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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 13:16

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Voici une chronique ultra coupable, puisque j'aborde aujourd'hui un divertissement régressif qui m'a laissé avec un enthousiasme de gosse. D'une vulgarité sommaire et d'un manque de respect total pour les grandes légendes du fantastique qu'il broie, Van Helsing est un divertissement bourrin jubilatoire, le meilleur film de Steven Sommers avec La momie. En route pour la Transylvanie !

L'histoire : Van Helsing, chasseur de monstre pour le compte d'un ordre pontifical obscur, se lance sur les traces de Dracula et d'une lignée de chevaliers sensés le tuer, tout en voulant lever le voile sur son mystérieux passé...

 

http://static-l3.blogcritics.org/09/09/17/113743/vh-3.jpg

 

Voilà pour le coup une connerie filmique hyper coupable, sur laquelle tout le monde vomit avec délectation, mais que beaucoup regardent en cachette pour se vider la tête un bon coup. Car si la vulgarité et la bêtise règnent sur deux heures de pellicules, ces dernières sont aussi d'une générosité rare ! Des dizaines de créatures, des clones de gremlins pour les bébé vampires, trois grandes figures du fantastique réunies comme à l'époque des duels improbables comme King Kong vs Godzilla ou Frankenstein vs Dracula... Si la facture technique du film est parfois faiblarde (mais on va y revenir), le tout se révèle être un divertissement au poil, crétin et bourrin comme il le faut, et surtout qui ne laisse jamais trop retomber le rythme. C'est d'ailleurs assez drôle, mais quand le film commence à parler plus de 5 minutes, il y a d'un coup une attaque surprise ou un jump scare qui relance un peu l'action, nous donnant au moins un truc nouveau à voir. Et enfin, je ne me voile pas la face : il y a des moments où un bon gros block buter purement ludique fait largement l'affaire pour passer une bonne soirée. Par ailleurs, le premier quart d'heure fait preuve d'une certaine sobriété, faisant figure de modèle de relecture moderne et foutraque, mais bien mise en scène avec un noir et blanc loin d'être dégueulasse. Et question surenchère crétine, celui là y va à fond. Avec un combat hautement improbable sur les toit de Notre Dame de paris à la fin du XIXème entre Van Helsing et Mr Hyde (en mode Hulk comme dans l'autre bouse-défouloir La ligue des Gentlemen extra-ordinaire) à coup de sauts gigantesques retenus par des cordes, Van Helsing enchaîne les agressions historique avec une jubilation telle qu'elle se rend immédiatement sympathique envers le spectateur. Une véritable connivence s'installe quand un cardinal nous apprend que l'Ordre (résidant au Vatican) tue des monstres depuis les débuts de la chrétienté pour protéger le monde (Amen !), et que des moines conçoivent en sous sol des armes pour lutter contre eux... A se tordre de rire devant ce moinillon complètement geek qui conçoit des gadgets pour l'élimination des monstres, avec lequel la limite de l'anachronisme est clairement franchie. Et bientôt, voilà notre duo comique parti pour la Transylvanie, avec une population qui a subie à la fois Frankenstein et Dracula (les pauvres, ils en ont vu de toutes les couleurs...). Et là commence la folle aventure. Attaque groupée de vampire, raid de loup garou, chasse de bestiole, humour de bon ton et cliché à foison (plan de visions de créatures pour mettre du suspense, numéro de Tarzan avec cordes et câbles en tout genre...). C'est simple, Van Helsing ne semble avoir aucune limite et ne cesse de repousser plus les frontières de son imaginaire. Amusant de voir que le film délaisse parfois sa photographie bleutée typique pour s'aventurer dans un bal masqué aux teintes plutôt chaudes, ou de donner dans l'épique non mesuré avec le château de Dracula, véritable forteresse qu'adorerait n'importe quel amateur d'héroïc fantasy. Pas réaliste à un seul moment (mention spéciale à Kate Beckinsale qui attrape d'une main une seringue en plein vol en se cramponnant à un câble au dessus d'un gouffre sans fond), les cabriolantes aventures se suivent avec un enthousiasme non dissimulé, ponctué par les moments de bravoures sentimentaux tellement clichés qu'on en rit plus qu'autre chose (les violons qui viennent appuyer l'humanité de la créature de Frankenstein, le baiser entre Kate et Hugh qui arrache un "Haaa !" de satisfaction de tous les spectateurs). Avec un final défiant clairement celui d'Underworld 2 en termes de spectacle (moins gore, mais carrément plus jubilatoire avec Dracula la tafiole qui tente de convaincre Van Helsing de devenir son frère d'arme), le film remplit plus que de raison son cahier des charges pour le spectacle. Toutefois, son final sérieux demeure un véritable moment de bravoure dans le domaine hollywoodien, l'héroïne du film mourant en sauvant le héros. Une volonté de Steven Sommer de faire passer son film à un autre stade, certes une bonne volonté, mais un trop mielleuse à l'écran quand on distingue dans les nuages de l'horizon les spectres de la famille enfin réunie. Intéressant, mais pas encore assez abouti pour être apprécié à sa juste valeur. Quoiqu'il en soit, l'entreprise n'étant sérieuse à aucun moment si ce n'est la fin, le numéro a de quoi emballer le large public tout en faisant gentiment rire le cinéphile. Une vraie petite réussite dans son genre, qui nous ferait presque oublier le numérique à foison de ses effets spéciaux, et parfois quelques effets mal torchés (vilaine chute de loup garou dans l'eau digne d'Attack of the killer weed).

 

3.3/6

 

2004
de Stephen Sommers
avec Hugh Jackman, Kate Beckinsale

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 13:07

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Débarquement ce jour même d'un réalisateur pour le moins passionnant sur ce blog : Arrabal. Un artiste espgnol qui appartient au même courant cinématographique que Jodorowsky, et qui tournera quelques films en français. Un artiste en puissance donc, qui truffe ses films de dizaines de symboles pour l'imprégner non pas de revendications, mais de la sensibilité particulière de son auteur. Le tout pour un résultat vraiment attachant, sans être exempt de défauts.

L'histoire : Aden est un jeune homme tourmenté qui a fui la ville après le meurtre de sa mère. Cherchant refuge dans un désert, il rencontre Marvel, un ermite qui cultive la simplicité et la joie de vivre.

 

 

Ce qui est fascinant dans l'orgie symbolique utilisée par Arrabal, c'est qu'avec de très simples idées, il parvient à créer des décalages puissants qui viennent donner une ambiance particulière au film. Sans chercher à rentrer dans les détails, le film s'attelle donc à fustiger la société et ses principales structures, inutiles ou mensongères devant la simplicité de la nature. Le propos est manichéen, mais d'une sensibilité particulière, constamment exposée par nos deux personnages. Avec un début filmant d'un côté les progrès de la science dans l'aérospatial, et de l'autre les grandes crises de l'humanité toujours insolvables, Arrabal donne le ton, et n'en sortira pas pendant une heure et demi. Il s'intéresse d'abord à la psychologie d'Aden, en le montrant comme un enfant perturbé, ayant vécu une jeunesse trouble avec une mère bizarre (l'ambigüité des personnages féminins semble être une constante dans les films d'Arrabal (Viva la muerte filmera la mère du protagoniste de cette façon), on atteindra le climax au milieu du film avec l'apparition d'un transsexuel pour le moins surprenante), il est sujet à de violentes crises d'épilepsies quand les complexes de son passé ressurgissent dans sa mémoire. Et avec Marvel dans le désert, il va chercher l'apaisement. Cette partie, très candide dans le ton (l'homme de la ville en costar cravte a l'air d'un gosse émerveillé devant la vie rurale), plante Marvel comme un sage qui a acquis un savoir simple et utile (loin de tout superflu). Il ignore ainsi l'usage de l'argent (il donne les billets d'Aden à manger à ses chèvres) et la vie en ville. Bravant le risque d'être arrêté par la police française (la colossale somme d'argent qu'il transporte lui vient de sa mère fraîchement assassinée), il retourne donc en ville avec son nouvel ami, et c'est ainsi que les symboles de décalage reviennent à la charge. Avec des trouvailles souvent excellentes. Nous aurons par exemple le cas d'un meeting politique où vont nos deux amis, qui suivent d'abord le discours en souriant, mais qui assourdit Marvel au bout de 10 minutes (la puissance critique de ces quelques minutes est énorme). Le film s'attaquera à plusieurs points de la société moderne (la consommation à outrance avec les clients d'un restaurant gaspillant des montagnes de nourriture, la mesquinerie de certains logeurs (quoique je peux comprendre de les voir râler que des locataires décident de planter un potager dans une pièce))... Mais après cette partie, la police commence à talonner le jeune homme, et le film se mue en une espèce de road movie initiatique sur les routes françaises, avec des symboles à chaque étape. On y notera un passage dans une église assez touchant pour la perception des sentiments de Marvel face à un crucifix (ressentant la souffrance du Fils, il s'empresse de vouloir le détacher de la croix, provoquant la fureur des fidèles en train de prier (sans parler de celle du prêtre, dont l'homélie plutôt gratinée ne présageait pas d'un bon caractère)), et l'association d'une jeune femme au voyage qui révèlera un peu plus tard dans le film son secret. Mais si Marvel semble être le sage du film, c'est bien Aden qui en est le protagoniste principal, ses rêves nous étant régulièrement partagé avec des visions surréalistes aux tendances trash (il y a une sorte de tension sexuelle entre la mère et le fils, et une montagne de frustrations qui l'amèneront à commettre le matricide pour une poignée de bijoux), nous enveloppant dans les sentiments contradictoires du héros (qui découvre que tout ce en quoi il croyait s'effondre). Simple, mais pas innocent, le film s'achèvera avec une scène gore plutôt hallucinante, pour le coup glauque au possible et au symbolisme quasi-religieux. L'innommable accompli avec amour, et qui permettra à l'un de nos deux personnages de renaître grâce au don de l'autre. Un dénouement de cette trempe (aussi mal décrit par mon article, mais c'est voulu, histoire de susciter la curiosité), ça s'est trop rarement vu dans le cinéma français pour passer à côté. Du chef d'oeuvre assurément, qui avec un budget ridicule se lance dans des métaphores lourdes de sens (les citadins qui vivent avec des masques à gaz, merveilleuse dénonciation de la pollution). Si l'aspect volontairement "naïf" du film me rebute par moments (le côté candide que je décris trouve son apothéose avec quelques symboles que je trouve maladroits, comme cette séquence où un bucheron taille un arbre, qui dans un délire surréaliste se retrouve remplacer par une femme à laquelle on coupe les bras : le message est là, mais c'est too much), l'ambiance tient assurément du jamais vu.

 

5.5/6

 

1973
de Fernando Arrabal
avec Emmanuelle Riva, Georges Shannon

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 12:55

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Nouvel opus de la saga Hellraiser avec Hell on Earth, le troisième épisode de la saga ! Réalisé par le bisseux Anthony Hicox, la saga prend un tournant beaucoup plus divertissant, devenant une sorte d’alternative à Freddy avec des monstres au potentiel assez énorme (en témoigne Hellworld) et une plongée dans les milieux louches de la ville. Un cheminement somme toute logique avec l’époque de sortie du film.

L’histoire : Joey Summerskin, une journaliste en quête de scoop assiste à une mort affreuse dans un hôpital, un jeune homme mis en pièces par des chaînes à crochet. Alors qu’elle mène son enquête, elle rencontre un jeune propriétaire de bar, J. P. Monroe, qui vient de faire l’acquisition d’une mystérieuse statue…

 

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Voici vraiment un projet bis de suite par excellence. Abandonnant complètement les conclusions du second opus, il plante carrément de nouveaux personnages et va se donner le luxe de faire apparaître de nouveaux cénobites aux designs pour le moins contestables. En effet, si ceux des deux premiers films avaient des apparences repoussantes et pouvant susciter la peur, les nouveaux prêteront plutôt à rire, entre un disque-jockey de cuir vêtu lanceur de CD et un caméraman à l’objectif meurtrier. Il n’y a que Pinhead qui a survécu, toujours aussi charismatique et pour le coup beaucoup plus bavard. Il énoncera ainsi tout un tas de phrases sans grande signification, mais qui utilisent le champ lexical de la souffrance et de la torture pour dire qu’en gros, il veut la fameuse boîte. D’ailleurs, ce film tente une innovation avec sa fameuse statue, sorte de colonne représentant des dizaines de corps malmenés, la tête de Pinhead étant capable de parler, et réclamant au possesseur de la statue du sang pour se libérer. Aucune info sur l’origine de cette statue, ce qui est un peu dommage, mais bon, tant pis. Se voulant être un divertissement horrorifique, le film nous épicera ses dialogues de remplissage avec de régulières mises à mort pour abreuver la statue, avant de voir les choses en grand quand Pin Head décide enfin d’en sortir. Toutefois, si le film parcourt la ville, les visions qu’il nous propose peinent à nous faire oublier les mémorables séquences des premiers films. Tout au plus, on se souviendra de Pin Head qui prend des poses christiques à l’intérieur d’une chapelle pendant que les cierges s’énervent. Mais entre temps, on rigole devant une VF qui joue très largement la carte du remplissage, avec des dialogues aussi essentiels que « Il est génial ton appart ! Il est à toi ou il est en location ? » « Il sera à moi… quand j’aurai fini de le rembourser… » « C’est cool d’avoir un vrai chez-soi ! ». Ainsi, régulièrement, on a de petits éclats de rire devant des répliques à côté de la plaque ou des dialogues nanars de premier plan (« Enfoiré, pour qui tu te prends ? » « Je suis J.P. Monroe, pas vrai ! Espèce de pauvre cruche ! Rends moi ma liquette et grouille toi d’dépolluer mon atmosphère ! »). Le film se focalise ainsi sur la journaliste et une jeune adulte rebelle tendance gothique (sensée retenir l’attention du public masculin adolescent) qui cohabitent du jour au lendemain dans un appart, et sur J.P., un beau gosse qui enchaîne les conquêtes avant de les sacrifier à Pin Head. On notera que  le film tente aussi de s’aventurer sur les terrains de l’onirisme avec les rêves de Joey, qui revoit la mort de son père à la guerre du Viet Nam. Une tentative intéressante, mais douloureusement prévisible lors d’un twist final convenu (et qui semble calqué sur celui de Freddy III). Les thématiques d’assouvissement du plaisir et du sado-masochisme se retrouvent diluées dans tout ça, vivant plutôt par leur simple évocation que par un traitement en profondeur (« Tu aimes ce qui est torturé, je peux t’aider à assouvir tes désirs… » « Quand est-ce qu’on commence ? »). En bref, c’est du divertissement un peu gore et pas très fin, mais amusant. De quoi prendre son mal en patiente avant de voir le quatrième opus quant à lui beaucoup plus attachant, mais beaucoup plus bordélique…

 

3.3/6

 

1992
de Anthony Hickox
avec Kevin Bernhardt, Lawrence Mortorff

 

http://lovingmovies.free.fr/photos/h/hellraiser%203%20photo%2006.jpg

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 17:17

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N’ayant toujours pas vu Ghost Rider 1, commencer la saga par le second opus me semble un peu désordonné, mais il faut dire que je brûlais d’impatience de découvrir la bête, dirigée par le duo prometteur Neveldine / Taylor. Une constatation s’impose : Ghost Rider 2 est bien la merde qu’on nous a décrit, avec quelques moments de bravoure au milieu. Cependant, largement pas de quoi équilibrer la balance.

L’histoire : Le ghost Rider, exilé en Roumanie, essaye de sauver son âme en protégeant un gosse béni du Diable qui veut le tuer.

 

http://www.toy-tma.com/wp-content/uploads/2012/02/Ghost-Rider-2-Transform-580x327.jpg

Quand on me dit que je suis ridicule, je me met dans tous mes états...

 

Si les Hyper tensions étaient d’une connerie affligeante, ils étaient essentiellement motivés par l’envie d’en faire trop, et surtout de donner dans l’action non stop durant 1h20. Ultimate Game avait quant à lui de très intéressantes pistes sur le jeu en ligne et de gros moments de bravoure. Ici, les ambitions ont complètement disparues, et l’audace visuelle est revue au rabais. Certes, le design du ghost rider est réussit, sa moto déchire et on a droit à quelques jolies mises à mort, mais sinon, c’est tellement nerveux et mal foutu qu’on a du mal à voir quelque chose de plaisant. On rajoute à ça une absence totale de gestion du suspense, le final étant relativement plat au vu de l’impressionnant combat du milieu où le Ghost Rider possède une gigantesque foreuse avec laquelle il défonce le camp ennemi. Cette scène là aurait carrément dûe se retrouver à la fin, mais voilà, ce n’est pas le cas. D’ailleurs, les scènes d’action se comptent au chiffre de trois. Rien d’autre après que des dialogues, une ou deux mises à mort gratuites, un méchant qui mange un beignet… Et au niveau des dialogues, c’est d’une connerie tellement peu inspirée que ça en devient infâmant par moments (« Le diable veut cet enfant, tu dois donc le protéger ! » « En tuant le diable, je pourrais sauver mon ame… »). Quand le film ne se pose pas des questions à la con, avec l’hallucinante scène du ghost rider qui pisse. On sent bien l’humour gras du duo dans cette scène, et elle en deviendrait limite culte si l’ennui ne prédominait pas dans ce film. Nicolas Cage semble s’ennuyer ferme pendant les discussions, et se donne en spectacle au cours de plusieurs scènes où il tente de jouer la folie en oubliant tous les cours de jeu qu’il a dû suivre sur le sujet. Pendant plusieurs minutes, il fait des grimaces à la caméra, soutenu par des effets numériques à pleurer de rire. Il n’y a pas à dire, ce film pue la production cheap tournée vite fait en Europe de l’Est (tiens, ça me rappelle Conan) et post prodée par la même équipe d’incompétents. En effet, les incohérences et les erreurs techniques abondent. On citera par exemple la séquence où le Ghost rider lévite en rotation au dessus du sol, alors que son ombre avance en décalé et plus lentement que lui). Et alors qu’on croyait le nanar aller jusqu’au bout de ses possibilités, il nous sort une carte inattendue : Christophe Lambert en moine ! A se pisser dessus, tant il replonge dans les démons qui ont ruiné sa carrière. Vraiment dommage de sa part, il aurait dû lire le script. Mais bon, le mal est fait. Les rares effets spéciaux pas bâclés tenteront de flatter l’œil par des teintes fluo rouges et jaune, mais rien n’y fait, c’est à se demander comment une saloperie pareille a bénéficié d’une exploitation en salle quand on voit qu’un excellent film comme Universal soldier III sort en DTV. Aberrant.


0.7/6


2012
de Mark Neveldine, Brian Taylor
avec Nicolas Cage, Ciarán Hinds

 

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"Ne vous inquiétez pas, j'ai retenu les erreurs de mon passé, et je peux vous garantir que cette fois ci, ma prestation vous laissera sans voix..."

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 17:08

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Cubby House est un petit film australien d'horreur qui posait un postulat amusant à défaut d'être novateur. En faisant d'une maison pour enfant l'antre du Mal, on pouvait s'attendre à du marmot tueur et à un film d'horreur divertissant. Mais ce n'était visiblement pas les objectifs de Murray Fahey, qui s'intéresse plutôt à une chronique sociale de famille séparée tout ce qu'il y a de plus commun...

L'histoire : en plein divorce, une famille sans histoire et sans papa vient s'installer dans une vieille maison. Son faible prix étant une aubaine, nul doute qu'il y avait un revers de médaille quelque part... Et si c'était à cause de la maison pour enfants qui clignote rouge pendant la nuit ?

 

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"Je prie Satan et une lampe rouge s'allume ! Gloire à Satan !"

 

Bon, trêve de plaisanterie, un tel film mérite clairement une chronique express. C'est médiocre, de long en large. Si tout cela commençait sympathiquement avec une végétation hostile qui commençait à étrangler les enfants et à les tirer à l'intérieur de la maison miniature, la suite se révèle particulièrement bavarde et inintéressante. En effet, la maison a un lourd passif, deux frères ayant essayé d'y convoqué des démons à l'aide d'un sacrifice d'enfant. Depuis, le démon s'est incarné dans les murs, et il se sert de la végétation pour aller attraper ses proies ou les emmerder, en plantant par exemple ses grosses racines dans les câbles de téléphones pour faire apparaître un fond d'écran de veille disant que Satan va tous les tuer sur le PC de la mère, qui va engueuler son fils en pensant qu'il s'agit d'un jeu. Puis il ne se passe plus rien jusqu'à ce que l'un des deux frères s'échappe de son asile pour venir aider la famille, alors que les enfants sont en train de réciter une prière à Satan dans la cabane. Mais qu'on se rassure, tout est bien qui finit bien... Ouf, c'est fini !

 

0.5/6

 

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/diaporama/cubbyhouse/cubbyhouse-the-third-circle-2001__2/1951815-1-fre-FR/cubbyhouse_the_third_circle_2001_portrait_w858.jpg

" Tu as peur ?"

"Oui, j'ai peur !"

"N'ais plus peur ! Je suis contre toi !"

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 16:57

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Retour sur la saga Hellraiser avec cette fois ci non pas le troisième opus (toujours pas revu), mais le cinquième, acheté en DVD pour la modique somme de 4 euros. Après un quatrième opus aussi foutraque que bordélique, et que les Weinstein jugeront décevant pour ses scores médiocres (ils ont racheté les droits avec le 4ème opus), la saga prend un nouveau tournant. En bons défenseurs de l'intégrité artistique, ils décident d'en faire une série Z fauchée qui ne s'appuiera que sur le public des fans irréductibles. Et comme il n'y en a pas beaucoup (les jeunes générations étant lobotomisées au torture porn), ils vont investir le minimum. Bienvenu dans Hellraiser V, inferno.

L'histoire : Un policier corrompu est amené à s'intéresser à une étrange affaire de cadavre dépecé à proximité d'un étrange cube...

 

http://www.dvdpascher.net/screen/dvd/48/48129_image1_big.jpg

 

Aucunes grosses surprises à l'horizon avec ce nouveau chapitre de la saga. Les ingrédients classiques seront de retour, mais au rabais, budget famélique oblige. Ainsi, les cénobites, soit les principales attractions du manège déviant entamé par cette glorieuse saga, apparaîtront en tout et pour tout une dizaine de minutes à l'écran, ce qui pour un film d'une heure vingt constitue une arnaque. On accordera toutefois que ces dix minutes sont d'une beauté rare, les nouveaux designs de cénobites étant très réussis, avec un démon coupé en deux particulièrement effrayant et un couple de créatures dont les allures lesbiennes viennent impressionner la rétine avec une certaine efficacité. Mais toutes ces bonnes choses restent mineures devant le reste de l'œuvre. En effet, le film s'intéresse au personnage d'un flic pourri, nous décrivant d'abord son quotidien et ses manies avant que ce dernier ne se décide à ouvrir la boite. Une peinture un peu trash, mais rien qui n'effarouchera davantage que le Bad Lieutenant de Herzog. En revanche, le reste du film tente d'être plutôt ambitieux, en tentant (énorme SPOILER) de donner une vision intéressante de l'enfer du Cube. En effet, une fois la boite ouverte, notre héros se retrouve sans le savoir dans une dimension qui imite la réalité, mais qui la parasite régulièrement d'hallucinations morbides ou d'interventions de cénobites. Car les cénobites débarquent à l'improviste, ce qui nous amène inévitablement à penser que notre personnage a été happé par le cube. FIN DU SPOILER. Hellraiser V tente donc de jouer la carte d'un onirisme presque Lynchien (les hallucinations se substituent d'un coup à la réalité, des symboles redondants apparaissent (les doigts), l'enquête commence à prendre en compte des éléments surnaturels...), mais à la sauce Hellraiser. Le soucis, c'est que tout cela paraît terriblement cheap et ennuyeux. L'exotisme d'une telle saga est noyée au milieu de seconds rôles qui partent dans tous les sens, et cela afin de nous illustrer une vision très classique de l'enfer, perdant une grande part de son originalité. Si l'acteur principal tente d'y mettre du sien, dur de se sentir concerner par ce délire qui tente d'innover, mais ne récoltera que notre ennui. Une petite daube qui reste encore supérieure aux infâmes suites qui séviront par la suite (prochainement, la crucifixion de Rick Botta).

 

1.5/6

 

2000
de Scott Derrickson
avec Craig Sheffer, Nicholas Turturro

 

http://membres.multimania.fr/hellegacy/hell3photos/h5b.jpg

L'avis des spectateurs : h'est à .hier, hais on harde he hourire !

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 07:51

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Ken Russell, c’est un réalisateur amusant. Si le traumatisant Les Diables m’a marqué à vie, il a aussi sorti tout un tas de films méconnus. Son Gothic (sensé disserter sur un week end réunissant les principaux écrivains fantastique du XIXe) m’avait passablement ennuyé, mais restait plutôt sobre. Aujourd’hui, jugeons son Repaire du ver blanc, intriguant film bis qui côtoie le sublime et le ridicule.

L’histoire : Au beau milieu de la campagne anglaise, l’archéologue Angus Flint découvre au fond de son jardin un crâne mystérieux, qu’il pense être celui du ver blanc, un mythe local décrivant le monstre comme une sorte de dragon souterrain. Alors qu’il s’apprête à faire part de sa découverte au monde, Lady Silvia lui dérobe le crâne avec pour ambition de former un nouveau culte pour la créature à base de sacrifices humains…

 

http://i.ytimg.com/vi/LzKf9pXUtkk/0.jpg

Attendez de la voir en tenue légère et bottes de cuir...

 

Vraiment, très surprenant film bis que voilà, car il contient absolument tous les ingrédients pour donner la trique à n’importe quel fan de fantastique à l’ancienne. Ken Russell a compris que la force de son matériau venait essentiellement de son originalité et de son premier rôle féminin. Il se centre donc sur son histoire de crâne et sur une mythologie qu’il développe au fur et à mesure du film, articulée autour du vers blanc. L’animal, qui ressemble à un gigantesque serpent, fut en effet l’objet d’un culte romain (un monastère entier fut sacrifié à la fête) et vaincu par un lord local, dont le descendant participe chaque année aux fêtes de village. Nous commençons donc sobrement avec la description d’une vie de village plutôt paisible et l’arrivée d’une femme étrange : Lady Sylvia. Et bien mes chers lecteurs, c’est la trentenaire la plus torride que j’ai pu voir ces dernières années. S’habillant dans des tenues toujours plus affriolantes les unes que les autres, se mouvant avec une grâce empreinte d’érotisme, se livrant à des sous entendus suggestifs, et tout simplement d’une beauté hypnotisante, cette démon femelle est tout simplement le point fort du film. Véritable objet de tentation et de désir, elle se révèle être un Mal insidieux, représentant à elle seule une race intéressante de femme-serpent, aussi gracieuse que vénéneuse, qui de sa morsure paralyse ses conquêtes masculines pour mieux les sacrifier à son idole païenne. Si la religion est totalement exclue du film, le culte du ver blanc, assez kitch et surchargé de symboles sexuel (le monstrueux godmichet en ivoire…), flattera l’imagination des bisseux plus qu’il ne la satisfera réellement (le final est pour le moins expéditif), et surtout leur fera apprécier la plastique de la femme serpent qui se révèle être la MILF la plus envoûtante de ma filmographie. Mais si ce personnage est incontestablement réussi, on se rend compte que Ken Russell est en train de devenir fou. Il nous avait habitués dans sa filmographie à plusieurs séquences complètement hallucinées et chargées de détails qui venaient gonfler la symbolique de ses thématiques. Mais ici, elles virent toutes au ridicule. Si certains symboles viennent rappeler la forme du ver blanc, la séquence du viol des religieuses incrustées sur un dessin animé de flammes avec un christ entravé par le ver blanc, c'est juste too much. Les séquences sont laides, incongrues et finalement involontairement drôle (que penser de la scène de rêve ou notre châtelain voit Lady Sylvia en hôtesse de l'air qui lui montre ses jambes alors qu'il mime l'érection avec un stylo rouge ?). Incapable de ménager ses élans, le film sombre par moments, ce qui est bien dommage au vu de l'originalité du matériau. Une curiosité qui reste intéressante pour l'amateur de films tortueux, mais sympathiques...

 

4/6

 

1988
de Ken Russell
avec Amanda Donohoe, Hugh Grant

 

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Quand le ridicule arrive d'un coup...

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 07:45

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Jean Claude Van Damme, c'est un acteur que j'apprécie. Après avoir vraiment relativisé sur son statut avec JCVD, sa carrière permet d'entrevoir, au milieu des DTV d'action à moyen budget et des bisseries diverses, quelques projets qui sortent du lot. On reparlera de l'intéressant Légionnaire, mais aujourd'hui, c'est Réplicant qui passe sur le blog. Un actionner/SF amusant, qui s'il n'est pas crédible un seul instant sur le plan du clonage, se révèle intéressant pour ses fibres psychologiques et l'interprétation de Van Damme plutôt sympathique. Même si bénéficiant d'un budget inférieur, le potentiel de spectacle est le même qu'A l'aube du sixième jour (avec un autre point commun entre les deux : Michael Rooker).

L’histoire : Un tueur en série tue au hasard des mères au foyer avant de mettre le feu à leur appartement, détruisant tout indice. Riley, l’agent chargé de l’enquête, piétine. La NSA lui propose alors de tester un programme révolutionnaire : créer un clone du tueur lié télépathiquement à ce dernier afin de prévoir ses prochains méfaits.

 

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Passé un postulat de SF sérieusement bancal (beaucoup s’arrêtent là, préférant cataloguer ce film dans les nanars d’action peu crédibles), le film se révèle assez intéressant dans la gestion de son spectacle. En effet, il reste relativement rare de croiser un acteur d’action connu dans la peau d’un méchant (on se rappelle du sympatoche Cellular), et ici, c’est Van Damme qui s’y colle. Rien de très effrayant pour l’instant, il se contente d’endosser le rôle d’un psychopathe qui tue les mères de familles avant de mettre le feu à leur maison. Facile à mettre en scène et propice à nous faire un peu de malsain pour faire monter la pression. Et le premier quart d’heure tient en effet ses promesses, en nous montrant un Van Damme impitoyable (du genre je casse une nuque avec le talon de ma chaussure) et un Michael Rooker plutôt combatif même si il ne fait pas le poids. Toutefois, les échanges verbaux des deux hommes laissent clairement à désirer (« Va te faire foutre ! » « Non, toi va te faire foutre ! »). On n’évitera pas non plus les gros clichés pour nommer l’assassin, comme « il pisse au lit tous les soirs ! » ou encore « putain d’enculé de psychopathe ». Mais passé ces déconvenues verbales, le spectacle se révèle plutôt intéressant, pour peu qu’on se laisse prendre au jeu. En effet, dur d’accepter que la NSA finance un projet visant à créer des clones télépathes afin de localiser des terroristes dans le monde. Mais si la technologie qui nous est montrée n’est guère convaincante, le traitement psychologique du personnage est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît. En effet, étant le premier essai de cette technologie, les médecins ne savent pas vraiment comment gérer le personnage, et l’agent Riley (notre bon vieux Rooker) a donc carte blanche pour le mettre le plus tôt possible en contact télépathique avec son double assassin. Il commence alors à le traiter comme un animal en le frustrant régulièrement, afin de susciter une rage proche de celle du psychopathe, histoire de voir si ce comportement les met en phase. C’est effectivement le cas, mais dès lors que le film progresse, l’ambigüité psychologique de ce clone ne cesse de s’accroître. Il est en effet plusieurs fois victime d’injustices de la part de Riley, et il découvre une société violente qu’il n’a jamais exploré. De plus, le clone parvient rapidement à retrouver son « jumeau », et ce dernier commence à se prendre d’affection pour ce double inattendu. Sommairement, Replicant est un thriller avec un serial killer commun, mais qui rajoute un peu de SF et de psychologie pour relever sa formule. Sans parler de son principal argument : deux Jean-Claude pour le prix d’un ! Au niveau des face à face, on jugera de l’excellente sélection des doublures, pas un seul faux raccord pendant les combats de jumeaux, c’est un excellent boulot, pour le coup bien loin des vannes d’A l’aube du sixième jour (« Cooool ! »). Un film beaucoup trop facilement classé dans les nanars selon moi. Certes, le tout manque peut être un peu de gradation (le combat final ressemble à n’importe laquelle des courses poursuites du film, sauf qu’ici le serial killer ne peut plus fuir), mais la réalisation efficace et une interface psychologique intéressante font du bestiau un divertissement fréquentable.

 

3/6

 

2001
de Ringo Lam
avec Jean-Claude Van Damme, Michael Rooker

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 13:17

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Nouvel article de création personnelle aujourd'hui, puisque c'est mon nouveau film qui sort sur ma chaîne youtube. Mon dernier essai est cette fois ci d'ordre expérimental. Visuellement parlant, les inspirations sont nombreuses. En termes de trame, je citerai principalement Family Portraits de Douglas Buck pour la vie de couple des deux fantômes (même si, expérimentation et pénurie d'acteur oblige, les symboles abondent davantage). Le résultat n'est pas parfait (on relève quelques faux raccords, une très moche paire de basquettes, une ou deux séquences mal encodées...), mais les ambiances sont suffisamment claires pour avoir une idée de ce que j'ai voulu faire. Les blogueurs en seront juges...

 

Synopsis : Un couple amoureux se rend dans un jardin et meurt dans la chute d'une branche d'arbre. Sept mois plus tard, le couple, à l'état de spectres, vit dans les greniers de la maison de famille, tentant de mener une vie normale.

 

Partie 1

Partie 2 

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Published by voracinephile - dans Créations personnelles
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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 17:00

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ATTENTION : SPOILERS INSIDE

 

Une des plus grosses attentes de cette année, après la demi-molle Pormetheus (que je défends toujours), c’était The dark knight Rises, une suite attendue au tournant car annonçant d’office la conclusion du cycle Batman dirigé par Nolan. Pour ne rien cacher, j’avais de grandes craintes au vu des bandes annonces, les producteurs ayant dû peser de tout leur poids sur cette conclusion (et ils ont en partie gagné au vu du final)… Toutefois, le constat est rassurant. Si on n’est pas au niveau de Batman Begins, on a des promesses tenues et des moments de bravoure sympathiques.

L’histoire : Huit ans après The Dark Knight, Bruce Wayne vit reclu dans son manoir. Mais une menace prend forme et menace Gotham en la personne de Bane, terroriste extrémiste œuvrant dans l’ombre à la destruction de Gotham City…

 

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Tout d’abord, ce film va me permettre de moucher gentiment ceux qui ont enfoncé Prometheus dans la boue et qui ont porté aux cieux ce nouvel opus de Batman, qui ressemble un peu au blockbuster de Ridley Scott au vu de l’agencement de ses ingrédients. Commençons par les points positifs. Batman revient au centre du récit, même si il a perdu la forme (physiquement il fait largement moins le poids qu’avant, et les confrontations avec Bane-la montagne de muscle- en seront davantage mouvementées). Psychologiquement, la sauce commence à prendre après la première heure, quand le plan maléfique de Bane commence enfin à se mettre en marche et vire alors en une sorte de remake d’Une journée en enfer, avec cette fois ci des bombes à tous les coins de rue et une intelligente gestion de l’hystérie collective. On l’a vu dans les bandes annonces, l’explosion du stade et l’isolement de l’île de Gotham constituent les éléments déclencheurs de la panique qui va s’emparer de Gotham (si les symboles sont un peu trop appuyés à mon goût (le gamin qui chante l’hymne américain dans un silence religieux quelques secondes avant l’explosion), l’effet est réaliste). On a notamment une tentative intéressante de suivre l’instauration d’un communisme révolutionnaire où les habitants de classe moyenne saccagent les quartiers riches et montent un « tribunal des peines » pour exécuter tous ceux qui gênent le mouvement populaire. On retrouvera d’ailleurs le succulent Cillian Murphy, irrésistible dans son rôle de juge taré qui condamne tous ses accusés. La pagaille populaire est d’ailleurs amplifiée par la libération de tous les prisonniers de Gotham, qui jouent le rôle d’excitateurs populaires (ils sont en grande partie l’élément qui me fait acquiescer à la vision pessimiste des faits, leur impact sur la population étant direct (alors que dans Blindness, c’est la population elle-même qui était pourrie)). Batman assiste impuissant à la manœuvre, et c’est au prix d’efforts énormes qu’il pourra revenir à Gotham pour aider la population, libérer les policiers enterrés dans les égouts de la ville depuis les attentats de Bane et neutraliser l’engin atomique qui menace à tout instant d’exploser. Psychologiquement, la violence de certaines séquences est donc payante, nous montrant Gotham au bord de l’explosion, contenue par les militaires (qui préfèrent faire sauter le seul pont existant devant les otages plutôt que de risquer une représaille). On ajoute à cet excellent contexte de bons personnages secondaires, comme Joseph Gordon Lewitt qui campe une jeune recrue assez attachante (qui devinera bien vite qui est Batman, et qu’on pressentait pour porter des collants), et Michael Caine qui laisse enfin poindre des larmes. Bane est quant à lui une force tranquille, une montagne de muscle qui ne craint pas la douleur et qui se dévoue corps et biens à sa mission de destruction. Il est d’ailleurs tellement sobre qu’il devient le méchant le moins notable de la saga (même si son entrevue avec un chef de pègre auquel il casse le nez lui donne une belle aura). Entre les deux se trouve Catwoman, le personnage le moins bien traité du film. Elle est simplement une voleuse de luxe qui va nous donner l’occasion d’avoir quelques blagues, mais sinon, à faire des missions et des coups de traitres ça et là, elle est inutile. Et la scène où elle embrasse Batman est un grand moment de soupir tant on sent l’exigence du cahier des charges. La fin impliquant le sacrifice de Batman, on concluait vraiment en beauté. Mais brutalement, le film perd ses couilles. Bruce Wayne réapparaît le temps d’une scène en ruinant la belle fin qu’on lui donnait, Joseph se fait appeler Robin (ouh là, on sent déjà venir la suite), Alfred est au courant… Les exigences des producteurs se font sentir. Et en y repensant, on découvre pleins d’incohérences ou de trucs agaçants. Premier point noir, Marion Cotillar, qu’on sent d’un opportunisme sommaire. Passant le plus clair de son temps à déblatérer des dialogues longs et mous, elle se révèle brutalement être au cœur d’un double twist aussi abracadabrantesque qu’opportuniste (n’ayant pas d’idées, le film choisit de ressusciter l’organisation de Rasal Goul pour menacer Gotham, Rasal Goul a un enfant…). En ajoutant à cela la mort la plus minable de sa carrière (elle tousse, puis ferme les yeux et hop, on doit croire qu’elle est morte). Bane connaît l’identité de Batman sans qu’on sache d’où il la tienne, et il meurt lui aussi de façon complètement expédiée (une roquette dans le bide et bam, rideau). Le film se complaît dans une technologie superflue (les multiples batmobiles complètement inutiles (elles servent à exploser), des flics enfermés sous terre pendant trois mois ressortent avec des uniformes impeccables (lavés et repassés), un camion tombe de 3 étages en tuant ses deux conducteurs, et Jim gordon qui était dans la remorque pas attaché sort simplement avec ses lunettes de travers, la première heure n’en finit plus de bavarder de sujets divers et variés (The Dark Knight aussi était verbeux, mais il disait des trucs)… Si les deux tiers sont divertissants, le film traîne un peu parfois, tout en délivrant la marchandise. Un bon film d’action, mais on n’est pas à la même hauteur que les débuts…

 

4/6

 

2012
de Christopher Nolan
avec Christian Bale, Gary Oldman

 

http://moviesmedia.ign.com/movies/image/article/114/1144798/the-dark-knight-rises-20110119103041795.jpg

Catwoman, qui semble vouée à ne jamais trouver le ton juste autrement que chez Burton...

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