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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:28

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En 2009, une petite série B qui avait l’air inoffensive a fait son petit effet dans le monde des cinéphiles : Les ruines. Adapté du livre de Scott Smith et porté à l’écran par Carter Smith, ce film a tout du bon petit huis clos gore comme on les aime, en renouvelant toutefois un peu la formule, puisqu’il mise d’avantage sur la guerre d’usure que sur des attaques brusques et spectaculaires.

L’histoire : un groupe d’étudiants font connaissance avec un allemand de leur âge, qui leur propose une balade en forêt jusqu’à une ruine où son frère effectue des fouilles archéologiques.

 

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Un pitch certes orienté (on se doute que leur périple va mal tourner), mais jusqu’à ce qu’on ait confirmation de la menace, celle-ci restera ambigue… Si on croit d’abord la voir chez les mayas (comme une sorte de Borderland en mode archéologique), on se rend vite compte que la menace est plus sournoise que ça. Jusqu’à ce que l’on découvre le pot aux roses et que le potentiel paranoïaque du film commence enfin à éclater. Vu que la spécificité du film a été spoilée quasiment partout, on ne va pas tourner autour du pot : ces plantes carnivores sont l’ennemi le plus sournois qu’on ait pu voir dans un film ces derniers temps. Non content de profiter de l’immobilité des proies qu’elle vise, elle est aussi capable d’imiter des sons, chose qui lui permettra de séparer le groupe à plusieurs reprises et d’en boulotter quelques uns. Hélas, le film étant plutôt court, la plante se contentera de reproduire vaguement des sons, alors que dans le roman, cette dernière parvenait à mémoriser carrément des dialogues entiers, et s’amusait à en répéter quelques morceaux pour faire de la manipulation psychologique sur les survivants. Peut être too much écrit comme ça, mais dans le roman, certains tournent presque à la folie à cause de cela. Si nos personnages n’avaient que peu d’intérêt pendant leur première demi-heure, le gore qui va leur être imposé dans l’heure qui suit est quant à lui plutôt impressionnant, bonne synthèse des concepts décrits par le livre, de l’amputation à l’auto-mutilation. Des détails craspecs qui viennent encore gonfler l’atmosphère de ce thriller à ciel ouvert, où la majorité du film se suit en plein soleil. Après, le tout reste assez sommaire. La psychologie des personnages reste plutôt minimaliste (deux lignes de dialogues sont sensées justifier une manie obsessionnelle d’un des personnages), voire à peine décrite, et certains trouvent la mort dans des conditions si absurdes qu’on en vient à se demander pourquoi le film a recours à de tels procédés. Ainsi, alors que le désir de survie des personnages était quand même bien présent bien que malmené par notre chirurgie au couteau de chasse, le script se débarrasse d’un coup de deux personnages principaux, comme pour donner un  coup de fouet à un rythme qui faiblissait, alors qu’il y avait encore de la matière à exploiter. Enfin, le dénouement, carrément nihiliste dans le bouquin, trouve ici une issue beaucoup trop clichée et frustrante pour continuer à remporter notre adhésion (le seul personnage sympathique du film se sacrifie pour sauver une cruche de la pire espèce). Si finalement, les personnages des Ruines n’ont rien pour attirer notre attention, il n’en est pas de même de sa créature remarquablement bien gérée (la passivité de la plante est particulièrement efficace) et de ses saillies gores qui font serrer des dents. Plutôt efficace au vu des circonstances.

 

4/6

 

2008
de Carter Smith
avec Jonathan Tucker, Jena Malone

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:23

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Le sanglier est une bestiole un peu coriace, et ça, nos cinéastes l’ont bien compris. Avec le récent français La traque (un bon petit truc, ça, avec peu de budget, mais pas trop mal foutu) et le kitch Razorback (que je n’arrive pas à aimer malgré moi), on tient là quelques petits exemples sympathiques de ce que ces phacochères ont dans le ventre. Avec Pig Hunt, le réalisateur Jim Isaac (Jason X, marrant) ne tient pas vraiment le film qui va le relancer, mais il s’y attaque avec un côté foutraque qui a tout pour rendre l’objet sympathique. En traitant son film comme un fourre-tout d’idées, il arrive à ménager les apparitions du bestiau pour nous offrir quelques encas non moins sympathiques.

L’histoire : une bande de potes partent pour un week end entre mecs dans les bois. Une fois sur place, ils entendent parler d’un gros sanglier et se lancent dans la chasse.

 

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Oubliez le film de mecs, vu que des petites copines inattendues se joignent à la bande de départ. Si nos citadins ont finalement peu d’intérêt, leurs connaissances excitent déjà notre imaginaire, du hippie sanguinaire entouré de canons aux rednecks accros au tuage d’animaux qui vivent dans les parages. Aussi, si on croise quelques sangliers, on a plutôt affaire à une chasse à l’homme pendant une moitié de film, avec les rednecks totalement déjantés qui effrayent les citadins, alors ces derniers commettent des bourdes qui aboutissent à des morts d’hommes, et de fil en aiguille, les rednecks se mettent tous à leurs trousses. On a ainsi droit à des traques pas trop mal torchées, et même franchement sympathiques quand nos rednecks se croient dans mad max et qu’ils enfourchent tout un tas de véhicules bricolés pour courser dans les bois nos citadins terrifiés. Nos pauvres brebis finiront par trouver refuge chez le hippie, chose d’abord assez agréable mais qui se soldera par, on s’en doute, une déconvenue brutale. En parlant du cochon de l’affiche (celui pour qui on est venu), oui, il est impressionnant une fois à l’écran. Pour tout dire, il parvient à faire peur tant sa gueule dégueulasse nous répugne, et se révèle habile à sectionner membres humains en tout genre. Plutôt gore, avec un suspense contenant quelques temps morts mais pas désagréable à suivre, Pig Hunt est, toutes proportions gardées, un petit plaisir fait pour caler les amateurs de bis pendant un petit après midi de creux. Modeste et fréquentable.

 

3.5/6

 

2008
de James Isaac
avec Travis Aaron Wade, Tina Huang

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:02

Mothers-day

 

Ceux qui connaissent la Troma ne connaissent peut-être pas Mother’s day, un petit film de Charles Kaufman (le frère de Lloyd, qui a fait preuve de beaucoup de talents sur des projets comme L’invasion des profanateurs de sépulture et Quills) ou une famille de psychopathe trucidait n’importe qui pour faire plaisir à maman. Darren Lynn Bousman, qui s’est mis à dos toute une communauté de cinéphiles amateurs d’horreur (responsable des séquels Saw 2 à 4), avait jeté le doute avec Repo, the genetic opera (film condamné par son manque de budget, mais qui parvenait à faire un film de SF chanté, ce qui est assez ambitieux et inhabituel pour être souligné. Et avec le remake de Mother’s day, il parvient enfin à trouver le bon rythme, les bons cadrages… C’est tout simplement le Home Invasion le plus réussi depuis le remake de La dernière maison sur la gauche.

L’histoire : Alors qu’un couple organise une fête dans leur nouvelle maison, une famille débarque dans la place en croyant être chez eux.

 

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Le pitch n’est pas vraiment top, mais il est dur de résumer ce qui doit être l’un des meilleurs thrillers horrorifiques de ce début d’année. C’est bien simple : tous les interprètes de ce film sont brillants, et le rythme est impeccablement géré du début à la fin, nous immergeant au cœur de cette soirée qui vire en prise d’otages et en racket plus ou moins organisé. Première constatation, on s’intéresse autant aux bourreaux qu’aux victimes, ces dernières étant constamment partagées entre le doute et l’envie d’agir (ou de fuir). Quant à notre famille, les gosses sont des braqueurs dont le dernier coup a mal tourné, et qui pensaient retrouver leur mère en revenant à la maison familiale. Le hic, c’est que cette dernière a été saisie pendant la crise de l’immobilier, et qu’elle appartient maintenant à d’autres. Un contexte social qui humanise un peu nos malfaiteurs, car à côté de cela, on a fréquemment affaire à de vrais barjes qui n’hésitent pas à mettre leurs victimes en face de dilemmes cruels et sobres possédant ici un réel impact émotionnel (contrairement aux Saw qui misaient sur un renouvelement constant des tortures et sur du gore tape à l’œil). Méchant, Mother’s day l’est, pratiquement sans pitié avec tout son casting (si les victimes sont plus nombreuses et par conséquent prennent plus cher, les bourreaux sont loin d’être épargnés), ce qui permet d’entretenir continuellement la tension qui porte le récit (même si, on vous le dit tout de suite, la situation évolue surtout avec la mort du premier bourreau). Quant aux mères en question, nous aurons affaire à la mère de famille type institutrice autoritaire (elle a élevée ses enfants seule et les a toujours tenus à l’écart du monde extérieur) qui maitrisera la situation pendant une bonne partie du film (mais qui cède quand même devant les souhaits de son cadet), et la nouvelle maîtresse de maison, mariée mais dont l’unique enfant est mort dans un accident de voiture. Il s’agit donc de confronter deux figures maternelles assez opposées, mais finalement loin d’être vierges de tout défaut. Complètement amoral dans son récit, Mother’s day s’assume comme un thriller plutôt méchant et à la conclusion finalement logique vu le traitement réservé aux personnages (on évitera de spoiler le dénouement). Enervé, particulièrement efficace et nous offrant une palette de personnages aux réactions diverses (pour le coup, chacun est crédible), Mother’s day est un excellent remake, qui redore vite fait le nom de son réalisateur et qui pourrait bien se retrouver quelque part sur un Top 2012.

 

5/6

 

2010
de Darren Lynn Bousman
avec Deborah Ann Woll, Jaime King

 

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Brutal !

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 19:39

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Attention, cette affiche cache une arnaque...

 

Le thriller en roman au format poche, c’est l’évocation de grands noms comme Tom Clancy, Michael Crichton et autre Clive Cussler. Quelques bests sellers d’un mois où il est souvent question d’armes chimiques, de complot gouvernemental ou d’attaque terroriste. Ainsi, on pourra retirer d’une telle culture (pas désagréable à lire en passant) quelques figures clichées, comme le héros de paperasse qui doit faire ses preuves sur le terrain suite à une situation de force, et des terroristes qui prennent en otage un avion. Ca tombe bien, y’ a tout ça dans le film du jour : Ultime décision, avec Steven Seagal et Kurt Russel.

L’histoire : Les forces anti-terroristes américaines parviennent à coincer le chef d’un réseau terroriste tchétchène. En représailles, le sous-chef lance une attaque sur un avion de ligne des états units et exige la libération de son supérieur. A moins que tout cela ne cache quelque chose…

 

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Le héros et la citoyenne !

 

Suspense bon marché, récit à sensations, caractère en acier moulé, nous sommes bien dans le thriller des années 90 mode air force one, celui qui nous montre que les civils américains ne sont pas tous des brebis consuméristes et que les soldats sont des hommes d’élites. Pour ainsi dire, on ne sera surpris par aucun des actes de bravoure du film, ce dernier reprenant pas mal de procédés déjà vus ailleurs. Une fois l’avion pris en otage (on se demande comment ils ont réussi à faire passer des flingues au contrôle, mais bon…), nos terroristes tchétchènes font leurs sommations : libérez notre chef ou on bute tout le monde. Se pointent alors nos figures héroïques : Steven Seagal en chef des commandos (un bidasse sanglé dans son uniforme qui gratifiera Kurt d’un « Guignol ! » assez mémorable) et Kurt Russel, un spécialiste des terroristes tchétchène convaincu que les terroristes mijotent un gros coup et qu’ils ont à bord une bombe qui a de quoi pulvériser la côte ouest. Options : les laisser atterrir en oubliant la théorie du wasp, ou les éclater en vol. Non, on va envoyer un commando qui va rentrer dans le boeing en plein vol sans que l’équipage ne s’en rende compte. Et paf ! On sait dans quoi on a mis les pieds maintenant. Il s’agit de dégommer les terroristes en douceur, localiser la bombe dans la soute à bagages et poser l’avion sans dommages. Bien sûr, le tout ne se fait pas sans pots cassés, mais laissez moi vous spoiler un bon coup : les gentils gagnent ! Ouf. Entre temps, les fans de Steven pourront s’indigner du sort ingrat réservé à leur héros (moi le premier, sa fin m’a carrément estomaquée tant elle arrive au dépourvu, parce que c’est Steven, il ne peut pas mourir ! Ce mec, tu l’envoies au pôle Nord en caleçon avec une brosse à dent et le lendemain…), qui a dû laisser pantois pas mal de monde. Mais ainsi, Kurt Russel reprend le devant de l’affiche, et ça devient tout aussi sympathique. Après, aucune surprise en vue, si ce n’est le concepteur de la bombe, qui s’appelle Jean Paul Demou (une saloperie de français, pas étonnant qu’il ait viré terroriste !). Et cette bombe d’ailleurs, elle est très drôle, parce que pendant une heure, notre ingénieur et notre expert en bombes galèrent sur un détonateur avec plein de fils, alors qu’en fait non, c’était juste un camouflage pour masquer le vrai détonateur qui est dessous, et qui consiste en un banal déclenchement manuel. Une petite question : pourquoi cette embrouille, si aucun commando spécial n’était attendu par les terroristes (qui ne se doutent d’ailleurs de rien pendant une heure trente) ? On aura aussi la tentative de localisation du passager commandant la bombe, avec la collaboration surprise d’une hôtesse de l’air courageuse qui prend ses instructions en décrochant le téléphone de bord sous le nez des terroristes sans que ces derniers songent à la liquider. Nos terroristes passent d’ailleurs une bonne partie de leur temps à invoquer Allah, histoire de forcer un peu sur la caricature. Heureusement qu’en milieu de film, un terroriste prend la peine de se faire buter pour dire « Allah n’a rien à voir avec tout ça ! C’est juste ton cœur qui est plein de haine ! », sinon, on avait droit au stéréotype Gary Oldman de AF1. M’enfin bon, une petite gun fight en cabine pressurisée sur la fin, un atterrissage à la Airplane ! et on est quitte avec son devoir. Sur cela, remerciements de la hiérarchie, congratulations des passagers, salut militaire des soldats ayant participé à l’opération et draguage de la jolie hôtesse courageuse, sur fond de chanson de noël à la Die Hard. Mine de rien, on s’est quand même marré (le coup de l’ingénieur et du noir désamorceur au cou brisé qui rient à s’en décrocher la mâchoire pour bien montrer qu’ils ont réussi à désamorcer la bombe), mais c’est p’têt pas la peine de le voir une deuxième fois, vu qu’on connaissait l’histoire avant qu’elle commence (sauf pour Steven).

 

1,75/6

 

1995
de Stuart Baird
avec Kurt Russell, Oliver Platt

 

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" Guignol !"

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 19:32

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Le home invasion revient en force avec l’attendu Mother’s day de Darren Lynn Bouseman, et plus récemment encore avec Trespass, où un vendeur de diamants voit sa maison investie de malfrats désirant les déposséder de leurs richesses terrestres. Un thriller nerveux nous était promis, d’autant plus qu’au niveau du casting, on avait droit à Nicole Kidman (le mémorable Calme blanc) et Nicolas Cage (Ghost Rider 2, le dernier des templiers). Le résultat à l’écran est… comment dire… plutôt mitigé, le script peinant vraiment à apporter du renouveau à une formule déjà connue (et sans avoir l’excuse de faire un remake comme pour La dernière maison sur la gauche), exécutée ici sans grande virtuosité.

L’histoire : Kyle Miller est un revendeur de diamants sur le point de réaliser une fructueuse affaire. Le soir même, alors qu’il s’apprête à sortir en ville avec sa femme et qu’il refuse que sa fille aille à une fête étudiante, leur maison est investie par des braqueurs vénères.

 

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Voilà pour les hostilités. Avec un début plutôt agressif (les braqueurs se déguisent en policier pour pénétrer chez les Miller), les enjeux sont vite posés : donne-nous ton pognon ou on vous exécute les uns après les autres (précisons que leur fille est partie sans leur accord à sa fête et qu’elle peut donc revenir à tout moment). En fait, la situation de tension se met tellement vite en place qu’on se demande comment le film va pouvoir tenir sur la longueur, certes raisonnable, de 1H30. Même si c’est Joel Schumacher qui est aux commandes (8mm, une des rares alternatives à Seven), on a quelques appréhensions bien compréhensibles, qui viendront hélas se confirmer pendant le film. Si les acteurs y mettent clairement du leur (Cage est parfait en capitaliste à lunettes refusant de céder ses richesses à une bande de voyous car tant qu’il ne donne pas le code, lui et sa famille resteront en vie), le film peine à renouveler régulièrement son suspense, à relancer l’intérêt du spectateur pour ce thriller finalement pas aussi énervé qu’on l’espérait (Panic Room reste toujours une belle référence). Si quelques bonnes idées parviennent à interpeller (l’offre de Kyle d’arnaquer les assurances en faisant croire que les diamants ont été volés), le tout reste finalement très conventionnel et très lent à avancer (l’entêtement de Kyle, les menaces stériles des hommes encagoulés…). Il n’y a qu’au retour de la fille qu’on a droit à un peu d’action, et là encore, après 5 minutes, c’est peine perdue, on recommence à se tourner les pouces en attendant le prochain coup d’éclat de nos victimes. A vrai dire, la seule petite originalité (qui n’en est pas vraiment une), c’est que ce braquage permet de révéler au grand jour quelques pratiques de Kyle, qui a hypothéqué la maison, remplacé les bijoux de sa femme par du fac-simile afin de rassembler un max de fric pour des buts assez louches. Mais sinon, on se tapera quelques bons poncifs, du genre  un des braqueurs qui tombe amoureux de Sarah (Nicole) et qui éclatera la notion de groupe pour la défendre dès qu’un autre encagoulé commence à la secouer un peu trop fort. On aura aussi droit à un « Ma mère s’est fait battre par mon alcoolique de père pendant toute sa jeunesse. Pourquoi ? Parce qu’elle pensait que si elle se faisait battre, on ne se faisait pas battre. Alors elle s’est faite battre jours après jours jusqu’à ce qu’elle ait une insuffisance rénale. Elle a besoin d’une greffe de rein maintenant » de la part d’un des bandits pendant un interrogatoire, suivi par la négative de kyle, de quelques coups et d’un autre « Tu crois vraiment ce que je viens de te dire ? Ma mère est morte parce que c’était une putain d’alcolo ! ». Comment décrédibiliser totalement nos braqueurs décidément peu enclin à faire face aux situations de ce genre. La police n’arrivera elle que bien plus tard, entre temps, les rapports de force seront peu ou prou restés les mêmes, et tout restera ainsi assez vague jusqu’au dénouement final. Personnellement, si la facture technique du film est plutôt jolie, il a grandement peiné à me divertir ou à me faire éprouver une quelconque angoisse (voire une quelconque émotion). Bien dommage que ce nouveau cru soit décevant.

 

2/6

 

2011
de Joel Schumacher
avec Nicole Kidman, Nicolas Cage

 


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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 19:22

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Le septième voyage de Sinbad avait tout du bon film d’aventures à l’ancienne, avec une avalanche d’effets spéciaux en stop-motion animés par les soins de Harryhaussen, et offrant son lot d’intrépidité (malgré quelques incohérences : des prétextes un peu fumeux de ci de là, un génie pas très réaliste…). La formule s’étant révélé être un succès, deux suites verront le jour, dont le film d’aujourd’hui : Le voyage fantastique de Sinbad. Un vrai bon film d’aventure que je trouve supérieur à son prédécesseur car bien plus maîtrisé, bien moins alourdi d’incohérences et se parant d’un charme oriental moins présent chez son prédécesseur. Une vraie bonne surprise au final.

L’histoire : A l’approche d’une île, Sinbad intercepte un talisman transporté par un étrange oiseau. Plus tard, alors que le bateau touche terre, Sinbad est attaqué par un magicien, Cura, et ses hommes de main.

 

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Vraiment, redécouvrir ce film a été une excellente surprise, car il arrive à concilier à la fois la « générosité aléatoire » du fantastique des films d’aventure des années 60 (on a ici un bestiaire particulièrement cohérent) et d’avoir un bon scénario global, nous faisant sans cesse progresser dans l’intrigue. Ainsi, une fois que Sinbad trouve refuge auprès du vizir de la capitale locale, l’enjeu revient à reconstituer une amulette, qui une fois reconstituée donnerait la position géographique de la fontaine de Jouvence et d’une couronne assurant le pouvoir sur toute la contrée avoisinante. Y a de l’enjeu ! Surtout que Cura, le méchant de l’histoire, est un magicien plutôt fourbe mais intelligent, qui mise surtout sur l’espionnage à l’aide de petites créatures, de plus grosses nécessitant qu’il sacrifie quelques années de sa vie. On a donc affaire à un méchant crédible (qui tente d'ailleurs à plusieurs moments d'imiter le style de Christopher Lee), en tout cas beaucoup moins caricatural que la moyenne, sa crainte de la mort et le fait de se voir vieillir démesurément au cours de l’aventure lui donnant de solides raisons de continuer sa quête. En outre, son alignement serait Loyal mauvais, il ne tue pas ses associés si ceux-ci le déçoivent, et c’est quelque chose de suffisamment rare pour être relevé. Côté créature, la production se révèlera plutôt sobre, misant sur les invocations du magicien de service, tantôt avec de petites créatures espionnes, tantôt avec des démons s’incarnant dans des statuts (ce qui nous vaudra ainsi un magnifique combat contre une Kali à 6 bras maniant le sabre avec dextérité). Sinbad quant à lui fait beaucoup moins « américain » que dans le premier du nom, et avouons le, si le traitement de la religion reste minimaliste et peu engagé, entendre prononcé le nom d’Allah plutôt que celui du Christ apporte un peu de fraîcheur et d’exotisme à ces aventures plutôt soucieuses de leur contexte oriental. Côté décors, on aura droit à pas mal de lieux différents, de la capitale du coin jusqu’aux différentes îles-étapes, qui malgré des effets spéciaux approximatifs (les incrustations des statues dans les parois rocheuses ont très mal vieillies) parviennent à créer des ambiances qui font toute la réussite de ce réçit d’aventure plutôt palpitant. Personnellement, j’y vois de belles similitudes avec L’odyssée du passeur d’Aurore (Narnia 3), ce qui loin de m’avoir déplu, même si il est bon de noter que Le voyage fantastique de Sinbad est plus concis en terme de caractérisation de personnage que ne l’était Narnia. Un vrai grand film d’aventure, totalement gratuit (comme la plupart des films d'Harryhausen), mais d'une richesse revigorante.

 

4,5/6

 

1974
de Gordon Hessler
avec John Phillip Law, Caroline Munro

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Published by voracinephile - dans Aventure (la mine d'or)
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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 16:59

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On se rappelle du plaisir que constituait La légende de Béowulf, film d’animation pétri de bonnes intentions qui n’a cependant pas trouvé son public (c’est d’autant plus dommage que sa réflexion, simple, épurée, clichée, est ce qui fait sa grande force). Aussi, voir DreamWorks commencer à tripatouiller avec l’héroïc fantasy pouvait faire gentiment sourire, leur productions variant du bon (Shrek 2, Le prince d’Egypte…) à l’innommable (Shrek 4, Megamind…). Dragons débarque sur les écrans en 2010, et bon sang, qu’est ce que c’était bon ! Quel film aussi épique pouvait rivaliser avec lui, tout en prétendant être accessible à un très large public ? En un film, le studio réussit à nous redonner espoir, montrant qu’il est capable de faire du bon boulot quand il arrête de lorgner vers Disney.

L’histoire : Harold, un jeune gringalet qui vit parmi les Vikings, rêve de combattre les dragons avec ses semblables et de conquérir le cœur d’Astrid. Au cours d’une attaque, il parvient à blesser un dragon que personne n’a jamais vu, mais il refuse de l’achever.

 

Dès les premières images, le film rassure en voulant nous donner de l’ampleur avec le village de Beurk une ville viking battue par les vents, construite sur les flancs d’une falaise et fréquemment attaquée par des dragons qui s’attaquent à leur bétail. La qualité des images est tout simplement bluffante. Si l’on passe un peu rapidement sur les designs simplistes de certains dragons (pensés pour paraître tout mimi auprès du jeune public, en particulier pour la furie nocturne qui rappelle beaucoup les traits d’un chat), le spectacle a tout du grand film d’aventure avec la facture technique adéquat (l’animation des vols à dos de dragons parvient à rivaliser avec Avatar, bien que moins long) et avec des personnages attachants. On commence déjà par Arold, vecteur d’intégration facile pour le jeune spectateur masculin et vrai bon personnage qui cherche à s’intégrer dans un village de bourrin sans pour autant renier son goût pour l’aventure. Le père d’Arold est bien sûr le Viking le plus baraque du village, cassant du dragon à la chaîne et ne crachant jamais sur la confrontation frontale avec la menace venant du ciel. Les vikings qu’on connaît, il les interprète à lui tout seul, et finalement cette formule un poil clichée permettra de donner de l’épaisseur aux personnages quand Arold et son père seront amenés à discuter ensemble (des discussions minimalistes, qui traduisent bien le fossé séparant les deux générations). Sans aborder les autres personnages, le village viking est dans son ensemble crédible, dans ses activités quotidiennes jusque dans son fonctionnement politique (les guerriers qui votent à main levée). Questions rebondissement, la première partie du film joue plutôt sur l’intimisme, misant tout sur la relation dragon-arold, ce dernier tentant de nourrir et de soigner la bête clouée au sol. Des parties pratiquement muettes où la gestuelle de nos personnages prend pas mal d’importance, nous laissant accéder à un registre sentimental plutôt touchant. Et quand ce chapitre se clôt, un autre s’ouvre en nous permettant de ré-envisager totalement nos impressions vis-à-vis des dragons, d’en apprendre plus sur leur fonctionnement et d’apprécier qu’elle sera notre confrontation finale. Véritablement dantesque dans son dernier acte, nous offrant l’une des créatures volantes les plus impressionnantes qu’on ait pu admirer dans des films d’animation, le projet prend une solide dimension d’aventure, et son final certes happy end mais pas dénué de cicatrices (combien de films pour enfant mutilent leur héros ?) conclut parfaitement cette splendide histoire de fantasy. Seule petite ombre au tableau : la VF un peu trop coolisante (entendre des vikings dire « comment tu dois être trop mal… » « Ok, cool, merci de confirmer, sympa ! », c’est un peu abusé) et les tics de langages d’ Elie Sémoun qui parasitent par moments le discours du héros. Mis à part cela, on tient l’un des meilleurs films pour enfant de la décennie.

 

5/6

 

2010
de Chris Sanders, Dean Deblois
avec Jay Baruchel, Gerard Butler

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 10:41

 

Nouvelle contribution personnelle de ma part au blog, sauf qu'ici, je compte tourner ce film avec des amis (enfin, c'est en projet, la pré prod venant d'être lancée avec cet embryon de scénario sans dialogues). Voilà donc déjà de quoi se rincer l'oeil sur ce que pourrait être l'une des projets les plus ambitieux de ma courte carrière de ciné amateur : un bon gros nanar monstrueux ! Cette ébauche se décompose en différentes parties, chaque paragraphe illustrant une étape du film (plutôt que d'avoir une vrais trame nanarde, autant en faire plusieurs qui disent la même chose, je pourrai en plus me prendre pour Tarantino).

Ceci est la première ébauche du script. Enjoy !

 

Un projet d'affiche suivra. Certains amateurs de nanars reconnaitront des hommages (voir des repompages totals, mais on est en mode nanar, tout est possible)

 

Un chercheur voit son avancement refusé et doit s’acquitter d’une surcharge de travail jusqu’aux congés d’été. Il est méprisé par son ingénieur de chef qui s’octroie l’intégralité de ses découvertes. Peu à peu, la tension monte alors qu’il bosse sur une algue sensée servir de nourriture pour les poissons. Entre temps, l’ingénieur promet monts et merveilles lors d’une assemblée de compte rendu. Un labo rival réclame des parts du projet car le labo responsable du projet des algues utilise un de leurs produits disponible dans le commerce. Le ton monte, les enjeux deviennent sérieux. Il faut qu’on comprenne que ceux qui ont des droits avec les brevets touchent du pognon, et qu’ils en veulent, du pognon. L’expérience donne naissance à une algue qui attaque aux poissons (plan d’un poisson rouge qui va vers l’algue, plan de l’algue immobile qui bouge brutalement d’un coup, explosion de couleur rouge et de bulles dans l’aquarium. Par vengeance, le technicien appelle un groupe d’écologistes anarchistes : Green War, qui militent pour les plantes. Ces derniers arrivent et saccagent le labo comme des primates. Ils libèrent les algues dans les toilettes, en sacralisant démesurément leur geste. Les algues flottent dans un tuyau jusqu’à la mer (à côté d’un conteneur de déchets radio-actifs). Générique ultra dynamique : Attack of the Killer Weed.

 

Lorsqu'il fait son rapport, le laborantin décrit tout ce qu'il fait, sauf les recherches qu'il a mené (par ex : j'ai déjeuné. Il y avait du hachi parmentier et des topinambours. J'ai repris mes recherches, mais j'ai dû les interrompre pour satisfaire un besoin pressant. Sur le chemin, je me suis arrêté prendre un café...). A chaque fois qu'ils parlent de leurs recherches, les scientifiques utilisent pleins de mots compliqués qui n'ont aucun rapports entre eux (« Tu as contrôlé les isotopes ? » « Ouais, les coprolites ont atteint la phase alpha. » « Et les nucléons en phase zêta ? » « Ah, non, en phase beta. » « Quoi ? Mais ça veut dire que le génome héréditaire est récessif ! » « Je crains pour la plasmose cellulaire moi aussi. » « En gros, on a affaire à un putain de monstre végétal qui pense et qui bouffe des humains. » «  Oui, en effet. Un procariote charcarias hypertrophié du bulbe rachidien et aux homolyses hypochondritiques. ».

Remake des dents de la mer : une jeune femme est attaquée alors qu’elle se baigne nue et disparaît sous l’eau. Plan d’un requin en stock shot, puis arrivée de l’algue tueuse et on voit le requin qui flotte ventre à l’air à la surface, avec des algues qui le recouvrent.

 

Scène où un pêcheur ne rapporte rien d’autre que des algues. Il n’y a plus de poissons. Il emmène quand même les algues chez lui pour que sa femme prépare une salade. Plus tard, en pleine dîner, la salade les attaque. Le pêcheur finit étranglé et sa femme tombe par terre (la salade lui fait un croche-patte) et se brise la nuque. La police conclut à l’accident.

 

Une série d’accidents de bateau paraît louche. Le technicien du laboratoire s’y intéresse et constate que c’est l’algue mutante qui est la cause de tout ça. Les autorités ne veulent rien comprendre, le tourisme local allant recommencer. De son côté, son chef se charge de lui dire que c’est de sa faute.

 

Le méchant ingénieur est un type en costard classe (jamais en blouse), qui n'arrête pas de faire des têtes bizarres et qui n'arrête pas de menacer et de faire chanter tout le monde (un gars vient pour l'aider, il le menace que si il divulgue quoi que ce soit... Une serveuse lui apporte un café, il lui dit "Vous ne m'avez jamais vu, sinon...", un facteur lui apporte du courrier "il vaudrait mieux pour vous que vous oubliez m'avoir apporté cette lettre...").


Une attaque a lieu sur la plage et tout le monde se rend alors compte de la situation. Scène de panique : tout le monde lève les bras, se met à crier (à deux à l’heure), s’excitent, se rentrent dedans, se marchent dessus, tombent à l’eau. Un ou deux se font bouffer. Quand ils courent, ils courent comme des tafioles, se heurtent les uns les autres et tombent par terre, se prennent les pieds dans les trucs... A un moment, un gars se fait arracher la jambe par le monstre, et il se remet à courir : plan de seulement son haut, qui courre normalement, et plan du sol avec un pied qui se pose de temps en temps. Les plages sont interdites d’accès. Les militaires patrouillent. Les écologistes crient à la fin de la méditerranée et du monde entier.

 

Coup des deux campeurs qui vont par effraction sur la plage pour se droguer et faire du sexe. Ils se font violer par les plantes. Le gars est tué mais la fille parvient à s’enfuir.

 

L’algue remonte une rivière. On suit avec elle un groupe de jeune qui faisaient une randonnée et qui maintenant se retrouvent harcelés par la créature, sans pour autant prendre une autre route que celle de la rivière. Justin Bieber fait partie du groupe. Scène au coin du feu où la fille leur fait une prédiction (ils entendent un bruit bizarre, puis une horloge sonner 12 coups et une sirène d’urgence) qui se produit en même temps, et tous rigolent à la fin car rien n’a l’air de se passer. Ils se font attaquer alors qu’ils se trempaient les pieds dans l’eau. Ils continuent de suivre la rivière car elle doit bien mener à une route. Un boulet fait tomber ses clefs dans l’eau, au milieu des algues. Il voit les algues bien bouger autour, mais il avance quand même une main prudente, qui se fait prendre et tirer dans l’eau. Justin et la fille commencent à tailler un tronc d’arbre pour le planter dans la gorge de la créature. Il lui jettera un T shirt dessus pour l’aveugler, puis il lui sautera dessus pendant qu’elle se débattra (il a vu ça sur Disney Channel). La fille foncera alors avec le bâton pour l’occire. Ils lancent le plan, l’algue vient, Justin lui lance le T shirt dessus et lui saute sur le dos en commençant à lui donner des fessées. La fille fonce mais la créature bouge au dernier moment et elle empale Justin. Il tombe et on entend alors son lecteur mp3, qui passe sa chanson « Pray ». La fille remonte sur un chemin et trouve la route qui longeait la rivière.

 

Des nazis écologistes veulent capturer la plante pour l’utiliser afin de conquérir le monde. Ils tentent de la capturer en l’appâtant avec des étoiles de mer à 6 branches (comme l’étoile de david, ya !), mais la manœuvre foire et ils se font boulotter par l’algue.

 

Un commando de 3 militaires est envoyé pour traquer l’algue. Ils font le postulat que les plantes ont peur du cri des herbivores. Ils diffusent dans l’eau des cris d’herbivores, ce qui leur permet de regrouper les algues. Les premiers paquets d’algues qui se forment tentent de s’enfuir par la terre. Ils sont dégommés au lance roquette par un militaire. Certains arrivent dans la ville de Hyères et commencent à déclencher la panique en renversant des poubelles, en bougeant le bouchon de ceux qui jouent à la pétanque… Heureusement, les flics débarquent en leur tirant dessus, et les algues meurent.

 

Plan du héros qui enlève sa blouse, dévoilant du muscle (bronzé). Plans icôniques, il prend des armes et va au bord de l’eau sur la plage. Au moment où il va sauter dedans, le méchant arrive avec un révolver. « Ahaha… Vous voilà ! … » Il tire un monologue où il explique l’importance de la créature, de l’avantage tactique que c’est, et finit par dire qu’il va contrôler le monde avec cette algue… En parlant, il marche vers le côté, et tombe à l’eau. L’algue le bouffe.


Un gigantesque amas d’algue sort sur la plage (gros comme Godzilla). Les militaires en bateau retournent sur la plage. Le militaire au bazooka se fait écraser par le monstre. Le technicien récupère alors le bazooka et va avec les militaires dans leur hélico. L’algue géante progresse vers l’aéroport en marchant. Elle cause plusieurs accidents, et fait s’écraser un avion (stock shots totalement artificiels). Les militaires lui donnent la chasse avec l’hélico, mais la mitrailleuse lourde ou le bazooka sont sans effet. Le scientifique empoigne alors une machette, fait un discours de quelques minutes puis saute de l’hélico sur le haut de la bête. Il commence à essayer de se tailler un chemin dans la végétation. Le monstre d’algue chancèle, puis s’effondre, mort. Les militaires atterrissent, et commencent à faire un discours funèbre sur l’éloge du devoir. Le scientifique sort alors de derrière un buisson, bien vivant. Ils se serrent la main, tout finit sur un air patriotique. Les algues ne supportent pas l’eau salée et meurent toutes rapidement. Happy end / plan sur la fille violée qui donne naissance à un mix entre poupon en plastique et algues agitées.

 

Fin

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Published by voracinephile - dans Créations personnelles
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 10:23

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/aventures/terrain_mine,0.jpg

 

 

Si il y a bien un acteur d'action modeste auquel je n'ai pas encore accordé mon attention, c'est bien Steven Seagal. Vedette d'un nombre assez conséquent de petites productions, le bonhomme s'est depuis toujours illustré dans quelques faits d'armes qui ont marqué le cinéma (Piège en haute mer doit être un de ses meilleurs), ou au moins le cœur de quelques fans désireux de trouver une autre divinité à idolâtrer que Chuck Norris. Tout ceci va maintenant changer, vu que je m'attaque maintenant à quelques titres du bonhomme, qui sortiront bientôt sur ce blog. Et histoire de bien commencer les choses, on attaque avec Terrain miné, un bon petit défouloir qui traite d'un problème : l'or noir.

 

L'histoire : Regis, une compagnie pétrolière ne reculant devant aucun procédé frauduleux pour augmenter ses profits, pousse au cul pour terminer la construction de sa plus grosse raffinerie avant que les délais de propriété des puits de pétrole d'Alaska n'expirent...

 

http://img.over-blog.com/600x329/3/01/25/75/WESTERN-21/TERRAIN-MINE.jpg

 

Dans cette sombre histoire de profit (réalisée par Seagal himself), nous avons droit à quelques figures populaires bien de chez les américains. On commencera avec Michael Caine, qui joue ici le directeur de la firme pétrolière Regis. Un pourri fini qui saccage la nature du moment que l'argent continue à rentrer pour la semaine. Si l'accumulation de caractères mauvais fait vite sourire, il reste que derrière ces clichés qui reposent surtout surtout sur l'interprétation de Michael, le film parvient à capter l'essence des problèmes économiques de ces dernières années : le fait de vouloir faire des profits à court terme plutôt que de miser sur le long terme, de privilégier l'investissement dans les nouvelles technologies plutôt que de stagner dans des états de dépendance et de consommation... Mine de rien, c'est bourrin mais pas dénué d'engagement (en témoigne ce final totalement écolo qui a dû déboussoler pas mal de spectateurs venus juste pour voir Seagal exploser un pourri). Avec ça, on aura Seagal, un homme à tout faire de la compagnie pétrolière, spécialisé dans l'étouffement des feux de puits de pétrole. Un type normal au final, qui prendra parti pour les indiens d'Alaska au cours d'une bagarre, puis qui en milieu de film se convertira gentiment à leur philosophie de la vie, et profitera de leurs enseignements. A vrai dire, la première heure pose surtout les enjeux (les pourris qui voient en l'Alaska un pays du tiers monde appartenant aux USA / Seagal en mode blasé mais on sent que la colère couve), et la seconde nous offre enfin le cota d'action attendu. Avec l'arrivage d'un commando dirigé par R Lee Ermey en personne, ça commence à pêter dans tous les coins, avec quelques trucs d'escarmouche en forêt et le sabotage complet d'une station de raffinage. Et notre Seagal dévoile enfin sa vrai bobine. Son passé est tellement secret qu'on commence à spéculer sur ses rôles d'agent fédéral ou d'espion, on reste flou, mais on comprend qu'on vient de marcher sur une mine. Avec une réplique culte comme « Ce gars là, tu le lâches au pôle nord en caleçon avec une brosse à dent, et le lendemain tu le vois arriver à côté de ta piscine le sourire aux lèvres et les poches pleines de pesos ! », le culte Seagalien est amorcé et copieusement alimenté (probablement que le réalisateur est de mèche avec lui-même), et cela pour notre plus grand plaisir nanar. Vraie partie de plaisir, le film de Seagal n'oublie pas de raconter quelque chose, qui hélas s'engage un peu trop dans sa dernière partie et risque de larguer en route son auditoire avant qu'il ait pu terminer son beau discours (naïf). Plus méritant qu'on ne pouvait le penser, même si sans grosses surprises...

 

3,5/6

 

1993
de Steven Seagal
avec Steven Seagal, Michael Caine

 

http://www.filmotv.fr/elts/programmes/2831/gallerie/1_2831_TERRAIN_MINE_PHOTO_w_450.jpg

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 12:42

Dead-Space-Downfall.jpg

 

http://spaziodowload.altervista.org/Blog/wp-content/uploads/2011/05/Dead-Space-Aftermath.jpg

 

L’année 2008 a été marquée par un évènement du jeu vidéo qui a terrifié par mal de gamer un peu partout : Dead space. Un jeu pas foncièrement innovant dans son pitch, mais qui avec des images soignées, une ambiance bien glauque et 12 chapitres se succédant sans temps morts, nous scotchait bien 10 heures devant l’écran avant de s’avouer vaincu (et encore, le mode difficile n’était pas enclenché). Une véritable réussite, que sa suite parviendra un peu à faire renaître (mais à peine, la formule étant reprise quasiment à l’identique à l’exception des décors plus détaillés). Afin de promouvoir le jeu sur le terrain du cinéma (on se rappelle du court métrage assassin’s creed), les studios ont également décidé de produire un dessin animé sensé fournir une genèse de base au néophyte et lui donner envie d’apporter son point final à l’histoire en achetant le jeu. Louable idée que voilà, cet univers bourrin et gore offrant des possibilités à l’infini, et contenant tous les ingrédients du bon divertissement horreur. Hélas, si sur le papier c’était du tonnerre, le résultat à l’écran peine à convaincre, ne possédant presque aucune des qualités qui ont fait le succès du jeu. Toutefois, l’univers contenant toujours des possibilités, une suite voit le jour : Dead Space 2, aftermath. Las, les erreurs du passé sont en partie répétées, et les rares traits de bravoure sont gâchés par des temps morts aux antipodes du second jeu. Un saga pitoyable pour des évènements vidéo-ludiques plutôt de qualité.

 


 

Dead Space, Downfall : Ainsi, voici les fameuses bases que nous propose le préquel du jeu tant convoité. Première minute : bouh, que c’est laid ! Si le jeu vidéo avait la décence de nous faire évoluer dans de magnifiques décors, l’animation pauvrette est composée de dessins fait sur paint (ou gimp, mais assurément pas photoshop) animés avec plus ou moins de rapidité. C’est clair : le pognon fait défaut, et c’est un peu problématique, la trame du film réclamant tout de même un minimum d’ampleur. Ainsi, on se tape des images moches pendant une heure et demi, et ce n’est pas le gore mal foutu qui va rattraper le coup. Certes, se réclamant dans la lignée de Dead Space, le film ne peut pas vraiment être détesté, puisqu’il développe les bases du jeu. On retrouve notre bestiaire terrifiant, on suit l’évolution de la panique sur les différents membres d’équipages et des mutineries qui s’en suivent. Mais tout ceci s’opère mécaniquement, platement… Le spectateur est totalement déconnecté de ce spectacle, il ne parvient pas à rentrer dans le vaisseau avec les personnages principaux, et par conséquent il n’en a pas grand-chose à foutre, de ce qui peut leur arriver. Si les ingrédients attendus nous sont servi, ils ne provoquent à aucun moment le plaisir qu’ils avaient procuré sur PC. On passe d’ailleurs sur l’héroïne un peu trop bateau pour convaincre (une femme d’action… depuis Alien, le modèle ne serait-il pas un poil dépassé ?) et sur sa bande de potes, qui vont tenter de rejoindre le hangar à vaisseaux en traversant tout l’USS Hishimura (comme dans Alien la résurrection) et en bousillant quelques monstres au passage. Mais comme c’est moche, convenu et télécommandé, le spectateur, s’il regarde sans problème, oublie l’intrigue après 10 minutes de film. Il ne reste plus que la fin assez décevante de ce triste film (l’héroïne nous quitte d’une façon très drôle et très stupide) qui ouvre la porte au jeu, qui vaut infiniment mieux que cette daube certes suggestive, mais pas recommandable pour autant.

 

1.5/6

 

2008
de Chuck Patton
avec Nika Futterman, Keith Szarabajka

 

http://thomasthink.com/img/dead-space-le-film-blu-ray-2.jpg

Dieu que c'est laid...

 

Dead Space 2, Aftermath : Si le projet semble toujours manquer de pognon (ce qui ne devrait pas être le cas, le concept ayant de quoi susciter l’engouement d’un large public, mais suite à l’incident Pandorum…), il essaye de partir en mode moins télécommandé, et c’est déjà une bonne surprise. En effet, exit la station orbitale du second opus, on se dirige vers un terrain tout aussi original que frustrant : la psychologie de l’espace. En effet, rare sont les survivals horreurs se déroulant dans l’espace qui ne misent pas aussi sur de la psychologie effrayante pour renforcer la sensation de malaise au cours des quelques temps morts de l’histoire. C’est ici cette terreur qui va prendre l’ascendant sur le gore brut de décoffrage du premier épisode. Le souci, c’est que ça ne fait pas peur. Jamais. On percevra vaguement des gênes et des troubles psychologiques chez nos protagonistes, mais rien de bien déstabilisant. C’est d’autant plus dommage que la bonne idée du film consiste à remettre en balance tout le spectacle auquel nous avons déjà assisté, en nous expliquant que les monstres que nous avons toujours cru authentiques n’étaient en fait que des hallucinations. Pour de la déstabilisation psychologique, il y avait de la matière, d’autant plus que le rôle du monolithe est encore plus développé devenant au moins aussi mystique que ceux de Kubrick. Mais non, le matériau est si mal exploité que rien ne viendra jamais dépasser de ce spectacle pompeux et aussi encore moins divertissant que son prédécesseur. D’autant plus qu’images de synthèse et animation paint cohabitent très mal (une inexplicable faute de goût, ou un problème technique qui condamne toute l’esthétique du film. Rien à ajouter sur ce triste projet qu’on aura vite oublié.

 

0,5/6

 

2011
de Mike Disa
avec Christopher Judge, Ricardo Chavira

 

http://www.critique-film.fr/wp-content/uploads/2011/05/Dead-Space-Aftermath-2a.jpg

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