert une BD avant de lancer le projet). Une sévère cuite.

 

-10/6

 

2011
de Raja Gosnell
avec Neil Patrick Harris, Jayma Mays

 

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