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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 20:23

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Dans le cadre de notre programme Home Invasion, avec le traumatisant Mother’s day (la vraie tuerie d’ouverture de cette année), intéressons nous à du classique et à du moins classique, puisqu’il ne s’agit rien de moins que du premier film à aborder le thème sous un angle horrorifique : La dernière maison sur la gauche (bien que les relents de rape-and revenge soient aussi très forts). Chef d’œuvre de Wes Craven selon certains, le film a traumatisé le public lors de sa sortie en salle, et si le but recherché par le film était sulfureux, il fait aujourd’hui peine à voir, tant son  remake ricain l’a ringardisé. Ce remake, qui faisait un peu peur au départ, semble avoir beaucoup mieux cerné le thème sulfureux du film de Craven, et s’attache ainsi uniquement à l’illustrer, avec une sauvagerie un peu dans le ton de notre époque cinématographique, mais avec un petit côté malsain comme les œuvres de Jack Kechtum qui n’est pas pour nous déplaire. Enfin, on abordera un des nombreux rejetons de cette formule minimaliste avec le bébé de Deodatto : La maison au fond du parc. Un film au final plus ennuyeux l’original, qui tente de faire passer sa vacuité profonde par de multiples scènes de sévices à gogo…

 

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La dernière maison sur la gauche (1972) : Encore un jalon de l’horreur posé par Wes Craven dans les années 70, le bonhomme frappant deux fois très fort avec La colline a des yeux (il faudra attendre Freddy et les années 80 pour le nouveau succès de Craven). Ici, nous suivons d’abord le quotidien d’une famille honnête d’américains qui n’ont rien à se reprocher. Un père qui a atteint l’âge de sagesse, une mère au foyer dévouée, une adolescente un peu rebelle qui va aller voir un spectacle trash, bref rien de très nouveau dans les années 70, même si on sait avoir affaire à un morceau de bravoure. Cependant, le film peine un peu à insuffler du rythme à son histoire. Déjà parce qu’il confond scène d’exposition et scènes de dialogues insipides où nos personnages jouent en mode cliché (la récurrence implacable de la morale et de la prudence dans le discours parental) ou en mode nawak (les criminels, qui jouent assez approximativement et qui ont l’air de carrément improviser leurs dialogues sans savoir ce qu’ils doivent mettre en valeur (c’est pas en crevant le ballon d’un gosse qu’on caractérise un gars qui s’attaque aux enfants). Et je ne parle pas de la récurrence très agaçante des musiques country qui parsèment différents moments du film sans vraiment parvenir à planter une notion de décalage (c’est juste trop cliché années 70). Si au moins, le film commence à devenir un peu violent quand nos deux amies tombent aux mains  des assassins que nous suivons, leur jeu un peu trop figé n’est pas particulièrement convaincant. Il faut attendre la forêt pour que les choses s’accélèrent (entre temps, on nous aura présenté les deux flics qui ne servent à rien pendant tout le film, à part pour jouer la carte finale de la morale qui vient constater les dégâts). Là, on suit donc nos bourreaux qui se livrent à quelques jeux sadiques sur nos victimes avant que celles-ci ne tentent de prendre la poudre d’escampette. Les scènes, plutôt efficaces, collectionnent cependant quelques fautes de goût (les filles sont rhabillées quand elles tentent de s’enfuir, alors qu’elles étaient nues et humiliées quelques instants auparavant, le bras en plastique, certaines expressions un peu exagérées des bourreaux…). Et puis, l’arrivée de nos malfrats chez les parents arrive d’un coup, ces parents étant décidément particulièrement accueillants avec les étrangers, eux qui prodiguaient encore la veille des conseils de sécurité à leur fille. La situation s’éternise, nos méchants profitant décidément de l’hospitalité de ces hôtes, manifestement amusés par la situation (ils ont vu direct les photos de famille et rient de la coïncidence, détail intéressant mais témoignant d’un manque de prudence assez étrange de nos bandits, surtout lorsque les choses vont commencer à déraper. Il est notamment un peu étrange de les voir continuer à feindre l’innocence quand leur quatrième compère hurle à la mort ses regrets pour le viol et le meurtre des adolescentes, mais qu’ils tentent de faire passer ça pour du délire. Entre temps, on se tapera une autre scène du quotidien des inspecteurs, vraiment inutiles dans cette affaire. Puis la découverte du pot-aux roses a lieu. Avec le coup du médaillon (une bonne trouvaille) et la mère découvrant les vêtements pleins de sang dans la valise. Gros soucis : la mère joue très mal, et peine continuellement à illustrer les émotions qu’on attendait en pareille moment. Elle semble pour ainsi dire à peine ébranlée par sa découverte, et pendant la scène où l’un des malfrats la drague, elle semble carrément détachée des évènements, disant des trucs sans y croire une seconde, pendant que le père tente de trouver des armes à la cave. La mère doit être le personnage le plus raté du film. Pendant ce temps, le père tente le coup des pièges domestiques (Nightmare on Elm Street y reviendra), puis il commence à prendre un cours de bagarre dans le salon avec le grand méchant du film : Krug. Scène de confrontation du film, qui prend hélas une tournure comique quand on voit les efforts pathétiques du père pour donner des coups à Krug qui semble les encaisser sans le moindre problème. Sans compter la scène ridicule du « péter la cervelle ! » qui vise à illustrer l’influence morale du chef de bande sur le plus faible des méchants, mais qui se trouve gérée si maladroitement qu’il est dure de ne pas esquisser un sourire devant la conclusion de la scène. Enfin, le dénouement du film, pensé pour être politiquement incorrect et sulfureux, a particulièrement mal vieilli. Si le combat entre femme est le seul qui tente de rester sobre, la confrontation des hommes tourne carrément au ridicule, le père poursuivant pendant 10 minutes dans la même pièce le personnage avec une tronçonneuse, et découpant pratiquement tous les meubles de la pièce avant de parvenir à le coincer. Et là, la Police débarque pour faire la morale, morale qui ne sera finalement pas vraiment respectée, les parents accomplissant leur vengeance. Au final, si les thématiques du film étaient assurément rentre dedans pour l’époque, l’amateurisme de certains acteurs et quelques incohérences du script entament l’aura sulfureuse du projet, et maintenant que son remake a prouvé lui aussi sa valeur, ce film peine finalement à se hisser dans les classiques du réalisateur (les Scream et A Nightmare on Elm Street). Certes, une date dans les années 70 et une étape fortement recommandée pour les amateurs du genre, mais encore un peu trop imparfait pour que j’y vois un film culte.

 

1,75/6

 

1972
de Wes Craven
avec Sandra Cassel, Lucy Grantham

 

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La dernière maison sur la gauche (2009) : Même pitch que le film de Craven, sauf qu’ici, les scénaristes ont eu la présence d’esprit de lisser un peu les imperfections du film de Craven, et surtout, le tournage a pu se faire avec un budget conséquent qui a donc pu utiliser des acteurs compétents. Le résultat fait en effet grandement du bien, annonçant déjà la couleur en zigouillant d’entrée de jeu les deux marshalls qui nous avaient tellement fait chier pendant le premier film (surtout qu’ils étaient complètement inutiles). Violence sèche, photographie contrastée plutôt agréable, avec une musique enfin appropriée au film qu’on est en train de regarder et une petite touche Jack Kechtum dans l’explosage du cliché gentille famille propre sur elle quand elle est confrontée à la violence (à ce sujet, l’épilogue sera juste parfait). La thématique de Craven est désormais au centre du film, qui ne tente maintenant plus de prendre des détours pour rallonger l’action. Cette dernière est fluide, épurée, au fil directeur limpide. Mise à part l’introduction qui annonce tout de suite la violence des évènement, on se focalise d’abord sur la vie de famille un peu trop classique pour notre grande fille, sa rencontre avec un jeune qui lui propose de l’herbe dans une boutique, puis l’arrivée des grands méchants, leur cavale, le carnage dans les bois, puis on suit les méchants jusque chez les parents. Le film, bien que prompt à céder à la violence, cultive un certain goût pour la sobriété. Evitant par exemple de démembrer un cadavre comme dans la version originale, il opte pour une violence sèche, sans cesse dramatique et réaliste, qui parvient à retrouver l’impact de celle de l’originale (rappelant la scène du cimetière) en évitant les fautes de goût déplacées. Page se retrouve ainsi poignardée trois fois dans une séquence glaçante, alors que Mary sera en revanche violée façon Irréversible (en peut être un peu moins choquant, les gros plans ayant tendance à atténuer l’action, mais les mises en scènes étant complètement différentes, le débat n’est pas là). Le film ajoute d’ailleurs des détails qui viennent consolider  un peu plus son déroulement, comme l’activité de natation de Mary qui lui permet de s’enfuir par le fleuve. Pour le reste de l’histoire, on reprend peu ou proue les mêmes éléments, mais la qualité des acteurs change ici vraiment la donne. La mère est par exemple excellente, parvenant à parfaitement retranscrire les sentiments d’une mère en face de sa progéniture au bord de la mort, sans pour autant la réduire à un rôle purement sentimental (elle est encore la première à passer à l’action, en évitant ici la scène too much de fellation castratrice et en parvenant à faire toujours ressentir son malaise pendant sa parade de séduction en face d’un des meurtriers. Le père passe quant à lui à l’action assez rapidement (sans aller perdre son temps à installer des pièges), nous offrant un premier meurtre parental gratiné (le film insistant sur des détails vicieux, comme pour le nez brisé ou le siphon-broyeur) qui annonce le carnage qui va suivre. Le reste de l’action est bien géré, jouant la carte du rape and revenge  (les meurtriers ne se doutent ici à aucun moment de l’endroit où ils se trouvent, laissant l’avantage de l’initiative aux parents). Assez énervé pendant ses quarante dernières minutes, le film se plie sobrement à la tâche qu’il s’était fixé : illustrer la réponse violente de parents qui cherchent avant tout à emmener leur fille à l’hôpital en la protégeant de ses agresseurs toujours présents dans la maison. C’est toutefois la raison qu’ils donnent à haute voix, mais le motif revanchard de leur action ne fait pas un pli quand on les découvre armés d’armes blanches tentant de prendre d’assaut la chambre d’ami. Sobre jusqu’au bout, le film conclut posément son histoire… avant d’offrir un épilogue pour le moins inattendu, qui s’aventure sur les traces du gore actuel avec une scène de vengeance carrément sadique (et dont le gore sale a l’air de chercher vers le jubilatoire) qui vient enfoncer le clou sur la cruauté engendrée par la violence, ici dénuée de toute notion de légitime défense. Au final, un remake réaliste et brutal qui, si il ne développe pas assez la psychologie de ses personnages, parvient à illustrer le message de Craven avec beaucoup plus de clarté, gagnant à aller au plus simple, à la fois en terme de suspense et de violence. Un des bons remakes de la dernière décennie…

 

4.80/6

 

2009
de Dennis Iliadis
avec Garret Dillahunt, Michael Bowen

 

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La maison au fond du parc : Avec ce film, Ruggero Deodatto propose une sorte de remake de La dernière maison sur la gauche, puisqu’il en reprend peu ou proue les mêmes éléments, à commencer par l’acteur de Krug dans la version Craven, qui vient jouer ici le rôle d’un garagiste verreux qui donne dans le viol et le meurtre. C’est simple, l’introduction lui est consacrée, montrant le personnage violer une blonde après l’avoir forcée à s’arrêter sur la route, le tout sur une douce et belle musique à la mode Cannibal Holocaust. Assurément, notre ami Deodatto veut nous offrir un nouveau scandale, mais on se demande comment il compte faire vu que la formule est maintenant connue. Qu’à cela ne tienne, le script prend une nouvelle direction, celui de la fête entre adultes où notre garagiste et son compère en blouson de cuir s’incrustent, invités par un client du garage vraiment peu suspicieux des regards libidineux des deux mâles devant sa ravissante femme. C’est d’ailleurs un des rares points positifs du film : le casting féminin est d’une grande élégance dans ce film (enfin, n’exagérons pas, mais les actrices font indéniablement plaisir à voir). Sinon, le scénario est sans aucune surprise : nos deux méchants de services finissent par voir rouge et décident de prendre en otage tout le monde, en tabassant les hommes et en violant les femmes en mode Home Invasion tout ce qu’il y a de putassier. Si encore c’était violent et poisseux, ça pourrait peut être faire scandale, mais même pas. A vrai dire, on s’ennuie un peu devant l’introduction (la fête, vu qu’on n’y est pas, on se fout de voir nos méchants danser avec leurs futures victimes, surtout si ils se déshabillent devant elles...). Et puis, une fois que la violence arrive, il n’y aura pour ainsi dire aucune tension. Ils poursuivent leur partie de poker avec pour simple détail le fait qu’ils exhibent maintenant des armes blanches (les autres joueurs n’ont vraiment pas l’air impressionné ou stressé). Et les scènes de viol… Le jeu des actrices est si théâtral qu’on croirait presque qu’elles s’amusent à exciter nos violeurs qui grimacent comme des malpropres, à rendre jaloux notre sbire de chez Jack le tueur de géants. Et nos autres victimes regardent ça platement, sans qu’aucune émotion ne passe au travers de tout ça. C’est à se demander ce que Deodatto a voulu prouver en faisant ce film, qui cherche visiblement qu’à faire souffrir un peu ses protagonistes à tour de rôle avant d’en finir pour certains. Mais avant, il faut que nos deux maquereaux se fassent toutes les nanas du casting, allant de la vierge frigide à la catin débauchée, dont les ardeurs au lit contrastent étonnamment avec l’atmosphère de viol attendue. En fait, m’est avis que Deodatto a voulu faire de la provoque en nous mettant du point de vue des criminels et en nous offrant des scènes de viol où les victimes sont quasiment d’accord. Mais en opérant ce choix, on se demande pourquoi alors le réal retourne vers une morale mastoc pendant ses dix dernières minutes, avec notamment notre blond efféminé du début qui, l’arme en main, nous balance un « Tu as souillé une vierge, sale ordure ! » avant d’abattre notre garagiste de plusieurs balles dans la piscine (hommage évident au combat femme/femme de La dernière maison sur la gauche) et de faire participer plusieurs personnes à sa mort. Puis nos fêtards reviennent à l’intérieur de la maison et rechignent à tuer le complice de notre garagiste (blessé par un coup de rasoir) parce qu’il a fait du mal, mais moins que l’autre… Non, clairement, La maison au fond du parc  est une repompée assez vulgaire, sans aucun but et atrocement mal joué de La dernière maison sur la gauche, et qui vaut surtout pour son excellente affiche qui finalement a plus de valeur tant que le film qu’elle promet n’a pas encore été vu. Un navet dans la filmo de Deodatto…

 

1/6 (pour le casting)

 

1980
de Ruggero Deodato
avec David Hess, Annie Belle

 

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Résumé du film en une image

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 20:16

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Avec Pitch black, David Twohy s’exerce à la série B aux inspirations SF de bonne facture, le film tentant de jouer sur le minimalisme des décors (un désert, quelques ossements, un campement abandonné…) et un scénario gentiment malin qui va confronter nos survivants à une menace plus grande que celle à qui ils croient avoir affaire. Pour un budget acceptable et quelques trouvailles visuelles réussies (le film est agréable à voir), Cette première aventure annonce une belle couleur pour les aventures qui suivront.

L’histoire : Un vaisseau de transport est heurté au milieu de sa course par des résidus de comète. Il est contraint de se crasher sur le planétoïde le plus proche, une terre complètement désertique. Une fois l’appareil crashé, les survivants se rendent compte qu’un dangereux prisonnier s’est libéré pendant la manœuvre…

 

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Un pitch plutôt intriguant, mais assez accrocheur dans l’ensemble, le film nous refaisant le coup du groupe isolé qui a affaire aux agissements d’un tueur. Classique, tout comme le twist qui arrivera en milieu de film (en fait, la menace n’est pas là…). Mais si la tambouille du film est connue, elle est préparée avec un certain sens du dépaysement. Ainsi, on nous présente tout de suite nos personnages comme des êtres attachants (les remerciements des survivants à l’officier pilote, même le connard de service y souscrit), et dont on suit les réactions avec un intérêt certain. Ainsi, le plus urgent reste de trouver de l’eau sur un cailloux apparemment désertique, qui plus est avec une atmosphère pauvre en oxygène (seulement 16%, ce qui essoufle nos personnages continuellement). Notre prisonnier, Riddick, est d’ailleurs celui qui attire le plus notre attention. Ambigu, d’une carrure imposante, Vin Diesel compose ici un personnage de brutasse attachant, car très éloigné des caricatures habituelles du genre (sans pour autant chercher à complexifier ses motivations et ses sentiments). La première partie joue donc au chat et à la souris en prenant le temps de nous décrire les différents protagonistes et de poser les rapports de force, qui évolueront par la suite. La seconde tourne alors autour d’un complexe abandonné. Une séquence charnière qui amorce le twist, même si la mécanique est un peu grosse (pour ne pas spoiler : ils n’ont vraiment pas de chance). Mais une fois la partie survival lancée, on a droit à une nouvelle version de Aliens en plutôt bien rythmé, jouant sur les effets de lumières, obligeant nos héros à jouer à la récup pour progresser mètre par mètre au milieu de centaines de bestioles (au design réussi) en trainant 140 kilos de matériel nécessaire à leur départ. Une ballade où la menace est omni-présente, où la moindre mauvaise décision d’un individu peut mettre en danger tout le groupe, le spectateur reste aux aguets, jusqu’au dénouement de la bête, qui va jusqu’à surprendre dans l’élimination de certains personnages. C’est encore cela qui fait augmenter le capital sympathie du film : il conserve quand même quelques choix persos qui restent intéressants et qui apportent un peu de fraîcheur à cette costaude série B. Avec de splendides paysages désertiques éclairés par différents soleils (jaune ou bleu), Pitch Black jouit d’une finition technique assez poussée (si l’on omet quelques plans recadrés) qui se regarde avec un réel plaisir. Un vrai bon petit film qui flirte avec un univers futuriste intéressant que sa suite développera bien davantage…

 

3.75/6

 

2000
de David Twohy
avec Vin Diesel, Radha Mitchell

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 19:15

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La fin du monde. Doomsday ! Armageddon ! Le jugement dernier ! Quand de tels mots retentissent, les athées retournent vers Dieu, les fidèles perdent la Foi, la populace pète les plombs et les cinéastes font du contemplatif sur les derniers balbutiements de notre planète. Bref, c’est l’anarchie pendant que les effets spéciaux ravagent cette bonne terre qui nous a accueillis. Roland Emmerich, un spécialiste en la matière, nous a déjà gratifié d’un Independance day plutôt costaud en la matière, vu qu’il nous offrait l’invasion extra terrestre la plus meurtrière de tous les temps sans pratiquement montrer un seul cadavre. Mais l’occasion est revenue pour lui de raser la Maison Blanche d’une nouvelle manière, puisque ce sont les éléments déchaînés qui se chargent de nous exploser la gueule. Welcome in 2012, and happy new year !

L’histoire : on enregistre en 2010 l’apparition de phénomènes scientifiques graves qui augmentent la température du noyau terrestre.

 

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On a un peu tout entendu à propos de 2012, du plaisir régressif au navet intergalactique, en passant par une formule intermédiaire le qualifiant de nanar volontaire. Seulement, la formule ne satisfait pas vraiment, dans la mesure où vu que 200 millions de dollars ont été dépensés, aucune notion de second degré n’apparaît à l’écran (difficile pour les masses d’y voir alors autre chose que du radicalement sérieux). Même si je suis intelligent (ouh, le présomptueux !), un symbole un peu gros faisant prendre conscience du ridicule de l’histoire volontairement m’aurais rassuré, mais ce n’est jamais vraiment le cas. On voit du ridicule, mais c’est traité avec sérieux. Si les bases scientifiques sont traitées avec un aplomb totalement sérieusement (le soleil nous en met plein la gueule !), il faut attendre la présentation de la famille pour que le film commence à prendre une tournure nanarde. Notre héros est un père biologique divorcé, qui passe le week end avec ses enfants pendant que sa femme fait des courses avec un autre papa, qui porte des lunettes et n’arrête pas d’être désagréable (mais on voit bien que la nature va se charger de virer ce malandrin, par l’usage symbolique de la faille en plein milieu du centre commercial). Et pendant leur week end, le papa bio et ses enfants font la connaissance d’un taré blond qui les met au courant de la théorie de fin du monde en 2012 et qui fait des émissions de radio (parce qu’il est un peu rebelle). Jusqu’ici, on avait à peine des raisons de s’inquiéter, mais dès le lendemain, après que les enfants soient retournés avec leur père adoptif et leur mère bio, ça y est ! Badaboum, des pans entiers de banlieue pavillonnaire se mettent à voler dans tous les sens, les tasses se renversent, les maisons s’effondrent… Là, notre héros arrive dans une Rolls Royce, embarque sa famille et même le père adoptif (non sans bousiller sa voiture, mais bon, c’est pas fait exprès…). Et là, on a droit à un tour de grand 8, une attraction type jeu vidéo où il faut foncer en évitant les obstacles qui tombent sur la route. Et là, je m’étonne que nos héros changent de véhicule pour prendre un avion, parce que leur voiture vole déjà très bien. C’est simple : dès qu’ils voient une bosse, ils accélèrent un coup, et paf la voiture décolle sur quelques dizaines de mètres. Forts, les bonhommes ! Et ça marche aussi avec un camping car des années 80, dont le profil aérodynamique leur fait franchir les 20 mètres de large du gouffre les doigts dans le nez. Puis nos héros, une fois le plein fait, repartent alors qu’un volcan (qui a écrasé le blond en plein délire, scène très drôle) explose et leur balance des cendres dans le dos. Les cendres vont plus vite que leur zinc, qui se retrouve vite pris dans le nuage. On se souvient du Pic de Dante, avec l’hélico en plein nuage de cendre qui se crashe avec ses réacteurs pleins de cendres. Et bien là, que dalle. D’un coup, la cendre semble faire du surplace, et l’injection d’une dose de nitro dans les soufflantes de notre coucou lui fait atteindre Mac II en un instant, leur faisant atteindre Washington en quelques minutes. Une fois là bas, nos héros trouvent un russe qui a un pilote. C’est cool, ils détournent un avion de ligne qui n’a pas le droit de décoller et se lancent sur la piste. Le soucis, c’est que nos héros préfèrent transporter des voitures de luxe plutôt que de sauver au moins quelques humains de plus, mais c’est pas trop grave, ils étaient condamnés de toute façon. Après, les effets spéciaux restent impressionnants et on en prend plein les mirettes en salle de projection (ce boeing qui frôle les immeubles…), mais on n’évite pas les effets nanars, comme cette tour de contrôle qui continue de lancer des avertissements aux avions jusqu’à sa destruction par le nuage de cendres. Direction la Chine maintenant, le seul pays qui a eu la présence d’esprit de faire construire des arches de survie (merci, la dictature populaire de chine !). Les héros se voient relégués à la porte d’entrée parce qu’ils n’ont pas de papier vert (contrairement au russe). Mais du coup, ils passent alors par la porte de derrière, et parviennent à entrer dans une arche par la salle des machines. A ce moment là, la bimbo siffle son chien qui se met à arriver vers elle, et adresse un doigt d’honneur à notre russe de service avant de rentrer dans l’entrée se refermant. Après un débat moral de quelques minutes entre nos politiques (qui hésitaient à ouvrir les portes aux populations (le plan initial)), on ouvre les portes. Ceci provoque la mort du père adoptif, qui disparaît simplement dans des rouages meurtriers (voilà qui conclut sur l’importance des parents adoptifs au vu des parents biologiques). Et pour survivre, nos héros bloquent les rouages. Ainsi, certaines personnes arrivent à rentrer par la porte entrouverte alors que les autres restent sur le quai. Mention spéciale au Russe, qui pour sauver son fils, le jette à sa femme embarquée avant de tomber avec une grimace nanarde. Là, l’eau arrive et la porte est toujours bloquée. Nos héros ont donc provoqué la noyade d’une partie des survivants qui avaient réussi à monter, mais jamais cette accusation ne reviendra sur le tapis. Notre père bio ira en mode apnée réparer tout le mécanisme de porte, et qui devient ainsi le sauveur de l’arche (alors qu’il réparait juste ses conneries, mais bon, on ne choisit pas de devenir un héros). Ah, j’avais presque oublié le président noir qui décide de rester à Washington pour faire un symbole fort de l’homme du peuple (étonnant, à croire qu’il attendrait une réélection). Et là, on a la vague de cendre. Puis après, tout le monde est mort sauf le président, qui se relève au milieu des cadavres sous la cendre (donc on ne les voit pas) pour voir la maison blanche se faire écraser par le porte avion John Kennedy. Et paf, nouvelle façon de détruire la maison blanche au compteur de Rolland Emmerich. Si le côté divertissement est assurément au rendez-vous (reconnaissons le, on ne s’ennuie pas, et les effets spéciaux bénéficient d’un soin assez notable), les messages sur père biologique et la discipline chinoise sont nettement plus nanars. Mais ne boudons pas notre plaisir, ce film est un gros jouet, une attraction complètement débile qui s’éclate à nous balader dans des paysages en pleine mutation et qui nous donnent du colossal pour argent comptant. Clairement dispensable, mais un bon gros nanar cher qui fait plaisir, malgré ses messages complètement à côté de la plaque et moralement flous…

 

1/6 mais un bon 14/20 nanar

 

2009
de Roland Emmerich
avec John Cusack, Chiwetel Ejiofor

 

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Je courre aussi vite qu'un avion !

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 19:00

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Depuis Les dents de la mer, le requin est devenu l’une des créatures aquatiques les populaires au cinéma, illustré dans quelques bons films, mais surtout dans un nombre incroyable de nanar plus ou moins réussi. Il est venu pour moi le temps de parler de la saga Shark attack, développée par Nu Image pour d’abord tenter de délivrer une série Z mais réaliste (chose qui échouera quand même pas mal, même si je ne peux m’empêcher de lui trouver un côté attachant). Cependant, les scores en VHS puis en dvd miteux ne faisant pas tant que ça un bide, les studios Nu Image trouvent un nouveau père pour la saga à dents émoussées : David Worth. Avec Shark Attack 2, on tape dans le registre nanar de première bourre, avec des effets totalement nanars et des requins en plastiques (quand ils sont entiers) qui s’attaquent à une côte touristique. Mais le must, c’est Shark attack 3, devenu aujourd’hui un monument du nanar monstrueux, à la réputation aussi gigantesque que le monstre qu’il nous promet (mais qu’il ne nous donnera qu’à la toute dernière demi-heure). Une saga ma foi qui va croissant dans la qualité nanarde. Toutefois, un quatrième opus serait sorti, sans que j’ai pu toutefois le visionner dans les délais de bouclages de cette chronique. Peut être une prochaine fois…

 

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Shark attack 1 : Dans une région de l’Afrique, on note un brusque accroissement des attaques de requin. Un expert en poisson disparaît mystérieusement dans la zone. Son ami décide alors de venir poursuivre son enquête. Voilà comment s’embraye cette sombre histoire d’attaque de squale, qui a pourtant l’audace de proposer un peu plus que les crus habituels en matière de poissons agressifs. Pas de monstre à traquer, mais un mal mystérieux qui frappe les requins de la région locale, qui n’arrêtent plus de bouffer, en ayant décimé les zones de pêche habituelles, et qui se rabattent sur les côtes. A moins que cette mutation ait été causé sciemment par quelque chose… C’est le postulat que développe le film, et si ce dernier est plutôt ambitieux, le résultat à l’écran, en toute objectivité, peine à convaincre. Rythme lent, idylle amoureuse nanarde entre notre héros américain et la blondasse du coin, Shark attack ne recule devant rien pour épaissir un scénario de 2 pages et nous caractériser des personnages à la louche. Ainsi, les véritables méchants ne sont pas des requins, mais deux flics noirs qui s’en prennent aux curieux qui s’approchent trop de la vérité concernant les requins. Ils sont bien nanars, ces deux là, à sourire avec leur grandes dents blanches et à aiguiser leur machette en rigolant et en lorgnant vers nos américains. Mais qu’importe, le héros, c’est Casper Van Dien (que l’on a pu voir aussi dans un TV film de Tarzan et dans le moyen Python), et il a un certain charisme qui ne trompe pas (le jour de son arrivée, il sauve un môme braillard d’un squale agressif (en même temps, le môme trouvait le moyen d’aller faire l’équilibriste sur un petit bateau en plein milieu du port)).  Ca doit être probablement à cause de lui que je conserve un petit attachement à cette série Z pourrave mais honnête dans ses intentions. Un mauvais petit film, mais une base intéressante pour une saga qui vous requinque à chaque nouvel épisode.

 

1/6  et un 9/20 nanar.

 

1999
de Bob Misiorowski
avec Casper Van Dien, Ernie Hudson

 

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Avec Shark attack 2, on remonte d’un cran, la folie remplaçant ici les envies de réalisme. Avec une intro qui repompe dans les grandes lignes l’ouverture des dents de la mer 2 (deux plongeuses explorent ici une épave avant de se faire attaquer par un truc gris avec des dents filmé de trop près pour qu’on puisse le voir en entier). Assez vite, le requin tueur est capturé par un zoo (repompe du 3), et là, on en a pour notre argent. Le bestiau parvient à tuer un de ses nourrisseurs devant une foule de mômes braillards, et il parvient à s’échapper au nez et à la barbe du chercheur qui l’étudie. Bien sûr la plongeuse est de la partie, désirant se venger de l’être qui lui a ravi sa sœur. Et là, le festival commence. Avec une sortie en mer où notre blonde tombe à l’eau quand le requin percute le bateau, avec l’utilisation de multiples stock shot utilisés avec plus ou moins de génie, l’histoire recycle le coup du produit qui rend les requins dingues, sauf qu’ici il s’agit de grands requins blancs qui chassent en bande et qui ont grandi trop vite. Damned, c’est sérieux ! Un chasseur de requin ne tarde pas à rappliquer, mais il fait plus penser à Crocodile dundee qu’à Robert Shaw. D’ailleurs, il se fait tellement mousser quand il parvient à ramener un requin tigre à peine sorti de l’œuf qu’on rigole devant sa suffisance. Si le film connaît de sévères baisses de rythme par moments (le romantisme miévreux de la blonde qui s’entiche du chercheur musculeux du parc aquatique), les requins attaquent assez souvent, et parfois de façon spectaculaire comme en témoigne cette séquence où ils défoncent les cages en métal du chasseur de requin et des caméra men. Le petit soucis, c’est que pendant toute la scène, ils poussent des rugissements de lions (je sens que les bruiteurs sont allés au zoo du coin pour nous offrir ce trucage nanar). Et on poursuit avec une attaque de plusieurs surfeurs, où à chaque fois que notre héros se dirige vers l’un d’entre eux, ce dernier se fait bouffer avant que le héros n’ait pu l’atteindre. Dès lors, le doute n’est plus permis, il faut éliminer la menace. On a donc droit à un dernier acte nanar du meilleur goût, avec un mini sub bourré d’explosifs et des tas de requins en plastocs qui suivent le mouvement. On aura aussi droit à des décors reconstitués en piscine, comme ces rochers en toile humide avec des algues en plastique dessus où notre blonde essayera de se plaquer. Avec recyclage des plans d’explosion d’Octopus, on peut dire que ce nouvel opus délivre clairement la marchandise, même si on a connu la Nu Image plus inspirée. En l’état, c’est pas si mal…

 

0/6 et 12/20 nanar

 

2001
de David Worth
avec Thorsten Kaye, Nikita Ager

 

Shark-Attack-2-pic3.jpg

 

Shark attack 3 Megalodon : On tient ici le chef d’œuvre de David Worth, puisqu’il lance carrément un défi aux production Asylum : le mégalodon. Un requin de trente-six mètres de long, nous hurle la jaquette ! Grand dieux ! C’est tout bonnement inespéré. Et en effet, le film se révèle du plus bel effet à ce niveau là. On commence par l’apparition d’un gros requin qui sort d’une faille et qui bouffe des plongeurs en train d’installer un réseau de fibre optique pour la compagnie apex. Puis on lance vraiment nos personnages. On suit donc un surveillant de plage musclé qui est en mode « rire » pendant un quart d’heure (comprenez par là qu’il rigole bêtement quasiment à la fin de toutes ses phrases). Ensuite, il part pêcher la langouste pendant ses heures de travail, et après en avoir ramassé deux grossières imitations en plastique, il constate que le câble d’Apex a été mordu, et il récupère même une dent zarbi. Il écrit à des zoologistes pour leur demander conseil. On a alors une scène dans un musée avec une musique stressante, on voit une blonde (donc on en déduit que c’est la zoologiste) qui marche et qui sursaute parce que c’est le gardien qui fait sa ronde. Elle regarde ses mails et décide d’aller sur place voir la dent en question. Entre temps, un couple décide d’aller baiser dans l’eau de mer, ce qui nous gratifie de beaux PLANS NICHONS pendant quelques minutes (qui deviennent des plans fesses sous l’eau. Puis on a un stock shot de requin tigre, puis un stock shot de requin blanc dans une eau limpide, puis re le requin tigre, puis le fameux stock shot du requin blanc mangeant un phoque (qu’on essaye de nous faire passer pour un requin tigre). D’ailleurs, ce dernier stock shot sera copieusement utilisé et réutilisé par le film, qui fait du stock shot sa principale source d’apparition de requins. Aussi, on remarque qu’on a des plans où le bateau avance, puis des plans où nos héros parlent en se penchant un peu pour faire croire que le bateau continue d’avancer alors qu’on voit bien qu’ils sont à l’arrêt, puis de nouveau des plans où ils avancent. Ils arrivent même à accélérer l’allure à l’arrêt. Quant à notre requin, il improvise complet, se dirigeant vers la plage avant de chopper le câble raccordé à une fille en parachute pour la tracter sur un kilomètre avant de la faire plonger. Là, on a droit à une longue minute où nos héros n’arrivent même pas à attraper sa main alors qu’elle est contre la coque de leur bateau. Le lendemain, chasse du squale, qui nous vaudra encore de bien beaux effets nanars, dont le dialogue percutant balancé au requin : « Va te faire foutre ! » « Il t’a dit d’aller te faire foutre ! » PAW !). Mais l’attraction principale du film, une fois lancée, explose l’écran. Le plan d’apparition du monstre promis par la jaquette est l’un des trucage les plus approximatifs du film, et il déclenche un fou rire incontrôlable. A partir de là, on est lancé. Le maire ne prend même plus la peine de se justifier pour refuser de traquer le requin, nos héros trouvent un spécialiste de la NRA qui leur file une torpille (on remarquera qu’il a les portraits de Bush père et Bush fils dans son bureau), et le dernier acte délivre la marchandise. Avec une scène où ils tentent de nous faire croire qu’un yacht de 40 mètres de long contient une salle de réception de 50 mètres de long, quand notre requin boulotte quelques millionnaires, que les types sautent à l’eau en tentant d’avoir l’air d’être éjecté par-dessus la rambarde, le spectateur ne sait plus où donner de la tête, tant le spectacle prend des proportions abracadabrantesques. Avec un final qui recycle encore l’explosion d’Octopus en encore plus malfoutu (on voit carrément des bouts de tentacule gicler à l’écran), Shark attack 3 est une merveille, un mètre étalon du nanar qui réjouira assurément tout une salle de cinéma, pourvu que les gens savent apprécier ce genre d’objet. A se procurer de toute urgence, il est l’un des meilleurs que j’ai vu à ce jour…

 

0/6 mais un mérité 19/20

 

2004
de David Worth
avec John Barrowman, Jenny McShane

 

http://farm4.static.flickr.com/3400/3641939458_ca4c08e66c.jpg

Sourire BG...

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 19:39

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Tim Burton est un réalisateur qui a connu des débuts difficiles (censuré par Walt Disney, il finit par atterrir chez la Warner où il réalisera son premier Batman). Mais si ce film est un succès, les dirigeants ne laissent pas encore le champ libre à Burton, dont le style bouscule les recettes établies. Las d’attendre une réponse positive, il s’engage auprès de la Twin century fox pour tourner un projet qui lui tient particulièrement à cœur : Edward scissorhands. Succès critique et public, Edward aux mains d’argent est encore considéré à ce jour comme une référence culte et continue de fasciner les amateurs de contes modernes empreints d’une sensibilité différente des productions habituelles. Un succès qui permettra à Burton d’obtenir une liberté artistique totale sur le second Batman et qui achève de présenter Burton comme un réalisateur d’exception.

L’histoire : Dans un château non loin d’une banlieue type, un inventeur met au point un homme, mais il meurt avant d’avoir achevé ses mains. La créature finit par être découverte, possédant des ciseaux à la place des mains.

 

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Découvert lors d’une ressortie ciné quand j’avais 10 ans, Edward aux mains d’argent est tout simplement une parfaite transposition du conte dans le monde réel, et c’est bien là tout l’intérêt de la démarche. Par un usage récurrent du cliché (maisons identiques, vie rythmée par le départ des maris au travail et leur retour, papotages et ragots téléphoniques…), Burton installe une vie quotidienne parfaitement réaliste, et dresse un contexte propice à généraliser sa démarche d’insertion du fantastique au milieu de ce monde connu et banalisé. S’affirmant comme une variation plus « naïve » de Frankenstein (notre héros est ingénu, possédant les bases d’une éducation qu’il n’a jamais pu mettre en pratique), Edward est une sorte d’archétype du freak gothique, possédant un talent fou (copieusement étalé dans la découverte du jardin, du château) mais dont l’existence solidaire ne l’a en rien préparé à la découverte du monde extérieur. Aussi, l’intégration du public dans la famille d’accueil, découverte par les yeux d’Edward, part sur des bases qui ravissent le public, chacun y mettant du sien pour aider le freak à s’adapter au monde extérieur et à exploiter son « talent », clef qui assure sa discrimination, aussi bien positive que négative. Ce n’est pas pour rien qu’il se révèle particulièrement adroit pour les coupes qu’il effectue, mais qu’en contrepartie il dégrade régulièrement les objets alentours et qu’il se blesse souvent. Mais c’est finalement sur le plan moral que le film préfère s’aventurer, en piégeant Edward dans une situation inextricable (et assez réaliste en somme, la naïveté d’Edward l’amenant à être manipulé par l’être qu’il affectionne le plus). Sans s’attarder sur les détails qui font régulièrement progresser l’intrigue (et qui remettent en question des valeurs assimilées par la conscience commune, mais que peu d’individus respectent : le test de la valise de billets), la conclusion du film est claire et sans ambigüité : l’autarcie du freak est la seule protection efficace qu’il peut appliquer pour se protéger du monde extérieur quand celui-ci se retourne contre lui. Avec un climax final de belle ampleur (enfin Edward utilise les ciseaux de la manière qu’on attendait) et l’épilogue doux-amer empli de regrets (mais laissant le fantastique à portée de main : Edward continue ses œuvres, mais à l’écart du monde extérieur qu’il a totalement décidé d’éviter), Burton fait basculer son conte en drame fantastique particulièrement touchant, s’attardant régulièrement sur les sentiments de ses deux protagonistes principaux : Edward et Kim, particulièrement servis par les interprétations de Johnny Depp et de Winoma Ryder, mémorables en couple finalement ensemble pendant un laps de temps très court. Avec des personnages de banlieues qui évitent le manichéisme (à part l’intégriste catho et Jim, aucun ne paraît excessif), le film gagne en crédibilité, osant s’aventurer sur des terrains glissants (la sexualité de Josh, qui a de quoi surprendre dans un film pour enfants) et traitant chaque sujet avec une limpidité qui force le respect, le scénario tournant parfaitement bien. Chef d’œuvre définitif de Tim Burton, le film a bénéficié des talents de Stan Winston pour les trucages des mains ciseaux, et encore aujourd’hui, la bande originale du rouquin Danny Elfman transcende l’aspect conte initiatique, la combinaison avec les images étant tout simplement parfaite. Un moment tout simplement inoubliable.

 

6/6

 

1990
de Tim Burton
avec Johnny Depp, Winona Ryder

 

http://image.toutlecine.com/photos/e/d/w/edward-aux-mains-d-argent-1990-tou-02-g.jpg

Burton, Price et Depp...

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 19:34

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Le fugitif est un thriller des années 90 plutôt connu, puisqu’il proposait une trame bateau mais stimulante (les affiches du film sont des avis de recherches sur le personnage d’Harrison Ford) et quelques ingrédients de ce qui fait un bon thriller (coup monté, cavale et enquête). On ajoute à ça un casting en or (Ford, Jones…) et on obtient un film long, plat et sans grandes surprises.

L’histoire : un médecin se retrouve accusé du meurtre de sa femme et est condamné à mort promptement (la justice américaine, c’est carré). Il clame son innocente et parvient à s’évader au cours d’un transfert.

 

http://storage.canalblog.com/84/87/300459/13405367.jpg

"Il ne court pas aussi vite que mes balles..."


Ca a l’air bon, mais en fait, c’est surtout ultra prévisible et téléphoné. Si on sent qu’Harrison Ford fait des efforts pour entrer dans la peau de son personnage de médecin, le début se fait complètement sous pilotage automatique, aucune surprise ne pointant à l’horizon. Quand on voit l’interrogatoire, on prédit qu’il va être coupable et qu’il va s’évader pour démarrer l’enquête. Et quand on voit le flash back au cours duquel notre toubib rit avec les invités, et que ceux-ci s’écartent juste assez pour qu’on puisse lire le projet de lancement d’un nouveau médoc à l’hôpital où il bosse, on sait déjà vaguement pourquoi on lui a tendu un piège. Après, on assiste à l’évasion la plus drôle qu’il m’ait été donnée de voir (un bus qui roule sur lui-même pour atterir sur une voie ferrée alors qu’un train arrive : la parodie Le détonateur avec Leslie Nielsen parodie magnifiquement cette séquence), suivie de la cavale la plus longue que j’ai pu suivre. Pendant une heure vingt, rien, que dalle, on suit juste notre héros qui fait semblant de bosser dans un hôpital pour poursuivre son enquête, qui tente de se déplacer discrètement en se rasant et en se coiffant différemment. C’est clair, c’est un peu palpitant de ci de là, mais il faut dire qu’on atteint des sommets du ridicule quand il se jette du haut d’un barrage (et on voit très bien que le mannequin heurte la paroi de béton avant de tomber dans l’eau) pour refaire surface un kilomètre plus loin (en ayant parcouru la distance en apnée). S’ensuivent la traque des autorités (menée par un Tommy Lee Jones nerveux, mais un poil gâchette facile sur les bords (il abat dangereusement un évadé de sang froid, avant de gratifier sa nana qui pleure d’un « Ta gueule ! » sec comme un coup de trique). On enchaîne avec quelques déboires de notre héros qui, reconnu par différentes personnes, doit fréquemment changer d’endroit (la palme à la séquence de l’hôpital où on nous montre qu’il sauve un môme et que ça ne sert juste qu’à le faire décamper). Mais l’enquête avance tout à coup (ah, on nous ressort enfin le plan des infos sur le médoc) et qui embraye sur la politique douteuse d’un labo pharmaceutique (qui truque ses résultats pour ouvrir un marché lucratif). A l’époque, ça présentait une petite once d’originalité, mais aujourd’hui, et c’est d’ailleurs la seule chose qui vient relever ce thriller, qui trouve encore des échos de nos jours. Mis à part cela, on suivra de nombreuses méandres inutiles à l’intrigue (le passage dans le commissariat est à mourir de rire d’inutilité), et le gentil dénouement où les deux hommes qui ont joué au chat et à la souris pendant deux heures se tapent dans le dos, prêts à discuter base ball. Un thriller paresseux et pantouflard, dont l’aura de scandale s’est depuis considérablement amoindrie.

 

1.5/6

 

1993
de Andrew Davis
avec Harrison Ford, Tommy Lee Jones

 

http://www.filmotv.fr/elts/programmes/960/gallerie/PHOTO_LE_FUGITIF_PHOTO1_w_450.jpg

"Je suis innocent !" "Taisez vous !"

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 19:23

http://images.wikia.com/darkhorsemovies/images/4/4c/Virus.jpg

 

Vous aimez Titanic ? Vous aimez Terminator ? Vous aimez Aliens ? Vous aimez le côté nanar d’Un cri dans l’océan ? J’ai le bestiau qui va vous faire rêver : Virus. Un block buster complètement nase qui lorgne vers beaucoup de choses que les fans d’horreurs et d’action 90’s aiment, sauf que le côté nanar plombe un peu le tout. Transprant le manque d’originalité et l’envie d’en mettre plein la vue, le film crée un état bizarre chez le spectateur, partagé entre la mécanique ultra prévisible du récit et la générosité constante des effets spéciaux.

L’histoire : La station MIR est heurtée par une sorte de transmission électrique alors qu’elle envoyait un signal à un paquebot de recherche en technologies de pointes (vague expression pour dire que ça pue…). Quelques jours plus tard, un navire américain remorqueur arrive en vue dudit bateau.

 

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Et c’est parti pour un tour. A titre personnel, j’ai pris un malin plaisir à voir Un cri dans l’océan, sorte d’actionner monstrueux complètement coulé par son côté années 90 qui l’empêche totalement de viser plus haut que la pocharde gentiment gore et décomplexée que promettait l’affiche. Et bien Virus, c’est la même chose, en à peine mieux. Bénéficiant d’un budget très confortable, ,e film s’appuie en majorité sur des effets spéciaux en dur, ce qui nous permet de voir des concepts robotiques plutôt séduisants, et qui demeurent encore à ce jour les plus beaux robots tueurs que j’ai pu voir sévir dans une série B. Car on est bien dans ce registre. Avec un usage constant de l’humour et de tous les tics du cinéma divertissant des années 90 (faire répéter 3 fois la même chose quand les personnages prennent une décision par exemple), le projet annihile totalement toute dimension horrorifique qui aurait pu éloigner le grand public. Et pourtant, c’est pas faute d’essayer. Avec des cyborgs complètement dégueu utilisant des morceaux de cadavres et les rapiéçant en mode travail à la chaine, on a affaire à de belles scènes gores interdites aux moins de 18 ans, sans que celle-ci viennent heurter le moins du monde nos rétines. Autre poid mort du projet : les personnages. Je suis partagé entre la fascination et l’atterrement devant le cabotinage de tout le casting. Entre Jamie Lee Curtis qui se prend pour Sigourney Weaver, Donald Sutherland  qui en fait des tonnes pour montrer qu’il tient au pognon, le black qui pète un câble et qui devient une sorte de Rambo du pauvre en 10 bonnes minutes… Une véritable folie souffle sur ce bateau, qui brule ses cartouches à bonne allure (à vrais dire, la première partie du récit pourrait même paraître efficace, ménageant le suspense en nous faisant évoluer dans un vaisseau saboté dont tous les occupants ont disparus. Mais dès que les robots sont en vue, on est en mode nanardeur qui s’extasie de voir d’aussi belles machines aussi mal utilisées. Histoire sans surprise, conclusion attendue, rien ne vient sauver Virus du fléau de la médiocrité, si ce n’est le design de ses monstres d’acier. C’est bien peu, mais impossible de résister au charme d’un tel projet, autant pour le gore excessif que pour son absence totale d’intérêt autre que la satisfaction de voir des robots vénères verser du sang. Une sorte de Hardware à grande échelle, mais en pas effrayant.

 

1,5/5 en mode objectif (mais je penche plus pour un 5/6)

 

1998
de John Bruno
avec Jamie Lee Curtis, Donald Sutherland

 


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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 19:20

http://3.bp.blogspot.com/_OAcW2F9GBa4/TDyLPjxeOoI/AAAAAAAADL8/CPv3XWhN8M8/s1600/from-paris-with-love.jpg

 

Taken et son nazi de Liam Neeson vous avait plu ? Attendez de voir le nouveau bestiau de Pierre Morel, le redoutable From Paris With Love. Ce film a quelque chose de fabuleux : il réussit à cumuler avec une générosité hallucinante les pires clichés du genre, distillant la méthode besson à chaque plan et avec un aplomb si sérieux qu’il en devient désarmant. Plus les minutes passent, plus l’envie de se cogner la tête sur un parpaing se fait claire, tant l’abrutissement d’un tel spectacle en vient à heurter continuellement les barrières de la morale, en faisant l’éloge de la xénophobie avec un usage immodéré du cliché.

L‘histoire : les étrangers ont pourris la France. Heureusement que les américains sont là pour venir ingérer notre police…

 

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Quand le sang d'un homme éclabousse son visage... il part se l'essuyer et il passe au suivant !


Pierre Morel semble avoir trouvé son style en faisant du cinéma Besson, puisqu’il excelle à faire de l’action non stop en diffusant des clichés plus monumentaux les uns que les autres, usant de prétextes nanars pour diriger nos avis avec un tel manque de finesse que l’on ne peut s’empêcher de rire devant de telles ficelles. On suit d’abord un héros à la française, une sorte de James Bond fidèle à sa femme, bon aux échecs, et dont les scènes d’actions consistent à agrafer un micro sous une table ou à changer une plaque d’immatriculation. Un petit bureaucrate, en somme, qui vit avec sa petite amie toute gentille qui se veut la française  coquine et sexy qui brise les clichés (alors que pas du tout, elle fait quand même la cuisine, ou alors elle commande la bouffe par téléphone, et attendez le twist). Bref, rien de trop louche jusqu’à ce qu’un américain arrive, en la personne de John Travolta, et là, c’est parti. On a le cliché type de l’américain fort en gueule impérialiste qui se croit le maître du monde, qui traite les français d’enfoirés et de suceurs d’escargots, et qui nous traite après d’américanophobe parce que la douane refuse de faire passer ses canettes de merde (qui contiennent par la suite des armes démontées, mais c’est cool, il est américain). Et dès son arrivée, on peut dire que le rythme repart. Si on se faisait chier avec les français, l’amerloc vient remettre de l’ordre dans tout ça en se pointant dans un resto chinois et en ouvrant le feu, massacrant 15 chinois armés d’uzis (qu’ils sortent d’un tiroir dès que l’amerloc se pointe) avant de tirer dans le plafond, d’où tombe de la schnouf. C’est bien connu, les chinois trafiquent de l’opium depuis Tintin et le lotus bleu… Ensuite, on poursuit l’enquête avec un lien plus ou moins flou avec une triade chinoise installée en France (enfoirés de chinois !), puis on continue avec des proxénètes des pays de l’est (Taken en version courte, tout aussi efficace, surtout que l’américain est visiblement très intéressé par le corps de la pute qu’il se paye), et on continue avec un réseau terroriste d’origine pakistanaise organisé dans des HLM de cités. Certes, pendant les scènes d’action, Pierre Morel essaye de faire preuve d’un second degré par l’usage de bruitages rigolos (mode flipper dans une fusillade) ou de gags (le running gag du vase de cocaïne, les chinois balancés dans l’escalier), mais cela rachète-t-il le discours xénophobe auquel on assiste ? On a droit ainsi à la scène de jeunes noirs et rebeus qui dépouillent nos héros, avant que ces derniers leurs fassent peur avec des mots, et que le seul qui reste se fait tabasser par le héros français du film sous les acclamations hystériques de l’américain. Vraiment, l’américanisation du français est la meilleure chose qui pouvait arriver. On poursuit avec l’exécution sommaire de quelques musulmans (qui ont le type moyen-oriental, donc ils sont musulmans) dans un appart, puis de l’usage d’une bombe artisanale pour faire pêter leur voiture (une scène irrésistible, nos héros aimant visiblement leur travail bien fait). Quelques minutes avant, notre héros abattait un immigré désarmé à bout portant (enfin, il ne l’a pas abattu, l’immigré a foutu le canon du flingue dans sa bouche et a appuyé sur le doigt du héros, on ne sait pas trop pourquoi, mais c’est un fanatique, y a pas à chercher de raisons). Et puis on a droit à la scène du dîner entre amis, où on voit que nos héros, qui ont tué une vingtaine de personnes pendant la journée, savent parler météo et sujets de conversations normaux, rejoignant en droite ligne la mise en scène de Martyrs vis-à-vis des bourreaux. Puis, par un retournement de situation de moins d’une minute, la petite amie française type devient un terroriste hyper entraîné (juste parce qu’elle sort d’un coup un flingue et qu’elle tire sur son petit copain). Les terroristes font maintenant frapper. Mais la hiérarchie française, trop pète-sec, ne veut rien biter aux avertissements de nos héros. Mais pas d’inquiétudes, l’américain est là. La scène de course poursuite avec une Audi arrive à ce moment là, avec un Travolta qui roule à 200 à l’heure sur une autoroute française bondée en tirant au lance roquette sur ces enfoirés de musulmans terroristes. Mais c’est le final au cœur de l’ambassade que je retiens tout particulièrement, car il ressemble étonnamment à celui de Poultrygeist, sauf qu’il est totalement sérieux. Ainsi, notre héros fait face, flingue au poing, à sa copine portant une bombe artisanale, et alors que cette dernière bouge le petit doigt, notre héros abat cette conasse de terroriste. Et là, Pierre Morel nous fait un ralenti, sans doute pour chercher une quelconque trace d’humanité dans cette exécution sommaire. Et là, Travolta arrive, nous balance une vanne à la Besson, et paf, générique et le travail est fini. J’ai encore du mal à croire que le film que je viens de voir était sérieux (visiblement, ce n'était pas vraiment le cas, mais le second degré n'est jamais parvenu à faire passer la pilule, la rendant au contraire plus indigeste). Décidément, que le lecteur ne s’offense pas de toutes les vulgarités que j’ai employé pendant ma chronique, mais là, ma rage naveuteuse s’est manifestée pendant une heure vingt. Suivant comment on le prend, ça peut être très drôle, mais je trouve ça finalement plutôt navrant quand des spectateurs me disent qu’il est bon.

 

0/6 mais un 19/20 nanardo-naveuteux.

 

2010
de Pierre Morel
avec John Travolta, Jonathan Rhys Meyers

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 11:11

  http://www.scifi-universe.com/upload/galeries/affiches/23841/super8_affiche1.jpg

 

Super 8 est un film qui jouit d’une certaine réputation auprès du public, s’auto-proclamant héritier du cinéma de Spielberg avec des hommages appuyés et un esprit bon enfant qui, disons le, joue plus la carte de la nostalgie (le côté eighties du film) que celle de la fraîcheur qui faisait le succès de bandes comme Explorers ou Gremlins. Il n’empêche qu’en ces temps de block busters formatés, un bon petit souvenir d’antan fait toujours plaisir, d’autant plus qu’ici, nos bambins se livrent à la sympathique activité du cinéma amateur.

L’histoire : une bande de gamin décide de commencer le tournage d’un film de zombies alors que sévit dans les parages un extra terrestre belliqueux.

 

http://media.melty.fr/super-8-film-steven-spielberg-jj-abrams-elle-image-483125-article-ajust_614.jpg

 

Le plus gros reproche que l’on ait fait au film, c’est de dire qu’en gros, c’est ET qui est vénère parce qu’il veut rentrer chez lui. Et en l’état, la critique est tout à fait acceptable, puisqu’elle pointe du doigt le plus gros souci de ce film : il ne surprendra jamais. Difficile certes de ne pas faire l’assimilation avec ET, le film imitant le style de Spielberg avec un appui certain (la scène d’accident du train ou comment faire du pied à Spielby sans en avoir l’air : il a tourné cette scène avec une caméra super 8 dans son enfance) et mettant en scène une bande de jeune et un extra terrestre. Certes, le film noie un peu le poisson en faisant de notre alien un méchant, une bête surpuissante et invincible qui passe son temps à piquer des objets divers pour un but qui ne sera révélé qu’en fin de film (mais bon, comme on a vu ce que faisait ET avec les jouets qu’il ramassait, on a une petite idée). Mais globalement, le film est assez pauvre, ne faisant que très vaguement peur (l’unique séquence un peu effrayante, c’est dans les galeries creusées par la bête) et apportant finalement peu d’action ou de sentiments. A vrais dire, si nos jeunes gamins ne faisaient pas du cinéma amateur, j’aurais eu du mal à me familiariser avec eux (et cela malgré la touche Spielberg). On a donc les gamins qui agissent dans l’esprit un peu rebelle des années 80, avec une histoire d’amour à la clef (enfin, d’amour, de première expérience sentimentale), et qui s’éclatent à tourner un film de zombies faisant hommage à Romero (ouf, les références sont sauves). D’ailleurs, on pourrait même dire que je préfère le court métrage passant pendant le générique que le film que j’avais payé, la parodie avec la touche enfantine parvenant à cerner quelques points tordants des films de zombie (la psychologie de couple). En l’état, le film jouit d’une facture technique à l’ancienne plutôt sympathique (malgré l’intrusion régulière d’effets spéciaux numériques dans les scènes d’action, aussi détaillés soient-ils), et d’une ambiance digne des films Amblin qui, depuis quelques années, nous manquaient un peu, il est vrai. Aussi, la sortie de Super 8, si elle échoue totalement à enrichir l’univers créé par l’écurie Spielberg, se révèle être une synthèse appliquée, convaincante, et qui possède un certain capital sympathie pour ses jeunes acteurs qui se révèlent finalement attachants (même si le « réalisateur » du film amateur me fait toujours penser à Cartman…). Si il s’est révélé être un sympathique divertissement (pour le coup accessible à toute la famille), Super 8 n’est pas vraiment la résurrection qu’on attendait, mais un écho sympathique d’une culture maintenant sous la poussière.

 

3.5/6

 

2011
de J.J. Abrams
avec Kyle Chandler, Joel Courtney

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:59

http://www.sevensept.com/sites/sevensept.com/files/imagecache/gallery/uploads/images/films/spiders-875.jpg

 

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C’est avec émotion que je vais maintenant aborder une série de films qui me tient vraiment à cœur, puisqu’il ne s’agit rien de moins que mon troisième premier dvd acheté, et qu’il s’agit de mon premier nanar de compet acquis à la sueur de mon front (pour la modique somme de 2 euros) : la saga Spiders ! Avec le premier film, Gary Jones (un habitué des séries B animales qui persistera avec le trop connu Mosquitos) nous balance à la gueule une araignée qui grossit un peu plus à chaque nouvelle génération, quitte à atteindre des proportions gargantuesques au cours d’un dernier acte tout simplement irrésistible. Généreux, totalement décomplexé et porte étendard de la culture nanarde (méchant nanar, effets spéciaux nanar, gentils nanars…), la philosophie du mauvais film sympathique m’est venue au bout du 15ème visionnage, et depuis, j’ai arrêté de compter les rediffusions à domicile. Moins jubilatoire que son prédécesseur, Spiders 2 tient quand même le bon bout avec quelques plans nichons (absents du précédents métrage) et une partie psychologie nanarde, avant de nous réserver un dernier acte tendu où les araignées sortent de partout, et surtout d’endroits où elles n’avaient aucunes chances d’apparaître. Bref, une saga très méritante que l’amateur ne doit en aucun cas négliger.

 

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Spiders : Si chaque individu devait se faire prophète d’un film, je postulerais probablement pour celui-là, mes multiples visionnages m’ayant assuré une connaissance complète du film. C’est simple, tout ce qu’on aime dans le nanar monstrueux est là dedans. On commence avec des astronautes (ou plutôt des stock shot d’astronautes et de navette spatiale) impliqués dans un obscur programme d’arme biologiques à base de mygales bien grasses. Manque de pot, ces expériences (devant se faire en orbite pour des raisons inconnues) foirent et la navette se crashe près de la zone 51. Or, déjà présents à la zone 51, on a des étudiants en journalisme qui flairent le scoop (ils ont été tuyautés par des extra terrestres, véridique !), et qui profitent du crash pour s’introduire dans l’enceinte et aller fureter, histoire de traîner l’armée dans la boue. Manque de pot, ils se planquent dans le camion qui sert à transporter les cadavres, et ils se retrouvent transporter au cœur même de la base 51 (non sans avoir vu précédemment notre méchant de service tirer sur un urgentiste du SAMU parce qu’il voulait emmener l’unique survivant contaminé dans un hôpital). Si la première génération d’araignée meurt connement (écrasée par le héros…), la seconde fait la taille d’une pastèque de 3 mètres de diamètre. Et là, on ne rigole plus. Après une séquence de sortie du corps de l’astronaute lorgnant beaucoup trop vers Alien (on en explose de rire), l’araignée s’attaque à tous les membres du personnel, qui ont l’air de se faire mordre par une araignée en plastique vaguement télécommandée. S’en suit une errance dans les dédales de la base où tous les militaires se font avoir, où notre journaliste et ses deux compères cassent un code de sécurité nationale en 2 minutes et accèdent à Roswell, mais mieux encore, à des clichés d’araignée génétiquement modifiée (alors que ce sont des photos d’araignée de recherche google). Et là, un des gars qui s’est fait mordre pète un câble, se met à courir dans les couloirs pour finir mangé. Avec des incrustations foireuses (la chute dans la cage d’ascenseur en mode « fond vert avec un ventilateur dans la gueule »), de la psychologie nanarde (une séquence flash back totalement hallucinante où on entend les deux compères de la journaliste dire des trucs qui s’éloignent de plus en plus du sujet, avant d’en revenir d’un coup aux hurlements…) et de l’action (le dialogue gentil/méchant) Spiders est un cru nanar hautement recommandable, d’autant plus que les effets spéciaux signés Robert Kurtzman bénéficie d’un certain soin qui ne gâche rien. Si la majeure partie de l’intrigue se déroule en sous sol, le dernier acte surprendra en lançant carrément la surenchère, l’araignée atteignant la taille d’un building et détruisant toute la ville alentour. Nos héros trouveront alors un hélico garé sur le parking de la fac avec dedans la bazooka avec le dernier des roquettes atomiques à uranium enrichi. Un régal, d’autant plus que notre héroïne devra abattre la créature en étant attachée au bout d’un câble d’acier suspendue à l’hélico qui perd du carbu. Totalement bordélique, Spiders est une réjouissance, un vrai plaisir coupable qui se mate à toute heure de la journée (son contenu léger permet une approche à tout moment) et qui apportera son lot de rire facile. Une de mes principales références nanardes.

 

1/6, mais un bon 18/20 nanar

 

2000
de Gary Jones (III)
avec Lana Parrilla, Josh Green

 

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Alien, mais en plus drôle...

 

Spiders 2 : Une suite que j’ai découvert sur M6 un samedi soir tard, et qui m’a apporté une certaine satisfaction même si comparé à son prédécesseur, le rythme a pris un coup. En effet, après une base labyrinthique, on aura droit à un cargo labyrinthique. On commence par une scène où des humains écrasent une araignée grosse comme la main dans leur petit bateau comme si c’était normal. Surgissent alors des hommes masqués qui les kidnappent, et qui nourrissent de gros trucs poilus à huit pattes avec leur cadavre. On se focalise ensuite sur nos héros, un couple en lune de miel sur un monocoque. Après avoir essuyé une tempête, nos héros tombent à l’eau dans une piscine pleine de vague et finissent par trouver refuge dans un gros paquebot en tirant des fusées avec… un truc fait à base de rouleaux de PQ. On embarque, et on commence par un examen médical, où un docteur dans le genre patibulaire les palpe en disant « Vous êtes en parfaite santé. Très beau spécimen. » « Spécimen ? » « Jargon médical ! » en guise de justification. Et paf. L’homme commence à suspecter quelque chose de louche (il se rend compte que certains passagers ont quatre paires de pattes, des yeux globuleux et qui claquent des mandibules dès qu’on passe trop près), et là, le personnel nous sort l’excuse en béton : il devient PA-RA-NO-ÏAC ! Et crac ! En quarantaine où on lui injecte des œufs sous la peau qui écloront en mode alien du pauvre (en passant l’image d’explosion de bide au ralenti, on voit qu’un ballon sort de la blessure, se gonfle avant d’éclater et de foutre de la peinture rouge partout. A vrai dire, on s’ennuie poliment pendant une heure, il faut attendre le dernier acte pour que les bêtes soient lâchées. Mais on ne sera pas déçu non plus, le film regorgeant d’astuces nanardes. Un exemple entre 1000 : notre héroïne poursuivie arrive dans un cul de sac, porte verrouillée, le plan s’arrête quand elle lève les yeux vers le plafond. Les types arrivent, ne voient personne et repartent. Et là, la caméra monte et on voit notre héroïne derrière une grille de ventilation soudée renforcée avec des barreaux de métal. Plus fort que Houdini ! Et que dire de la fin nanarde du méchant, qui nous laissera mort de rire tant elle est nanarde. Bref, si c’est bien nul, c’est quand même marrant à suivre, bien que les bestioles soient moins réussies que dans l’opus précédent. Sympathique nanar en somme.

 

0/6 et un correct 13/20

 

2001

réalisateur : Sam Firstenberg

avec : Stephanie Niznik, Greg Cromer, Richard Moll

 

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Mon prochain achat dvd :

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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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