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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 16:25

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La saga AVP a été lancée en 2004 avec Paul W. S. Anderson, déjà moyennement en odeur de sainteté avec Mortal Kombat et le mou Resident Evil. Toutefois, vu la large campagne promotionnelle faite autour de l’objet (relançant d’un coup l’intérêt sur les franchises Alien et Predator, générant la création de nouvelles éditions dvd, de dizaines d’articles et analyses dans la presse…), le monde est allé découvrir l’objet avec une certaine curiosité. Si le film n’a toutefois pas convaincu grand monde, il se révèle être une cour de récré assez amusante, et il évite de prendre des gens pour des cons en offrant quelques affrontements agréables à l’œil. Un soucis que ne prendra pas son successeur, qui à force de coupes complètement folles, bousille les effets spéciaux pour s’attarder sur une humanité dont la banalité confine à l’ennui des plus suicidaires. Une saga aujourd’hui au point mort, n’ayant jamais trouvé le réalisateur à la hauteur…

 

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AVP : Voici donc le petit bijou de Paul W. S. Anderson. Autant le dire tout de suite, avec Event Horizon, il doit s’agir de son meilleur film, en termes d’ampleur et de divertissement. Les design des prédators, l’ensemble des effets spéciaux d’une bonne tenue, l’usage de bullet time anachroniques mais jolis, autant d’éléments ponctuels qui donnent encore à l’objet un petit capital sympathie, hélas facile à démonter quand on remarque la simplicité assez incohérente de l’œuvre. Une centrale électrique dans une pyramide millénaire, vraiment ? Des aliens qui passent à l’état adulte en une heure grand max, vous êtes sûrs ? Des prédator qui se font rétamer par le même alien en 15 minutes, what ? Le film enfile les moments de bravoure et les maladresses comme autant de perles au collier de sa narration, se perdant dans des références cinéphiles (les décors à la The Thing) avant de se vautrer dans la grandiloquence au cours de flash back complètement hallucinants qui n’expliquent absolument pas pourquoi cette pyramide est restée intacte. Le scénario réfute la logique, même celle des saga, en montrant une alliance entre humain et predator assez invraisemblable, quoiqu’amusante pour sa naïveté coolisante (ouais, si on s’allie avec un vainqueur potentiel, peut être qu’on ne sera pas perdant comme le prédisait l’affiche…). Le temps d’un catch musclé avec une reine mère en pétard qui vient faire de la concurrence à la reine de Cameron. Bénéficiant d’un appui numérique conséquent, cette nouvelle reine parvient à faire ce que celle de Cameron peinait à insuffler en terme de dynamisme. Toutefois, l’affrontement n’est pas très surprenant, et se révèle globalement sans surprises, quoique marquant pour les deux icônes qu’il rassemble enfin. De cet opus moyen, on retiendra surtout une arène de combat assez réjouissante car en perpétuelle mutation, et des effets spéciaux assez bien troussés, avec notamment des aliens plutôt esthétiques. Moyennement dégourdi (les affrontements sont des matchs de catch avec quelques gadgets à l’appui) mais plutôt bien torché, et mettant agréablement en valeur ses créatures, AVP est un petit block buster sans prétentions, qui a défaut d’avoir une vision, met en scène ses créatures avec un certain savoir faire. Peu marquant, mais au dessus du navet souvent décrié.

 

2/6


2004
de Paul W.S. Anderson
avec Lance Henriksen, Sanaa Lathan

 

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AVP Requiem : Il faut en passer par là un jour, donc lançons nous. AVP 2 récoltait un certain buzz pendant sa campagne promo qui nous avait gratifié d’un trailer, disons le, efficace. Pas étonnant, il reprenait pratiquement tous les temps forts du film, passant sous silence tout ce qui allait faire la gêne de ce dernier film, enterré en beauté par les frères Strause. La perspective d’un revisionnage m’enchantait tellement peu que j’en ai profité pour écouter les commentaires audio. C’était déjà plus supportable que le film, mais entendre Greg et Colin s’envoyer régulièrement des fleurs sur leur travail, se contenter de « oh c’est cool » pour développer le design de la planète prédator ou dire du bien d’absolument tout le monde (quand on vous dit dans les bonus que le tournage d’un film sous pression avec restriction de budget s’est merveilleusement bien passé, que tout le monde il est gentil, que les producteurs sont des gens géniaux et que la secrétaire qui faisait le café est une personne charmante et que le scénariste en grève a fait un travail fabuleux, c’est qu’on vous ment avec une sincérité touchante, grand sourire aux lèvres et avec tape sur l’épaule), c’est devenu rapidement trop pour moi. Je suis donc allé écouter le commentaire des responsables des effets spéciaux, à savoir Alec Gillis et Tom Woodruff. Il était nettement plus intéressant, notamment dans l’évocation de l’anecdote d’un vol de costume alien retrouvé quelque temps plus tard quand il a été mis en vente sur internet, et des déboires des cascadeurs dans les costumes d’aliens qui faisaient des hypothermies tant les costumes absorbaient la chaleur de leur corps. Toutefois, ils deviennent lassant quand ils mentionnent leur livre « Into the monster shop », achetable sur www.designstudiopress.com, à 6 reprises (ce qui montrent combien ils considèrent ce commentaire comme support publicitaire). Je n’ai toujours pas parlé du film que déjà, ça m’énerve. Bon, on y va. Alien versus Predator 2 reprend en gros la trame du Blob de Chuck Russell, sauf que si ce dernier est un divertissement caoutchouteux génial, AVP 2 est un navet. Pourquoi ? Parce que les créatures sont mal éclairées (trop souvent dans l’ombre), que le montage ne met jamais en valeur les travaux de l’équipe d’effets spéciaux, que le scénario est mauvais, que les acteurs sont mauvais, que le rythme est inexistant, et que la violence est gratuite. Certes, sur le point de la violence, il est évident que les films de monstre le sont toujours un peu d’un côté. Mais quand on a un sadisme qui ne respecte aucun personnage (le gamin assiste à la mort de son père avant de crever, les femmes enceintes de font exploser le bide par des aliens, la moitié des civils meurent exterminés par l’armée…), on se dit que le scénariste a un problème avec l’humanité. Surtout quand il érige en héros un livreur de pizza irresponsable, une bimbo et une soldate revenant d’Irak en mode Battle Los Angeles. Seul le taulard se révèle gentiment rock’n roll, mais on est loin du charisme de bad boy du Flag exterminateur de blob. Le prédator bénéficie toutefois d’un design soigné et de quelques nouveaux gadgets james bond complètement inutiles mais c’est jouissif. Toutefois, avant de le voir à l’œuvre, il faudra patienter. Parce qu’il passe son temps à effacer les preuves alors que la situation est hors de contrôle. Qu’est-ce que c’est que cette idée nanardeuse ? On a un prédator technicien de surface ? Et quand il combat, je vous conseille de faire défiler les scènes au ralenti, parce que c’est tellement rapide que l’action en devient illisible (déjà qu’il fait noir), et qu’il doit bien y avoir grand max 10 minutes de combat pendant tout le film. Qu’est ce qu’on a alors pendant une heure et demie ? Du livrage de pizza, une bimbo qui se désape, une maman soldat qui aimerait que sa gamine lui montre son amour, une traque pour des personnes qu’on sait déjà mortes, des sdf qui graillent… Rien, mais dans le genre néant vide. Aucune ambiance, aucune tension, aucun suspense, des jump scares foireux ou du gore gratuit tellement expédié qu’il n’y a rien de jouissif à voir. Et quand on entend Alex Gillis dire qu’il y avait des dizaines d’effets gores initialement prévus qui ont tous été annulés soit par manque de budget, soit parce que les producteurs ne voulaient pas, on prend conscience de l’ampleur du gâchis. Un gâchis bien représenté par la créature du prédalien (nommée Chet dans les bonus). Si dans les jeux et les comics, la créature existe, elle est ici tellement gauche qu’elle ne fait pas un instant illusion (ce n’est pas une menace, c’est un cascadeur qui ne voit pas où il va), et dont la capacité de ponte, complètement illogique, trahit l’impossibilité de faire apparaître la reine alien habituelle. Tout ça pour accélérer le rythme et illustrer un script aux ambitions plus bas que terre, réduisant l’affrontement final à une peau de chagrin n’excédant pas 5 minutes, et sans arrêt interrompue par des destins humains dont on se branle. On ajoute l’excuse de l’armée pour justifier un tir de missile nucléaire sur une de ses propres villes : « il faut suivre les ordres ». Et un dénouement à côté de la plaque qui nous promet probablement une guerre commerciale dans AVP 3 entre la CIA et les chinois avec une contrefaçon du canon prédator… Ils auraient dû tuer les uniques survivants tant qu’ils y étaient. AVP 2, c’est donc le clou dans le cercueil de cette saga à potentiel, ruinée par un script foireux et des acteurs totalement inconsistants.

 

-999/6


2007
de Colin Strause, Greg Strause
avec Steven Pasquale, Reiko Aylesworth

 

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Quand AvP veut dire American very Pie...

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commentaires

Vince12 06/05/2013 20:30

Lol Dans Impitoyable c'est pas pour rien s'il le fait fouetter à mort.

Vince12 06/05/2013 17:36

Lol on va bientôt découvrir que Clint sous une cagoule a participé aux exactions du KKK. Il tourne souvent avec Morgan Freeman dans l'espoir de le tuer !
Ah ce Derrick un sacré choc pour mes grands parents. Surtout qu'à partir de Lundi prochain ils ne le verront plus.

voracinephile 06/05/2013 20:18



^^ En fait, les versions où Eastwood tue Freeman, c'est les director's cut, qui n'ont pas été publiées...



Vince12 06/05/2013 14:20

Ca y'est de nouvelles idées pour derrick vs Inspecteur Harry. Harry doit pourchasser Derrick Un flic Nazi qui veut détruire les USA !

voracinephile 06/05/2013 17:07



Du lourd ! Et ainsi, on peut parler de l'ennemi éternel de l'amérique : les nazis ! L'occasion d'unir les blancs, les noirs, les jaunes sous la bannière étoilée portée par nos deux inspecteur
pour aller frapper sur la tête du méchant aryen !



borat8 04/04/2013 00:07

Tu vas bien t'amuser si tu le trouve. Et un conseil: mets du Patrick Sebastien vers la fin, c'est parfait!

borat8 03/04/2013 20:49

Oui et je dois dire que cette prouesse visuelle restera dans les annales. Avatar peut aller se rhabiller! En tous cas, ce Alien VS Alien est à voir absolument pour toi ami nanardeur! Entre
faux-raccords, acteurs qui cabotinnent, aliens ridicules... il y a de la grosse rigolade en perspective.

voracinephile 03/04/2013 23:17



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