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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 23:03
Taken 3

Taken 3, mais bon, qu'est-ce qu'on pourrait bien avoir à rajouter ? Quand on voyait à quel point de nullité on était tombé avec le second volet, il n'y avait aucune chance, en gardant les mêmes producteurs, pour que la formule reparte. Alors en balançant Olivier Megaton sur l'affaire, que voulez vous, c'était déjà foutu. Pauvre Olivier Megaton d'ailleurs, aura-t-il un jour la chance de faire une oeuvre personnelle, ou se verra-t-il toujours obligé d'honorer les commandes pourries de suites commerciales dont on se moque ?

L'histoire : Brian Mills se retrouve accusé du meurtre de sa femme, mais c'est pas lui. Plutôt que de se rendre à la police alors qu'il a un alibi, il tabasse les agents lancés à sa poursuite et se lance dans une quête de la vérité, en mourant et en ressuscitant à volonté.

Taken 3

C'est à un niveau de médiocrité assez lassant que nous sommes remontés. Oui, c'est moins nul que Taken 2, mais du coup, c'est encore plus énervant. Je m'explique. La nullité du second épisode, ses lourdeurs si voyantes, ses pompages si outranciers, sa xénophobie si manifeste... C'était tellement énorme qu'on pouvait s'en moquer de façon jubilatoire, critiquer le navet avec une mauvaise foi manifeste, puisque c'était outrancier. Là, ben on s'ennuie. On a déjà vu des films où le héros, poursuivi par tout le monde, doit prouver son innocence (le fugitif, minority report...). Et là, il passe son temps à enchaîner les scènes d'action molles à base de clef de bras et de tatanes dans la face, cadrées comme toujours dans les productions Megaton trop près et montées trop vite, pour donner l'illusion de la dynamique alors qu'on a juste une mauvaise scène clichée qui devient illisible. Et c'est cela qui devient insupportable dans ce film, plus long que son prédécesseur et ça se sent. Oh, il y a bien quelques grosses gaffes à noter par ci par là... Notamment les fausses morts de Brian Mills, qui meurt pendant une scène, puis réapparaît dix secondes plus tard dans le montage. Parfois sans explication, mais bon, on n'est plus à cela près. Ainsi, la moindre coupe entre deux plans peut devenir prétexte à cacher un rebondissement majeur, une preuve planquée, un éléphant caché entre deux pots de fleurs... Le film cultive l'art de la transition sauvage, en montrant Brian Mills acculé dans un lieu envahi par la police, qu'il a quitté sans encombre dans le plan suivant, regagnant son repère avec tout le nécessaire pour assurer sa survie. Question xénophobie, nous avons un méchant russe mais pas con, puisqu'il charge Brian vêtu d'un slip en faisant cracher son fusil d'assaut, et quand ce dernier est enfin désarmé, il le tape avec son arme plutôt que de faire feu, et se faire alors abattre. Mais pas con parce qu'il sait n'être qu'un pion et qui est le vrai méchant. La fille de Brian ne sait toujours rien faire d'autre que crier, et la performance dégueulasse de l'ex mari achève d'agacer le spectateur. Techniquement, on finit par vomir cette photographie un peu granuleuse, aux contrastes dégueulasse (on ne voit plus rien dans le noir), aux couleurs saturées... Quant à la BO, c'est un pot pourri sans la moindre cohérence, alternant les morceaux cools (le générique daubesque (des images de trafic de nuit), la fuite de Mills dans les égoûts...), l'ambiance percussion, de l'électro à la Tron, de la musique classique... Un beau bordel sans cohérence qui crie à chaque instant son absence de parti pris et de recherche de style, reflet de la dépersonnalisation de ce film, qui n'a pas le moindre intérêt quelque soit l'angle sous lequel on l'observe. Alors, quand on voit Mhitaker et Neeson en interview qui en font la promo, encore une raison de plus de nous méfier du cynisme des productions commerciales. Enfin, ce n'est même plus une surprise.

2015
de Olivier Megaton
avec Liam Neeson, Forest Whitaker

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 19:13
Rec 4 : apocalypse

Après la débandade au sens figuré de Rec 3, on n'attendait vraiment plus grand chose de cette saga qui avait décidément bien du mal à tenir sur la longueur. Ce qui était déjà exténuant, c'est que Rec 4 avait été annoncé en même temps que Rec 3, et donc avait des airs de catastrophes inéluctable. Balaguero a entre temps accouché de Malveillance, un des meilleurs thrillers en huis clos jamais conçu et un sacré morceau dans sa filmographie. On avait encore quelques doutes, même si la bande annonce augurait du pire. Et effectivement, le pire est arrivé...

L'histoire : Angela et plusieurs survivants des forces militaires envoyées pour nettoyer l'immeuble se retrouvent mis en quarantaine dans un laboratoire embarqué sur un cargo de pêche, sur lequel il devient vite clair qu'il se passe des trucs louches dans la cave.

Rec 4 : apocalypse

Un film me revient soudainement en mémoire, je l'avais découvert il y a longtemps, vers mes 15 ans, sur M6 en seconde partie de soirée... Spiders 2, le retour des araignées géantes. Ma firme favorite Nu Image, mes chouchous, me redonnaient une dose de série Z avec un couple recueilli sur un cargo expérimental où un scientifique nanar absolument irrésistible (« Vous êtes en bonne santé. Très beau spécimen. » « Spécimen ? » « Jargon médical ! » nous gratifiait-il d'un clin d'oeil complice, on t'a repéré mon loulou, on sait ce que tu trafiques ici !) Nous n'aurons pas droit ici aux mêmes excès malicieux. Affublé d'une direction artistique proche du néant (c'est limite une série Z, qui sort au cinéma, un DTV indigne en tout cas de figurer ne serait-ce que dans les rayons nouveauté des magasins), étalant une trame insipide mainte fois vue et revue (au lieu de libérer le virus dans les rues, on se retrouve en quarantaine sur un bateau avec une trentaine de personnes, waow!), on se bouffe un nombre assez incroyable de clichés du genre zombie contamination (recherche du patient zéro pour faire un antidote alors qu'on sait que ça ne fonctionne pas ainsi), à savoir des patients rescapés qui sont retenus contre leur gré et veulent en savoir davantage sur ce que trafiquent les scientifiques. Mais c'est totalement sans surprise, et en plus de cela, le jeu d'acteur se révèle désastreux. L'actrice jouant Angela montre bien qu'elle n'a rien d'une actrice, elle joue mal à absolument tous les niveaux, que ce soit la peur, la rage, le doute, elle semble toujours à côté de ses pompes. Et son compagnon musculeux, faible ersatz de Dwayne Johnson, roule des pecs sans jamais faire un effort d'implication (mais regardez le jouer le possédé pour comprendre à quel point il s'en fout !) Plus que jamais, Rec 4 est l'incarnation même de la capitalisation sur un titre de licence, sur laquelle plus aucun effort n'est fait car son titre fera toujours vendre de toute façon, peu importe la médiocrité du produit fini, on la joue à l'esbrouffe et même si ça s'essoufle vite, on aura de toute façon amorti. Mais c'est honteux pour Jaume Balaguero d'en arriver à un tel niveau. Quand les expérimentations animales du virus donnent un résultat aussi laid à voir et aussi mal exploité (la partie dans les cales, absolument nulle), que les effets gores deviennent des giclées de sang numérique et que l'on est rabaissé à des enjeux surfaits (le remake d'Hidden, insupportable quand on voit la facilité à laquelle s'abaisse le script). Et tout ça pour déboucher sur une fin aussi merdique ! Les héros sautent dans la mer, pas les zombies parce qu'ils ne sautent pas même si ils les suivaient (mais ils courent moins vite qu'un obèse et une endive rachitique), qu'on a un poisson mutant et un gag digne de very bad trip comme chute finale, ce n'est même pas le rire qui vient à l'esprit. Plutôt le désastre, en espérant que Balaguero ait une excuse en béton pour être tombé à un tel niveau de nullité. Infréquentable.

2014
de Jaume Balagueró
avec Manuela Velasco, Paco Manzaned

0,6/6

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 11:57
Le labyrinthe

J’avais quelques espoirs sur Le Labyrinthe, essentiellement pour son terrain de jeu qui s’annonçait costaud et plutôt bien réalisé. Rien de tel qu’un casse-tête grandeur nature pour se rappeler des joies de résoudre des casses têtes, voire même les labyrinthes en champ de maïs qu’on a pu faire étant jeune. Mais l’essentiel du casting a moins de trente ans. Et il y a une fille au milieu. Et on se rend compte que c’était pas la peine d’espérer.

L’histoire : Depuis trois ans, chaque mois, de nouvelles recrues sont envoyées au cœur d’un labyrinthe. S’étant organisés pour survivre, la communauté strictement composée de jeunes beaux garçons vigoureux (sauf un petit gros moche et immature) s’échine à chercher la sortie, en inspectant régulièrement le labyrinthe, qui change régulièrement de configuration.

Le labyrinthe

Messieurs les producteurs, avouez que vous réclamiez une bifle en nous sortant un truc pareil dans les salles. Avouez ! Si le public ado est assez neuneu pour ne voir que les époustouflants décors du films, je pense que vous vous mettez le doigt dans l’œil. Car voilà, le Labyrinthe n’a pas à un seul instant la moindre cohérence. Il est même truffé d'erreurs, à un point qu’on se casse davantage la tête pour les trouver que pour résoudre les énigmes, puisqu’on a compris que sans logique, c’était pas la peine de se casser la nénette, le film fera de toute façon n’importe quoi. C’est Resident evil meet Cube, en passant par Sa majesté des mouches (les lances) et Hunger games. Et on n’a jamais le meilleur des 4… Notre héros arrive donc dans le labyrinthe. Dès le début, la communauté se fout de sa gueule, le personnage de Gally le provoque gratuitement, on l’enferme dans les cellules. Puis on lui donne les règles : 1) Tu fais ton boulot (OK, sauf qu’il veut faire coureur (explorateur de labyrinthe), et que ces derniers finissent par ne plus rien branler au bout de 3 jours, véridique, ils ne veulent plus travailler). 2) Tu ne frappes pas ton prochain, on est une communauté basée sur la confiance (Règle déjà violée dès le début du film, dans les 5 premières minutes, et constamment bafouée). 3) T’as pas le droit d’aller dans le labyrinthe. Pourquoi ? Parce que ! Mais bande de cons ! Comme si ne pas répondre aux questions allait provoquer davantage de crainte que de curiosité ! Déjà, ça commence mal. Ensuite, notre héros maigre mais athlétique (il courre) sympathise avec un petit gros morveux, exactement le même que dans Sa majesté des mouches, mais sans lunettes. Sans intérêt aussi, il ne sait ni courir, ni n’a assez de force pour participer aux travaux du village. Et il se révèle d’une immaturité assez frappante. En fait, je l’appellerai Cartman, en hommage à son tour de taille (désolé, mais ce personnage a autant d’intérêt que le sidekick de Judge Dredd, et encore). Bref, notre héros se met vite fait à désobéir et à aller dans le labyrinthe, et là, il découvre les griffeurs, des monstres mi robot, mi organique. Et ça ne semble déranger personne, qu’une partie d’eux soit des robots ! Ca arrive régulièrement, de voir un écureuil avec une prothèse de canon dorsal ou un poisson à hélice ! Ils prélèvent sur un cadavre une pièce qui sert de clefs, et des portes commencent à s’ouvrir dans le labyrinthe. Halleluya ! C’est alors que les révélations tombent. Depuis 3 ans, des gens savent qu’il n’y a pas de sortie, mais on n’a rien fait de nouveau. Pardon ? Ben ouais, les bloqueurs ils sont forts et cons dans leur tête, ils veulent rester ici et faire une société civilisée, ils ont trop peur du labyrinthe pour sortir et ils nous tapent si on le fait. Plaît-il ? Une fille vient d’arriver dans le camp et elle ne sert à rien. Mais on ne veut pas la violer, c’est juste qu’elle est différente, et que comme elle a dit ton nom (notre héros s’appelle Thomas, au fait), ben on est vachement jaloux alors on va te taper. Pfffff. Et ceci est un film psychologique ! Le héros avoue à ses potes avoir participé à l’expérience dont ils sont victime, et ils lui répondent « t’inquiètes, c’est du passé, on est tous dans la même galère maintenant. » Nan mais what the fuck ? Personne ne réagit comme ça ! Alors, à la fin, quand un personnage enfermé dans le labyrinthe apparaît sans raison dehors, on n’est même plus surpris. On applaudit même quand il bute enfin Cartman, qui avait réussi à soulever sa graisse qu’on ne sait pas comment. Quelques minutes agaçantes où on est sensé pleurer sa mort, mais le mauvais jeu d’acteur rend l’instant hilarant, et on passe à la phase deux. Le film nous confirme donc que c’était une expérience psychologique qui devait créer des survivants, et là, on part pour une arène de jeu plus grande, à savoir la ville en ruine de Resident Evil 3. On nous annonce une suite ! Carrément ! Ben fallait le dire tout de suite, on aurait attendu l’épisode suivant ! Quand je pense qu’il est apparemment meilleur que The Giver, je sens que la SF pour ado, je vais vite fait abandonner. Putain, rendez nous Ender !

2014
de Wes Ball
avec Dylan O'Brien, Aml Ameen

1/6

T'as oublié quel est ton vrai prénom, cartman...

T'as oublié quel est ton vrai prénom, cartman...

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 08:35

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Après Pompéi et 300 le retour des guerriers en slip, le péplum connaît son heure de gloire avec l’adaptation grandiose de la légende d’Hercule, réalisé par l’inénarrable Renny Harlin. Disons que Profession profiler a été le début de la fin. Si je crachais récemment sur son Dyatlov Pass Incident, ce dernier avait au moins le mérite de ne pas être ridicule. Mais ici, c’est avec un masochisme redondant que le film accumule les incohérences et les choix malheureux, se révélant finalement être un produit torché avec les pieds et balancé à la gueule du public comme une mauvaise blague. Ca va chier sur le mont Olympe…

L’histoire : le roi Amphitryon récupère la ville d’Argos qu’il convoitait d’un match de catch bien géré question ralenti. Son épouse Akmene, antimilitariste accomplie, décide de l’emmerder en se laissant engrosser par Zeus façon esprit saint. Ce dernier, essayant de ne pas trop offenser les dieux, décide de l’appeler Alcyne et le laisse grandir dans l’ombre de son fils légitime, le fourbe Commode Iphiclès.

 

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"Ouf, sauvés de la noyade..."

 

Le problème du film, c’est qu’il commence direct avec un viol historique. Si il s’était abstenu de donner une date à ses évènements, le tout aurait pu passer pour un divertissement violemment débile, télescopant les époques à de seuls fins ludiques. Mais en s’inscrivant en -1200, le film s’est condamné, nous montrant immédiatement des soldats… en tenue romaine. Comment commencer avec un tir de fusil à pompe dans le pied. On enchaîne avec un match de catch entre les deux rois où se décide l’issue de la guerre. Et quand je dis du catch, c’est vraiment du catch, avec des ralentis pour faire beau et des hurlements de bête en rut, au ralenti eux aussi. Les anachronismes ne s’arrêtent pas là, la moitié de l’intrigue se passant dans des cirques romains avec des gladiateurs tels qu’on en verra des siècles plus tard. Jouant mal et trimballant son regard de hyène enragée sur chaque membre du casting, Amphitrion est le méchant par essence, qui tel Hérode, va se faire un plaisir de mettre des bâtons dans les roues de notre héros (Scott Adkins, pathétique après sa performance dans Universal soldier 4). Hercule, on y vient. Véritable bubble gum au visage de poulpe stoïque, son charisme est inversement proportionnel à la gonflette témoignant de ses ascendants divins. Ca et son essence christique habilement introduite par le script. Déjà, la fécondation de la mère d’Hercule façon souffle divin, on voit direct où ils veulent en venir. Mais ce sera au cours de la Passion d’Hercule que le mécanisme prend toute son ampleur. Fouetté, voyant ses amis mourir de la main de son frère vaniteux malgré ses exhortations compatissantes, il lève les yeux au ciel en balançant du « Mon père ! Donne-moi la force… » Ameeeen ! Et là, le miracle ! Si point de résurrection n’a lieu, Hercule se délie enfin les muscles avec l’un des effets numériques les plus laids que j’ai pu voir au cinéma ces derniers temps. Arrachant à main nues des colonnes numériques pour en frapper les romains à grand renfort de chaînes défiant les lois de la gravité, on peut se crever les yeux tel oedipe (mais la bande annonce nous avait prévenu). Et ceci n’est rien en comparaison de l’attaque finale. Attaquant le château de son père tenu par quelques figurants, il balance une punchline virile devant les portes blindées et verrouillées. « Vous n’avez pas de couilles, les argossiens ! » Et paf, ils ouvrent les murailles et viennent au corps à corps. Bon, ils se font lattés, mais au moins, ils ont de l’honneur. Et là, le fouet-taser… Un des effets spéciaux les plus laids de ces dernières années, qui nous fait tout droit retourner à l’époque du premier Highlander… Avec un combat un peu mou, on peut dire qu’on a le final qu’on mérite. Inutile de s’étendre davantage sur les incohérences, elles sont légions (amusez vous à regarder le niveau de l’eau dans les scènes en rivière), étant finalement le seul intérêt que pourra y trouver le cinéphile masochiste. En fait, on comprend un peu mieux quand on voit le générique, avec 90 % des noms qui se terminent par –ov et  –iev. Le même syndrome que Conan 2011, avec post prod en Roumanie. La formule série B qui se généralise ces dernières années, et qui trouvent on ne sait comment des distributeurs pour alimenter des salles avec des DTV de seconde zone qui ne méritaient déjà pas d’être tournées. Renny est devenu un beauf, et son Hercules a de quoi redorer le blason d’un Conan 2011. Un constat rédhibitoire et, hélas, attendu.

 

-1/6


2014
de Renny Harlin
avec Kellan Lutz, Scott Adkins

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:28

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Avec Ma femme s’appelle Maurice, on sait à quel type de produit calibré on va avoir affaire : le vaudeville des familles dans ce qu’il a de plus classique. Véritable exutoire des craintes populaires (l’amant dans le placard, l’homosexuel des familles, et ici le travestissement du dimanche) sous l’angle de la comédie populaire généreuse en procédés comiques et autres quiproquos de bon augure, on avait eu un magnifique résumé avec le sketch des inconnus qui résumait définitivement le genre. Certains ont réussi à le porter très haut, à l’image du dîner de Cons et des contributions de De Funès (Oscar, Joe). Et certains se sont dit que les gens qui venaient le voir étaient conquis d’avance…

L’histoire : afin d’échapper à une confrontation entre son amante psychopathe et son épouse avare, un agent immobilier à sec décide d’utiliser un collecteur caritatif, Maurice Lappin, afin de le faire passer pour son épouse.

 

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Il s’agit probablement d’un des plus mauvais films français jamais réalisés pendant les années 2000. Dieu sait qu’on a eu droit à notre dose de merde nationale qu’on éponge aujourd’hui dans les bacs à soldes (le prix du plastique a baissé après la gravure des dvds). Mais dans le genre grosse crasse, on tient là un film de la trempe d’un Mauvais Esprit. Accumulant les situations convenus, les procédés anti-comiques attendus, les gags de comptoir bienpensants et les vulgarités ahurissantes qui s’offraient à lui, Ma femme s’appelle Maurice méprise le monde entier, mérite les travestis, et surtout vous méprise vous, spectateur. Alignant les enjeux les plus étriqués les uns après les autres, ne faisant jamais le moindre effort pour tenter un gag un peu fin (l’enculage de mouche, les avances de Gotz Otto…), Ma Femme s’appelle Maurice s’offre une grosse tranche de complaisance suffisante, qui aligne ses ingrédients en suivant le manuel du parfait vaudeville mensuel (car les auteurs de théâtre doivent vendre aussi pour survivre, il faut donc régulièrement publier, et quoi de plus convivial et généreux qu’un vaudeville qui vient péter un bon coup pour se décoincer l’anus sur les petits  tabous des bourgeois qui viennent au théâtre ? Après l’absence du moindre effort d’écriture (et d’adaptation, la partie à Venise est digne d’un Kill for love), c’est aussi un pathétique numéro d’acteur qu’il faut endurer. Regis Laspalès et Philippes Chevalier ont été des comiques en vogue pendant ma jeunesse, et commençaient déjà à sentir l’avarié dans les années 2000 (voir leur spectacle pathétique sur le duel Sako/Sego). Laurant Gerra les jugea durement au cours d’une imitation, en mettant en valeur le caractère éculé de leur humour et finalement leur ringardise évidente, que les pubs pour la Mat Mut continue de souligner. Ce sont donc dans leur style qu’ils jouent ici, Laspalès dans le rôle de l’hystérique imprévisible et Chevalier dans le rôle du couard dépassé par les évènements. Aucune performance, c’est la ringardise qui vient faire coucou en espérant se décoincer un peu le temps de porter la robe et le maquillage. Mais quand ce n’est pas drôle, pourquoi s’humilier ainsi ? Pour montrer qu’on est capable d’avoir un humour, de ne pas se prendre au sérieux ? Outre le fait qu’il soit proprement impossible que personne ne se rende compte de la supercherie (mais le monde du vaudeville est naturellement con, faut accepter de se mettre dans « l’ambiance »), le film est surtout gênant de gratuité. Toutes ces poses convenues sur le travestissement, sur l’infidélité, sur la médiocrité de l’existence parisienne. Même Windowlicker parvenait à être plus convivial avec son trash innommable, parodie ultime dans son apologie de la laideur. Ici, on a des avances homosexuelles mais par quiproquo, un final improbable, mais bon, on est là pour en rire, et circulez, y a plus rien à voir. Monument d’un style décadent ne trouvant sa place dans aucune époque, Ma femme s’appelle Maurice est ce qui vous attend en enfer, et non pas les visions déviantes d’un Screamerclauz. Le Diable porte une barbe, du rouge à lèvre et une perruque.

 

-666/6


2002
de Jean-Marie Poiré
avec Régis Laspalès, Philippe Chevallier

 

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Biwèèère !!

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 13:35

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Avec Conan le conquérant, on passe à un nouveau stade de l’aventure du cimmérien furibard. En effet, quelques années avant, Schwarzy a vilement cassé son contrat pour tourner Terminator 2 (certes, c’est un des meilleurs de sa filmo mais Conan, c’est Conan !), et les droits sont tombés un peu à la flotte. Deux compagnies de production décident de les racheter, et plutôt que de se lancer complètement dans un film, ils décident de tourner un pilote d’une série d’héroïc fantasy, histoire de miser sur des prolongations télévisuelles. Dire qu’on tient un nanar d’anthologie relève de la boutade…

L’histoire : Conan, traversant le royaume d’hyboria ressemblant à s’y méprendre avec une forêt tropicale, se fritte avec un magicien atteint de la maladie de Parkinson et ses armées de ténébreux attardés…

 

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Bon sang, dès l’ouverture du menu dvd, on savait, moi et le spectateur amateur de jeu de rôle qui avait eu le malheur d’être là, que ça n’allait pas être joli. On était clairement en dessous de la réalité, vu l’ampleur télévisuelle de l’immondice nommée Conan le conquérant (et pour cause, il s'agit bien d'un pilote de série TV)… Ralph Moeller (culturiste à la stature impressionnante et au charisme assez rebutant) fait quelques passes d’arme sur la plage, des pin up refaites dans des sacs de pomme de terre, des monstres numériques… C’est seulement le générique d’intro qu’on sait déjà que c’est foutu. Alors on regarde en pouffant, nous remémorant nos premières parties de jeux de rôles qui étaient à peu près de ce niveau là. Le méchant magicien mime la crise cardiaque en hurlant à la mort et en écarquillant les yeux avant d’engueuler ses sbires en agitant constamment la tête de gauche à droite (peut être pour montrer la colère du personnage, je mise plus sur le début de Parkinson…). Conan découpe une biche fraîchement chassée, puis il se la fait voler par un village vivant dans des yourtes en palmier construite en 30 minutes sur une plage de cailloux visiblement submergée à chaque crue. Il arrive et commence à festoyer avec les villageois (espionner les figurants en second plan est un bon moyen d’exploser régulièrement de rire tant ces derniers semblent livrés à eux même dans le rayon des imbécilités) quand les méchants soldats du magicien viennent leur fritter la gueule. C’est merveilleux, on a alors droit à des ralentis où l’on voit clairement les armes passer à côté des figurants qu’elles touchent ou se tordent lors des impacts. Conan mettant en retraite à lui tout seul la quinzaine de gardes présents, le calme revient bientôt. Conan est alors mis au courant de l’existance d’une prophétie à propos d’un barbare devant tuer le magicien avec une épée légendaire. Il y a tellement de péripéties naveteuses par la suite (dont un combat dans une arène complètement vide et la découverte de l’épée légendaire à se lacérer les genoux devant le monstre en plastique) qu’il convient de découvrir dans les formes ce sacré petit morceau de nanardise bien installé dans son fauteuil, avec la bière à portée (surtout quand le magicien parle à une marionnette). Inutile de comparer avec l’ancien conan (Kalidor nage loin au dessus…), ce nanar nage loin en dessous, ménageant des fondus au noir toutes les 15 minutes et souffrant de graves clichés (le nain boute-en-train, ou comment rendre ridicule un personnage…) qui demandent un sacré humour pour visionner l’objet dans son ensemble. Il n’y a que sa rareté qui soit son plus précieux atout…

 

0/6

 

1997

de Gerard Hameline

avec Ralf Moeller, Danny Woodburn, Robert Mcray

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 07:49

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Si il y a un blockbuster sur lequel on peut cracher cet été, c’est bien RIPD. Pour ma part, dès la bande annonce, je flairais le navet intégral (une sorte de remake de Men in black à la sauce ghostbusters mords-moi-l’nœud). Quand j’ai appris que Kevin Bacon était complice, j’ai été anéanti. La découverte de l’objet est au finale sans surprise : aussi agréable qu’un séjour dans une boîte de clous.

L’histoire : Ryan Reynolds est un flic de choc, qui lors de sa dernière arrestation tombe sur un butin en or massif qu’il décide de se partager avec son co-équipier (Kevin Bacon). Le lendemain, ce dernier l’abat froidement pendant une intervention sur le terrain. Ryan, décédé, est alors engagé comme membre de la RIPD, chargée de traquer les âmes damnées étant restées sur terre…

 

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Véritable purge odorante que ce RIPD. Sincèrement, à l’image de ses damnés qui empestent les excréments, ce film suinte tellement de sécrétions scénaristiques malpropres et de déjections humoristique que son échec commercial était la seule alternative possible à sa sortie en salle, et qu’on constate aujourd’hui en streaming combien l’étendue de la médiocrité des blockbusters peut couler un projet avec un petit potentiel. C’est bien simple, il n’y a pas la moindre surprise en une heure et demie, le film croit nous épater avec des effets numériques à gogo qui sont à peine justifiés par un scénario aussi mongoloïde que le dernier Resident Evil (à en faire passer G I Joe Constipation comme un Memento du film d’action). Le film est pensé pour être culte, à l’image de la mort de Ryan avec tout qui est suspendu alors qu’il est aspiré dans le ciel et se retrouve en face d’une policière en mode aguicheuse dictatrice qui lui impose le marché de devenir agent du paranormal avec une telle désinvolture qu’on en ressent déjà un profond agacement. En fait, la désinvolture du film mêlé à l’absurdité des règles qu’il met en place (les esprits se révèlent en face de la nourriture indienne, ils aiment l’or, les agents du paranormal apparaissent sous différentes identités aux humains, devinez qui se tape des physiques ingrats…) visent l’humour, mais le résultat est tellement à côté de la plaque qu’on finit par soupirer tel un phoque sur une banquise glissante. Ce n’est pas drôle, pas une seule fois. Le running gag de Jeff Bridge qui apparaît comme une bombasse aux yeux des mortels est ressorti tellement souvent qu’on finit par compter ses apparitions pour avoir quelque chose à faire. D’une vulgarité constante, on assiste sans la moindre implication à l’enquête pataude de Ryan sur son meurtrier, qui est en fait le démon le plus puissant de la Création et qui veut détruire le monde pour après être le maître des âmes. Mais merde, quoi. Et vas y qu’on va faire parler un indic spectral en le tabassant à coup de casseroles, et vas y qu’on se paye un final à la western complètement naveteux où le méchant kidnappe l’ancienne femme du héros pour le menacer… A ce titre, Kevin Bacon nous gratifie de la performance la plus molle de ces dernières années, campant un méchant aussi insipide qu’inutile (de quoi vraiment relativiser en face des critiques sur le méchant alien de Men in black III). Et comme Ryan est le héros, ben sa femme qui était morte, elle revit parce qu’elle doit continuer à vivre. Et comme nos héros ont fait beaucoup de conneries pendant leur service, ben ils ont un avertissement ou une prolongation de peine… Non mais sincèrement… Il y a même l’inévitable séquence où à la suite d’une grosse boulette, ils sont démis de leurs fonctions par Dieu himself. Mais pitié, stop ! On aimerait seulement éprouver du mépris pour ce genre d’objet, c’est finalement une lassitude crasse qui s’installe, et qui ne semble pas prête de nous quitter. Pitié, rendez nous service, virez les scénaristes incompétents et tous les parasites qui vivent de ce genre de saloperie. Ca fout des films comme Cloud Atlas ou Universal soldier 4 en DTV…

 

0/6


2013
de Robert Schwentke
avec Jeff Bridges, Ryan Reynolds

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 08:48

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Brendan Fraser est, disons le, un acteur qui a eu sa chance. Lancé à l’international avec le valable La momie, l’acteur n’aura jamais réussi à rebondir sur autre chose que cette saga, qui n’a jamais plus connu le succès depuis. Mais les impôts ne se sont pas gelés pendant cette période de vaches maigres. Conscient de devoir rembourser ses cartes de crédit, Brendan s’est illustré dans le naveteux remake de Voyage au centre de la terre, et avec La forêt contre-attaque, qui descend en dessous de tout. Beethoven, c’était très bien en fait, au vu du numéro de masochisme auquel se livre Brendan.

L’histoire : suite à un projet immobilier de grande envergure visant à raser leur habitat, les animaux d’une forêt se liguent tous pour empoisonner le quotidien du chef de chantier.

 

Dans le genre pipi caca régressif, je n’avais pas vu d’objet aussi outrancier depuis les hamsters prouteurs de mission G. Ici, c’est simple, il y a une idéologie écologiste type Forest Warrior (à savoir que si vous êtes pas respectueux de la Nature, celle-ci vous le rend à coup de tatane dans les gencives). Nanar et complètement crétin donc, mais comme les enfants sont cons et qu’ils n’ont pas de goût, pourquoi ne pas leur ressortir cette soupe vieille comme le monde. Brendan Fraser, trop désireux de trouver un rôle, signe sans lire le script, et mon Dieu, il aurait dû. En guise d’argumentaire écologiste, on a un méchant qui se fait ridiculiser à longueur de temps par des animaux retouchés numériquement, et cela est sensé nous convaincre du bien-fondé de l’idéologie véhiculée par le film. L’humour pipi-caca essaye d’instaurer une connivence, car on le sait déjà, il faut protéger la nature. Au grand jeu des arguments cracra, Brendan se fait prouter dessus par des putois, roter dessus par un raton laveur, pisser dessus par une belette… Bref, c’est le paillasson de la forêt, avec un beau climax quand un ours l’enferme dans des toilettes portatives qu’il agite dans tous les sens. Quand on descend à un tel niveau d’humiliation, c’est forcément pour de l’argent, à tel point qu’on finit par avoir pitié de Brendan, qui subit les coups moraux en affichant une bêtise à l’égal des ambitions du film. Histoire de consommer complètement la honte, un petit portfolio de ses meilleures grimaces se trouve à la suite de l’article. Il est toutefois le personnage le moins insipide du film, et on comprend qu’il y a de quoi devenir dingue quand on se coltine sa famille. Entre la mère d’une fadeur qui essaye de passer pour de la tempérance et un fils rebelle qu’on aimerait torturer avec un fer à repasser, on nage en plein enfer pour marmot, vendu 10 euros avec une estampille moralisateur® pour avoir un petit argument de vente supplémentaire. Reste quand même qu’un tel navet se révèle incroyablement généreux en fautes de goûts, comme en témoigne la fête disco où des animaux dansent en rythme et en chantant. Tout ce qu’il faut pour faire de nos jeunes générations des consommateurs ahuris croyant avoir un libre arbitre.

 

-1646556,5/6


2010
de Roger Kumble
avec Brendan Fraser, Brooke Shields

 

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Une famille de rêve...

 

Brendan dans tous ses états...

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:28

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Vous vous rappelez tous de The Tunnel ? Mais si, ce renouveau complet du found footage où le générique arrivait alors que nous n’avions toujours pas vu la créature, ni même la moindre menace, si ce n’est la bêtise humaine illustrée par le script. Je ris encore en pensant aux pauvres internautes qui ont investi dans le projet. Et bien, voici un concurrent qui risque de lui faire beaucoup d’ombre : Tape 407.

L’histoire : Un petit avion de ligne continental américain (ne circulant qu’en Amérique, donc) s’écrase entre New York et Los Angeles. Les survivants se rendent bientôt compte que d’étranges créatures rôdent autour de leur épave et s’attaquent aux passagers…

 

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Alors dans le genre con, stupide et inutile, on applaudit très fort Tape 407 qui est vraiment parti pour devenir l’un des pires found footages jamais réalisés. Sans le moindre budget, sans la moindre idée, sans le moindre acteur (tout le monde fait de la figuration), le film n’a pour ainsi dire aucune histoire, et passe le plus clair de son temps à filmer ses personnages en train de marcher, et avec une caméra qui bouge sans arrêt à vous en filer la gerbe, au même niveau que The Tunnel. On suit donc les mésaventures d’un groupe de touristes dont on se moque complètement, et dont les réactions sont si exagérées qu’on n’y croit pas un seul instant (le gros qui rigole en sortant de l’épave, puis tout le monde vient lui dire d’arrêter parce que c’est pas le moment de rire…). Et quand la menace arrive, on ne voit rien. Comme d’hab. Mais ici, on ne verra jamais rien, même si on devine qu’il s’agit de… Spoilers : Vélociraptors ! Fin des spoilers. Vous voyez à quel niveau on tombe ? Même Carnosaur 3 était mieux fait, et surtout beaucoup plus fun… On suit donc cette troupe d’imbécile qui passe son temps à courir en criant. Et quand il s’arrêtent un peu trop longtemps, le monteur rajoute un bruitage tonitruant de branche cassée ou de grondement sourd, et ça repart. Et c’est ça pendant une heure vingt. Comprenez que l’action se déroule sur une seule nuit. On ne va donc pas se priver de filmer tout ce qui arrive aux passagers, car faut bien tenir la durée standard. Le résultat est bien entendu un gros foutage de gueule, comme en témoigne l’étape clichée mais toujours aussi hallucinante de la jeep où les survivants écrasent un des leurs et où ils continuent de rouler parce qu’on ne peut plus rien faire de toute façon… C’est ça l’horreur, ma p’tite dame ! Mention spéciale au cliché final qui nous rappelle tout de suite Humains, film de genre français sur lequel il faudra que je revienne tant le résultat se révélait traumatisant… Bref Tape 407 est à fuir, car on ne rit même pas avec ça…

 

0/6


2011
de Dale Fabrigar, Everette Wallin
avec Abigail Schrader, Samantha Lester

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 19:12

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Ô joie, ô merveille, ô délice suprême ! Je n’avais pas été aussi émoustillé depuis mon dernier séjour dans l’antichambre de Lucifer. Boule et Bill, sainte merde qu’on savait déjà pourrie jusqu’à l’os dès son annonce en top 5 des attentes sur allociné (j’aimerais savoir à combien se négocie le rang dans ce top, car certains pronostics sont tellement hallucinants qu’il est impossible qu’il n’y ait pas vente dans ce genre de connerie prévisionnelle), passe enfin sous la tronçonneuse de Voracinéphile, et autant dire que j’en ai mis partout pendant le visionnage. Innommable, inepte, sans fin, redoublant de médiocrité… On est souvent plus sévère avec les production de son propre pays qu’avec celles de l’étranger… Ici, non seulement c’est vrai, mais c’est après des visionnages comme cela qu’on aimerait recevoir un passeport de la Russie.

L’histoire : Boule, un petit garçonnet roux vivant en province, décide d’adopter un cocker qu’il nomme Bill. Si les débuts de cette amitié ne sont pas brillants, la situation change quand la famille doit déménager à Paris dans une banlieue.

 

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Oh, my god. On touche une fois encore à une pulsion totalement masochiste de ma part, puisqu’il était prévisible d’assister à une débâcle sans nom. Alexandre Charlot a-t-il participé à un seul bon film depuis Une affaire d'Etat ? Franck Dubosc a-t-il joué dans un seul bon film ? Y a-t-il une seule adaptation de bande dessinée qui ait été réussie en France ces dernières années ? Mais bon, faisons comme si les réponses à ces questions étaient oui. On commence donc avec toute la famille qui chante gaiment « Tout tout tout j’vous dirai tout sur le zizi ! », avant de bifurquer vers la fourrière pour adopter Bill. Ce qui frappe dans Boule & Bill, c’est la totale insipidité de l’ensemble. L’incapacité du film à se révéler notable dans un seul registre (sentiments insipides, gags éculés, aucun scénario…) le coule assez prévisiblement, et c’est sans surprises que le spectateur sombre dans une bouillie de gags qui s’enchaînent à la manière d’un Ducobu (nous sommes dans la même catégorie de divertissement). Bill, la principale attraction, est toutefois un cocker en chair et en os qui a été dressé pour l’occasion (on évite donc le numérique), et pour savoir ce qu’il pense, nous avons droit à la vieille voix off qui enchaîne les boutades nullardes sans jamais se fatiguer, malgré la nullité de l’ensemble (de quoi ressusciter Mauvais Esprit comme comédie de bon goût). Un peu de décence serait de mise pour juger de ce film qui n’est objectivement pas plus nul qu’un Les Schtroumpfs, mais son inutilité et son incapacité crasse à divertir en font un objet purement commercial qui n’existe que pour soutirer des biftons aux honnêtes familles qui ne savent pas reconnaître le navet quand il pointe à leur porte. Je préfère passer sous ellipse l’histoire d’amour entre Bill et la tortue sur fond de musique romantique, à se faire péter les méninges dans un étau. En face d’une telle médiocrité, pas surprenant de voir que notre jeunesse perd ses repères et se met à dévaliser des restaurants pour partir en spring break. Malgré l’envie, je ne reviendrai pas sur le cas incurable de Franck Dubosc, qu’aucun réalisateur ne semble prendre suffisamment au sérieux pour lui donner un vrai rôle (je finis même par être triste pour lui, quelle image laissera-t-il quand il raccrochera ?). Toujours est-il qu’on peut couper les subventions de tous les prochains projets de ce genre, on économisera un pognon fou qu’on pourra réinvestir dans les vrais valeurs du cinéma français (Du Welz, Laugier, parrainer le prochain effort d’Aja, financer OSS 117 3, permettre à Jean Louis Costes de se lancer au cinéma…).

 

0/6


2013
de Alexandre Charlot, Franck Magnier
avec Franck Dubosc, Marina Foïs

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