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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 18:36

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Nouveau cru Besson, et pas des moindres puisqu’il s’agit des Yamakasi ! Des Kaïra au grand cœur qui s’amusent à sauter sur des toits et à faire des cabrioles sur les immeubles. Un film pareil, c’est bon pour l’incitation à la tolérance et la dénonciation du système politique français de droite, qui se focalise sur des faux problèmes (les yamakasi) sans s’attaquer aux bonnes cibles (les putains de gros richards chirurgiens). Feux sur un film qui dénonce : la richesse, c’est mal, et la pauvreté c’est pas juste.

L’histoire : Des glandus passent leur temps libre (toute la journée pour la plupart) à escalader des bâtiments publics. La police veut les coffrer parce qu’ils les ridiculisent ( ??). Mais bientôt, un gamin voulant imiter ces héros des temps modernes tombe de sa chaise et se casse le cœur. Pour en obtenir un nouveau, il faut racker : 400 000 balles.

 

http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/cinema/photos/diaporama/images/yamakasi-les-samourais-des-temps-modernes-2000__2/5920933-1-fre-FR/yamakasi_les_samourais_des_temps_modernes_2000_reference.jpg

"Ouvre ta porte, bâtard, c'est pour une bonne action !"

 

C’est qu’il a le cœur sur la main, le Besson. Il sent quand il a un potentiel pour faire pleurer dans les chaumières et parler aux jeunes d’aujourd’hui. Sûr qu’il tentera un jour de mettre en image le parcours d’un unijambiste voulant gagner le marathon de New York (c’est simple : tous les autres coureurs le suivent en marchant, la larme à l’œil). Mais ici, il a vu John Q. (un drame américain sur le système de santé), et il s’est dit qu’il serait facile de faire une transposition dans notre chère France. Moyennant quelques petites adaptations par ci par là. Tout d’abord : les héros des temps modernes : les Yamakasi. Des jeunes qui ont le rythme dans la peau, et qui aiment faire des choses pour le fun, pour la simple beauté d’un coucher de soleil (soupirs). Ils commencent à grimper à une façade d’immeuble. Mais là, 10 bagnoles de flics arrivent et veulent les serrer, ces terroristes. Sincèrement, la diabolisation des flics commence dès les 10 premières minutes, ces derniers se foutant des tagueurs dégradant les lieux publics mais voulant à tout prix coincer ces rebus de la société qui mettent en péril l’ordre public. On a alors le commissaire qui joue mal qui crie et qui se lance dans la présentation des personnages. S’ensuivent des scènes sensées planter les talents de chacun au cours des tentatives d’interpellation qui foireront coup sur coup. Mention spéciale à Spider, qui accroche une corde simplement en la faisant claquer sur un tuyau et descendant en rappel pour offrir des fleurs à sa poule. Mais il manque une chose à nos Guillaume Tell pour que l’empathie soit totale : une cause. C’est bientôt chose faite avec un môme qui veut imiter les yamakasis en grimpant sur un arbre, et en faisant une mauvaise chute d’un mètre cinquante sur le dos. Ce traumatisme lui cause une attaque cardiaque à retardement : le petit va mourir dans deux jours si on ne fait rien. La mère du malheureux prend donc contact avec les médecins français. On a donc un vieux monsieur qui regarde la famille pauvre avec un grand sourire carnivore, qui fait de longues phrases pour dire qu’il va tenter l’impossible en faisant deux clics (le geste se veut ironique, mais la dénonciation des médecins est juste gerbante), mais il est obligé de faire un prix à 400 000 francs. Apprenant la nouvelle, la grand-mère de la victime fait une tentative de suicide le soir même. Toute la cité est sous le choc, et les yamakasis se disent que c’est peut être un peu de leur faute, si un moutard a grimpé à un arbre et s’est cassé le cœur. Ni une ni deux, ils s’arrangent entre eux pour récupérer le pez nécessaire à l’opération. Une seule solution : voler les bourges. Et pas n’importe lequels : tous les chirurgiens qui fixent les prix des organes et qui résident dans Paris. C’est moral : ce sont des empaffés qui se goinfrent sur la souffrance des gens. Les salauds, ils mériteraient qu’on les gazent, avec leur rolex puante et leur appart de plus de 20 mètres carrés… Et donc c’est parti, on suit nos gaillards qui s’improvisent cambrioleur et nous livrent plusieurs séries de gags dont les victimes sont des richards bourgeois. Au hasard, on citera le gars qui en sortant de la douche découvre son appart pillé, son coffre fracturé avec une musique rap qui tourne en boucle et un petit mot « écoute ça, bouffon, ça vaut tout l’or du monde ». Sur que le monsieur ruiné va s’assoir maintenant et écouter en boucle son nouveau répertoire musical. Mais le vol, c’est pas encore moral. Pour nous convaincre du contraire, le film met en scène le personnage d’un flic issu des banlieues, qui tente d’obtenir de l’argent avec un contact politique : un certain conseiller du président. Manque de pot, il est de droite, du coup il est radin et hypocrite (car l’Etat devrait être une tirelire dont tous les habitants auraient la clé), et promet des trucs qu’il ne tiendra pas. Un fait qui donne raison intrinsèquement aux Yamakasis, qui du coup commencent à piller une villa pour chourer des trucs. Mais enfin, la police arrive, et les cerne en déployant tous les effectifs de la capitale autour du bâtiment. Un vrai remake de Léon. Nos héros saccagent alors l’intérieur de la maison, avant de donner une version des faits bidonnées (et validée par le flic issu des banlieues, qui sait maintenant à quoi s’en tenir). Pour les rares qui avaient encore de l’espoir dans le camp des riches, le possesseur de la villa est une merveille, un prototype à encadrer. Après les juifs au nez crochus et au teint vert, après les noirs aux grosses lèvres et à l’accent d’esclave, voici le blanc sexagénaire bouffi de mauvaise foi, agressif, impoli, tentant d’intimider tout le monde et répondant à chaque fois la mauvaise réponse à la question. On se demande si ça ne serait pas un écossais croisé avec un allemand sauce besson. Finalement, après une matinée de braquages sans interruptions, le pez est réunis. Mais ils l’apportent avec 15 minutes de retard. Du coup, le médecin augmente le prix de 100 000 francs. Vous pensiez que les riches allaient se coucher ? Ils reviennent en force. Les yamakasis font alors irruption dans le bureau de l’infâme médecin blanc et lui demandent poliment de passer un coup de fil. Se sentant menacé, le médecin sort un flingue et commence à braquer ses clients en plein hôpital. Heureusement, une petite menace du flic des banlieues au médecin pétri de relations politiques de droite remet de l’ordre, et nos blouses blanches se mettent enfin au boulot, motivés par leur motivation pour sauver des vies. Finalement, tout le monde sort gagnant de l’aventure. Le petit a un nouveau cœur et les Yamakasis ont fait quelque chose de bien dans leur vie. Et ces putains de richards ont eu une bonne leçon. En tout cas, j’ai passé une excellente soirée devant ce cru généreux, et j’ai grandement apprécié les invectives de ma sœur étudiante en médecine qui voyait d’un bon œil cette dénonciation fine de ce corps de métier de profiteurs de la faiblesse d’autrui (il est vrai que l’interprétation d’une radio ou que le traitement d’un cancer est à la portée du premier imbécile venu). Besson, tes leçons de morales ont été reçues, la France en prend bonne note…

 

-999 999 999 666/6

 

2001
de Ariel Zeitoun
avec Châu Belle Dinh, Williams Belle

 

http://i24.servimg.com/u/f24/11/79/86/28/pu_i_w12.jpg

"De quel droit tu nous juges, petit bourgeois ?"

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 11:33

http://www.nanarland.com/Chroniques/banlieue13/banliaueaff.jpg

 

Yo yo, NTM ! J’me la raque un bon coup avec un film de Kaïra qui déchire sa race : Banlieue 13. Un brûlot politique qui prône l’intégration des populations étrangères dans notre belle société française nazie. Les jeunes, vous pensez vraiment avoir une chance d’accéder au train de vie de la population française ? Que nenni, le gouvernement cherche à vous écraser (il a construit les cités pour vous concentrer géographiquement) ! Il ne reste qu’une chose : la self défense et les ailerons à poser sur les bagnoles. Fais toi ta place mec : bute un keuf, monte ton plan de deal, trouve toi une bonne salope pour appâter le client et paye toi une dent en or. Easy !

L’histoire : J’te baise, enculé !

 

http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/diaporama/banlieue-13/banlieue-13-2004__1/2044637-1-fre-FR/banlieue_13_2004_reference.jpg

 

Ah, Besson vient de me révéler qu’il affectionne beaucoup les banlieues, en les montrant d’entrée de jeu en plan séquences comme des squats plus insalubres les uns que les autres qui sont des repères de malfrats qui dealent de la farine par convoi de 12 kilos et qui trimballent des flingues dans la rue. Ah, mais en fait c’est pas pour de vrai, c’est l’anticipation (parce que les nazis français, ils ont construit un mur autour de la banlieue 13). You know, bitch ? On voit donc débarquer des noirs dans une voiture qui arrivent en tuant tout ce qui bouge parce qu’il y a eu une couille dans le dernier trafic. Et là, on voit un yamakasi qui verse de la poudre dans la baignoire d'un appart (on essaye de croire que c’est de la drogue, mais on se demande comment ils comptent la refourguer, les habitants de la banlieue n’ayant pas d’argent ou l’utilisant pour acheter des fusils à pompe ou des enjoliveurs cromés), et qui commence à sauter partout pour échapper à ses poursuivants. Histoire de récupérer le malandrin, les racailles vont chercher sa sœur, qui bosse dans un supermarché (alors qu’on a vu que la banlieue est dans un état déplorable et que tous ses habitants crèvent de faim et sont des drogués au dernier degré, voici qu’on a un casino tout neuf avec des gens bien habillés dedans…). Et là, le yamakasi rapplique et tire sa sœur de tout ce bordel. On appréciera au passage le caractère poétique de sa sœur, qui fait bouffer son string sale à un homme de main (mais vraiment, il l’avale…). Mais quand on arrive à la police, ces enculés de flics français, ils laissent le méchant repartir parce qu’il a le pouvoir, et il emporte la sœur pour s’en faire sa chienne. Le yamakasi est un peu vénère, mais il pète la nuque du pourri et tout de suite ça va mieux. Arrive alors le personnage du flic français. Un mec efficace qui sert un hispanique qui se prend pour Scarface, sauf qu’il force l’accent avec tellement de surjeu et qu’il cabotine avec un tel manque de classe que la comparaison avec le chef d’œuvre de DePalma devient insultante. S’ensuivent des scènes d’actions lisibles mais pas crédibles pour un sou et je-me-la-pète comme pas possible. Mais voilà, une bombe est tombée dans la banlieue 13. On se demande pendant quelques secondes ce qu’elle foutait là, mais le film insiste sans arrêt pour nous lancer sur autre chose. Pourtant, on reste toujours sur cette question : pourquoi est ce que cette putain de bombe est passée par un bidonville cloisonné par un mur de béton de 10 mètres ? La réponse ? C’est tout simple ! C’est le gouvernement qui veut en finir avec le problème des banlieues. C’est l’hallucination totale, mon gars ! Oui, le gouvernement français, de droite (donc fachiste, le film fait lui-même la comparaison), ne peut plus tolérer le problème des banlieues, et du coup ils veulent faire péter une bombe dedans. Nucléaire. Boum, comme ça, on n’aura pas de problème. Ca, c’est du politiquement incorrect ! On va montrer qu’on aime la banlieue (et ses gosses armés de kalachnikovs, ses tonnes d’héroïnes, ces noirs qui vous flinguent pour une montre et qui écoutent du rap dénonçant la pauvreté dans une décapotable dernier cri) en montrant que le gouvernement français ne fait rien pour les intégrer. Sincèrement, le comité de censure devrait faire l’impasse sur ce genre de film et interdire purement leur exploitation. C’est hallucinant de voir ça sur les écrans, ça reviendrait à faire passer Le juif Süss pour une comédie au second degré. Besson fait du business, mais je crois aussi que Bibi Naceri, qui a co-écrit le script, est pour quelques choses dans cette chiure intégrale et ségrégationniste tentant de rallier la banlieue en lui lançant à la face les clichés qu’on véhicule sur elle. C’est Bakara, la banlieue, vraiment ? En tout cas, on ricane en voyant Larbi Naceri en mac, ayant probablement été à bonne école avec son frère ayant grandement contribué à la décérébration de masse avec les armes de défécation massive Taxi 1/2/3/4… Difficile de ne pas faire preuve de mauvais esprit devant une parodie aussi gerbante, tentant de faire passer ça pour de l’action décomplexée. C’est une subversion qui n’a pas l’air de se prendre au sérieux, et pourtant, c’est avec un aplomb désarmant qu’elle aligne ses conneries à la chaîne, sans avoir peur du ridicule (le combat avec Yeti). Au-delà des bornes, il n’y a plus de limites… Banlieue 13 combine à lui seul tout ce qui s’est fait de pire chez Besson, et à partir de là, si je me marre habituellement, c’est le genre de film qui fout en rogne tous ceux qui tentent de s’y intéresser un minimum (mais sérieusement, même si j’en suis réduit à considérer Dobermann comme un plaisir coupable, j'ai encore beaucoup de mal à croire que certains le considèrent comme un sympathique film d'action…). Mon nouveau Punching ball, ma nouvelle référence du navet inter-planétaire est maintenant trouvé. Alors, le fait que ce soit Pierre Morel qui ait réalisé la bête ne me surprend guère. Si il tente de trouver l’efficacité dans l’action, l’envie de faire du fric devrait avoir les limites de la bienséance ou du respect éth(n)ique (sans aller plus loin dans les qualificatifs, on vite classé politiquement incorrect et ségrégationniste, tout l’inverse d’un Taken roumanophobe ou d’un From Paris with love xénophobe). Banlieue 13, ou le Verhoeven du 21ème siècle, mais au premier degré !


-9999999999999/6 (Sharpay, tu vaux tellement mieux dans ton autisme rose)

 

2004
de Pierre Morel
avec Cyril Raffaelli, David Belle

 

http://3.bp.blogspot.com/-oVmyDfI56b4/Tz_s5h6qh9I/AAAAAAAAAfs/chaJPvJy14A/s1600/banlieue-13-ultimatum-18-02-2009-6-g.jpg

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 11:24

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/thriller/les_rivieres_pourpres_2_les_anges_de_l_apocalypse,1.jpg

 

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/thriller/da_vinci_code,1.jpg

 

Ce soir, deux divertissements mâtinés de théologie, mais pas tant que ça en fait. Il faut comprendre par là que Les Rivières pourpres 2 et Da Vinci code partent tous deux de références théologiques (très différentes d’un film à l’autre) et qu’elle dévie peu à peu de leurs ambitions pour tenter de faire du spectacle. Ca se remarque moins dans Da Vinci Code, mais ça reste quand même un de ses indéniables défauts. D’un côté, les poses théâtrales d’acteurs en plein cabotinage ou sobre à en pleurer, de l’autre un numéro tellement excité, je-me-la-pète et non-sensique qu’il parvient à nous faire de la peine pour certains acteurs, empêtrés dans un bourbier qu’ils n’avaient pas imaginé. Le point commun de ces deux programmes ? En plus des nombreuses références à notre saint père Jésus Christ, un acteur est commun aux deux films : Jean Reno. Un acteur bankable à l’international qui revêt ici  des rôles de policiers droits dans leurs bottes : le comissaire Niémens et le capitaine Fache. Dieu, protégez nous !

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/39/2/3669392nxspt.jpg?v=1

"Nous recherchons des moines qui se planquent dans le contre jour. Pourriez vous nous aider svp ?"

 

Les rivières pourpres 2 : ce film provoquait de véritables accès d’impatience dans ma cervelle, tant l’ensemble des critiques visaient à le dessouder, à le frapper dans tous les sens et à le laisser pour mort sur le bas côté. Après un premier opus remarquable et qui s’est révélé être un succès, Luc Besson récupère la franchise en se disant qu’il y a du blé à se faire, et se lance dans la rédaction d’une suite de son cru. Quelques joints, une bonne biture de derrière les fagots, et voilà un scénario et des dialogues torchés comme ils se doivent et prêts pour une exploitation en salle. Reno, en bon yes-man, dit oui à Besson  (il lui doit bien ça, les grands Besson sont avec lui), et rempile dans son rôle de commissaire Niémens, aujourd’hui confronté à une affaire aussi sordide qu’hallucinante. Un prêtre plante un clou dans un mur, et voilà que du sang se met à couler. Le commissaire Niémens est donc mis sur l’affaire, sans trop qu’on sache pourquoi (cherchez pas, il fait les chats écrasés dans tout le nord de la France). Il se lance fissa dans un tas de direction, et il en choisit quasi aléatoirement une, et coup de pot, c’est la bonne ! En cherchant dans le passé de la victime, il découvre qu’elle avait été moine et qu’elle avait échafaudé toute une théorie sur l’apocalypse. Parallèlement à ça, un jeune policier arrête un gars halluciné disant s’appeler Jésus, et sujet à des visions étranges. Il parle notamment de l’apocalypse. Un fil assez gros pour permettre de réunir nos deux flics sans que ça ait le moindre intérêt. D’ailleurs, on appréciera la scène de présentation du jeune flic. Vous trouviez le cassage de gueule de skinhead too much dans le 1 ? Besson ne se sent plus pisser et lui fait démolir un appart parce qu’il veut coffrer un dealer et qu’il faut lui péter la gueule avant. Et là arrive alors l’impensable. Nos flics sont confrontés à une bande de yamakasis possédés. Premier bon point : ils ne parlent pas comme des racailles. Deuxième : ils sont fringués comme dans Diablo II. Car ils ne sont pas humains, ces moines. Quand ils tuent quelqu’un, il faut que ça ait l’air religieux. On a donc droit à des mises à morts à coup de pistolets à clous, et sans la moindre raison explicite, à du versage d’or en fusion dans les yeux. Jusque là, les morts défilent sans la queue d’une piste ni les couilles d’une ambiance (on émet l’hypothèse que Besson devait jouer à Diablo II pendant les pauses de l’écriture du scénar). Les acteurs récitent leur texte en ayant l’air investi, mais rien n’y fait. On évoquera à ce titre le climat de l’abbaye, qui semble toujours vivre en plein moyen âge (Besson a-t-il levé son cul de sa chaise en cuir pour aller visiter une abbaye ? Non, il explorait l’acte I de Diablo II, et il se disait que ça serait cool de refaire le chapitre de l’abbaye corrompue) et qui n’est pas crédible une seule seconde (sans parler de l’anachronisme provoqué à chaque fois qu’un flic met les pieds dans le bâtiment). Et puis, arrivant sans prévenir, c’est le pot-aux-roses ! On nous informe qu’il s’agit d’une secte chrétienne qui veut provoquer l’apocalypse et qui du coup va réaliser les différentes étapes de l’apocalypse selon saint Jean, et cela passe par les meurtres de personnes ayant le même métier et le même prénom que les apôtres de JC, en pleine Alsace-Lorraine… Besson se rend-t-il compte de ce qu’il couche sur le papier ? Il semble que oui, car il persiste dans cette direction conne comme ses pieds, osant nous imposer un combat débile en plein centre commercial avec des prêtres Diablo II qui surgissent des rayons pour poignarder un gars dont on se branlait il y a 5 minutes. Niémens enrage, les prêtres Diablo II arrivent toujours avant lui pour tuer les gars (on se demande encore l’intérêt de les tuer, mais c’est la prophétie on vous dit !). Coup de bol : les 4 derniers sont tous réunis dans la même cabane de pêcheur (quelle probabilité improbable !) mais ils sont morts. Heureusement, un moine Diablo II a eu la gentillesse d’attendre les policiers pour les mettre sur la piste, et il se lance dans une course poursuite dans les bois, où apparaît un bunker à mitrailleuse qui débroussaille tout sur un hectare. A se demander si Besson ne regardait pas Predator pendant son script et qu’il s’est lancé dans la même générosité de plomb que l’équipe au moment du « défrichage ». Ils savent qu’il y a un Bunker dans le coin, mais ils préfèrent retourner fouiller l’abbaye qui ne contient rien (mais les moines restent suspects, vu qu’ils vivent eux aussi en mode Diablo II et ont les mêmes habits)… Arrive alors Christopher Lee en chef de secte. Un acteur au charisme magnétique, ici réduit à cabotiner pendant quelques scènes et qui connaîtra une mort rendant assez peu justice à ses talents d’acteur. On notera tout de même l’investissement du personnage dans ses dialogues, qu’il tournera en français avec un accent excellent. Reno et son pote vont interroger un prêtre. Ce dernier tente de leur remettre un objet, mais un yamakasi Diablo II adroit lui arrache des mains pendant que d’autres le clouent avec des flèches sur l’autel. Quelques cabrioles plus tard, ils disparaissent derrière un arbre. Le soir même, un type brûlé est découvert devant le commissariat. On découvre alors un tunnel dans lequel vont nos flics. Coup de pot : c’est le repère des méchants. Les balles fusent dans tous les sens. Puis les méchants balancent une bombe lacrymo, ce qui endort nos flics. Ils se réveillent pour assister à un odieux spectacle : Christopher Lee qui cabotine sans charisme. Le montage tente de nous faire flipper avec l’apocalypse, mais en fait, c’est simplement une conduite d’eau qui lâche. Les yamakasi démoniaques sont happés par une vague et disparaissent dans l’eau (à quoi ont-ils servi, on ne sait pas vraiment, et l'explication expédiée a de quoi faire rire). Nos flics sortent alors du puit, et font une blague dans le commissariat. La même qu’à la fin d’Indiana Jones et la dernière croisade, mais en beauf comme Besson sait le faire, du genre je pète tu rigoles. Ouf, c’est fini. Rappelons que la photographie insiste lourdement sur la saturation des couleurs et la surexposition, ce qui alourdit constamment le visuel du film. Ne parlons pas des dialogues. Malgré un générique rigolo qui filme de l’eau couler sur des statues, la vacuité du projet ne laisse pas de nous faire rire, tant Besson s’est planté en beauté. La preuve en image de ses tendances les plus suicidaires !

 

0/6

 

2004
de Olivier Dahan
avec Jean Reno, Benoît Magimel

 

http://a.giscos.free.fr/cinema/R/RivieresPourpres2/Image1.jpg

Quand Besson se prend pour Uwe Boll et adapte illégalement Diablo II...

 

Da Vinci Code : Après la réalisation approximative et jean-pierre-jeunesque d’Olivier Dahan, arrive un gars qui a déjà fait ses preuves : Ron Howard. En bref, c’est pas un manche qui s’y colle, à cette adaptation, et il y a du beau monde derrière ! Tautou, Reno, Hanks, McKellen… Du très lourd pour ainsi dire. Et forcé on est de constaté qu’avec un tel potentiel, un film aura rarement été aussi plat. Si son successeur Anges et Démons semble l’avoir supplanté dans le domaine du thriller somnanbulique, la palme du désintérêt revient immédiatement à Tom Hanks, qui s’est rarement révélé aussi transparant dans un film. Qui pourrait croire aujourd’hui qu’il a joué dans Philadelphia ou encore dans Forrest Gump ? L’acteur fronce les sourcils et ça y est, il a l’air d’avoir réfléchi. Et c’est ça pendant deux heures quarante. Deux heure quarante ! Tenir jusqu’au bout sans pose, c’est long. Et l’intrigue principale, si elle se révèle largement plus cohérente que les délires sous acide de Besson, manque cruellement de tonus. En bref, c’est une succession d’indices et de blabla qui sont sensés nous garder éveillés pendant tout ce temps, jusqu’à la révélation finale la plus abracadabrantesque qu’on nous ait faite ces derniers temps au cinéma. Dans ce film, Reno passe son temps à courir après les fugitifs sans jamais les rattraper, réduit à néant par les procédés les plus invraisemblables. L’évasion du cryptographe vire au ridicule (les flics ne prenant pas la peine de vérifier sa présence au dernier endroit où il a été vu…), et la course poursuite avec une voiture sans permis en marche arrière déclenche un fou rire involontaire. Sincèrement, elle va plus vite en marche arrière qu’en marche avant. Et on ne parle pas des talents de conductrices de Tautou. D’ailleurs, l’actrice tente de se donner un caractère de femme forte, qui ne croit pas en Dieu. La scène finale se voulait pobablement ironique à ce niveau là, mais alors que la révélation tombe, l’élocution de Tom Hanks se révèle si plate, et la réaction de Tautou si convenue, que ce qui aurait dû être LA révélation du film devient une vanne foireuse, un comique involontaire qui ruine à lui seul les dernières estimes qu’on pouvait porter dans le projet. L’ennui nous fait oublier les facéties de McKeller et ses théories pompeuses sur la compagne du christ (la prostituée Marie Madeleine) et sur le caméo de Prochnov (qui nous donnera une scène d’évasion ridicule dans le fourgon, où il finit le cul dans la boue) ou celui de Marielle, réduit à bégayer pendant une scène. Quant à la prétendue subversion sur le pouvoir de l’Eglise, Molina livre une performance extrêmement molle, peinant à nous faire croire que le personnage défie l’autorité papale pour faire dominer la pensée catholique (mais devant un conseil deux fois plus ramolli que lui, on pourrait presque y croire). Et le personnage le plus ridicule est hélas celui qui pouvait être le plus intéressant : celui du tueur catholique. Mandaté par le cardinal dissident, le personnage exécute tous les témoins protégeant le secret du Da Vinci Code, non sans leur extorquer des informations sur les preuves à faire disparaître pour cacher les torts de l’Eglise. Sa psychologie consiste donc à se taper avec un martinet la nuit et à flinguer à tour de bras le jour. Voyez le résultat. Sans parler de ses dialogues, qui se révèlent par moment d’une stupidité accablante (je pense au duel de tronche Tautou/tueur qui m’a fait éclater de rire). Et son passé, dévoilé par flash back, se révèleront accablant de naïveté. Si le film se contente d’adapter assez fidèlement les idées du livre (on ne tapera donc pas sur le fait de faire le procès de l’Eglise sur les campagnes anti sorcières de nos jours), les flash back historiques sensés illustrer les paroles se révèlent tellement clichés qu’ils endorment le spectateur aussi facilement que des plans longs sur des acteurs marmonnant leur texte. Le soit disant traitement des symboles devient lourd, et si il parvient à vaguement justifier les théories soutenues par le script, il devient dur de continuer à s’y passionner. Si le texte de Dan Brown est devenu un best-seller, les producteurs et le réalisateur se sont dit que le succès allait venir avec, et par conséquent, chacun se contente du minimum syndical, juste de quoi toucher son pourcentage. Par beaucoup d’intérêt, donc, mais bon, si les somnifères vous sont déconseillés par les médecins…

 

0.5/6

 

2006
de Ron Howard
avec Tom Hanks, Audrey Tautou

 

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/tele/news-tele/da-vinci-code-m6-diffusera-le-film-a-succes-le-1er-octobre-2009/28330622-1-fre-FR/Da-Vinci-Code-M6-diffusera-le-film-a-succes-le-1er-octobre-2009_portrait_w532.jpg

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 17:30

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/comedie/charlie__les_filles_lui_disent_merci,3.jpg

 

Nouveau Cru naveteux à ajouter à ma collection de mauvais goût : Charlie, les filles lui disent merci. Une sorte de godriole affligente financée par les producteurs de Saw (Lions gate, qu’on sait maintenant affranchie de toute morale concernant la qualité des films qu’ils choisissent) qui lorgne du côté des comédies tournant au dessous de la ceinture, sauf qu’il n’hésite pas ici à montrer du nichon à la pelle. Il doit y avoir un public pour ça (ceux en manque de nichon, par exemple), mais pour le cinéphile un brin exigent, les armes se révèlent inutiles devant la monstruosité du délit.

L’histoire : je tringle des meufs à la pelle, mais je ne suis pas un objet…

 

 

Charlie, les filles lui disent merci, témoigne dès l’introduction d’un tel degré d’abrutissement qu’on prend peine à s’infliger ce spectacle. Voulant probablement installer un climat de connivence avec les spectateurs, le film ne démarre rien de moins que sur une scène de touche-pipi, où nos mineurs tout émoustillés par le champomy qu’ils viennent d’avaler s’amusent à se cacher dans une armoire pour touche-pipi (mais sans faire de sexe, hein, un minimum de bienséance s’impose). Et là, le sort fait que notre héros de 10 ans tombe sur une gothique de son âge, et que celle-ci est ravie de la situation. Une petite fille d’à peine 10 ans grimée en gothique, mouais, disons qu'on peut rire de savoir que des parents marginalisent autant leur fille en bas âge. Et là, comme Charlie ne veut pas se laisser sauter par la gothique, il la repousse, et elle lui jette un sort. Bon sang, c’est comme dans cette merde de Sortilèges ! Ouh là, je sais dans quoi j’ai mis les pieds maintenant. Et bien, si les Disney channel puent sérieusement, ils ont au moins l’idée de suivre une certaine ligne morale (puante et étriquée, mais naïve dans l’idée). Là, on est en mode nawak. Charlie est un trentenaire plutôt séduisant, mais il est la cible de la malédiction de la gothique : toutes les femmes avec qui il couche le plaquent le jour même et trouvent l’homme de leur vie le jour d’après. En outre, il est accompagné par son ami d’enfance : un gros tas obsédé par les seins qui lui colle aux basques du matin au soir (sérieusement, le cliché est tel que le qualificatif « gros tas » semble être crié à chaque apparition du bonhomme). Ainsi, le jeu d’humour consiste souvent autour du polissage de nœud de Charlie, moments souvent ruinés par un détail sensé faire rire. Et du cliché, on va en bouffer jusqu’à plus soif, tellement Charlie va multiplier les compagnes pendant la première moitié du film. A un rythme tellement alarmant que c’est à se demander si la gente féminine n’est pas quelque peu assimilée à celle de la consommatrice prête à tout pour trouver l’homme de sa vie (qu’elle découvre parce qu’il bouffe la même glace dégoulinante qu’elle). Mais Charlie n’est pas qu’un pénis, il a aussi une ââââme ! Et il en a gros sur la patate, de toutes ces années de solitudes avec des coups faciles tout le temps mais jamais de partenaires sérieuses. Mais qu’on se rassure, il va trouver le bonheur auprès d’une cruche mignonne mais empotée, parfait cliché de la catastrophe ambulante. Un coup Charlie ne veut pas se rapprocher d’elle parce que sinon, elle va trouver le grand amour, un coup c’est elle qui ne veut plus parce que Charlie est vraiment trop bizarre… Mais enfin, va-t-il pouvoir la tringler sans risquer de la perdre ? Réponse : oui ! Et ça sera l’occasion de nous montrer un épilogue zoophile sensé être décalé mais qui ne vient que renforcer un peu plus le sentiment d’humiliation des acteurs une fois le film disponible dans le commerce. A se demander encore d’où sortait ce trip sur les pingouins… Effrayant.

 

0/6

 

2007
de Mark Helfrich
avec Dane Cook, Jessica Alba

 

http://images.fan-de-cinema.com/photos/comedie/charlie__les_filles_lui_disent_merci/paysage-0.jpg

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 16:53

http://feedyourconsole.com/wp-content/uploads/2011/02/mortal-kombat.jpg

 

Mortal kombat ! Si j’avais joué à un jeu de ce nom pendant mon enfance, je n’avais jamais été tenté par l’adaptation ciné, qui avait signé le début de la fin pour Paul Anderson, qui depuis est descendu dans la lie du cinéma horrorifique avec ses films de glorifications de Milla Jovovich. Et v’la-ti-pas qu’un de mes amis nanardeur m’en refile une copie en mettant au défit de le voir. Et dès l’apparition de Christophe Lambert, j’étais convaincu. Prétentieux, pompeux, ronflant, Mortal Kombat est le genre de block buster abruti comme on les aime, avec ce qu’il faut de nanar et de mauvais goût pour lancer un désastre artistique. Nunchaku Katana yahaaaaa !

L’histoire : Le sort de notre monde dépend de Cricri !

 

http://www.gamalive.com/images/fiches/2389-mortal-kombat.jpg

 

Ah, mais quelle soirée ! Un Mortal Kombat, ça vous envoie au tapis ou vous fait monter dans les cimes du nanar volontaire. Car j’imagine qu’ils n’ont pas dû se voiler la face. Le nanar est universel, et ici, tous les ingrédients sont réunis. Rien que dans les costumes des personnages, on note tellement d’anachronismes, tellement de fautes de goûts (volontaires ou pas) qu’il est impossible de ne pas rire pendant leurs scènes de présentations. Prenons le début : un chinois tatane la gueule d’un mioche devant son frère Lou. Et là, il se met à nous parler en face de la caméra. Et il fronce les sourcils avec tant d’insistance qu’il est impossible de ne pas rire devant une gueule aussi caricaturale. Mettez-lui carrément une natte, de longues moustaches en pointe et un béret communiste, et vous aurez là un portrait à encadrer… S’ensuit une gunfight en plein technival au milieu des danseurs (qui ne tombent pas malgré les rafales de mitraillettes dans leur direction), puis une scène de combat je me la pète, où l’on découvre que notre héros est… un acteur amateur d’arts martiaux. Non, désolé, ça va déjà trop loin pour rester sérieux. Aussi, je tiens à faire la comparaison avec un film qui m’est tout de suite venu en tête : Beowulf. On tape beaucoup sur la bande originale de ce dernier. Mais celle de Mortal Kombat est carrément inaudible. Martelant nos tympans à chaque séance de combat, elle ruine littéralement tous les temps forts du film, si on peut parler ainsi. A se demander comment il arrive encore à passer pour un plaisir coupable. Et que dire des effets spéciaux ? C’est le grand retour du dessin animé sur pellicule, de la tâche rouge tranblottante et de l’éclair bleu cyan, qui dans un blockbuster ont des airs d’effets cheap qui vieillissent chaque jour un peu plus. Mais au moins pour ces effets dessinés, ils peuvent prétendre à un capital sympathie. Sur le plan des effets numériques (et le film ne se prive pas d’en abuser), il est à lyncher. Si les morphing passent à peu près (ils fonctionnent aussi bien que dans From Dusk till dawn), les inserts numériques ont tendance à déclencher des fou rires tant elles paraissent vieilles. Des créatures en polygones du début des années 90 aux couleurs criardes, ou un serpent en métal rendu ridiculte pendant le combat entre les arbres. Un des rares effets spéciaux à retenir reste le géant à 4 bras, dont les maquillages sont très correctement réalisés. Mais sinon, Paul réussit à enlaidir les décors les plus magnifiques, à trouver le côté toc du kitch et à faire des choix artistiques navrants au niveau de l’éclairage. Les dialogues sont à se tordre de rire, tant le côté plouc de l’entreprise ne cesse de ressortir sans qu’il y ait d’acteur charismatique pour faire passer la pilule. Certes, Totof Lambert est marrant en Gandalf le Blanc pour Wasp en ray-ban, mais sinon, quelle misère… Et dire qu’il a été remplacé dans la suite… Bref, Mortal Kombat, on s’en tamponne les amydales, mais le côté navet des années 90 en fait un objet décérébré qui peut combler certaines attentes du public. Très peu pour moi en tout cas…

 

1/6

 

1995
de Paul W.S. Anderson
avec Christopher Lambert, Robin Shou

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:56

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Chronique express : Death Bell 2

Pas envie de perdre mon temps à chiader une chronique. Disons, pour résumer, que si vous avez aimé Death bell 1, vous aimerez probablement Death Bell 2, puisqu’il a au moins le mérite de chiader un peu plus sa facture technique, avec une belle image et un éclairage agréable. Mis à part ça, c’est comme dans le 1, mais en pire. Le tueur va jusqu’à trucider un étudiant en le mutilant avec sa moto en roulant en trombe dans les couloirs du lycée verrouillé, sans que les autres entendent quoi que ce soit. On ajoute à ça des étudiants asiatiques toujours aussi transparents, et une bande originale particulièrement agaçante qui passe toujours le même morceau quand elle filme ses étudiants en mode cool. De ce navet insipide, rien à retirer, si ce n’est qu’on s’ennuie grave dans cette bouserie, et que le fantôme ne vient rien arranger (pompant même une de ses interventions sur Carrie). Bref, oubliez qu’il existe, ça vaudra mieux.

 

0/6

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:02

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/action/wanted___choisis_ton_destin,3.jpg

 

Avouez le ! A un matrix pompeux et chiant, qui délaissait l’action névrotique pour se laisser aller dans des citations bibliques on ne peut plus prétentieuses et chiantes à mourir, vous aviez préféré Ultra-violet ou Resident Evil 4, qui s’asseyaient sur la vraisemblance pour péter un bon coup et nous gratifier de généreuses flatulences d’action, des trucs aussi nerveux et bruyants que le bon goût pouvait nous permettre. Réjouissez vous ! Le nouveau mètre étalon du genre est là. Avec Wanted, on passe à la seconde vitesse de la connerie dégénérative beaufresque comme on n’en avait plus vu depuis... sa sortie.

L’histoire : un trouduc devient un héros en flinguant des gens.

 

http://www.mysterieuxetonnants.com/wp-content/uploads/2010/02/angelina_jolie_wanted.jpg

 

Bon sang, voilà un film qui a le mérite de m'agacer, car malgré ses artifices évidents de block buster formaté, il y a pourtant beaucoup de spectateurs qui le considèrent comme un film d'action potable, vantant son casting et ses scènes d'action survoltées. Sincèrement, comment a-t-on pu en arriver là. Si Aeon Flux était une merde insipide, il prenait au moins la peine d’afficher un design new age cucu-cliquant. Ici, bienvenu dans le monde réel avec du tripatouillage numérique à tous les niveaux. Rien que le début, on est déjà mort de rire tant les clichés se succèdent sans transition avec un goût immodéré pour ce qui fait la « base » du héros moderne. Un soumis insipide que sa petite amie trompe avec son meilleur pote (pour forcer le cliché : sur un meuble auquel le héros tient beaucoup), un boulot chiant à mourir où une patronne obèse (et par là, le film nous balance « gros tas » à chaque fois qu’il la filme) malmène ses employés et un meilleur ami qui l’entube par tous les trous. Mais putain, cette tâche va devenir un héros, parce que là, l’identification est faite, je me reconnais dans ce looser sans once de charisme (heureusement que l’acteur a joué dans X men first class, sans quoi j’aurais arrêté le visionnage à cet instant). Après, on a un type qui ressemble déjà plus à un héros. Soucis, il se lance dans une scène d’action tellement je me la pète, tellement survoltée qu’elle en renvoit direct Torque et Crank à l’âge de pierre, en nous proposant une séquence d’une minute tellement risible qu’on a du mal à respirer. Un type qui se met à courir en agitant des bras, ce qui déclenche des ventilos qui vont voler des feuilles dans le couloir (je crois que c’est pour montrer qu’il accélère) avant de le voir sauter par la fenêtre en ligne droite avec du verre plaqué sur la gueule et dégainer deux flingues qui n’étaient pas là le plan d’avant pour abattre des mecs avec des balles qui font des courbes pasque le type bouge son flingue en tirant. Le tout au ralenti filmé avec des acteurs qui bougent à vitesse normale. On en revient à notre looser, qui vient encore nous pomper avec sa vie de merde ambulante pendant 10 minutes, jusqu’à ce qu’Angélina Jolie vienne le pécho dans sa supérette en détruisant le magasin au passage (parce qu’un type les suit). Et là, c’est une course poursuite en bagnole à mourir de rire, nos personnages tamponnant les flics en s’en foutant royal, se balançant des voitures à la gueule et finissant par se tirer d’affaire. Et là, on découvre Morgan Freeman qui nous explique qu’on a affaire à une association appelée… La Communauté. Waow, ils n’étaient pas en manque d’idée, ceux-là. Au passage, on voit que Morgan Freeman avait faim, comme Angelina Jolie, pour oser tourner dans ça. Notre héros comprend alors qu’il va commencer une formation d’assassin pour tuer des gens dont il ignore tout. Mais c’est pas grave, il va pouvoir réussir ça vie comme ça. Et c’est parti pour des gags atterrants où notre jeunot s’entraîne en Russie pendant deux mois, et où il devient un assassin hors-pair. Si la morale vient une fois à la charge avec le héros qui pense « mais tuer, c’est mal, il me faut une bonne raison », sa deuxième tentative sera au moins fructueuse, ce dernier liquidant un mec pendant une cascade en bagnole en gueulant « je suis désolé » pour se dédouaner (et on le dédouane, évidemment). Ah, le film décolle enfin. Mais dites moi, le scénario, c’était quoi ? Ah, on n’en avait pas encore parlé… Ce sont de nouvelles balles. Elles ne servent à rien (notre héros les arrête avec des balles normales), mais ça fait quand même flipper les mecs de la communauté, qui décident de flinguer les moines ( ??) qui les fabriquent. Et là, on enchaîne avec la scène d’action du film, où on assiste à une gun fight dans un TGV à grand renfort de balles qui filent en faisant des courbes (mais nos tireurs sont tellement des surhommes qu’ils le temps d’anticiper la trajectoire et de tirer des balles pour faire dévier celles de l’adversaire). Angelina Jolie tue ensuite 10 personnes en fonçant dans le train avec sa bagnole, et le train déraille sur un pont, ce qui provoque la chute de plusieurs wagons (complets), mais celui dans lequel sont nos héros est vide (autant éviter de montrer les cadavres). Et là, le héros découvre que le mystérieux tueur lancé à ses trousses, c’était son père. Pétant un câble shakespearien, notre tête de nœud empoigne ses flingues et retourne à la base en mitraillant à tout va, sûr que ses anciens patrons sont en fait des méchants. Il fait péter des rats partout, et il se lance dans une scène d’action de 5 minutes tellement survoltée qu’elle ridiculise l’introduction. Sérieusement, ce sont 5 minutes où notre héros hurle sans s’arrêter, tue des méchants en faisant voler leurs flingues qu’il rattrape en vol pour faire feu sur les suivants, etc… Au passage, il ne tire pas vers les mecs qui meurent et il change souvant de flingues d’un plan à l’autre (je me demande encore comment le monteur n’a pas pu voir que d’un beretta, on passe à un magnum sans transition)… Impossible de ne pas rire, ça va trop vite et c’est tellement indigeste que cette seule scène tire tout le projet vers le bas (à faire passer Frontière(s) pour du Malick). Et là, notre héros s’explique avec Angelina, qui fait partie des méchants mais qui est en fait gentille. D’ailleurs, sa dernière action a le mérite d’être anthologique : elle tire une balle tellement courbe qu’elle fait le tour de la pièce en trucidant tous les tireurs sur son passage. Même Matrix n’avait pas osé. Ne me dites pas que vous n’êtes pas convaincu ! Avec une chute égalant en crétinité la scène d’introduction, on se dit que d’un certain côté, ce film fait fort. On n’avait pas vu un acteur comme Morgan Freeman se ridiculiser de la sorte depuis très longtemps. S’imposer un visionnage complet de l’œuvre relève du défit, vous voilà maintenant prévenu, mais la persévérance du film dans le ridicule payent, faisant grimper sa côte dans des cimes naveuteuses qu’on a rarement vu. Un exemple !

 

0/6 mais un beau 16/20 naveteux !

 

2008
de Timur Bekmambetov
avec James McAvoy, Angelina Jolie

 

http://www.gouts-doux.fr/images/films/Film%20Wanted1.jpg

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 19:01

http://sortie-cine.fr/affiche/affiche-du-film-17-ans-encore

 

Les habitués du blog savent combien j’apprécie les films tournés en mode Disney Channel, à savoir des endives aux cheveux laqués métrosexuels qui flirtent gentiment entre eux en donnant des leçons de morale au public. Des Jonas Brothers (Camp Rock) à Tisdale (High School Musical 2, Sharpay’s fabulous adventure), je bouffe régulièrement des heures de bobines avec un plaisir masochiste, sombrant probablement dans la folie quand on constate quelle mécanique étriquée régit le monde des héros de Disney. Mais Disney n’est hélas plus le seul à produire des navets de ce calibre. La twin m’a récemment impressionné avec le puant Percy Jackson, et c’est maintenant au tour de la New Line de m’épater avec 17 ans encore, un produit gluant qui m’a éclaboussé de sa guimauve tiède comme rarement un film avait su le faire.

L’histoire : Mike O’Donnel est un jeune homme physiquement parfait, intelligent et sportif (le basket lui permettrait de s’inscrire dans une université prestigieuse, encore un fonctionnement américain que j’ai du mal à interpréter), qui a pour petite amie la plus belle fille du lycée. Il est ami avec un môme de 10 ans de moins que lui qui joue aux jeux de rôles. Mais avant le match qui va décider de la suite de sa vie, sa petite copine lui annonce qu’elle est enceinte.

 

http://media.zoom-cinema.fr/photos/7073/-zac-efron.jpg

 

Attention, objet dégoulinant en vue ! 17 ans encore, c’est une belle tranche de Zac Effron balancée à la gueule du spectateur. Le pire étant que le film semble avoir une réputation de comédie correcte, probablement parce que ceux qui l’ont vu pensaient à autre chose pendant la projection. C’est simple, le film est insupportable dès ses 5 premières minutes. Faisant de nombreux ralentis sur les pectoraux suants de Zac Effron en maillot de sport, le spectateur masculin se sent un peu exclu du spectacle (à moins qu’on apprécie les jeunes pubères en tenue légère). Et là, le match de basket qui va lui ouvrir les portes de l’université va commencer. On a droit à un numéro de Pom-pom girl tout ce qu’il y a de plus agaçant, puis d’un coup, on ne sait pas pourquoi, Zac Effron se met à danser avec elles pour faire le beau devant tout le public qui l’acclame, notamment un obèse déguisé en indien qui se met lui aussi à danser. On délaisse rapidement la comédie musicale pour s’attarder sur une conversation entre Zac et sa copine. Et ce qu’elle lui dit lui retourne la tête pendant tout le match qui suit (il faut dire que son hésitation ne l’handicape pas beaucoup, les joueurs autour de lui faisant de la figuration, agitant les bras pendant 10 secondes devant lui avant de se pousser du cadre parce qu’ils gênent dans le plan. Puis Zac abandonne le match pour aller rejoindre la femme de sa vie. 20 ans plus tard, il a tout raté. Il a divorcé, se fait tenir la chandelle par son pote qui a prit trente ans, mais qui est rester au même stade mental. Il est devenu un geek de 30 ans, relou comme pas possible tant le cliché agace. Zac adulte (Matthew Perry – J’ai faim depuis que Friends est bouclé) bosse dans un cabinet de production de viagra (encore de la sexualité ! La thématique du film est là). Et vu qu’il est le seul garçon du staff avec le boss, il ne reçoit jamais de promotion (son tour de poitrine ne convenant pas). S’ensuit une enguelade nanarde avec son patron, suivi d’une séance dans l’ascenseur où on constate que des femmes de 30 ans sont des gamines de 10 ans dans un corps adulte (ces caractères de chipie sont à baffer). Puis après une journée de merde complète (son épouse passe ses affaires au broyeur avant qu’une de ses copines n’arrive pour proposer des mecs à sa femme), notre Mike voit un vortex depuis un pont et tombe dedans. Il se réveille alors avec le corps de Zac Effron. Stupeur ! S’ensuit une scène de baston à base d’armes moyenâgeuses non-sensique où on essaye de nous faire rire parce que le geek de service ne reconnaît pas Mike jeune. Je suppose que vous aussi, vous cherchez à tuer des individus inoffensif à l’épée quand vous ne les connaissez pas. Puis ils passent au sabre laser avec un tel anachronisme que la scène en devient pathétique. Puis le film s’accélère, notre Zac retourne à la fac relooké comme un fan de hard rock tendance endive délavée, et se fait inscrire comme élève pendant que son pote drague lourdement la directrice de l’école. Et quand je dis lourdement, le mot est faible. Chacune de ses tentative semble être un suicide authentique, mais vous pouvez être sûr que la directrice va finir dans son lit avec des prothèses d’oreilles pointues (mais baiser une elfe, ça doit être le fantasme de tous les geeks, qui doivent vouloir s’envoyer en l’air avec toutes les créatures magiques de leur univers). Mike, qui ne voyait pas ses enfants en dehors des sorties autorisées par le juge et qui avait un comportement ultra pas mature avec eux, peut alors les voir évoluer dans leur quotidien. On notera au passage sa transformation vestimentaire, qui passe du gothique soft au look Ray ban aviateur, sorte de sosie du Tom Cruise de Top Gun avec la veste en cuir et la Porsch carrera qui va avec (sans qu’on sache vraiment d’où elle vienne, d’ailleurs). Et là, il constate que sa fille sorte avec le beau sportif con de l’école, et que ce dernier martyrise son fils. Pas content, le Zac. Alors il se lance dans une attaque morale confondante de connerie, qu’il essaye de bâtir comme une argumentation naveteuse de premier ordre : 1) t’es une fiotte, 2) t’es un con, et 3) petite bite ! Bravo Zac, tu l’as ridiculisé, le problème, c’est que tous ces arguments s’appliquent aussi à toi, vu que tu étais exactement comme lui à son âge. Mais la morale n’est pas encore donnée. On a bientôt le cours d’éducation sexuelle, où notre Zac prône l’abstinence avec une telle foi en cette méthode qu’on a du mal à comprendre pourquoi il ne dit pas qu’il est catho tradi. Il est tellement convaincu de la méthode qu’il appelle tous les élèves à ne pas prendre de préservatifs, parce qu’on fait l’amour uniquement pour avoir des enfants (donc, l’avortement est hors de propos !), pour sentir cette petite vie qui gigote dans ses entrailles (montée des violons pendant que les filles pleurent en écoutant ce discours). Et finalement, les filles dégoûtées remettent toutes les capotes dans le panier de distribution, qui atterrit sur la table du méchant sportif. Sa dernière intervention est à ce titre un régal, ce dernier lançant un « Super, ça en fait plus pour moi ! » en remplissant son cartable, avant d’ajouter « Juste assez pour le week end » en embrassant la fille de Zac. Ce dernier lance alors une bagarre… mais il a le dessous et se fait rétamer. Au passage, on apprends que le blond sportif méchant a fait de la prison. Au final, on voit vite où la morale veut en venir. Le blond est médiocre, il risque de ne pas avoir d’avenir brillant, alors il faut le plaquer et le laisser dans sa merde parce que c’est un cliché, alors que Zac Effron a tout compris à la vie, lui qui a réussi à finir au fond du trou à 35 ans. Les spectateurs se prennent donc leçon sur leçon, le mépris constant instillé par le film à l’égard des échecs étant finalement assez vomitifs, les héros étant eux même des loosers, mais héroïques. Voilà comment ça fonctionne dans ces films, il suffit que la caméra s’intéresse à vous pour que votre vision du monde s’impose comme une vérité dogmatique applicable dans l’instant. Depuis Sharpay’s fabulous adventure, je n’avais pas vu de telles conneries affichées en grand par un film. Chapeau, je crois que Zac Effron vient de gagner ses galons de naveteur de premier ordre !

 

-20/6 mais un 19/20 naveteux.

 

2009
de Burr Steers
avec Zac Efron, Matthew Perry

 

http://media.zoom-cinema.fr/photos/7073/zac-efron-et-le-ballon-de-basket-ball.jpg

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 21:41

http://myscreens.fr/wp-content/uploads/2010/08/JudgeDredd-02.jpg

 

Stallone a joué dans de bons films jusque dans les années 80, à partir desquelles sa période nanar a commencée. A partir de Rambo II, la carrière de l’acteur délaisse les drames forts (Rambo, Rocky) pour se lancer dans des actionners bourrins qui connaîtront beaucoup d’échecs commerciaux pour quelques succès surprises (Demolition man, culte parce que furieusement débile). A part un Cop Land, pas grand-chose à sauver dans cette période, pas même Judge Dredd, qui s’annonçait pourtant comme un bon film bourrain, au vu de ses thématiques.

L’histoire : Dans le futur, la planète est devenue un désert, les populations s’entasse dans des villes surpeuplées, devenues des foyers de violence. La justice est donc dispensée par les Juges de ville, qui appliquent la loi sur place et distribuent les peines de prison dans la minute.

 

http://comicattack.net/wp-content/uploads/2009/12/00020761.jpg

 

Il y avait presque matière à jubiler au vu du discours intéressant que le film pouvait avoir sur la justice, en la rendant aussi expéditive que des décisions humaines. D’ailleurs, on sent que le film lorgne beaucoup vers l’univers cinématographique de Paul Verhoeven, prompt à distribuer la violence pour mettre du sel dans des thématiques beaucoup plus intelligentes que la factures du film le laissait croire. Malheureusement, n’est pas Verhoeven qui veut. Et de ses films cultes, Judge Dredd semble ne retenir que la violence et les raccourcis bourrins. Exit le second degré qui propulsait Robocop au rang de chef d’œuvre, bienvenue dans un film au premier degré, et donc complètement gratuit. On sent que de gros efforts sont déployés pour singer notre Hollandais violent, notamment au niveau des effets spéciaux, plutôt efficaces après toutes ces années, mais il n’y a pas à tortiller, le film ne parvient jamais à dénoncer le huitième de ce que Verhoeven démolissait en 5 minutes de pubs. A partir de là, Judge Dredd devient un film gratuit, violent et bas du front aussi linéaire que pesant, puisqu’il reste bourré d’incohérences, qui ne sont même plus justifiées par les envies de faire du politiquement incorrecte. L’univers est aguicheur, mais si bancal qu’il parvient à peine à susciter l’adhésion, ayant plus l’air de recycler un tas de concepts plutôt que d’en inventer. Mais avec un peu de virtuosité, le film aurait à la limite pu être un actionner potable (Total Recall en est un lui aussi, gratuit et divertissant, mais très intelligemment réalisé). Le scénario possède de belles idées, comme celle de ce double génétique entraînant la déchéance de Dredd, mais toutes gâchées par des détails monstrueusement naveteux, comme des raccourcis faciles (le coup des chutes de tension, parvenant à nous faire trouver la base des méchants en 5 secs), le side kick de service Rob Schneider absolument inutile et chiant à mourir. Dredd souffre aussi beaucoup du poids des années, ayant contracté le syndrome des films à dialogues « punch line », qui claquent comme des pétards mais qui annihilent la moindre profondeur dramatique. A noter aussi que Stallone est loin de délivrer une performance d’acteur, alternant le mode sérieux ou le mode énervé dans chacune de ses scènes. Si l’étiquette de plaisir coupable peut encore lui être accordée (un sympathique plaisir coupable, bourré d’incohérences et de dialogues savoureux (« Juge pute ! »)), il est très loin d’égaler les bonnes productions de Verhoeven, et son remake devrait probablement remettre les choses en ordre. Ou pas…

 

1/6   et un petit 13/20 mode navet

 

1995
de Danny Cannon
avec Sylvester Stallone, Armand Assante

 

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Mosh, mon personnage préféré !

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:54

http://az-movies.a.z.pic.centerblog.net/o/18312833.jpg

 

Ah, on se souvient du Choc des Titans, où Sam Worthington tatannait la gueule de scorpions géants numérique avant de jeter un caillou à Méduse pour détourner son attention et trancher sa tête qui lui permettra en 2 secondes d’anéantir un monstre de 100 mètres de haut… Alors que la colère des Titans s’annonce, on se dit que… c’était pas si mal au vu de ce que Percy Jackson et le voleur de foudre voulait nous faire avaler.

L’histoire : un clone de Justin Bieber découvre que ses dons spectaculaires en apnée sont dû au fait qu’il est le fils de Poséidon, conçu un soir de gueule de bois où sa mère est allée se baigner et a rencontré le-dit dieu.

 

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Les périodes de vache maigre, même Sean Bean en passe par là...

 

Facile de s’attaquer à Percy Jackson, c’est un film pour adolescent. Ah, ça veut dire qu’on peut refourguer de la merde aux ados sous prétexte qu’ils sont une cible économique ? Déstabilisant, Percy l’est très rapidement, en maniant notamment un sens de l’anachronisme assez époustouflant quand il s’agit de « djeuniser » la mythologie, ou plutôt de la plier à l’univers adolescent (en gros, en mode I-phone). Ainsi, on commence sobre, avec un Zeus (Sean Bean, que fais-tu là ?) à qui on a volé sa foudre, et qui se retrouve donc complètement démuni. Il est sûr que c’est Percy qui lui a piqué (alors que Percy ignore encore tout du monde des Dieux) et il lance un ultimatum (dont Percy ignore tout, du coup). On découvre enfin Percy, escorté par un pote black qu’on sent déjà un peu louche (nos soupçons se confirmeront par la suite, le film faisant des handicapés des créatures magiques), qui parle mal au compagnon de sa mère (mais ce connard ne veut pas se lever pour aller chercher sa bière), puis qui va au musée pour faire une visite avec Pierce Brosnan en fauteuil roulant (en fait, c’est un centaure, il vaut mieux le savoir, ça évite de rire quand Pierce, toujours en fauteuil, gueule à une harpie « Lâche le ou je te démonte la gueule ! »). Et là, on découvre le monde merveilleux des demis dieux (après une course poursuite avec un minotaure au milieu d’un champ de vache, une nouvelle version du labyrinthe, sans doute, et que Percy tende un bout de corne sur lequel le monstre vient s’empaler, parce qu’il sait qu’il va perdre). Il s’agit d’une sorte de club med, de colonie de vacance pour adolescent au thème moyenâgeux, où nos bambins s’entraînent à l’arc, à l’épée, en faisant des pauses sur des jeux vidéos dernier cris. Percy fait d’ailleurs la rencontre de la demi-déesse du film, engendrée par la déesse de la sagesse et de la stratégie guerrière (son nom ? Ben, c'est Athena !). Très drôle de voir d’ailleurs leur première confrontation au milieu de jeunes qui se tapent dessus avec des épées en plastiques, cette dernière y allant d’un « Je suis la fille de la déesse de la sagesse et de la stratégie guerrière. Tu sais ce que ça veut dire ? Je gagne toujours ! », puis, après s’être fait lattée la gueule, elle revient le soir pendant le banquer : Percy « Je suis le fils de Poséidon, Waow ! Il va me pousser des nageoires ? », fille « Non, mais un égo disproportionné, c’est pas impossible. ». Et tes chevilles, ma fille, t’arrives encore à les bouger ? Pendant ce temps, notre protecteur (qui est en fait un faune) drague des nymphes en y allant de la bonne tchatche qu’on connaît des personnes de couleurs. Mais là, brusquement, le Diable apparaît en plein milieu du camp d’entraînement ultra protégé par magie annonçant qu’il veut que Percy lui donne l’éclair de Zeus. Ah ouais, merde, c’est vrai qu’il y a un éclair dans tout ça ? Et qu’on a perdu pas mal de temps avec l’entraînement du héros (mais bon, en un jour, il latte la gueule de n’importe quel autre demi-dieu, quelque soit son âge). Et le diable retient sa mère en otage. On se dit qu’il va la torturer un peu, pour mettre la pression à Percy, mais même pas, elle est logée dans une chambre 4 étoiles, nourrie, logée, blanchie. La maison de retraite divine, en somme ! Bon, Percy se dit qu’il faut se sortir un peu les doigts et d’en faire quelque chose, alors il prend une épée (camouflable en stylo, mieux que James Bond ici présent) et un bouclier pliable, ainsi que les chaussures de Mercure : des converses à ailes. Oui, des CONVERSEs à ailes (comment faire de la pub en restant discret et sobre…). Là, Percy, son pote et sa groupie partent rechercher 3 pierres pour pouvoir aller en enfer et en revenir, et la première se trouve chez Méduse.

 

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"Bon sang ! 4 siècles que j'attendais de pouvoir voir un I-Phone !"

 

Pas de problème, ils prennent une caisse et arrive dans une espèce de Jardinerie, où la bestiole n’est rien de moins qu’Uma Thurman avec une coupe de serpent (il y en a même un qui curera la narine gauche de Percy). Bien évidemment, on montrera la pétrification d’une victime incapable de fermer les yeux, et d’une Méduse qui se plante pendant de longues minutes devant ses victimes jusqu’à ce qu’elles ouvrent les yeux, sans tenter d’autres formes de combat. Anachronisme oblige, Percy se sert de la coque chromée de son I phone pour voir le reflet de la bête et la décapiter dans les règles. Première bille fluo, check ! On passe à la seconde, dans un musée de statues. Ils se la jouent Ocean’s twelve pendant quelques minutes avant d’attirer l’attention des gardiens, qui se transforment en Hydre. Alors, le monstre est magnifique, les effets spéciaux sont soignés, mais le déroulement du combat est juste à mourir de rire. Percy voit l’Hydre, et qu’est ce qu’il fait alors que n’importe qui est au courant : il coupe toutes les têtes de l’hydre. Mais toutes, hein, faut vraiment insister (pendant que ses potes lui hurlent d’arrêter). Et là, Percy se rappelle qu’il est un demi-dieu, il casse alors un robinet et il crée un tsunami dans le musée pour noyer l’hydre… Pouvait pas y penser un peu plus tôt. Deuxième bille, check ! La troisième est à Las Vegas. J’adore ce passage. Nos amis arrivent dans un casino, où doit se trouver la bille. Et là, ils bouffent des biscuits et d’un coup, un effet d’image bizarre donne l’impression qu’il viennent de bouffer des champignons hallucinogènes, Lady gaga commence à chanter en arrière plan, et on a un dialogue surréaliste où on nous montre que nos héros veulent maintenant prendre leur temps et explorer tous las Vegas, bref, se faire plaisir. Et là, on ne se sent plus pisser, on voit nos héros jouer au crabs sur la chanson Pokerface qui rend gaga, notre faune se fait vernir les ongles, bref c’est l’hallucination complète jusqu’à ce que 5 jours plus tard, Poséidon décide enfin de parler par télépathie à Percy pour lui dire qu’il a un truc à faire. Et là, Percy commence à latter la gueule de tous les croupiers qui passent dans le coin, imité rapidement par ses amis, qui trouvent la bille en deux secondes (ils l’utilisent dans la roulette) avant de repartir. Perle 3, check ! Nos ados partent alors pour l’enfer (entrée à gauche du panneau publicitaire d’Hollywood, mais on s’en fout, c’est comme pour les portauloin), et ils tombent alors sur Charon, le passeur. Et là, le black tchatche un bon coup en essayant de fourguer 120 dollars à Charon, au cours d’une scène hautement pathétique jusqu’à ce que Percy se rappelle qu’il a pris des pièces en or au départ. Passé cette formalité, on arrive devant Hadès, une espèce de gothique aux cheveux frisés qui essaye d’avoir de la contenance alors qu’il n’a pas le moindre charisme démoniaque (un simple sourire d’Al Pacino est tellement plus électrisant…).Là, Hadès libère la mère, et récupère l’éclair qui se trouvait… dans la poignée du bouclier. Huhum… Pas le temps de cogiter là-dessus, la femme d’Hadès saute sur son mari et lui latte proprement la gueule avec ladite éclair. Et après, on ne sait pas trop pourquoi, elle redonne l’éclair à Percy et le laisse sortir des enfers par la grande porte. Maintenant, faut rejoindre le mont Olympe. Anarchronisme oblige, c’est l’empire state building. Mais là, Percy se rappelle que l’éclair était dans le manche du bouclier, qui lui a été remis par… le Traître du film ! On a alors droit à un combat épique en plein vol, jusqu’à ce que le Traître s’empare de l’éclair. Et là, Percy se rappelle d’un truc : il est le fils de Poséidon. Et l’eau, ça neutralise la foudre… Notre Percy bousille alors la gueule du méchant en l’enfermant dans une bulle d’eau, neutralisant d’une façon bête comme chou l’arme divine la plus puissante de la Mythologie. Par un truc inné chez lui. Je me pose donc une petite question : pourquoi Poséidon ne latte-t-il pas la gueule de cet abrutit de Zeus incapable de gouverner sans son hochet pour s’installer sur le trône ? Ben, ça serait pas moral. Bref, Percy remet dans les temps l’éclair à son propriétaire, dont on résumera les interventions par « Tu as bien fait. » et « Tu as très bien fait. » à la fin du récit trépident de ces aventures. Puis nos bambins innocents retournent au camp de vacances, et au moment où ils allaient se smacker… et ben la fille lance une joute à l’épée en disant qu’il ne faut jamais baisser sa garde. Décidément, nos ados ne sont pas encore mûrs pour la puberté. Non, mais sérieux, on tape beaucoup trop sur Le choc des Titans quand on voit des purges pareilles tenter de trouver un public, qui plus est en salles. Mais bon, on ne se fait pas d’illusions, il y en a qui vont encore le trouver bon. En tout cas, j’ai passé un bon moment, moi. Encore, encore !

 

-2/6 malgré des effets spéciaux convaincants

 

2010
de Chris Columbus (inexcusable après les bons Harry Potter 1 et 2)
avec Logan Lerman, Brandon T. Jackson

 

http://www.scifi-universe.com/upload/galeries/images_film/21842/percy_jackson_2009_t6.jpg

"Ouais, les copains, on va s'amuser maintenant !"  

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  • Je suis étudiant en Oenologie, j'ai 25 ans et je m'intéresse depuis quelques années au cinéma (sous toutes ses formes, y compris les plus tordues). Bienvenue sur le blog d'un cinéphage exotique.
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