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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 13:52

http://www.horreur.net/img/conan2011-barbarian-3d-poster.jpg

 

Marcus Nispel, ou Monsieur Remake, comme on se plaît à le surnommer. Le bonhomme a d’abord gentiment surpris le monde du cinéma avec son remake de Massacre à la Tronçonneuse (décrié par les fans purs et durs, mais qui reste sympathiquement fun). S’en est suivi un Vendredi 13 qui nous a laissé mitigé, ce dernier étant fait sur mesure pour les fans de la saga, et pas pour le public en général. Déjà mitigé, on avait un peu peur de le voir s’attaquer à la franchise Conan (même si, on le confesse, Pathfinder ne laissait pas présager que du pire). Et paf, voici que ce remake se rit simplement des précédents opus et décide de nous la faire à la barbare. Ou plutôt à la méthode bouchère.

L’histoire : Moi troncher les méchants.

 

Conan_2011_1.jpg

 

Ah, ce petit rigolo de Marcus Nispel. Il avait de belles promesses… « Vous inquiétez pas, je n’essayerai pas de faire un remake de l’original, il est juste trop génial… » Et par quoi ça commence ? Une intro ultra cheap (vraiment, les incrustations d’explosions font peine) et la naissance de Conan jusqu’au carnage de son village… Mais on vous dit que non, ce n’est pas un remake… Si encore Nispel respectait un minimum l’univers posé par Milius (ou au moins celui d’Howard…)… Même pas. Si on ferme les yeux pour la naissance en plein champ de bataille avec le père qui éventre la mère pour sortir le gosse, les incohérences ne tardent pas à pleuvoir. Conan apparaît dès son premier fait d’armes non pas comme un guerrier, mais comme un putain de psychopathe incontrôlable, qui décapite 4 guerriers barbares à mains nues sans avoir fait plus que s’entraîner en solo pendant son temps libre. Un boucher, qu’on vous dit. S’ensuit alors le carnage du village, infiniment moins choquant que dans l’original, où on tente de nous faire croire que 20 types déguisés en archers tirent des nuages de flèches comme dans Heroes. Là a lieu l’exécution du père de Conan, attaché à un chaudron de métal incandescent. Mouais… Ce que la fout clairement mal, c’est que le méchant qui est ici ne vient pas pour les épées. Il n’en a rien à foutre, de l’acier (un truc qui ne pardonne pas), il est là pour un bout de masque carrément ridicule servant à soi-disant invoquer des démons. Et ou il est planqué ? Sous le plancher ! Nan mais vraiment ! Dans une forge, ce qui est précieux est toujours rangé dans un compartiment sous le foyer, lieu impossible d’accès pendant une bonne partie du temps. Et ici, ils foutent juste l’artefact le plus puissant du coin sous une planche pourrie, découverte en 5 minutes par une espèce de gothique chauve qu’on espère nous présenter comme la sorcière la plus maléfique du coin. Bref, rien que dans la genèse, c’est pétri d’incohérences, je ne vous dis pas quel sentiment j’éprouve quand j’apprends qu’après ça, Conan se barre et vit de rapines pendant 20 ans… Pardon ? Et ses 20 ans de bagnes où il développait des putains de muscles ? Y a pu ! A partir de là, on en vient au cirque. Conan attaque des marchands d’esclaves, libère les esclaves et met les voiles vers un port… où il les abandonne à la première occasion. Le gros problème de Marcus Nispel, c’est qu’il a du mal à faire la différence entre « épique » et « boucherie ». Pour lui, un barbare doit faire pisser au moins dix litres de sang à chaque coup, c’est à ça qu’on voit que c’est un barbare. Mais une mort brutale ne change rien à l’ambiance de la scène. Si elle nous faisait mourir de rire par ses dialogues ineptes et téléphonés, nous mettre un gros plan où le vin rouge gicle ne va pas arranger les choses. Plus encore, le film foire totalement ses sortilèges, se montrant totalement incompétent dans la gestion de ses hommes des sables. Un coup ils disparaissent, un coup il y en a plusieurs qui sont touchables, un coup ils lancent des armes qui sortent d’on ne sait où… Ils auraient vraiment du être sobres là-dessus (mention spéciale à la scène où la pouffe tombe d’un échaffaudage et un homme des sable tombe de la même hauteur, sauf qu’elle survit et que lui éclate). Enfin, on en vient au point impardonnable : celui des femmes. Conan the barbarian (le vrai) leur laissait largement leur chance, en prenant pour héroïne Valéria, un joli brin de femme qui n’était peut être pas un canon de beauté, mais qui vous en retournait une si vous la regardiez de travers. Ici, dehors les moches aux gros bras, bienvenus les planches à pain hollywoodiennes. Avec des filles fluettes qui ressemblent toutes à des mannequins pour sous vêtements sans sous-vêtement (mais bon, le téton, ça fait barbare…), Conan 2011 prouve bien que si vous n’avez pas de couilles, vous le valez pas grand-chose. Tout au plus un pas mal si vous arrivez à buter un petit garde. Avec une héroïne insupportable qui gueule dès qu’elle fait une action, on tient ici une gentille concurrente d’Olivia D’a Bo, qui casse plus les couilles qu’elle ne les vide (la scène érotique sur la paille sera d’ailleurs particulièrement anecdotique). On rajoute à ça un montage à la mode House of the dead, à savoir frénétique et découpé à la hache, filmé caméra à l’épaule avec une image retouchée en mode couleurs chaudes. Même Prince of Persia parvenait à faire mieux. Toutefois, on aura de la compassion pour l’acteur de Conan, Jason Momoa, qui incarne plutôt bien ce cimmérien (dommage toutefois qu’il parle tout le temps). Bref, c’est bien triste, on a l’impression que les producteurs nous voient comme des primaires qui lèvent leur pinte dès que le sang gicle et qu’on rigole en jouant du coude dès qu’une poitrine arrive dans notre direction… Outre l’insulte faite à la saga (Conan le destructeur en passerait pour un chef d’œuvre), ce spectacle d’une vulgarité suffocante est une sonnette d’alarme qui nous met clairement en garde contre les prochaines tentatives de Nispel et pour l’héroïc fantasy au cinéma, qui risque clairement de battre de l’aile si on contine sur cette pente. Envoyez Bilbo le Hobbit, ça devient urgent !

 

0.5/6

2011
de Marcus Nispel
avec Jason Momoa, Rachel Nichols

 

stephen-lang-in-conan-2011.jpg

"Je suis méchant et je vais conquérir le monde avec un face-hugger !"

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 14:19

http://images.fan-de-cinema.com/affiches/comedie/disco,1.jpg

 

Franck Dubosc est un humoriste qui a obtenu un certain succès avec ses one-man show (Pour toi public notamment). Ainsi, à l’image d’un Biggar ou d’un Elmaleh, il s’est lui aussi essayé dans le monde du cinéma français, et s’y sent depuis comme un poisson dans l’eau. Passant de comédie en comédie, on le verra cabotiner dans Asterix 3, mais aussi dans Camping (son sketch de 15 minutes dilué en 1h30) et 2 (on l’on prend le un que l’on redilue 1h30) ou dans l’inestimable Cinéman (qui réussit à s’aliéner les fans de tous les genres cinématographiques en un film !). Alors, dans ces conditions, Disco n’est qu’une étape, un nom de plus à ajouter à la filmographie de l’humoriste dans une carrière qui est bien partie pour être longue tant le cinéma français peine à évoluer ses recettes (et à trouver de vrais talents pour cet art).

Disco : Didier Travolta, un ex-danseur de disco revient chez sa mère pour rechercher un travail, mais se retrouve confronté aux démons de son passé flashy et décide de faire un come back.

 

http://www.mymetz.fr/img/out/cinema/i7-disco.jpg


Disco, ou comment ringardiser un milieu de danse nostalgique et ultra-flashie ! Dubosc fait sa rock star sur pratiquement tous les plans, luttant de toutes ses forces pour nous faire réévaluer notre position sur le disco, un style vraiment très années 80 qu’on ne retrouve que très rarement aujourd’hui. Et c’est sous l’angle de la comédie qu’on décide de l’exhumer. Pourquoi pas, ça pourrait être un sujet comme un autre. Mais régulièrement, le script se vautre dans une beaufitude crasse, du genre de celle qu’on donne à la ménagère dans une série sentimentale. Ici, la seule personne qui n’aime pas le disco est un bourgeois prétentieux, vaniteux, hypocrite, mauvais perdant, qui, ô miracle, réévaluera totalement sa position en 5 minutes. C’est lui, mon vecteur d’identification si j’aime pas le disco ? Car tout le reste de la production semble aimer les paillettes et les couleurs saturées. A commencer par Depardieu, seul personnage authentique dans la production, dont le physique ventripotent et la gloire passée vont particulièrement bien au personnage de Jackson, ex-danseur lui aussi maintenant reconverti dans la gestion d’un club. Avec ses tirades qui claquent et sa beaufitude complète, il sonne vraiment juste et c’est bien le seul acteur qui réussit à faire un minimum son boulot, en cabotinant authentique (contrairement à Dubosc qui peinera considérablement pour nous faire rire). Seul regret dans ce film : voir la belle Emmanuelle Béart se compromettre dans le rôle d’une prof de danse tombant amoureuse de la star du danse-floor (mais en période de vaches maigres, les films alimentaires sont de rigueur). Enfin, dernier détail qui fait littéralement hurler de rire, c’est le caméo de Francis Lalane, invité pour le final du concours de danse (et je ne reviendrai pas dessus), que Depardieu vire sans ménagement, et Francis répond par un discours qu’on résume par un « je ne suis personne ! Merci de m’avoir mis un vent, adieu, je débite des trucs à la JCVD ! ». En gros, si Le nom des gens permettait à Jospin d’adopter un visage plus personnel, on se fout ouvertement de la gueule de Francis, et maintenant c’est dans un film. Brillant, mais je ne vois ni l’utilité d’un tel « gag », ni de justifications à sa présence. On passera sur les prétendues opinions politiques du film complètement esquivées (les ouvriers du port en grève) et sur les messages bateau qui sonnent bien (« Le disco, c’est comme une philosophie… »), pour en retenir surtout ceci : il y en aura d’autres comme lui, aucun doute là-dessus. Et tant qu’on ira les voir au cinéma, la tendance ne s’inversera pas, les scripts seront toujours de la même trempe. Une comédie parmis tant d’autres qui se complaît dans son monde et qui ne semble pas prêt d’en sortir. Juste regrettable.

 

0.5/6

 

2008
de Fabien Onteniente
avec Franck Dubosc, Emmanuelle Béart

 

http://www.moviecritic.com.au/images/disco-gerard-depardieu-french-film1.jpg

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 07:41

http://iwagewar.files.wordpress.com/2011/04/baise_moi0.jpg

 

Authentique ! Scandaleux ! Inavouable ! Incontournable ! Le premier film interdit aux moins de 18 ans depuis la réorganisation de la censure en France, mesdames et messieurs. Le vrai brûlot, qui fait tant de flammes qu’on le marque au fer rouge. Baise-moi, film de Virginie Despentes produit pour pas grand-chose avec des actrices impliquées. Sur le papier, les intentions sont honnêtes et le film se permet même des allusions au cinéma de Gaspar Noé (et ça, c’est bien). Mais une fois le film vu en vrai…

L’histoire : Nadine et Manu sont deux jeunes femmes qui partagent le même appart. Dans la cité, la vie est difficile. Elles finissent par se faire violer toutes les deux, et déclarent la guerre à la gente masculine.

 

http://www.linternaute.com/cinema/film/dossier/films-a-scandales/images/baise-moi.jpg


Dans les intentions, le film n’est donc pas si loin de L’ange de la Vengeance d’Abel Ferrara, où une jeune mannequin violée à deux reprises dans la même journée se baladait dans les rues en tenue aguichante, ouvrant le feu sur le premier homme osant tourner la tête vers elle. Mais il recherche constamment un réalisme, une légitimité dans son contexte social ultra pourri (alors que Ferrara optait clairement pour des choix de mise en scène bien filmés, qui rappelaient presque la patte de De Palma). Nanti d’une image dégueulasse, filmé caméra en main, Baise-moi tente de nous présenter des personnages désillusionnés, mais aussi d’une grande platitude, leur quotidien se révélant d’une banalité atterrante avant que l’intrigue ne commence vraiment. Avec des actrices dont le jeu craint clairement par moments (certains de leurs dialogues font particulièrement faux), le seul espoir que pouvait caresser le film, c’est de combler son amateurisme par une mise en scène rentre-dedans, la violence des images étant la seule chose susceptible de transparaître dans cette bouillie pas philosophique pour deux sous. Scène de viol  en full frontal dans la veine d’Irréversible (en moins efficace), meurtres à la pelle, pornographie lors des séquences de prostitution… Le film n’y va pas par quatre chemins dans les ingrédients qu’il nous sert : c’est du maousse, et ça passe ou ça casse. Le choix est totalement justifié : l’absence de budget impliquant une mise en scène agressive pour permettre au film de donner le change et d’appâter un public. Mais pour voir quoi ? Un road movie cheap, mal joué et où on ne s’intéresse pas un instant à nos héroïnes lesbiennes. Dieu sait pourtant qu’on a pu nous faire pleurer dans des situations similaires (l’excellent Monster). Ici, la survie de l’individu est simplement un prétexte pour nous coller des meurtres, du sang, du porno et de la violence gratuite, dans un élan qui avance toujours, mais qui ne rencontre que du vide. Si la prose de Noé ouvrait à des réflexions et pouvait parfois se révéler humoristique, Baise-moi ne dit clairement rien, et se contente d’avancer pour nous livrer une histoire qui n’enrichit pas, ne divertit pas, et qui ne convainc pas non plus. Les actrices Karen Batch et Raffaëla Anderson ont beau y mettre du leur dans les scènes porno, on ne retrouvera jamais leur performance ailleurs dans le film. Triste à dire, mais les actrices de boulards ne font pas forcément de bonnes actrices. La preuve en image avec ce projet qui relève presque de l’amateurisme, dont la hargne du ton peut surprendre en premier lieu, mais qui tombe vite à plat avec une absence totale d’intérêt de la part du spectateur. Dommage, car certaines idées auraient pu amener à des débats, mais qui sont ici tranchés par les protagonistes du film. EN bref, un étron cinématographique dans la veine de ceux que j’aime, mais que je n’aurais pas ici le courage de sauver.

 

1/6

 

de Virginie Despentes, Coralie Trinh Thi
avec Raffaëla Anderson, Karen Bach

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 09:25

teeth-movie-poster-horror-movies-6593577-535-401.jpg

 

Dimension, c’est ce qui s’appelle une boite de production, vu le nombre conséquent d’excellents projets qu’ils approuvent (Piranha 3D était le dernier d’entre eux). Et depuis, ils ont créé une sous catégorie : Dimension Extreme. Autant dire que ça promettait. Sauf qu’ils ont parrainés le projet teeth, et que je l’ai vu. Et autant dire que c’est l’un des plus mauvais qui soit sorti pendant son année. Non content de ne pas faire peur (mais ça on s’en doutais un peu), ce film crache tout simplement sur les jeunes qui font d’habitude le public de ce type de projet.

L’histoire : une adolescente en faveur de l’abstinence découvre qu’elle est dotée d’un vagin à dents.

 

http://channel-kdk12.wikispaces.com/file/view/teeth.png/218780072/teeth.png


Une telle idée était tout simplement géniale. Il y avait de quoi faire un nouveau baby blood, mais avec un vagin. Quand on lit le script, c’est immédiatement ce à quoi on pense : sex and blood, avec un humour corrosif. Mais ce petit prétentieux de réalisateur Mitchell Lichenstein ne l’entend pas de cette oreille, et non content de nous frustrer dans nos attentes, cherche à nous embrouiller avec un script passe partout qui bouffe à tous les râteliers, y compris ceux qu’on rejette. En effet, jamais le film ne tente d’utiliser son parti pour faire du fantastique honnête (ce côté est totalement annihilé par la comédie), et il s’en sert même pour servir la morale conservatrice de la manière la plus conne qui soit (dans un premier lieu en tout cas). On commence avec la présentation de notre héroïne : Dawn, une gamine qui croque le doigt de son demi-frère dans une piscine, et qui une fois adolescente devient une défenseuse de la cause féminine en prônant l’abstinence. On croit carrément rêver en la voyant promouvoir les bagues de pureté, qu’on avait plus vu depuis South Park. On pense, en voyant un truc aussi gros, que le réalisateur essaye de faire du second degré, mais là le film tente de nous faire avaler des leçons de morales grosses comme des voitures, en montrant notamment le demi-frère comme un gothique délinquant juvénile qui insulte ses parents et qui pratique une sexualité débridée. A tous les points de vue, dès qu’on commence à parler de sexualité, l’huître referme sa coquille (habile métaphore) dès qu’on sort du cadre de la morale des années 50. Avec un seul mec, et le bon. Les femmes avec en gros le pouvoir d’émasculer les hommes, si elles ne sont pas contentes. Sans m’avancer comme misogyne, un tel féminisme primaire qui tente de prendre l’air jeune me fait doucement rigoler. Clairement, le film donne envie de gerber, montrant les hommes comme des pervers patentés ou des gros cons qui ne pensent qu’à leur plaisir. Une chose m’étonne quand même : pourquoi sectionner les doigts du gynéco ? Ce gars fait juste son métier, et on lui coupe son instrument de travail pour tenter d’ausculter Dawn, qui une fois le fait accompli, fuira en le laissant à son hémorragie. Clairement, tenter d’être un peu audacieux avec Dawn risque de se retourner contre vous. De face avec des petits bisous, c’est le strict nécessaire. Le plaisir masculin est totalement nié au profit de celui de la femme, qui si elle n’est pas satisfaite a immédiatement pouvoir de castration. Et madame qui est avancée comme un maillon de l’évolution de l’espèce humaine, un aboutissement ultime. Madame tourne avec pleins d’ados tous plus cons les uns que les autres, et les castre tous parce qu’elle est frustrée à un moment ou l’autre, et la plupart du temps, c’est parce qu’elle entend un truc qui ne lui plaît pas, ou qu’elle se met en quête de châtrer des types qu’elle connaît. Que toutes les femmes se mettent à avoir un vagin castrateur, et je donne une semaine avant qu’il n’y ait plus un homme viable sur terre. Après avoir vu ce film, on n’a qu’une envie. Se regarder Dying god (un monstre au pénis surdimensionné qui perfore le bide des gonzesses qu’il saute). Une critique qui semble misogyne en apparence, mais qui n’est que le fruit d’une contre-réaction à l’égal de ce que le film se révèle pour le public masculin : un calvaire, l’humour se révélant peu efficace et fonctionnant essentiellement sur de la bite coupée par une fille absolument pas attachante. Un navet pur et simple.

 

0.5/6

 

de Mitchell Lichtenstein
avec Jess Weixler, Hale Appleman

 


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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 07:08

http://moniquedy.files.wordpress.com/2011/05/watch-sharpays-fabulous-adventure-online.jpg?w=354&h=500

 

Disney l’a bien compris, pour faire un film populaire, il faut du high school, et du musical aussi. On a ainsi la clef du succès, paradis des 12-13 ans qui rêvent de Star academy et autres émissions qui leur permettrait de devenir les nouveaux Justin Bieber de la nation. Non content d’avoir produit trois volets à la sincérité douteuse de High School Musical, la firme Disney Channel s’attaque à tout un programme : faire la genèse des jeunes stars de Highschool Musical. Et ça commence par Sharpay’s fabulous adventure. Une véritable merveille de guimauve moelleuse à en gerber, parfum rose bonbon aux anchois. Une œuvre indispensable au masochiste obstiné.

L’histoire : Sharpay a une voix, et décide de partir à New York pour passer des auditions. Mais voilà : son chien va être embauchée avant elle.

 

Ashley_Tisdale_Sharpays_Fabulous_Adventure.jpg


Je ne comprends tout simplement pas comment de tels projets arrivent à voir le jour. D’un simple point de vue d’estime en soi, à la place de l’actrice, je serai mort de honte en jouant l’héroïne d’un truc pareil. Avec une introduction chantée digne de la pire des séquelles Disney, on nous présente Sharpay, une pétasse fille à papa qui aime se faire mousser et qui sait qu’elle va devenir la plus grande vedette de New York. Ces parents sont tellement fiers de leur progéniture qu’ils sont à baffer (se rendent ils seulement compte qu’elle ne porte que des vêtements roses ?). Bref, cette conne de Sharpay débarque à New York les doigts dans le nez, et continue à dicter sa loi à tout le monde. Sauf qu’heureusement, plus personne ne l’écoute. C’est bien simple : on croirait voir Paris Hilton, sauf que Paris, elle savait faire la fête. Avec son chien, elle commence à passer des auditions, mais elle ne vaut tellement rien qu’elle se fait rembarrer à chaque tentative. Entre temps, elle s’est installé dans un petit appartement et exploite un garçon bien trop conciliant pour être honnête alors qu’il l’est, ce qui est franchement louche). Puis ont lieu les séquences d’anthologie. Sharpay passe une audition pour son clebs, et nous offre le numéro avec animal le plus pathétique qu’il m’ait été donné à voir de ma vie. Arrive alors un jeune crétin fier de lui avec un autre chien, et si son numéro est à chier, il a au moins le mérite d’en avoir préparé un. Mais comme c’est Sharpay l’héroïne, c’est forcément lui le méchant. Cette justification monstrueuse trahit totalement le niveau alimentaire de ce type de production disney, incapable de se rendre compte quel monde étriqué et en complet décalage avec la réalité ils sont en train de créer avec leur chaîne. Je dramatise, mais non seulement c’est vide d’intérêt, en plus ils érigent des échecs sociaux monumentaux comme exemples à suivre (Beastly était pas mal lui aussi). Ainsi Sharpay se fait sa guéguerre avec un garçon qui a 10 ans de moins qu’elle pendant que leurs chiens vivent une histoire d’amour tellement romantique qu’on en a les larmes aux yeux. Passé cet intermède volontairement naveteux, Sharpay se met au service de son actrice préférée, avant de la voir casser sur scène une apprentie de la profession. Sharpay se pointe alors et lui fait une leçon de morale, lui balançant à la gueule qu’elle est superficielle, que c’est une connasse et qu’elle est pas gentille. Ce à quoi l’actrice lui répond qu’elles sont pareilles toutes les deux. « Même pas vrai ! » Qu’elle lui répond ! Voilà, Sharpay a grandie, et elle a appris une grande leçon dans sa vie : il ne faut pas mettre que du rose dans sa garde robe. Madame file donc à la boutique de luxe acheter une robe bleue, et c’est parti pour le final dégoulinant de bons sentiments et d’affection mutuelle. J’ai bouché mes toilettes avec mon vomi le jour de ma découverte de l’objet. Vraiment, je ne demande toujours si ils vont oser vendre ça en dvd. Enfin, vu que je suis tombé sur le DVD du concert 3D des Jonahs brothers avec des bonus  qui dévoilent leur quotidien, je ne m’étonne plus de rien.

 

-10000/6

 

de Michael Lembeck
avec Ashley Tisdale, Bradley Steven Perry

 

Sharpay-014.png

 

http://3.bp.blogspot.com/_w6tWXtxYcb4/TBFjCYauuOI/AAAAAAAAADM/rH7JskdurvE/s1600/ashley-tisdale-sharpays-fabulous-adventures-movie-set-11.jpg

"Et on se plaint que les statistiques d'agressions augmentent sans arrêt..."

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 06:46

http://3.bp.blogspot.com/-W9204Pw2blY/TdxxUEEGOeI/AAAAAAAAAJY/nIJVlDs8dTQ/s1600/the-tunnel-movie-poster12.jpg

 

A cette heure, le cinéma est régulièrement envahi par des petits malins qui utilisent le style de la caméra vérité pour redonner du punch à des histoires déjà vues et un petit côté documenteur amusant. Si certains se révèlent être de relatives surprises (Rec 1&2, Cloverfield), d’autres sont nettement plus bancals (Troll Hunter, Le dernier exorcisme), pour ne pas dire carrément gênants (la saga des fantômes qui font grincer les portes). Toutefois, un nouvel effort claustro va bientôt débarquer, non pas dans nos cinémas, mais sur internet (pour une fois qu'on peut utiliser Bitorrent sans risques !), en prenant pour théâtre le métro de Sydney. Tient-on là la révolution du genre ? Non, mais on n’y croyait pas avant, alors on n’est pas surpris.

L’histoire : une équipe de journaliste décide au lieu de disserter sur les chats écrasés d’aller faire un reportage dans les anciens sous sols de la ville de Sydney. Mais ils se rendent vite compte qu’ils sont perdus, et il commence à se passer des trucs chelou…

 

http://3.bp.blogspot.com/-S4-WDueHXwY/UBa5iC5hl7I/AAAAAAAADH0/V4h85oNijQY/s1600/the%2Btunnel%2Bwoman.jpg

"Enregistre ! Enregistre ! Appuie sur Rec !"


Amateurs de frissons, vous allez être servis ! Pas parce que vous allez frissonner, mais parce que la caméra frissonne pour vous ! En effet, dans un style caméra à l’épaule qui fait on ne peut plus vrais (et on ne peut plus cheap), le caméraman cherche véritablement à effectuer les mouvements de caméra les plus dynamique possible, et cela dans des décors éclairés à la lampe torche. Autant vous dire que ça tremble comme un drogué du tabasco au dernier degré, la caméra se révélant presque incapable de faire un plan stable, sauf quand elle tombe par terre (on ne saura jamais si c’est volontaire ou si c’est l’équipe qui ne prend pas soin de son matos). Reprenant les grandes lignes du Projet Blair Witch avec des couloirs à la place de la forêt, nos amis journalistes arrivent à se perdre une demi-heure après le début de leur périple, en nous ayant copieusement rebattu les oreilles avec de mystérieuses disparitions dans ces conduits. Et patatrac ! Devinez quoi : ils découvrent bien malgré eux la cause de ces disparitions. Enfin, « découvrent » est un bien grand mot. Moi-même, j’ai du mal à définir la nature du monstre, qui ne ressemble absolument à rien, ses mouvements étant trop rapide pour permettre une identification (et ce putain de cadreur incapable de filmer correctement sa scène). En tentant un arrêt sur image (il m’a fallu 5 minutes pour décortiquer l’unique séquence du film où on voit presque un bout de la gueule du bestiau), on aura peut être une chance d’identifier la menace, sinon ce sont des gens qui font des vols planés et se font traîner sur 100 mètres, comme si ils étaient attachés à un câble qui aurait été effacé numériquement en post-prod. On pense donc à un esprit vénère qui bouffe ses victime (on verra une pièce assez gratinée niveau maquillages), mais on ne le saura jamais. Bref, le film échoue totalement à recréer ne serait-ce qu’un dixième de l’ambiance de Creep ou de The Descent, et ne pourra nous arracher qu’un bref sursaut à grand renfort de bruitages poussés à fond et de mouvements brusques, soit le B A BA du film d’horreur. Un conseil : on tient là le nouveau Paranormal Activity, alors fuyez le ! Pour info, la promo de Paranormal Activity ressemble fort étrangement à celle de Rec…

 

0/6

 

de Enzo Tedeschi, Julian Harvey

 

http://www.containsmoderateperil.com/wp-content/uploads/2011/05/The-Tunnel-3.jpg

Profitez en, c'est la meilleure image qu'on a du monstre...

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 06:32

the-texas-chainsaw-massacre-the-next-generation-movie-poste.jpg

 

Massacre à la tronçonneuse 4, autrement dit la nouvelle génération, n’a jamais fait couler beaucoup d’encre, la plupart des critiques se contentant d’écrire : « l’épisode le plus mauvais et le plus improbable de la saga. » Un tel jugement était il mérité ? C’est ce que s’était demandé votre humble serviteur, qui a généreusement sacrifié une heure et demie de son temps pour vérifier. Son verdict : l’expression est faible !

L’histoire : Sortant d’une Prom Night où ils ne sont pas vraiment les bienvenus, une bande de jeunes part en forêt et s’égarent avant d’exploser leur bagnole. Devinez qui va venir leur prêter un cric…

 

http://1c.img.v4.skyrock.net/1c7/marilynmansonshocking/pics/2997129709_1_7_IfqAWmls.jpg

Aurais-je fait en erreur en rempilant cette fois ci ?


Dès le départ, TCM 4 part sur une très mauvaise pente, en nous présentant des personnages principaux qui n’ont strictement rien d’attachant. Rien, pas une once de charisme à se mettre sous la dent. C’est à vrai dire tellement chiant qu’on baille aux corneilles pendant 20 bonnes minutes avant de voir débarquer le premier taré de la famille, à nouveau joué par un acteur totalement différent du premier. La famille n’a donc aucune stabilité, le casting se fout complètement de la continuité, et on comprend alors qu’on est dans un film parti dans la même optique que TM 3, sauf que ça va être bien pire… En fait, dès le départ, on se rend compte qu’on va encore avoir droit à un remake foireux du premier, sauf qu’ici, il ne va même pas y avoir de gore, ni de malsain… Y a pas un truc qui cloche ? Un TCM pas gore ni malsain ? Mais qu’est ce qu’il reste alors ? Ben pas grand-chose, le film échouant constamment dans ses fréquentes tentatives humoristiques, qui n’ont pas grand-chose de trash, et qui sont donc parfaitement inoffensives. La folie des personnages ne frappera jamais assez, et on se rend vite compte qu’on assiste surtout à un cabotinage d’acteurs qui ne vaut que pour lui-même. Le coup de la jambe commandée par une télécommande relève du portnawak nanardeux de la pire espèce. Leatherface subit les outrages les plus infamants, se retrouvant obligé de jouer les clowns de cirque avec ses victimes qui courent dans tous les sens sans qu’il se décide à en attraper une, et finissant par se contenter de découper (en hors scène) une masque dans une fille, à porter une robe et à se maquiller comme elle. Il devient une sorte de travelo grotesque et totalement à côté de la plaque, faisant rire involontairement (ou pleurer, au choix) dès qu’il tente de piquer un sprint avec sa tronçonneuse. Le dernier acte est alors une repompée du second et se termine sur une note peu transcendante, qui achèvera le spectateur d’un ultime éclat de rire en montrant Leatherface effectuer quelques pas de danse quasiment en tutu, en parodiant le geste de TCM 1 ou 2.  Bref, on est dans la honte absolue, et le spectacle se révèle parfois tellement pénible à regarder qu’on en vient à zapper des minutes pour abréger le moment. Sans la moindre effusion de sang, on peut dire que c’est l’une des pires séquelles jamais produites dans le monde de l’horreur.

 

0.5/6

 

Réalisé par Kim Henkel
Avec Matthew McConaughey, Renée Zellweger

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 10:59

http://www.cinewatcher.com/wp-content/uploads/2011/05/Sortilege_2295504-L.jpg

 

Aujourd’hui est un grand jour pour le cinéma. En effet, se disputent à l’affiche deux grands films de l’entertainment grand public : d’un côté le géant transformers 3 et son avalanche d’effets spéciaux numériques que je ne manquerai pas d’aller voir (pour le côté jouissif du cinéma de masse, qui annonce une gestion révolutionnaire de la 3D (jamais autant d’explosions ont été aussi réalistes)), et de l’autre Nicostratos le Pélican, qui raconte comment un jeune asocial devient copain avec un gros pigeon à gosier. Mine de rien on a là deux visages du cinéma, l’un d’une bêtise totale et d’un jouissif régressif, et l’autre d’une naïveté et d’une prétention à la française comme on en fait souvent. Je ne sais pas lequel est le plus attachant des deux. Dans ce paysage de désolation s’annonce bientôt un film qui fera passer ces péloches pour de fades divertissements : Sortilège. Pas tous les jours qu’on a la chance d’avoir du Disney Channel sur grand écran.

L’histoire : Et ben Kyle, vous voyez, et ben il est méchant parce que il est superficiel. Alors heu il se moque d’une gentille gothique, mais celle-ci et ben c’est une sorcière et elle va l’ensorceler avec un sort qui va faire de lui un monstre et que pour retrouver son beau visage il doit se faire aimer d’une fille (et pas d’un mec, ouh là halte là malheureux).

 

http://static1.purefans.com/items/7/39/53/57/@/395357-photos-du-film-sortilege-au-cinema-le-fullscreen-1.jpgLa gothique sorcière du film... Notez l'habile maquillage glamour entourant son oeil droit.


Sortilège, c’est un cri de douleur, long, cuisant, insupportable pour toute personne civilisée. Visant clairement dans la génération twilight-numéro 4, c’est un condensé des pires purges Disney qu’on a pu passer en quatrième partie de soirée sur Disney Channel, mixage des préjugés les plus crasseux qu’on a pu trouver. Déjà, Kyle est un putain d’enfoiré, là ils n’ont pas raté leur coup. Il est suffisant, autocentré, hypocrite et arriviste. Mais là où les scénaristes prennent vraiment les gens pour des cons, c’est que Kyle est d’une popularité accablante. C’est simple, dans son discours de candidature au poste de délégué des élèves, il gueule haut et fort « Vous ne m’élirez pas pour mes opinions de défenses de l’environnement ! Je les ai mises juste pour faire bien sur mon CV. Vous m’élierez parce que je suis jeune, branché, riche, et parce que je suis beau, car on le sait, dans le monde, c’est la beauté physique qui ouvre les portes. » Et tout le lycée, composé surtout de têtes de nœuds, d’applaudir et de chanter ses louanges. Ce genre de film est totalement nuisible à la société, car il montre les bons comportements comme des cas isolés, tel cette gothique qui se casse et qui semble la seule à reprocher son égo à Kyle dans tout le lycée. Kyle est donc une belle gueule qui fait ce qui lui plaît, et en bon ado, il drague tout ce qui bouge, sans jamais toutefois conclure, parce que c’est du disney channel, on ne va pas montrer des jeunes en train de forniquer, tout le monde sait qu’il faut attendre le mariage, qui a lieu à la fin des études. Il finit par draguer gentiment la gothique, qui lui lance un méchant vent et un sortilège, qui le transforme en monstre (les gothiques n'ont d'ailleurs de gothique que le style vestimentaire, ne vous attendez surtout pas à voir un chanteur de rock ou de métal sur leur T shirt). Et c’est là qu’on s’aperçoit de la connerie abyssale de ce genre de film, parce que son personnage n’est pas monstrueux universellement. Hormis quelques estafilades et cicatrices pas sanguignolantes, il a simplement un aspect de gothique un peu extrême, mais encore regardable (avec des sortes de percings dans la gueule). Sincèrement, il pourrait faire craquer n’importe quelle gothique pur jus. Mais non, ça a l’air d’être un drame, auquel la chirurgie de papa ne semble pouvoir rien changer. Et le héros de s’apitoyer sur son sort (ce qui est normal, la défiguration étant rarement bien vécue par les personnes, d’autant plus superficielles) et de se demander comment inverser la situation. La réponse, c’est qu’il faut emballer une nénette avant la fin de l’année et s’en faire aimer. Comme dans la belle et la bête ? Tout juste, ce film est une repompée teen du mythe, en moins bien car se vautrant dans un langage de superficialité qui fait frémir. Ainsi, ce jeune trouduc se retrouve en train de draguer la seule fille à peu près normale du lycée, sauf qu’il a maintenant une tête de gothique, ce qui, avouons-le, est repoussant au dernier degré. Comme il a encore une carte de crédit, il tente la stratégie du cadeau, mais il faut plus qu’un sac Gucci ou un pendentif pour convaincre madame que monsieur est un beau parti. Alors, il lui construit une serre pleine de fleur sur le toit d’un immeuble, et là madame est ravie. Voilà, c’est la serre, l’objet qui manquait. Et nous avons alors droit à des moments de poésie narniesque à s’en défenestrer du rez de chaussée, qui impressionnent par autant de cliché. Inutile de préciser qu’à un moment, la fille s’en va, mais elle revient, et au lycée, ils se retrouvent, et là, son visage change et kadaboum ils s’embrassent. En gros, tout est dit dans ce film. Je ne vois pas pourquoi Aronofski ou du Weltz continuent à faire du cinéma, car leur branlette intellectuelle s’approche tellement peu de la réalité. Sortilège, c’est l’intrusion du fantastique dans le quotidien d’un ado de 17 ans. C’est mille fois plus immersif qu’un Vinyan, car c’est un quotidien auquel on est habitué, où les masses sont décérébrées et où le bon sens est rassemblé chez 3 personnes sur 1000 (et vinyan, c’est un trip autiste et non sensique car on se branle du tsunami, ça ne nous a pas touché). Vraiment, la tentative louable de revenir à l’esprit bon ado des productions typées Disney Channel (qui ne m’avaient pas autant impressionnées depuis Sharpey’s wonderful story) sera probablement couronné de succès, et les mineures pubères pourront de leur côté s’exciter sur Alex Pettyfer, digne successeur de Robert Pattinson au poste de roucouleur de service. Voilà un divertissement familial de toute beauté que je ne saurais vous conseiller davantage.

 

-50 000/20

 

de Daniel Barnz
avec Vanessa Hudgens, Alex Pettyfer 

 

http://www.fantasy.fr/img/uploads/2010-03/Beastly-20100318-13-maxi.jpghttp://www.culture-elles.com/wp-content/uploads/2011/03/Beastly043-199x300.jpg

Avant                                          et après


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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 20:36

93ad2206.jpg

 

http://img.incine.fr/affiches_film/big/Wishmaster-2-32837.jpg

 

affiche-Wishmaster-3-Au-dela-des-portes-de-l-enfer-Wishmast.jpg

 

Wishmaster-4-affiche-10537.jpg

 

Robert Kurtzman, pour moi, c’est un mythe. Un artisan, un maître. Un gars à ranger aux côtés de Rob Bottin et Steve Johnson. Si il ne dépasse jamais le stade du cadre bis, ses effets sont souvent soignés, et avec peu de budget, il réussit clairement à faire des miracles (Spiders doit beaucoup à son talent). On lui doit aussi des perles comme Une nuit en enfer, Bubba Ho Tep et le récent The Rage, une série Z crétine dotée d’effets spéciaux jouissifs (des tas d’animaux zombifiés au casting !). Bref, c’est un bonhomme cool, et le meilleur film qu’il ait réalisé, c’est Wishmaster. Ce film, c’est une authentique série B sympa, avec un concept qui excite dès les premières secondes (un géni qui exhausse les vœux… en les détournant de la manière la plus vicieuse possible) et qui ne se limite pas niveau effets spéciaux. Si ça n’est pas toujours très bien fait, on en a largement pour notre argent, et la présence de Robert Englund au générique lui assure définitivement une réputation de bis sympathique. Ca se corse déjà avec sa suite, qui si elle reprend bien le concept et essaye de lui donner une nouvelle direction, perd clairement de vue l’aspect jouissif du thème, et nous ennuie avec son histoire lente. On sombre clairement dans le côté obscur du Z pourrave avec un troisième épisode tourné par des amateurs avec des effets spéciaux entièrement fait en post prod qui font plus pleurer que rire. Léger regain de qualité avec le dernier, mais ça reste quand même de la belle merde bien nulle qui ruine totalement cette saga si bien commencée. Reconnaissons à ces films la constance : ils perdent tous de la qualité au fil des suites.

 

http://www.wrongsideoftheart.com/wp-content/gallery/stills/wishmaster_1_03.jpg

 

Wishmaster 1 : Clairement le meilleur de la saga. Meilleurs effets spéciaux, des délires jubilatoires parfaits (des souhaits classiques se transforment en vrai cauchemars), et un Djinn impressionnant dans le rôle du méchant, dont les maquillages parfaits assureront la crédibilité au fil du film. L’histoire, c’est Sarah, une jeune femme qui réveille le djinn par inadvertance. Elle doit alors souhaiter 3 vœux pour que le djinn puisse ouvrir les portes d’accès d’une dimension lointaine qui laisseraient des cohortes impies déferler sur le monde. Waow ! Et le film n’est pas avare en effet spéciaux (de jolies morts toutes les 10 minutes), avec en prime deux scènes monstrueuses de carnage total, qui donnent dans le bordélique et la surenchère où il devient impossible de prédire quel sera le prochain délire du réalisateur. Le thème du film est crétin, mais c’est d’un jouissif rare. Dans ce morceau de bravoure, l’héroïne (Tammy Lauren) fait peine à voir, car si elle est potable au quotidien, le moindre de ses cris déforme atrocement son visage en créant un potentiel comique involontaire qui ruine l’ambiance des scènes. En revanche, Robert Englund est toujours aussi savoureux dans son rôle, et contribue à nous faire aimer le film. Enfin, Andrew Divoff, le wishmaster, cabotine avec classe, et se révèle être un personnage très sympathique. On notera les passages de Tony Todd et de Kane Hodder. Alors certes, Wishmaster n’est jamais fin, il exploite son thème avec complaisance et une surabondance d’effets caoutchouteux, il ne dépasse jamais le stade de la série B modeste et son final est presque une escroquerie, mais il s’est passé tellement de trucs qu’on ne verra plus au cinéma qu’on est tenté de dire : « Oui, c’est marrant ». Me concernant, c’était déjà tout tracé.

 

3/6

 

de Robert Kurtzman
avec Andrew Divoff, Robert Englund

 

http://image.toutlecine.com/photos/w/i/s/wishmaster-1997-03-g.jpg

 

Wishmaster 2 : On reprend la fin du précédent, et on part sur quelque chose de nouveau. En effet, ce film se révèle un peu plus fin que son prédécesseur, car il joue beaucoup plus sur les expressions, sur les facilités de languages… Du coup, le djinn continue d’être original, et si le gore est moins impressionnant, la finesse et dialogue et ce long passage dans la prison apportent un certain style à l’œuvre, qui part sur des terrains intéressants (le djinn se fait ici clairement de la publicité pour récolter davantage d’âmes). Le souci, c’est que cette persistance dans l’originalité annihile tout le jouissif du film. Il n’y a plus grand-chose de vraiment marrant, ou d’attachant, puisque nous perdons la qualité des effets spéciaux et leur profusion. Sans parler d’une scène complètement ridicule où un prêtre finit crucifié avec une couronne d’épines sur la tête, alors que le fond incrusté est un des plus moches qu’il m’ait été donné de voir. Partant en roue libre sur sa fin, ce film moins bancal mais mais savoureux ne marquera clairement pas les esprits. D’autant plus que notre héroïne est particulièrement inutile, et que ses passages sont porteurs d’un ennui effrayant pour tout amateur de bonne série B. Non, cet opus est peut être à éviter à moins d’être fan de la saga.

 

2/6

 

de Jack Sholder
avec Andrew Divoff, Holly Fields

 

Wishmaster-2_1.jpg

 

Wishmaster 3 : La pure daubasse que voilà. On ignore totalement ce qui s’est passé dans les premier films, on se retrouve avec une décérébrée d’étudiante en art qui réveille le djinn en lui toussant dessus. Elle se tire, le prof arrive, le djinn le bute et prend son apparence. Et hop, c’est reparti pour une série de morts sans queue ni tête. Non sérieusement, j’ai même pas envie de m’étendre sur le cas de ce navet irrévérentieux au possible, aux personnages d’une connerie monumentale, aux mises à mort qui n’ont plus rien de jouissif… Le seul truc qui m’a fait vraiment rire, c’est quand l’ange arrive : c’est une statue qui se transforme par fondu en un gars en costard aux cheveux longs avec une épée en papier recouverte d’aluminium… A mourir de rire. Et ne parlons pas des scènes d’actions, qui sont ignobles. Vraiment, rien, rien n’est à sauver dans cette production affligeante.

 

0/6

 

de Chris Angel
avec A. J. Cook, John Novak

 

Angela-Jackson---Ruth-Dubuisson-in-Wishmaster-3-Beyond-the-.jpg

 

Wishmaster 4 : Le minuscule regain de qualité de ce film consiste à pervertir l’ultime vœux de la femme du film (le jour où un homme le réveillera, on aura droit à une bande gay, ce qui sera une vraie preuve d’innovation (si le creepers pouvait passer par là en prime, ça serait parfait)). En effet si elle les gaspille à droite à gauche, elle souhaite en dernier vœux de pouvoir aimer quelqu’un. Un vœux qu’elle ne peux réaliser qu’elle-même… Du coup, notre wishmaster se révèle être un pro de la drague et lui fait lourdement la cour pendant que les minutes passent et qu’on se demande encore ce qu’on fout ici. C’est clairement du foutage de gueule, on s’ennuie à mourir, les mises à mort n’ont rien de jouissif et sont très cheap. Purée, ça m’énerve de voir des gens aussi peu doués saccager un mythe qui avait bien commencé… Frustrant et véritablement pourri, je me suis fait taxer 10 euros sur un coffret qui n’en vaut pas deux. Que je serve d’exemple : passez tous votre chemin !

 

1/6

 

de Chris Angel
avec Tara Spencer-Nairn, Michael Trucco

 

http://4.bp.blogspot.com/_wAUyRiYDQ_o/TNeCSTehZ8I/AAAAAAAAGJA/ntIAWGPRDCU/s1600/Wishmaster+4+1.jpg

La partouze démoniaque, une autre manière d'épicer sa vie de couple...

 

En résumé, une saga composée d’un film rigolo mais limité et de 3 navets plus ou moins détestables.

 

3073369-wishmaster-1.jpg

"Et pourtant, on a fait ce qu'on a pu !"

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 15:40

http://static.skynetblogs.be/media/2260/dyn001_original_304_450_pjpeg_12527_35b0f04af44c67b983eec70c28a0500d.2.jpg

 

Vu que je m’étais déjà fait souffrir avec Justin Bieber, je me suis dit, après lecture d’un de mes comms « Allez, tu as commencé le boulot, faut le finir. » Et je me suis donc envoyé Spice world, le film des Spice girl. Les Spice girls, c’est un girl band de musique formé en 1994 par Victoria Beckham, Emma Bunton, Melanie B, Melanie C et Geri Halliwell. Elles chantent du pop, ont fait vendre plus de 55 millions de singles et sévissent toujours de nos jours. Elles ont aussi engendré tout un commerce de produits dérivés plus ou moins utiles, un vrai phénomène de masse surnommé Spice Mania. Et dans ce qui relève carrément du dispensable, il y a Spice World.

Spice World est le plus bel argument anti-spice girl que j’ai jamais vu. Dès le départ, le film ne semble adressé qu’à un public de star, car ces Spices girl se révèlent très vite être des adolescentes immatures qui lisent l’horoscope, se piquent des affaires, se tirent les cheveux en rigolant quand elles ne débattent pas du modèle de robe Gucci à porter pendant une simple séance de dédicace. Elles se révèlent vite tellement exécrables qu’elles suscitent en nous des pulsions meurtrières, qu’il serait mieux convenu d’appeler des « envies d’actes de salubrité publique ». D’un luxe tape à l’œil puant de mauvais goût, les Spice girl continuent leurs conneries partout sauf sur scènes, où elles tentent de redevenir un peu professionnelles.

Ca, c’était pour les actrices, et j’espère que ce n’est pas une illustration de la réalité. Le reste du film est tout aussi inbuvable, sorte de film à sketch mal fagoté où l’humour beauf côtoie le non-sens absolu (expliquez moi ce que viennent faire ces extra terrestres en plein milieu du film). Bref, c’est un nanar complet qui tourne à vide, et qui réussit un exploit, être encore plus raté et frustrant que Kiss meet the phantom on the park. On aura surtout pitié de Bob Hoskins, qui vient effectuer un caméo ridicule. Sans aucune idée, sans aucun autre but que de montrer un max de temps les Spices girls vaquer à leurs activités quotidiennes (la discute entre fille, le shopping entre fille, l’entraide entre fille… Les mecs sont totalement exclus de ce film), ce torchon réussit un exploit : m’énerver alors qu’il devait me servir de punching ball. Et un zéro, ça te colle au tapis, espèce d’immondice ?

 

0.000000/100 (je change mon barème, une fois n’est pas coutume)

 

de Bob Spiers
avec Melanie Brown, Emma Bunton

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