Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 15:40

x6m5fdar.jpg

 

Jumper est une tentative fantastique assez audacieuse dans l’idée, dont Chronicle sera une version plus calme. Il fait le postulat de suivre un adolescent découvrant qu’il possède désormais des pouvoirs surnaturels (ici, celui de se téléporter instantanément dans un endroit où il est déjà allé), et de suivre son parcours. Une véritable ode à l’individualisme qui gangrène la société.

L’histoire : David, un humain exceptionnel, découvre qu’il a la capacité de jumper. Décidé à bien utiliser son nouveau don pour se faire une place dans le monde, il braque une banque et vit comme un prince. Mais il compte bien séduire son amour d’enfance…

 

db81b85e.jpg

 

Oh, mais c’est notre ami David S. Goyer qui est à l’origine de ce scénario ? Décidément, son style provoque chez moi d’inévitables allergies (enfin faut faire la part des choses : Dark city, Blade 1&2 et les deux premiers opus du chevalier noir compensent-ils Blade 3, man of steel, TDKR ?)… Et il me semble important de souligner l’importance de la contribution de Simon Kinberg, responsable de xXx², Mr & Mrs Smith, X-men l’affrontement final et Abraham Lincoln chasseur de vampires… Toujours est-il que Jumper est effectivement un film de petit malin. Il applique un concept fantastique simple à monsieur tout-le-monde, espérant ainsi immerger son public jeune dans la découverte de cet univers aux capacités nettement plus étendues maintenant que les barrières de l’espace sont affranchies. Et effectivement, le concept fonctionne. Ce film pourrait d’ailleurs être considéré comme le cousin sage de Hollow Man, où là encore, un pouvoir surnaturel était remis entre les mains d’un beauf inconséquent. Ici, pas question de meurtres en masse (c’est un héros, hein), mais un parasite qui se sert de son pouvoir pour braquer des banques et exploiter le monde qui l’entoure pour son petit divertissement personnel. De maigres tentatives d’empathie viennent étoffer le script (mère disparue, père absent et violent), en vain, l’amoralité ambiante imprégnant le projet, ruinant toute tentative de prendre sérieusement l’histoire. Et pourtant, le film jouit d’une incroyable popularité. Probablement par le rapprochement entre l’individualisme du héros pour son confort personnel, qui nous fait rêver à ce que nous ne possédons pas (par de petites touches quotidiennes comme le fait d’être si paresseux que David préfère se téléporter à côté de la télécommande plutôt que de se lever pour la prendre). A juste titre, un de mes amis se demandait pourquoi après toutes ces années, David n’était pas devenu obèse à force de ne pas se déplacer normalement, il ne croyait pas si bien dire… Et comme notre héros regarde les désastres aux infos en buvant un coca avant d’aller à la finale mondiale de rugby, on se dit qu’on va probablement se faire chier. Mais les enjeux arrivent vite ! Il faut conquérir Millie, son amour de jeunesse, et surtout, échapper aux paladins, les traqueurs de Jumper ! Des fanatiques opérant depuis le moyen âge (les sorcières, c’était eux !) qui se font un devoir moral de traquer les jumpers où qu’ils soient sur le monde, dirigés par un Samuel Lee Jackson en pétard avec tous ses cheveux blancs. Autant dire que je souscris immédiatement à leur cause pour éradiquer cette vermine qui, c’est le cas, vit en parasite, de vol et de rapine, et qui en vit très bien. Peu importe la surenchère en effets spéciaux qui fleurit au fur et à mesure du film (les combats contre les paladins sont parfaitement bien chorégraphiés), les dilemmes moraux de pacotille et la glorification des intérêts purement personnels (David ne pensera jamais à quelqu’un d’autre que lui-même), l’important, c’est le constat final. Je suis riche, la femme que j’aime sait que je pille des banques et elle s’en accommode très bien (je lui ai sauvé la vie quand même, à cette gourdasse), et je vous ris au nez. J’étais un crétin avant, comme vous (tiens, ça me rappelle Wanted), mais maintenant, je suis tellement plus, je vaux tellement mieux, et surtout, je profite tellement de la vie. Aider son prochain, c’est bon pour le cinéma. Profiter de la vie, c’est la dernière chose qu’il nous reste à nous autres, individus. Si vous avez un moyen de contourner les règles, allez-y ! Gavez-vous ! Profitez ! Jouissez ! Et jetez quand vous avez fini de vous en servir ! Vos sentiments justifient tout, et tout n’étant qu’une question de point de vue, de quel droit pourrait-on vous juger (je pense notamment à Mark, un connard, certes, dont David détruit complètement la vie et l’avenir comme ça, parce qu’il peut) ? Le monde part en couille, pourquoi ça serait à vous de le changer ? Hein ? Hein ?

 

0/6


2008
de Doug Liman
avec Hayden Christensen, Samuel L. Jackson

 

SW3vl.jpg

Un boulot ? Pourquoi faire ?

Partager cet article
Repost0
12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 13:07

Pigs.png

 

Du délice de se faire mal. Du langoureux plaisir de s’automutiler, profondément, lentement, pendant une heure et demie de son existence que l’on consacre à se meurtrir jusqu’au plus profond de son âme… Le vrai nihilisme, la destruction pure et simple de l’esprit conscient, a un nom. Et ce n’est pas Subconscious Cruelty, mais Suce-moi, le nouveau teen movie que votre chroniqueur s’est infligé.

L’histoire : « Wooo, elle a refusé de me prendre dans sa bouche hier soir. » « Mais quelle salope ! »

 

Ah, les jeunes. Il faut dire qu’on a parfois du mal à les comprendre. Entamant leurs études supérieures (donc majeurs), parfois peaumés, on se demande parfois vers quoi vont leurs motivations. C’est pourtant simple : ils veulent juste se faire sucer. Au moins une fois, histoire de se palucher après sur leurs photos souvenirs et leurs magasines pour homme. Nous nous attacherons donc à une bande de 5 jeunes qui ont pour coutume de se réunir afin de partager leurs expériences sexuelles. « Hey les mecs ! J’ai eu mon premier plan à trois ! » « Woa bâtard ! T’en as de la chance ! » « Et avec les jumelles ! » « Enfoirés, tu t’es tapé les jumelles ? Mais t’es un king ! » « Je sais… » Quand on commence un film par ce genre de scène, on sait qu’on n’a pas affaire à un film d’auteur pompeux qui se prend la nouille pour faire passer une diarrhée littéraire, là, on va avoir du lourd, de l’authentique, du véritable. « Les filles, elles adorent nous avoir dans leur bouche ! » Ouais, c’est bon, c’est vrai, c’est authentique ! Et c’est un étudiant qui vous l’affirme, il fait des études, il sait de quoi il parle. On ne saura jamais ce qu’il étudie, mais pour être calé comme ça sur l’être humain, au moins la psycho. Bref, arrive alors l’enjeu du film. Il y a un étalon dans le groupe qui tient un journal de ses plans baise, où il répertorie les noms de ses trophées et les photos qui vont avec. Ils font alors un pari : réussir à se taper une série de fille dont la première lettre des noms formerait l’alphabet, histoire d’éditer l’ « annuaire de la baise » de leur fac. Pas entendu d’idées aussi lumineuses depuis Plein gaz (un film avec une fusée marchant au gaz de pet, chiasse garantie). Et c’est parti pour les plans Q à foison. Enchaînant les coïts qu’on ne montre pas parce qu’on est dans une comédie, on multiplie les conquêtes, jusqu’à ce que la lettre la plus rare, le X, se présente enfin sous la forme d’une fille belle, mais pas comme les autres. Et là, notre étalon, ben il a une crise de conscience. « Je ne peux pas lui faire ça, parce que c’est pas pareil avec elle. » En gros, il ne veut pas la baiser, il veut lui faire l’amour. Bien profond, comme sentiment. Mais vu sa réputation, ben la fille, elle ne veut pas. Notre étalon décide alors de changer de vie. Et là, la X revient, et comme elle voit qu’il fait des efforts, et bien elle se donne, ce qui termine la série alphabétique au complet. Car il y a une morale à cette histoire : la dépravation, c’est cool et sympa, mais quand on veut faire les choses bien, ben on est fidèle et on se marie. Tu comprends ? Tu peux te faire des orgies et baiser par tous les orifices, mais après, faut que tu te calmes et que tu rentres dans le rang, hmmm ? J’oubliais, il y a aussi un puceau, évidemment, car il y a toujours des puceaux parmi les étudiants, des victimes soumises qui se paluchent dans leur lit en rêvant à leur première fellation. Et bien qu’ils se rassurent, ils l’auront ! Mention spéciale à la conclusion où la copine de notre puceau avoue qu’elle continue à rester avec lui car il adore lui brouter la touffe. Charmant. Quant aux dévergondés, et bien ils continuent leur chemin, trompant leur solitude par de nouveaux plans Q… On aimerait bien les retrouver à 60 ans, puant le sexe faisandé et revendiquant toujours leur liberté, continuer à nous tenir les mêmes discours insouciants…Suce moi, un film de premier choix, ou comment on vous fait « Les lois de l’attraction » sans la psychologie.

 

-888888/6

 

2007

de Karl DiPelino

avec Jefferson Brown, Darryn Lucio, Melanie Marden

Partager cet article
Repost0
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 09:18

http://files.chroniques-de-films.fr/200000603-72abb739ab/1464346733.jpg

 

Nouvelle chronique express tellement je n’ai pas tenu le choc avec Paranormal activity 4. Même en simulant la peur devant les portes qui grincent, les ombres qui bougent dans l’arrière plan, les plans fixes de 3 minutes sans ambiance, j’ai réussi à me lasser au bout de 50 minutes… Et il en restait encore quarante à supporter. En dévotion complète devant ce script lacunaire, j’ai pu juger des qualités d’acteurs de l’ensemble du casting, visiblement très doué pour jouer l’absence d’émotion ou l’angoisse de la minute à venir, qu’on nous promet toujours plus terrifiante que celle qu’on est en train de se taper. L’absence de peur, le dégoût total pour le genre inspiré par l’ensemble du film, transpire par tout ce que l’on voit. Une kinect détectrice de fantômes, un apprenti Damien en plus merdeux, une mère qui donne des somnifères à ses gosses pour les calmer, un père qui dit « cool. » quand il voit un fantôme, et surtout, un geek pervers naveteux au possible « Tu es vierge ? Je peux t’aider, tu sais ? »… Putain, mais rendez nous Amityville !! Même le 3 et sa mouche démoniaque étaient plus flippant…


-100/6


2012
de Henry Joost, Ariel Schulman
avec Katie Featherston, Kathryn Newton

Partager cet article
Repost0
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 19:01

dobermann.jpg

 

Jan Kounen est un petit canard noir du cinéma français, qui est toujours resté un peu en marge en usant d’expérimentations qui font tout le panache de ses créations (dont la plus populaire demeure définitivement 99 francs, où il crache définitivement à la figure de son passé, à savoir celui de la publicité et des clips). Mais il a fallut se lancer. Et là encore, il a surpris tout le monde en commençant par le pire point de départ possible : le navet d’action indéfendable. Avec Dobermann, véritable chien fou qui pisse sur tout ce qui bouge, il pulvérise l’écran, et révèle un potentiel aussi énorme que son premier degré…

L’histoire : A peine baptisé, Dobermann avait déjà un magnum en main. Vingt et quelques années plus tard, il est devenu l’ennemi public numéro 1, organisant coup fumant sur coup fumant. L’inspecteur La Hyènes a juré de provoquer leur perte.

 

http://3.bp.blogspot.com/-vg7Cs85faMw/UFRmo25ZmLI/AAAAAAAAEHQ/9qxR7EKSeZg/s1600/dobermann-1997-6390-598380738.jpg

Mesrine, mais du genre qui vous fait péter l'émail des dents...

 

Dans cette vaste blague, c’est d’abord le premier degré qui fait l’atout charme de Dobermann. Le film se prend tellement au sérieux que ça ne peut pas ne pas être volontaire, ce qui provoque un visionnage immanquablement au second degré (vous suivez ?). L’absence de recul fait qu’on pénètre à fond dans ce film de gros rebelle, tellement excessif et j’me la pète qu’il en devient génial. C’est du jamais vu, ou plutôt du jamais osé, qui vient éclabousser l’écran et maculer la rétine. Tout en effets visuels imbuvables hérités de la pub, en couleurs saturés, en clichés monstrueux, Dobermann avance en vrombissant et envoit tout péter, vantant la prise de stupéfiant et la vie de grand banditisme, la filmant comme la liberté ultime. Le couple à l’écran (Vincent/Monica) est pulp dans les règles, à l’égal de nos héros de Tueurs nés sans le côté psychopathique (bien qu’ils soient totalement allumés eux aussi… mais ils ne tuent pas les innocents. Seulement les motards à coup de grenade dans le casque). Dans cet océan de mauvais goût, il n’y a rien à défendre (la réaction des critiques enflammées est normale, ils se font littéralement insulter par le film, et ce dernier délaisse officiellement toute ambition extérieure à celles de ses personnages tarés). Et c’est finalement cette audace qui fait sans cesse avancer le film et le sort de la masse des navets auquel il appartient génétiquement (on est clairement dans la veine de Banlieue 13 et des Yamakasi, mais ici, c’est puissance 10 000 avec des personnages qui assument leur débilité, qui sont des p*tains d’égoïstes et qui vivent par les armes. Ils n’existent pas en vrai, alors, ils y vont au maximum pendant la courte durée du film. Vu que c’est tellement sérieux qu’on n’arrête pas de rire, on ne peut dès lors chercher que les personnages que l’on préfère. En dehors du Dobermann naturellement charismatique (tuer des flics c’est cool… ici oui, mais dans les "règles"), on relèvera à peu près tout le monde, et dans mon cas, c’est plus particulièrement l’Abbé (juste impayable dans ses dialogues mêlant théologie de bazar et exécutions sommaires) et Sonia le travesti, second rôle majeur du film qui bénéficie lui aussi de dialogues carabinés (« Papa, tu voulais que je sois avocat, c’est à moitié réussi, je suis déjà un enculé. »). C’est un atout supplémentaire qui plaide en faveur du capital sympathie du film en le nappant d’une aura de provocation supplémentaire : il consacre l’attitude gay-paillette avec Sonia et le final au Jo Hell. Il assume son statut de marginal à tel point qu’il filme une flopée de drag queen comme des reines de la nuit, consacrant Sonia et normalisant complètement leur existence en montrant nos bad ass flirter avec (alors que Luc Besson se moque ouvertement des marginaux dans Wasabi). Quel autre film de gangster, milieu macho par excellence, affiche ses sympathies avec autant de d’insolence ? Qu’on soit d’accord, la sacralisation est excessive, elle dépasse de très loin le cadre de l’acceptation promue et validée par la société, mais oser filmer un truc pareil, ça tient de l’OFNI ! Impossible aussi de ne pas relever le personnage de Christini (Tcheky Karyo), qui trouve ici un de ses rôles les plus marquants (un pourri tellement pourri qu’il pourrait devenir une référence). Dobermann, c’est la grosse claque dans la gueule, et même si on n’est pas fan du style, difficile de ne pas noter l’innovation dans tout cet excès, trop occupé à s’emballer plutôt qu’à assurer ses arrières. Un maelstrom du genre !

 

4,5/6


1996
de Jan Kounen
avec Vincent Cassel, Tchéky Karyo

 

2298797-Nr1ze7vsXPICTg0DEbJMqPFeFqV-G8LJCv3lkXy-Up2bQepquqi.jpg

Partager cet article
Repost0
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:55

 

star-wars-holiday-special.jpg

 

Chronique exceptionnelle aujourd’hui, puisqu’il ne s’agit rien de moins que de l’évocation d’un document exceptionnel, que dis-je, un monument de l’histoire du cinéma. La rareté de l’objet est appréciable, puisqu’il n’est non seulement pas commercialisé, mais aussi traqué pour être détruit. Il ne doit rester que quelques copies VHS dans le monde, et si du temps de Megaupload, il était possible d’en trouver des rips, la tâche se révèle plus ardue aujourd’hui. Il s’agit de Star Wars, Holiday special. Un programme commandé par un Lucas alors soucieux de la promotion des objets dérivés, qui confie donc son univers (et ses acteurs) à Steve Binder, qui mise tout on the public cible : les moins de 12 ans. Le résultat est à la hauteur des attentes : un carnage d’une heure et demie…

L’histoire : la vie des Wookies, au quotidien, parfois malmené par les sbires de l’empire…

 

chewie.jpg

 

Si ce film est catalogué parmi les nanars sur nanarland, je le classe plutôt dans les navets tant les fautes de goûts à répétition de ce programme enfoncent le tout dans un ridicule abyssal. Dans ce programme télé long d’une heure et demie, c’est l’univers de Star Wars tout entier qui est à l’avenant. Le premier épisode rencontrant un vif succès, les premiers produits dérivés sont en train d’apparaître. Et pour en assurer la promotion, les scénaristes Rod Warren, Bruce Vilanch, Patt Proft et Léonard Ripps sont payés pour décrire ainsi le quotidien d’une famille de Wookie (la famille de Chewbacca en fait), en attente des nouvelles de la révolte. Et bien, dire qu’on dépasse King Kong II dans le registre des grimaces simiesques mongoloïdes relève de l’euphémisme. Les Wookies ne parlant pas, ils passent l’intégralité du film à émettre des beuglements tonitruants en faisant des grimaces avec leur masque mal animé. Cette parodie de famille, sortie tout droit du désastre nucléaire de Tchernobyl, est un florilège de comique involontaire. Les dialogues sont d’une répartie cinglante. Jugez : « Waaaaarrrrrg wwaaarrrggg wwaaarrroooo ? » « WAAAAARRR ! » « Grroooaaa… ». Pendant un tiers du film. Mais le désastre ne serait pas complet si les acteurs de l’épisode 4 ne venaient pas cachetonner un coup, pour bien justifier la trademark et lancer proprement la pub. Han Solo vient balancer quelques vannes pendant une nouvelle course poursuite avec l’empire, Luke vient nous offrir son sourire en gros plan, et Dark Vador marche dans un couloir. Mais le meilleur, gardé d’ailleurs pour la fin, c’est princesse Leia. Avec sa coupe de cheveux légendaire, celle-ci, voyant le triomphe prochain de la révolution, se met… à chanter. On se tape donc des vocalises dignes de Marie Poppins en plein space opéra, avec la dose de guimauve que ça implique. Pour ces chansons divines, on remerciera Mitzie et Ken Welch, deux personnes qui se sont chargées de l’écriture et qui semblent impliqués dans cette réalisation douteuse à bien des niveaux… Et ce n’est pas tout. Comme les Wookies n’ont strictement rien à faire de leur journée, on regarde la télé avec eux ! On se tape donc 10 minutes de cuisine matin avec une extra-terrestre, un concert de rock surréaliste à base d’halos lumineux mal incrustés et de gode lampe servant de micros, et surtout un dessin animé indien, dont je vous laisse seul juge de la qualité des graphismes. Bref du programme naveteux en tout point. Ce qui fait donc la valeur de Star Wars épisode 4 ½, ce n’est donc pas son contenu, mais sa rareté. George Lucas lance en effet des batailles juridiques pour faire retirer du net les rares copies disponibles et tente d’acheter celles qui restent pour les détruire. Mais les amateurs d’objets pourris existent et conservent religieusement ce trésor de mauvais goût. Assurément un truc à voir une fois dans sa vie.

 

-222/6

 

group.jpg

 

star-wars-holiday001-695x365.jpg

Partager cet article
Repost0
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 23:13

http://rosearcana.r.o.pic.centerblog.net/o/a4897362.jpg

 

Mauvais esprit est un film que vous avez oublié. Si, personne ne doit s’en souvenir, ou alors une bribe ou deux, comme ça, pareil à un bout de chewing gum abandonné sous une table. Perso, j’avais simplement vu la bande annonce, et ça m’avait suffi. Mais, quand à l’occasion d’un anniversaire, il s’agit de faire un cadeau, et que la personne en question vous parle de ce film comme l’un des plus mauvais qu’il ait jamais vu, il n’y a pas à hésiter ! On l’achète, on le regarde, puis on l’offre pour ce débarrasser bien vite de cet honteux objet. Reste à savoir combien d’anniversaires il faudra pour que celui-ci vous retombe dessus…

L’histoire : pipi caca vomi.

 

mauvais_esprit_2002_portrait_w858.jpg

 

Ah, Thierry Lermitte… Il est loin, le temps des bronzés, du papy résistant et du dîner de cons… Les opportunités de carrières s’amenuisent, les projets sont moins audacieux, moins impolis… Un indien dans la ville est un parfait exemple de film démodé 5 ans après sa sortie, et complètement ringard au dessus du niveau scolaire primaire. Et bien, Mauvais Esprit, il décide de retourner encore plus bas et de taper carrément dans le stade anal, puisqu’on se retrouve ici avec un pitch déjà improbable, mais dont la vulgarité de l’humour est un défi continuel à l’attention du spectateur. On a donc un artiste complètement raté qui vit pratiquement dans la rue, pendant que sa copine se fait éclater par son colocataire. Vive le cliché de l’amant dans le placard, sauf qu’on filme les coïts des différents protagonistes avec tant d’insistance que non seulement on se dit qu’on est bien en France, en plus on peut dire que c’est la France profonde du genre tout au fond. Après Lermitte qui bourre sa femme et le colloc qui bourre la copine de notre anti héro, on attend le prochain bourrage avec impatience. Raté, il s’agira plutôt du débourrage, puisqu’après sa mort, notre anti héros se trouve réincarné dans le corps du fils de Lermitte, montré comme le grand méchant du film. Notre réincarné s’évertue donc à pourrir la vie de Thierry, avec différentes stratégies, comme tirer sur les objets pour les casser, ou lui vomir dessus, ou faire un gros caca tout mou filmé en gros plan. Mais ce n’est pas tant cet humour pécassien qui se contente de singer le quotidien de n’importe quelle famille (quoi qu’ici, on peut parler de casos devant la tête à claque nommée épouse et la mère de Lermitte, véritable rombière qui ne semble être ici que pour compléter le cliché), c’est plutôt celui de la voix off. Dans le genre second rôle, Michel Muller est l’un des acteurs français les plus agaçants qui ait bossé pendant les années 2000. Et pendant tout le film, pour bien montrer qu’il s’est réincarné, il passe son temps en voix off à insulter tout le monde. Ainsi, inlassablement, il traite pendant une bonne moitié de film Lermitte de salaud, d’enculé, d’enfoiré et d’autres titres de gloire tout aussi flatteurs venant d’un looser comme lui. Mais ce n’est pas drôle. C’est juste long. Et ce procédé anti humoristique dure une heure et demi, sans avancer plus loin que les clichés habituels (avec nos pauvres colocataires qui finissent par enlever le bébé pour faire chanter Lermitte), avec une morale guimauve qui rend tout le monde gentil. Bref, c’est du navet à la française par exemple, avec un vulgaire constant mais qui ne suscite même pas l’indignation. Vite, il faut que je trouve People, jet set 2 !

 

0/6


2002
de Patrick Alessandrin
avec Thierry Lhermitte, Ophélie Winter

Partager cet article
Repost0
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 13:32

http://www.notrecinema.com/images/cache/la-malediction-de-la-momie-affiche_21913_33518.jpg

 

Ah, Russell Mulcahy…Bon, la dernière fois que j’ai parlé de lui, c’était pour Highlander 2. Viendra un jour où je parlerai du premier et où je pourrai enfin dire du bien de ce réal. Mais pour le moment, ses fréquents écarts dans le navet (Resident Evil 3, Le roi scorpion 2) font mal. Et pour ne pas changer, on s’attaque aujourd’hui à son remake de la momie. Un gros navet qui tâche, vous salopant un mythe dans les grandes largeurs.

L’histoire : A la fin des années 40, une équipe d’archéologue (dont Christopher Lee) retrouve la dépouille du prince Thalos, emmuré vivant. Hélas, ils déclenchent sa malédiction et se changent en CGI pourris. 50 ans plus tard, rebelotte en pire, puisque le corps de la momie a été rapatrié à Londres…

 

http://www.tentacules.net/toc/toc_/cine/la_maled_momie.jpg

"Et si au lieu de mater cet effet spécial monstrueux, vous alliez remater le chef d'oeuvre de Terence Fisher dans lequel je joue ?"

 

Ah, vraiment, la belle bouse que voilà ! Cette Malédiction de la momie est une véritable calamité, dont les visions cauchemardesques vous abandonneront assez vite après le visionnage, heureusement. Je l’ai vu hier, et j’ai déjà oublié la moitié de l’intrigue. Il faut savoir que la Momie est ici numérique, apparaissant la plupart du temps sous forme de bandelettes pixélisées qui vous rappelleront beaucoup votre écran de veille automatique. Quelques jolis plans où la créature est un beau moulage avec une lampe pour montrer les orbites vides, mais sinon, un ratage assez phénoménal (et attendez de voir ses pieds, vous saurez alors qui est la maman du méchant prince). La participation de Christopher Lee se résume à 5 bonnes minutes, avant qu’il ne soit humilié par un affreux CGI mal incrusté. Puis, à l’aide d’une ellipse, on fait un bond de 50 ans jusqu’à notre époque. En effet, à Londres, les cadavres se mettent à pleuvoir, et pour chacun, il manque un organe. Damned ! On est sur la piste d’un psychopathe, mais c’est en fait plus compliqué que ça… Ou plus simple, plutôt. Il s’agit bêtement d’une momie méchante qui veut se régénérer en bouffant les tripes de ceux qui l’ont tiré du sarcophage. Une veine qu’il y en ait assez pour qu’elle n’ait à prendre qu’un organe par personne (en fait, c’est pour faire plus de mort et éviter l’ennui du spectateur). Sur ce point là, c’est complètement raté. On baille entre deux interventions de la momie, le guignol qui parvient à voir par les yeux du monstres (et qui tente d’aider la police) ne nous intéresse pas davantage, bref, la fin arrive et on peut enfin sortir le dvd et le ranger définitivement dans sa boîte. Ma chronique manque probablement de rigueur, mais il est des films pour lesquels on n’a vraiment pas envie de faire d’efforts pour en dire davantage, et La malédiction de la Momie en fait partie. Un navet de plus au compteur de Russell, mais sans Totof cette fois ci…

 

0/6


1998
de Russell Mulcahy
avec Jason Scott Lee, Louise Lombard

Partager cet article
Repost0
4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:22

Asterix-et-Obelix-au-service-de-sa-majeste-affiche.jpg

 

On a dit tellement de mal d’Astérix aux jeux olympiques… Que c’était une merde sans nom, que l’humour y était d’une lourdeur phénoménale, que l’essentiel des gags consistait en des anachronismes faisant écho au sport moderne avec des tas de seconds rôles superflus, que l’histoire d’amour est franchouillarde, bref, que c’est essentiellement pour payer des factures qu’Astérix 3 a été fait. On pensait que son bide allait mettre enfin un terme à la saga. C’était sans compter sur l’opiniâtreté des studios français qui remettent le couvert avec Astérix au service de Sa Majesté. Un film qui fait immédiatement regretter cette comédie généreuse qui se déroulait sur le soleil de grèce…

L’histoire : Je te prend 2 BD que je te mixe en un film long et chiant.

 

20262065.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

"Quelle scène on est sensé jouer, là ? La scène romantique où le parisien vient draguer la bourgeoise ?"

"Ah, on est sensé jouer ? Mais on doit faire rire aussi ?"

"Essaye déjà de jouer, on va faire une chose à la fois..."

 

J’ai pendant plusieurs minutes hésité à faire une chronique express tellement il y a peu à dire sur Astérix et Obélix 4. Un mot convient : insipide. Tout est résumé, vous pouvez prendre toute les caractéristiques du film et  placer ce mot à côté. Un jeu d’acteur transparent (Depardieu se contente de prendre son chèque et ses tickets resto, pendant que Baer saccage son personnage en lui donnant un caractère insupportable de beauf gaulois heureux de vivre sa vie de pouilleux à l’écart de la civilisation), des anachronismes insupportables (les anglais qui jouent du greenday), des ambitions incroyablement futiles (les clichés de l’Angleterre ne sont pas drôles, ils sont dépassés), du pompage flagrant (Kill Bill notamment, 300 aussi)… Mais c’est surtout au niveau de l’humour que le film fait mal au cul. En une heure et demie de programme, pas un seul sourire, pas un seul sourcillement… On alterne entre les baillements et les soupirs agacés. Astérix 4 est le plus mauvais de la saga, tout le monde le sait. Mais en magasin, on vous le vend avec un sourire étincellant en vous disant « le meilleur de la saga » (selon 20 minutes sur la jaquette). Quand on atteint un tel degré de mensonge, un tel degré de fausseté, une hypocrisie profonde à ce point, comment ne pas céder au désespoir devant un cinéma français qui part en couille à ce point. Même Max Pécas nous divertissait mieux que ça ! Je dois tirer cependant mon chapeau à Fabrice Lucchini, qui nous interprète, pour mon plus grand plaisir, la pire version de César jamais faite. Il a l’air de s’impliquer dans son rôle, mais ce dernier est tellement creux, tellement vide, tellement anti humoristique, que ça en devient un délice masochiste, bel écrin pour l’antipathie que je nourris pour le personnage (Molière, qu’est-ce que c’était bon d’avoir mal à ce point…). Bref, Astérix 4, c’est de la merde mais vous allez quand même le bouffer jusqu’au bout, et vous en reprendrez bien une tranche pendant quelques diffusions télé ! Parce vu comment tout le monde se branle de la qualité du produit final sachant que c’est TF1 qui paye et qui doit se démerder avec à la fin, c’est normal que l’équipe de tournage ne se fasse pas chier. Ah, mais que c’est bon d’être gaulois !

 

-555/6 (mention spéciale à la blague qui insinue qu’Astérix et Obélix sont pédés, c’est du meilleur goût)


2012
de Laurent Tirard
avec Gérard Depardieu, Edouard Baer

 

http://static1.purepeople.com/articles/6/10/86/76/@/958506-image-du-film-asterix-et-obelix-au-620x0-1.jpg

"Tout le monde sait que les spectateurs ne viennent pas voir Astérix, mais le grand Luchini dans un rôle à sa mesure..."

 

En bonus : la bonne blague à 20 euros de Madame Caroline Vié (critique du quotidien 20 minutes)

Partager cet article
Repost0
4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:15

d99ca3bb.jpg

 

 

Un lancement de héros est toujours une étape délicate. C’est avec le premier épisode qu’on va juger de l’essence d’une saga, et qu’on sélectionne un public potentiel. Délaissant toute noirceur pour taper dans le pop corn bien collant, Mark Steven Johnson ne fait pas les choses à moitié et nous offre Ghost Rider, un blockbuster au moins aussi abouti que Spawn…

L’histoire : « Vend moi ton âme. » « OK. »

 

ghostrider-3.jpg

Ok, Twilight va bientôt cartonner avec notre look, mais faut réussir à bouffer jusque là...

 

Ah, du bon gros navet comme on aime en bouffer des kilos. Débordant de mauvais goût (la bonne grosse tradition américaine, c’est la cascade en sautant des bagnoles à la chaîne), le film enchaîne les séquences neuneus en guise d’introduction. D’ailleurs, je vous conseille de jouer au jeu du prédicateur pendant ces scènes clichées. C’est simple, avant que le personnage ne parle, vous dites la réplique qui vous semble la plus prévisible. Si il sort à peut près la même, 1 point, si il sort exactement la même, 2. Dix minutes après le début du film, j’en étais déjà à 5 points, c’est vous dire si l’originalité vous frappe à l’estomac ! Mais bon, voilà, le père de Johnny, il a un cancer du poumon. Damned. Et Johnny qui espérait s’enfuir (2 points) avec sa copine, hésite grave maintenant. Mais le diable arrive (« Je suis un de tes plus fervents admirateurs. » 2 points) et lui propose un pacte pour le sauver. « Quel est votre prix ? » « … Ton âme ! » (4 points ! Jackpot !). OK, il signe avec son sang, et là, son père meurt d’un accident le lendemain. Salaud de Satan ! Tu payeras un jour, roulure ! Mais en attendant que le jour arrive, Johnny reprend le métier de son père et joue littéralement avec la mort en proposant des cascades toujours plus dangereuses. Mais le diable veille au grain, lui sauvant toujours la mise. Jusqu’à ce qu’un jour, les vampires de Twilight (qui sont en fait des démons, mais ils sont maquillés comme dans Twilight) s’échappent de l’enfer pour venir s’éclater dans notre monde. Mais ils tuent des gens, ces vilains ! Le diable, il n’aime pas la concurrence, ça lui casse les noix. Ding dong Johnny, tu vas pouvoir commencer à t’énerver. S’ensuit une scène de transformation affreusement numérique où Nicolas Cage crie en riant, jouant la folie comme si il venait juste de voir Pink Flamingos. Une vraie contre performance qui annonce la couleur de la débâcle qui va suivre. En effet, le ghost rider se met alors à rouler à toute berzingue dans les rues, ruinant l’asphalte public et explosant les bâtiments, le tout en faisant des fuck à la police. C’est ça, le bonheur d’être au dessus de toute juridiction… Mais nous serions mal avisées de critiquer un héros notoire. En effet, notre Ghot rider se met sur la piste de ces vampires démoniaques, chacun ayant un pouvoir bien particulier. Qu’importe ! Le rider, avec sa chaîne démoniaque, s’amuse à tout carboniser, bousillant un par un les vampires qui n’attaquent jamais tous ensemble… Le bouquet final est pour la fin, se situant dans une ville en ruine peaumée en plein désert, où on se refait Constantine en mode western. Mais avec un vampire démoniaque beaucoup plus nanar, qui pompe son gain de niveau sur Blade, et qui se met à balancer des citations bibliques on ne peut plus ridicules : « Mon nom est légion, car nous sommes nombreux ! » Waow, mais tu es allé au catéchisme, dis moi ! Bref, un duel complètement nanar à l’issue très drôle, parce que le méchant était immunisé aux pouvoirs du ghost rider avant son évolution, et qu’il se fait rétamer en 5 seq après cette dernière (et entre parenthèse, les séquences de regard du ghost rider sont les plus ridicules du film, incompréhensibles dans leur hystérie…). Oh, j’ai oublié de parler de la performance comique d’Eva Mendes, très crédible en cruche coincée qui n’est là que pour servir de poupée gonflable à Johnny, dont le numéro de drague semble dire aux masses que si il a une chance, on en a tous une nous aussi… Bref, un spectacle assez affligeant, mais la suite sera encore pire…

 

0,8/6


2007
de Mark Steven Johnson
avec Nicolas Cage, Eva Mendes

 

http://2.bp.blogspot.com/_ZH49orvYrMc/TO7BjGBpXsI/AAAAAAAAEDk/tDbW_wOpljM/s1600/ghost%2Brider%2Bfilm.jpg

"Toi, James... Coupable ! Et toi aussi, lecteur... Coupable ! Vous êtes tous coupables en fait !"

Partager cet article
Repost0
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 14:14

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/comedie/arrete_ou_ma_mere_va_tirer,1.jpg

 

On le sait, les années nanardes 90 n’ont pas été de tout repos pour les stars d’action comme Schwarzenegger et plus particulièrement Stallone. Les gros projets d’action se faisant rares, la diversification vers la comédie a été une option qu’ils ont chacun tenté d’emprunter. Résultat : on peut aujourd’hui se délecter de nanars de compet, comme le monstrueusement mou Assassins, ou encore l’incroyablement lourd Arrête, ou ma mère va tirer.

L’histoire : Maman, te mêle pas d’ça !

 

photo-Arrete-ou-ma-mere-va-tirer-Stop-Or-My-Mom-Will-Shoot-.jpg

 

Véritable merveille de nanar d’humour où l’humour en question descend à un tel degré qu’on en reste ébahi, Arrête ou ma mère va tirer a toujours été un fantasme cinématographique inavoué pour moi, qui désirait le voir depuis le primaire. Mais comme personne n’a de mauvais goût dans mon entourage, j’ai dû patienter jusqu’à cette année. Au passage, je remercie le blogueur Xellross, grâce à qui je dois la découverte de ce bel objet. Ce qu’il y a de génial avec Arrête, ou ma mère va tirer, c’est qu’il annihile en quelques minutes l’image de dur que Stallone a réussi à se façonner en plusieurs films. Rocky, Rambo, leurs suites, Haute Sécurité… Autant de films qui glorifie l’acteur en question en montrant qu’il peut faire preuve de force et d’endurance, immédiatement décapé par cette comédie nanarde au tandem absolument pas crédible une seule seconde : la vieille mère armée d’un Magnum et le fiston penaud avec un Taurus. Autant dire que Stallone saute à pieds joints dans le plat en se fendant du rôle du fiston devant se coltiner sa mère, comme vous et moi en somme. Sauf que la mère de Stallone, c’est la vôtre puissance 1000. Envahissante au possible, se mêlant du quotidien de fifils comme de sa vie privée, la mère ne semble vivre que pour étouffer le gamin. En tout cas dans la première moitié. Cette première moitié est d’ailleurs la plus drôle, notamment avec la scène de suicide nanarde où la réputation de Stallone vole en éclat, et la seconde lors d’une intrusion onirique tellement humiliante que le cinéma semble l’avoir volontairement oublié pour s’attacher à la renaissance de Stallone avec Rocky Balboa. Mais nous, on n’oublie pas. Quand on a vu Stallone en couche, impossible de ne pas rire quand on le voit faire le dur aujourd’hui. La seconde moitié est d’une stupidité profonde (puisque la mamie aide son fiston à démanteler un réseau de trafic d’armes), mais elle est aussi d’un ennui abyssal. On ne se souviendra que de la mamie tirant enfin avec le revolver de la bande annonce, et de la morale sur la famille, avisée. En gros, maman, t’es chiante, mais je t’aime avec mon gros cœur tout mou ! Si ce n’est pas un bon fils, ça ! Véritable désastre culturel qui ruine une réputation à lui tout seul, mais qui sauve les meubles au box office (environ 800 000 entrées en France), Arrête ou ma mère va tirer fait partie de ces films qui vous apportent de l’exotisme dans une dvdthèque, rompant l’ennui par une dose de nanar des plus copieuses. Un must-seen, cela va sans dire.

 

0/6, mais un 13/20 naveteux des plus savoureux !


1992
de Roger Spottiswoode
avec Sylvester Stallone, Estelle Getty

 

pdvd1518go7.png

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de voracinephile
  • : Le cinéma en grand, comme je l'aime. Points de vue, critiques, discussions...
  • Contact

Profil

  • voracinephile
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.

Recherche